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mardi, 31 mars 2020

Stop au coronavirus à St-Julien-en-Genevois

Depuis le début de la crise la priorité des priorités est de stopper la propagation du coronavirus à St Julien. Chaque contamination évitée permet de stopper la propagation de manière exponentielle. Par ricochet, chaque contamination évitée permet d'éviter des hospitalisations et des décès. En nous protégeant nous mêmes, nous protégeons tous les habitants. Et même si chacun d'entre nous aimerait se sentir plus utile que de rester à la maison, dans une pandémie c'est la meilleure manière d'être utile à tous.

Imaginez le poids de la culpabilité de ces "patients zéro" qui ont sans le savoir, contribué à propager la pandémie dans leur village, dans leur région ou dans leur pays et conduit à des disparitions. Sachez que chacun d'entre nous par nos comportements pouvons être à notre tour un "patient zéro"  qui propage la pandémie à 3, 9, 27, 81, 243, 729, 2187, 6561, 19683 personnes et ainsi de suite ! Stopper l'épidémie signifie rester chez soi pour ne pas l'attraper ou ne pas la propager. Stopper l'épidémie signifie sortir exclusivement lorsque c'est indispensable. Stopper l'épidémie signifie prendre toutes les précautions lorsqu'on doit impérativement sortir : garder ses distances, se laver les mains, tousser et éternuer dans son coude. Stopper l'épidémie à St Julien signifie que dès l'apparition du moindre symptôme on reste chez soi, dans sa chambre pour ne pas contaminer ses proches et on demande de l'aide pour les approvisionnement. Stopper l'épidémie signifie aussi aider les autres à respecter le confinement : en aidant un proche ou un voisin. UN proche ou UN voisin seulement pour ne pas créer de nouvelles chaines sociales de contamination. L'aide peut être logistique, matérielle ou psychologique. Une aider collective à plusieurs bénéficiaires accroît le risque de propagation de la pandémie à St Julien.

Plus le confinement est strictement respecté, plus nous pourrons tous ensemble inverser la courbe de propagation. Plus le confinement est strictement respecté, moins il devra être long. Pour l'instant, la pandémie se développe mais est encore sous contrôle à St Julien. Mais pour venir complètement à bout du virus il faut qu'il n'y ait AUCUNE contamination supplémentaire dans le secteur pendant 14 jours consécutifs. Chaque nouvelle contamination prolonge le délai nécessaire de confinement de 14 jours. Pour que le virus disparaisse, il faut impérativement qu'il n'y ait aucune nouvelle contamination et attendre 14 jours pour que les personnes contaminées guérissent, soient soignées ou malheureusement décèdent.

Dans une pandémie, qu'on le veuille ou non, nous faisons tous sociétés : nous sommes tous dépendants du maillon le plus faible d'entre nous pour stopper la propagation du virus. Notre protection collective dépend de la protection personnelle de ceux d'entre nous qui prennent le moins de protections. La moindre contamination supplémentaire nous met tous en danger. Aidons chacun à se protéger pour nous protéger.

C'est sur ce fondement que depuis le début de la pandémie nous avons très largement et très vite communiqué sur les gestes barrières, préparé et mis en place le plan de continuité de l'administration, commandé dès janvier des stocks de gel hydroalcoolique pour les lieux publics, organisé les élections en mettant en oeuvre strictement les consignes de sécurité, procédé à l'extinction de l'éclairage public, interdit l'accès aux parcs et jardins pour éviter les contaminations des enfants, pris un arrêté de couvre feu afin de rappeler l'importance d'un respect le plus strict possible du confinement, mis en oeuvre les mesures de sécurité tant que le marché était autorisé. Nous espérons que toutes ces mesures, aussi désagréables soient-elles ont pu préserver des vies à St Julien.

A la sortie du confinement, dans quelques semaines, la vie ne reprendra pas son cours comme avant. Tant qu'un virus aussi contagieux et aussi létal n'est pas contrôlé par un vaccin ou une immunité collective, nous devrons adopter de nouvelles habitudes pour éviter, retarder ou freiner de nouvelles flambées épidémiques. Nous ne pourrons plus voyager aussi facilement à travers le monde. Notre région genevoise qui fonde son modèle économique sur la mondialisation sera particulièrement frappée. Les pays qui auront stoppé la pandémie s'isoleront de ceux qui n'y seront pas parvenus. Il faudra plusieurs années pour développer des vaccins, tester ceux qui fonctionnent, les produire puis les administrer largement. Quand à l'immunité collective, elle constituerait un profond échec collectif car elle ne pourrait être acquise qu'au prix de plusieurs dizaine de milliers de morts.

Pour protéger les personnes âgées les plus fragiles de la commune, le centre communal d'action sociale (CCAS) a veillé à ce que chaque personne puisse être suivie par une personne de la famille. Avoir un agent qui voit chaque jour 40 personnes à risque aurait conduit à prendre des risques de propagation de l'épidémie particulièrement dangereux auprès de ce public. L'ensemble des familles ont pu prendre le relais logistique. De nombreuses personnes âgées supplémentaires, qui pouvaient faire leurs courses avant le confinement, mais par sécurité ne le peuvent plus, ont fait appel au CCAS pour les aider. Chaque jour, le CCAS appelle chaque personne pour s'assurer de leur état de santé, de leur alimentation et de leur approvisionnement. Le CCAS appelle également les personnes fragiles identifiées dans le cadre du plan canicule. De la même manière l'épicerie sociale poursuit son action auprès des habitants dans le besoin. Je remercie profondément les agents du CCAS pour leur action quotidienne au service des personnes en difficulté.

Cet état de guerre nécessite l'union nationale. Personne n'est parfait. Tout le monde fait des erreurs, surtout face à une pandémie inédite, instable et exponentielle. Les pays qui s'en sortent le mieux ont simplement eu "l'opportunité" de faire leurs erreurs lors de l'épidémie de SRAS en 2002-2003. Pour autant, il est indispensable à ce stade que nous nous fassions confiance les uns les autres : faisons confiance aux soignants pour faire de leur mieux, faisons confiance aux épidémiologistes, faisons confiance aux journalistes, faisons confiance aux chercheurs pour faire de leur mieux, aux sociétés pharmaceutiques également, faisons confiance aux facteurs aussi de faire de leur mieux, faisons confiance aussi aux autorités. Personne ne fera les choses parfaitement, mais chacun fait de son mieux. Nous aurons bien le temps dans quelques semaines de voir comment nous aurions pu faire ensemble encore mieux et comment nous ferons tous encore mieux la prochaine fois. De toute évidence, soit nous réussissons à stopper la pandémie et les critiques jugeront que nous en auront trop fait, soit nous n'y arrivons pas et nous n'en aurons pas assez fait. Quant aux adeptes de la théorie du complot, qu'ils prennent conscience que le seul complot qui est prouvé et documenté à ce stade est celui de la Russie qui les manipule pour nous diviser et affaiblir nos démocraties.

Après la guerre vient le temps de la reconstruction. Une reconstruction qui ne pourra pas être à l'identique. Nous pouvons déjà la préparer : nos économies seront différentes, elles devront être plus locales. Nous pouvons commencer dès maintenant en consommant local et en produisant local.

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