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mercredi, 21 septembre 2016

Stationnement à Saint-Julien-en-Genevois : pour que chacun trouve sa place

Il y a un peu plus d'un an a été instauré une nouvelle tarification du stationnement au P+R de Perly. Cette tarification a permis de responsabiliser les automobilistes sur l'utilisation de la voiture individuelle en les incitant à assumer une partie des charges d'entretien et de déneigement de la voirie. La tarification y est tout à fait modérée comparé à ce qui est pratiqué dans les villes voisines.

Ce changement a eu plusieurs avantages :

  1. Il est plus juste de faire supporter la charge de la voirie aux automobilistes qui l'utilisent plutôt qu'aux contribuables,
  2. Cette tarification a incité des automobilistes à étudier et parfois utiliser des modes de transports alternatifs à la voiture individuelle : vélo, marche, transports en commun, deux roues, ou covoiturage.
  3. Elle a incité plus d'usagers à stationner plus en amont (gare, marché, Vitam, Collonges) et donc à désengorger la traversée de Saint Julien qui est saturée.
  4. Elle a réparti les arrivées sur le parking de Perly sur une plage horaire plus étendue ce qui réduit la saturation du trafic à Saint-Julien à l'heure de pointe.

C'est globalement un succès puisque le parking est utilisé aux deux tiers.

Il y a eu cependant un effet néfaste : le report du stationnement sur les zones blanches et en particulier sur les zones blanches de la place du marché proche du centre ville. Cela a eu pour effet d'engorger les places de stationnement disponibles pour les actifs de la ville. Par ricochet, on a vu se développer ces derniers mois un détournement de la zone bleue utilisée par les actifs qui en infraction avec la loi, tournaient leurs disques bleus.

Pour résoudre ces problèmes nous avons décidé de clarifier les fonctions des différents stationnement :

  • Pour les usagers et clients de la ville : la zone bleue gratuite pour 1h30 leur est dédiée
  • Pour les actifs de la ville : la place du marché et les zones blanches leur sont dédiées
  • Pour les résidents : l'urbanisme prévoit le stationnement au sein des propriétés, avec par ailleurs, la possibilité d'utiliser le stationnement sur voirie résiduel la nuit et le week end.
  • Pour les pendulaires frontaliers : le P+R de Perly et celui de la Gare

Au total, ce sont plus de 2000 places de stationnement qui sont proposées.

Pour permettre cette affectation, il est nécessaire de passer au stationnement payant sur la place du marché et partiellement au parking de la gare à compter du 1er novembre, comme annoncé dans le bulletin municipal de juin. C'est ce qui a été décidé par le Conseil Municipal la semaine dernière.

Concrètement :

  • Au P+R de Perly la tarification actuelle est complétée par des formules d'abonnement au mois (48 euros/mois) et à l'année pour les pendulaires frontaliers. Un tarif à la demi journée (2 euros par demi journée) est ajouté pour les patients du Galien ou les visiteurs de la trésorerie. Des formules d'abonnement pour les actifs de Saint-Julien qui travaillent au Galien sont créé.
  • Place du marché, la tarification adoptée est de 2 euros par demi journée ou 4 euros par jour. Il sera créé par ailleurs des formules d'abonnement à 20 euros par mois ou 220 euros par an pour les actifs dont l'employeur est une entreprise contribuable de Saint Julien.
  • P+R de la Gare : la tarification est également à 4 euros par jour, mais avec la gratuité pour le premier jour. Ainsi, le stationnement restera gratuit pour les pendulaires quotidiens, il deviendra payant pour les voyageurs SNCF à un tarif 60% moins cher qu'à Bellegarde et avec un premier jour offert.

Les résultats attendus de cette décision :

  • Que les pendulaires frontaliers s'orientent soit vers le P+R de la Gare soit sur celui de Perly, libérant ainsi environ une centaine de places pour les actifs de la ville, ses usagers et ses clients sur la place du marché.
  • Qu'entre 20 et 50 automobilistes pendulaires revoient leur mode de transport et se reportent sur la marche, le vélo ou les transports en commun, libérant ainsi autant de places de stationnement;
  • Que les actifs qui détournaient la zone bleue souscrivent dorénavant à un abonnement et stationnent sur la place du marché afin de libérer des places pour les clients et usagers de la ville. La police municipale veillera avec la vigilance et la rigueur qu'on lui connait à ce que les usagers qui tournent leurs disques soient sanctionnés conformément à la loi. (pour information, la loi prévoit une augmentation des amendes de stationnement à 35 euros à compter du 1er janvier 2018)
  • Par ailleurs, cela permettra à la ville d'être beaucoup plus efficace dans sa lutte contre les voitures ventouses stationnées sur le parking de la gare, libérant entre 10 et 15 places de stationnement supplémentaires.

Nous avons conscience que cette tarification n'est pas agréable, ni pour les frontaliers, ni pour les actifs qui ont des revenus en euros. Cependant, à 220 euros par an, le tarif reste inférieur à un abonnement annuel aux transports en commun dans la communauté de communes du Genevois : par équité, il est juste que les automobilistes comme les usagers des transports en commun participent aux frais de voirie. Elle est inférieure à la tarification qui existait sur l'ensemble de la ville à Saint Julien il y a 10 ans. Elle est près de deux fois inférieure à ce qui est actuellement pratiqué à Annemasse. Vous trouverez le détail de la tarification dans la 3ème délibération du Conseil Municipal de la semaine dernière en lien ici.

Cette nouvelle tarification contribuera à ce que chacun trouve sa place à Saint-Julien.

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lundi, 12 septembre 2016

Cimetière pour tous : Saint-Julien applique la circulaire Sarkozy

Voilà bien longtemps que les Français de confession musulmane sont confrontés à la difficulté d'un lieu de sépulture. Très peu de cimetières en France permettent l'inhumation conformément aux règles cultuelles musulmanes. Dès lors, ces habitants sont contraints de devoir choisir entre les règles de leur foi et la terre de leur pays : la France. Cela n'est pas conforme au principe républicain de laïcité qui garantit à chacun la liberté de conscience.

A Saint-Julien cela se traduit aussi par de grandes difficultés économiques pour les familles, lorsqu'il faut organiser en urgence le rapatriement du corps du défunt et le déplacement de toute une famille. Tôt ou tard, cela se traduit par des difficultés financières et sociales. Parfois même par des expulsions d'un logement.

Mais surtout, l'intégration républicaine passe nécessairement par l'inhumation de ses proches sur la terre de la République.

J'ai toujours défendu cette position, et publiquement. Vous pourrez la retrouver sur ce blog, publiée à la date du 26 novembre 2007, en lien ici. Il se trouve que quelques mois plus tard, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, défendait la même position dans une circulaire signée par Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, une circulaire qui recommande aux maires de prévoir des emplacements permettant une inhumation selon les règles confessionnelles.

Depuis, Nicolas Sarkozy a défendu tout et son contraire, au gré de ses intérêts électoraux et sans aucune consistance, avec beaucoup de mise en scène, mais avec l'absence de crédibilité de ceux qui changent sans cesse d'avis faute d'avoir des convictions et des valeurs. Pour ma part, fidèle à mes convictions, j'estime que les lois de la République s'appliquent à tous, quelques soient ses croyances, conformément à la devise qui résume si bien ce qu'est la France : Liberté, Egalité, Fraternité.

A Saint-Julien, des travaux ont été engagés au cimetière : il est désormais possible de vivre et de mourir quelque soit sa confession.

jeudi, 11 août 2016

Une convention juste et équitable avec la Présentation de Marie

Interrogé la semaine dernière par un journaliste du Messager au sujet de la baisse de 100 000 euros de la subvention à la Présentation de Marie votée lors du conseil municipal du mois de juin, je lui ai adressé la réponse suivante :

La subvention à la présentation de Marie est le fruit d’un calcul issu d’une convention tripartite entre la commune, l’état et l’établissement. C’est le nombre d’élèves multiplié par le coût unitaire d’un élève dans le public. Cependant ce coût est très différent entre l’élémentaire et la maternelle puisqu’il y a des ATSEM en maternelle financée par la commune. Le coût par élève est d’environ 480 euros par élève en élémentaires et de plus de 1400 euros par élève en maternelle.

La subvention à la présentation de Marie était restée stable depuis plus de 10 ans. Evoluant entre 120 000 euros et 150 000 euros par an. Elle a soudainement augmenté à l’approche des élections municipales passant à 200 000 euros en 2013 puis 250 000 euros en 2014 !?! A ce jour, rien ne prouve que la précédente municipalité était guidée dans cette augmentation soudaine par des préoccupations clientélistes. Les modalités de calcul du coût unitaire par élève ont été soudainement révisées.

Dans le contexte budgétaire de la commune qui a de lourdes dettes, n’avait pas suffisamment de liquidités en caisse pour payer les agents à la fin mai 2014 et doit financer la construction des salles de classes qui n’ont pas été construites depuis 2000, nous devions identifier 3 millions d’euros d’économies annuelles. Nous avons baissé toutes les dépenses communales, y compris la subvention à la Présentation de Marie.

La loi oblige les communes qui accueillent un établissement scolaire privé conventionné à prendre en charge la scolarité des enfants qui résident dans la commune (dans le cas de la Présentation de Marie, les contribuables de Saint Julien sont donc les seuls contribuables du canton à avoir l’obligation d’assumer ce financement). En revanche, cette obligation ne couvre que les enfants scolarisés en élémentaire et pas ceux scolarisés en maternelle. Nous avons donc revu la convention tripartite pour la concentrer sur nos seules obligations légales de financement des élémentaires. Par ailleurs, nous avons aussi concentré ce financement aux seuls résidents principaux à l’exclusion des résidents secondaires.

L’absence de tout financement des maternelles ce serait traduit par une baisse de subvention de -150 000 euros pour l’établissement, en dessous des niveaux historiques. Une telle baisse nous a semblé excessive. Par ailleurs, l’établissement complète utilement l’offre scolaire de la commune tout particulièrement dans un contexte où la commune a 9 classes de retard sur ses propres besoins d’accueil des élèves du public. Dans un esprit constructif, nous avons donc souhaité travailler à une autre convention de partenariat, plus souple et fondée sur des objectifs communs. Nous avons en particulier identifié un objectif commun entre l’établissement et la commune : la diversité sociale. S’agissant du montant, nous avons fixé le montant de subvention au coût d’un élève en élémentaire (environ 480 euros) plutôt que le coût d’un élève en maternelle trois fois plus élevé comme c’était le cas jusqu’alors.

Pour l’établissement la diversité sociale est un objectif fixé par l’éducation nationale et qui conditionne l’attribution de postes d’enseignants. Pour la commune, nous avons une préoccupation importante de diversité sociale sur certaines des écoles communales qui nous a d’ailleurs conduit à revoir la carte scolaire. C’est pour nous une exigence républicaine que les enfants de Saint Julien grandissent les uns avec les autres dans tous les établissements de la commune. Nous avons identifié d’ailleurs un taux de « fuite » vers le privé plus important dans les secteurs des écoles les moins diverses, ce qui aggrave le phénomène. Nous avons donc ensemble fixé des objectifs de mise en place de grilles tarifaires qui incitent à une plus grande diversité sociale (frais de scolarité et frais périscolaires). Ce sont des objectifs fixés ensemble, l’établissement décide seul des modalités par lesquels il compte remplir ces objectifs.

Il a été particulièrement cocasse de constater le 25 novembre 2015 que la minorité de gauche n’a pas voté la subvention pour les élèves de maternelle (Jean-Claude Guillon a voté Contre, Michel de Smedt et Sylvie Camilleri se sont abstenus) (1) car ils trouvaient insuffisant l’effort demandé à l’établissement alors que ce sont les prédécesseurs de cette équipe qui avaient augmenté la subvention de +100 000 euros à l’approche des élections municipales. En résumé, ils nous reprochaient de ne pas faire suffisamment le contraire de ce qu’ils avaient fait ! Ou de ne pas corriger assez vite leurs erreurs. Pourtant, les votes et délibérations étant publiques, toute la ville peut être témoin de leurs propres contradictions. Une minorité est plus utile aux habitants lorsqu'elle évite les postures partisanes d'opposition pour adopter des positions de fond cohérentes sur le long terme car fondée sur des valeurs.

Les effectifs de la Présentation de Marie sont en hausse comme ils sont en hausse dans le public également. Il est certain que l’absence de construction de salles de classes dans le public et la construction d’une nouvelle école primaire à la Présentation de Marie a contribué à l’attractivité du privé par rapport au public à Saint-Julien depuis le début des années 2000.

Les économies réalisées, ainsi que toutes les autres, permettront à la commune d’être en situation de rembourser ses 15 millions d'euros de dettes et d’en contracter de nouvelles pour investir : en particulier dans les deux nouvelles écoles communales qui permettront de rattraper les 9 classes de retard accumulées. Pour rappel, l’investissement dans les deux écoles et le parc, est estimé aujourd’hui à 15 millions d’euros. 100 000 euros d’économies annuelles permettent de financer environ 1 million d’euros d’emprunt.

 

(1) Interrogé par le même journaliste la minorité de gauche indique qu'elle a voté la convention. Il semble qu'elle ait oublié le sens de son vote pourtant disponible en ligne ici sur le site de la mairie (délibération n°4 du 25 novembre 2015). Pour notre part, nous attachons une grande importance aux votes des minorités et à leurs contribution au débat communal. Si ce sont des postures partisanes et opportunistes, nous y prêtons peu attention, si ce sont des vrais convictions, des idées utiles à l'intérêt général, alors nous travaillons avec les minorités pour identifier des solutions nouvelles.

 

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mercredi, 20 juillet 2016

Vivre sans peur et sans terreur

Chaque attentat nous questionne face à notre capacité à nous en prémunir et à la réponse à y apporter.

Nous pouvons céder au terrorisme : avoir peur, renoncer à vivre, nous réfugier dans une neutralité coupable ou plus simplement renoncer à nos valeurs démocratiques et républicaines qui font l'identité de la France. Il me semble que chacune de ces solutions serait pire qu'une armistice à Rotonde.

Nous pouvons aussi nous diviser. Surtout à l'approche de l'élection présidentielle. Nous pouvons perdre notre temps à chercher des coupables plutôt que des solutions. Nous pouvons chacun nous exonérer de nos propres responsabilités : Quelles propositions collectives avons-nous faites ? Avons nous fait de notre propre protection une exigence démocratique plutôt que la somme de nos intérêts particuliers et catégoriels ? Qui pourrait promettre raisonnablement "législature garantie zéro attentat" sans passer pour un bouffon de foire ?

Pour autant, il est temps que nous nous occupions à mieux nous protéger.

D'abord par la justice. Notre justice est engorgée, en retard et trop faible. Elle ne dispose pas des moyens humains et des outils pour une justice efficace. Nous manquons de juges et de procureurs. Nous manquons de systèmes informatiques. Et nos faibles moyens judiciaires sont encombrés par des procédures ordinaires qui pourraient relever de la médiation ou des tribunaux de police : retraits de permis, affaires familiales... Il nous faut impérativement renforcer les moyens de la justice en France et reconcentrer la justice sur des jugements plutôt que sur de l'administration d'affaires routières et familiales.

Je m'interroge parfois sur les raisons qui font que la France alloue aussi peu de moyens à la justice. Est-ce que les passifs judiciaires de nombreux responsables politiques a un lien avec la crainte qu'ils ont d'allouer des moyens nécessaires à la justice ? Est-ce que nous mêmes nous contribuons à une bonne administration de la justice lorsque nous portons aux pouvoirs exécutifs et législatifs des personnes qui ont tant à craindre d'une justice qui pourrait devenir efficace ?

Renforcer les moyens de la justice exige au préalable nécessairement de renoncer à d'autres dépenses publiques, à d'autres clientélismes. Cela suppose de corriger de multiples inefficiences publiques, comme par exemple ces 6 mois de formation dont 5 inutiles imposées aux gendarmes et policiers qui deviennent policiers municipaux, au profit de formateurs bien rémunérés.

Renforcer les moyens alloués à la justice doit d'abord être précédé d'une augmentation du nombre de places de prison. Pour appliquer la loi avec rigueur, encore faut-il que les moyens pour administrer les peines soient suffisants. Rapporté à sa population, la France compte près de 20% de places de prison de moins que l'Allemagne, 15% de moins que la Suisse.

Une justice efficace est une justice rapide et stricte dans l'application de la loi. Elle n'a les moyens ni de l'un, ni de l'autre actuellement en France.

Collectivement, tout se passe comme si nous avions une certaine réticence à appliquer nos lois démocratiques. Comme si la loi était socialement facultative et la fraude acceptable. Pourtant, il n'y a pas de démocratie sans loi, il n'y a pas de démocratie sans application des lois et il n'y a pas d'application des lois sans peines.

Prétendre que le pays est en guerre, c'est ignorer que dans un pays en guerre, il n'y a pas de concert, pas de tour de France, pas de "grand chassé croisé des juillettistes et des aoûtiens" au journal de 20h. Dans un pays en guerre, les gens ne font plus d'enfants et ne se marient plus... ou peut être à titre posthume. La France est impliquée dans des guerres, mais ayons l'humilité de mettre en perspective notre situation avec celle des millions de personnes qui vivent en guerre. En revanche, la situation actuelle nécessite que l'on adapte notre vision bisounours de la sécurité. Comment demander à des policiers municipaux et des agents de sécurité de nous protéger des armes avec leurs mains ? Comment comprendre tant de réticences à confier à des agents de l'ordre formés aux lois, aux règles d'engagement et au tir, les mêmes armes que celles dont disposent ceux contre lesquels ils sont chargés de nous défendre : autant demander à un régiment de cavalerie de nous protéger d'une colonne de chars ? La police municipale de Saint-Julien est parmi les premières polices municipales armées de Haute-Savoie : à ma connaissance, les seuls balles tirées l'ont été lors des entrainements, mais ces armes sont aussi utiles que des radars militaires et des armes de dissuasion. Comment espérer recruter et retenir des professionnels compétents sans leur confier les moyens de se défendre et nous avec ?

L'urgence qui dure n'est plus une urgence. Un état d'urgence prolongé pendant un an, n'est plus un état d'urgence. Il met en revanche en lumière la douloureuse inadéquation de nos lois avec les réalités d'aujourd'hui. Comment accepter que Facebook, Google, Visa et Mastercard disposent et commercialisent de plus de données personnelles que les forces de l'ordre pour nous protéger ? Comment accepter que les forces de l'ordre américaines aient accès à ces données, mais pas les forces de l'ordre nationales ? Entre la NSA et la CNIL, il est temps de trouver un juste milieu qui permette de protéger les citoyens à la fois contre l'utilisation frauduleuse des données qui les concernent et contre les terroristes, les criminels et les délinquants.

Faute d'éléments précis, je n'aborderai pas ici la prise en charge des maladies psychiatriques qui pourtant est un des enjeux de la prévention.

Nous devons aussi nous questionner sur notre urbanisme et sur notre capacité à mettre en œuvre les valeurs de la république. Le service national et l'école républicaine étaient les ciments de la nation. Le service national a été supprimé un peu rapidement sans être remplacé par un service civique obligatoire. L'école républicaine est de moins en moins républicaine à mesure que nos cartes scolaires, loin de favoriser la mixité républicaine, réplique l'homogénéisation croissante de nos quartiers. Il faut voir les réticences et les oppositions auxquelles nous faisons face lorsque nous nous assurons d'un renouvellement de cette mixité républicaine. Qui peut croire aujourd'hui qu'un enfant peut acquérir les compétences sociales dont il aura besoin s'il grandit dans des écoles en dehors du monde dans lequel il va vivre ? Il faut mesurer l'étendue de nos ignorances renforcées par la désagrégation du ciment national : mesurer ces cadres qui ignorent tout des misères sociales, et ces citoyens qui ignorent tout de la difficulté à créer des emplois. Il faudra bien pourtant aider les entreprises à créer des emplois et permettre à ces entreprises de mesurer les difficultés à vivre de ceux qui pourraient travailler pour elles pour qu'ensemble nous trouvions des solutions nouvelles en France... mais des solutions mises en œuvre partout ailleurs dans le monde, y compris à 200m de Saint-Julien.

Nous devons rapidement corriger un demi siècle d'urbanisme de ségrégation où les prix du foncier détermine les niveaux sociaux des futurs habitants. Les villes dans leur développement peuvent parfaitement garder la convivialité et la mixité des villages. A charge pour chacun d'entre nous de veiller aux espaces publics, aux espaces de rencontre. A charge pour nous de veiller à ce que les logements abordables soient également répartis dans toutes les communes et tous les quartiers. A charge pour nous de concevoir des villes où l'on vit ensemble plutôt que des villes où l'on vit les uns à côté des autres.

Il nous revient aussi de cesser de parler du chômage comme d'une simple menace pour les 90% d'actifs qui ont un travail, mais d'œuvrer à sa résorption avec autant d'acharnement que si nous étions chacun les 10% de sans emplois. Le débat sur la loi travail a été à peu près l'exact opposé. Les murs législatifs et réglementaires qui séparent ceux qui ont un travail de ceux qui n'en ont pas sont intacts. Ils sont socialement injustes, mais aussi économiquement absurde en favorisant le maintien d'emplois qui ne sont pas pérennes et une mauvaise adéquation des compétences. Il est urgent d'abandonner notre modèle de chômage de masse qui exclue tant de Français du travail et de la société.

Comme pour le reste, rien ne viendra de Nicolas, François, Alain, rien ne viendra d'en haut. Un pays se gouverne d'abord par sa conscience collective, son débat public, la responsabilisation des citoyens, et pas par des décrets présidentiels.

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jeudi, 07 juillet 2016

Des moulins à vent à Saint-Julien-en-Genevois

antoine vielliard,saint julien en genevoisLes moulins sont de retour à Saint-Julien-en-Genevois. Cela faisait longtemps qu'on ne les avait plus vus. Même à la rue des vieux moulins. Les anciens moulins tournaient à l'eau. Ceux d'aujourd'hui tournent au vent. Ils brassent de l'air. Contrairement aux vieux moulins, ceux là n'ont aucune utilité. Tout au plus cela occupe les conversations et remplit des pages de journaux.

Bien sûr, vous aurez reconnu, les quelques individus qui depuis plusieurs mois ont raconté n'importe quoi. Voilà quelques unes des masses d'air qu'ils ont déplacés :

1) Ils prétendaient que la MJC était en danger - elle se porte pourtant très bien. Pourtant, lors de l'Assemblée Générale de la MJC nous avons pu constater que la MJC est dans une bien meilleure situation financière que la commune. La MJC contrairement à la commune, n'est pas endettée à hauteur de 8 années de sa capacité d'auto-financement. La MJC a les moyens de payer son personnel pour les prochains mois (alors que la commune n'avait pas les liquidités disponibles pour payer ses agents en mai 2014 !). La MJC a un nouveau directeur qui donne entière satisfaction à tout le monde et qui comprend qu'il est bien naturel pour le premier financeur de la MJC de s'assurer de l'utilisation qui est faite des moyens publics communaux. La commune et la MJC travaillent ensemble de manière très constructive à l'élaboration d'un projet de rapprochement entre la MJC et l'Espace Part'âges. Bref, beaucoup de bruit pour rien de la part des moulins à vent.

2) Ils dénonçaient une "usine à enfants" et sont démentis par les faits. Ils criaient à tout va que la commune projetait de construire une usine à enfants comparable à un collège. Ils ajoutaient sans vergogne plus de 100 élèves aux effectifs démographiques rigoureusement planifiés. Ils dénonçaient son coût prétendument exorbitant. Quel culot de la part de ceux-là mêmes qui ont planifié le quartier, oublié de réaliser l'école et consommé toutes les marges de manœuvre financières de la commune sans jamais répondre aux besoins scolaires. La réalité du projet ce sont deux écoles de 9 et 13 classes respectivement, avec un parc urbain et une place publique ! Leur mauvaise foi était telle, qu'il a simplement fallu leur rappeler que nous les placerions face à leurs responsabilités d'élus en rappelant leurs votes le jour de l'inauguration, pour que soudainement les oppositions se transforment en abstentions. Bref, là encore, beaucoup de bruit pour rien.

3) Ils hurlaient contre la fermeture prétendument annoncée du cinéma le Rouge et le Noir alors même que nous travaillions sur le nouveau contrat. Quelques âmes mal intentionnées ont diffusé en ville la rumeur selon laquelle la commune avait pour intention de fermer le cinéma le Rouge et le Noir. Mauvaise foi consternante alors même que nous étions précisément en train de travailler au lancement de l'appel d'offre pour le renouvellement du contrat qui s'achève à la fin du mois. La procédure étant parvenu à son terme. Deux offres ont été reçues. La meilleure offre a été sélectionnée. Elle émanait de l'association qui gère actuellement le Rouge et le Noir sur la base d'un cahier des charges très similaire au précédent pour un coût inférieur de 20 000 euros par an pour les contribuables de la commune. Le Conseil Municipal a validé le nouveau contrat hier soir. A nouveau, beaucoup de bruit pour rien !

Aujourd'hui les moulins à vent brassent d'autres airs connus : la commune serait sur le point de "vendre" l'église de Thairy (sic), les lycéens seraient sur le point de mourir de faim et de froid ! Les moulins à vent font preuve de beaucoup de créativité, mais à Saint-Julien, on les écoute d'une oreille de plus en plus distraite.

Des habitants qui assistent régulièrement au Conseil Municipal m'ont dit une fois : c'est comme le théâtre mais c'est gratuit ! Je reconnais que les postures, les polémiques stériles, les oppositions de forme transforment nos assemblées démocratiques en vastes théâtres, totalement improductifs. Cela alimente les conversations. Cela suscite des polémiques. Cela fait sans doute quelques sujets à traiter pour les médias. Mais ce ne sont pas ces polémiques qui améliorent la vie des citoyens mais bien plutôt les écoles qui se construisent, les MJC qui proposent des activités pertinentes pour les habitants, les cinémas dont l'avenir se pérennise, les espaces publics qui s'aménagent, les communes qui restaurent leurs capacités à investir sans augmenter les impôts...etc...etc..

Ce qui est vrai à l'échelle communale est aussi vrai à l'échelle nationale. Quelle vaste supercherie que ce débat tronqué sur la loi travail. La droite aurait du soutenir une loi, très largement insuffisante, mais qui a le mérite d'aller dans la direction d'une meilleure adéquation entre le droit du travail et la réalité bien incertaine de la vie économique. Une loi qui veille à réduire le mur, le fossé et les barbelés qui séparent les Français qui ont un travail de ceux qui n'en ont pas. L'irresponsabilité des parlementaires de droite conduit à l'irresponsabilité d'un 49.3 qui empêche tout débat constructif. Le parlement est le seul endroit de France où les Français ne se parlent pas.

A Saint-Julien, nous écoutons avec attention les minorités dans les commissions à chaque fois qu'elles font des remarques constructives, qu'elles font des propositions ou apportent des idées nouvelles. Nous écoutons avec attention les comités consultatifs. Nous écoutons avec attention tous ceux qui veulent travailler constructivement au changement pour améliorer la ville au service des habitants.

Bien sûr, nous perdons beaucoup moins de temps avec les moulins à vents et les postures politiques. Nous accordons peu d'attention aux rares commerçants plus préoccupés à polémiquer et à dénoncer tout changement qu'à travailler à leur amélioration ou à mieux servir leurs clients. Le proverbe "les chiens aboient, la caravane passe" était tout à fait d'actualité hier soir au conseil municipal : le permis de construire des deux nouvelles écoles a été adopté ainsi que le nouveau contrat pour le cinéma. Saint-Julien avance, les moulins à vent brassent de l'air.

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lundi, 20 juin 2016

Gens du Voyage : pour que le droit s'applique en Haute-Savoie

Le groupe bien identifié qui multiplie les dégradations, les incivilités et les occupations illicites dans le Genevois depuis plusieurs années s'est installé en entrée de ville de Saint Julien. Ils occupaient précédemment les abords du centre de loisir de Cervonnex.

A Cervonnex, les mesures de sécurisation ont permis de les cantonner sur la voie publique et de faire procéder à leur expulsion rapidement. Malgré tout, les lieux ont été laissés dans un état déplorable. Les cars ont été empêchés de déposer les enfants aux abords de la cantine.

Les caravanes occupent désormais les anciens terrains de Total en entrée de ville. Une nouvelle occupation illicite d'une parcelle privée sanctionnée par la loi. Les commerçants témoignent des comportements agressifs qui nuisent à l'activité. Le stationnement sur la chaussée a entravé la circulation. Des crevaisons "inopinées" ont eu lieu donnant lieu à des services rémunérés pour leur réparation. La société Total a engagé une procédure judiciaire.

Nous en appelons au Procureur de la République pour que les sanctions prévues par la loi pour les occupations illicites soient enfin appliquée en Haute-Savoie, tout particulièrement à l'encontre d'un groupe qui multiplie les infractions, les atteintes aux biens, les violations des lois sur l'environnement et les occupations illicites.

Nous en appelons aux parlementaires et au gouvernement : puisque les tribunaux correctionnels se montrent incapables d'appliquer la loi qui prévoit une saisie des véhicules en cas d'occupation illicite, que l'application de ces lois soient dévolues aux forces de l'ordre assermentées particulièrement dans les cas de flagrant délit.

Nous en appelons à chacun d'entre vous pour signer la pétition en ligne afin que les poursuites soient engagées que vous trouverez en lien ici. Nous en appelons également aux habitants afin qu'ils ne fassent pas appels aux services proposés par ces personnes afin de ne pas encourager financièrement leur venue dans la commune.

 

 

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jeudi, 09 juin 2016

Bien recenser les frontaliers plutôt qu'augmenter les impôts

Les communes françaises sont appelées à contribuer à l'effort national de redressement des comptes publics. Nous devons avoir la responsabilité de cesser de reporter aux générations futures les frais de nos dépenses publiques actuelles.

Par ailleurs, dans le Genevois français, la croissance démographique impose aux communes d'investir dans de nouveaux équipements publics pour les écoles, le sport, la culture, la mobilité.

Cela nécessite des trouver des moyens publics complémentaires.

Certaines communes ont fait le choix d'augmenter les impôts. A Annemasse par exemple, les impôts augmenteront de 6% pour la taxe d'habitation et de 16% pour la taxe foncière.

A St Julien au contraire, les taux d'impositions moyens seront stables. Ils baisseront même pour plus de la moitié des habitants, puisqu'avec l'instauration d'un abattement général de 10%, les locataires verront leurs impôts baisser d'environ 40 euros. Ils augmenteront pour les propriétaires bailleurs du même montant. Pour les propriétaires occupants les impôts seront stables. Au total, en moyenne, le taux d'imposition moyen sera identique à l'an dernier. L'effort sera plus justement réparti entre locataires et propriétaires bailleurs.

Tant que les valeurs locatives qui servent au calcul des impôts locaux n'auront pas été révisées, les augmentations des impôts locaux seront injustes. Aujourd'hui, ces valeurs locatives sont calculées sur des loyers théoriques qui datent des années 70. A l'époque, les immeubles étaient souvent neufs, les maisons parfois anciennes et mal entretenues. Les valeurs locatives de 70 qui servent au calcul des impôts locaux sont incohérente avec les loyers d'aujourd'hui. Il en résulte de grandes injustices dans la répartition de la contribution communale. Augmenter les impôts locaux revient à accroitre ces injustices.

Nous avons fait le choix de faire notre travail de recensement des frontaliers plutôt que d'augmenter les impôts. Depuis l'an dernier nous informons l'ensemble des habitants sur l'enjeu du recensement. Des dépliants ont été distribués dans toutes les boites aux lettres de la ville. Nous avons écrit aux propriétaires de Saint Julien qui sont officiellement domiciliés en Suisse. Le mois dernier nous avons informé 400 automobilistes qui passaient les douanes de Perly et Certoux à l'heure de pointe du matin avec des plaques suisses. En une heure et demi d'action de terrain nous avons généré plus de recettes pour la commune qu'en 10 ans de discussion avec le Conseil d'Etat Genevois sur les promesses non tenues de cofinancements publics pour des P+R et des infrastructures de transport.

Le nombre de frontaliers de nationalité suisse déclarés à Saint Julien est passé de 600 à 825 l'an dernier. Cela a généré près de 300 000 euros de recettes annuelles supplémentaires pour la commune. Soit quatre fois plus de recettes annuelles que ce qu'aurait généré l'augmentation d'impôts proposée par la précédente équipe municipale en 2013.

Ainsi, Saint Julien est devenu la seconde commune de Haute-Savoie pour la comptabilisation des frontaliers suisses, derrière Veigy... et devant l'ensemble des autres communes du département.

Nous avons aussi constaté qu'à l'heure de pointe du matin, la proportion de véhicules immatriculés en Suisse est passée de 30% en 2015 à 20% en 2016. Il reste encore du travail pour qu'il ne reste plus que les véhicules de fonction et les passages occasionnels. Nous poursuivons ce travail.

 

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jeudi, 12 mai 2016

Maison Hoo Paris, un appel à projet est lancé

Hoo ParisIl y a 10 ans que la commune a acquis la maison Hoo Paris située place de la libération en plein cœur de ville. Cette acquisition a permis à la commune d'ouvrir le jardin du cheval blanc en plein cœur de ville.

Cependant, depuis la maison se détériore. Les volets abimés volent parfois au vent comme une maison à l'abandon au cœur d'un territoire dont le marché immobilier est parmi les plus tendus de France.

Comme pour l'ancienne boulangerie Lavorel ou l'Eglise de Thairy, nous avons souhaité prendre à bras le corps ces questions non réglé de la gestion patrimoniale communale.

Nous avons tout d'abord envisagé un travail avec les bailleurs sociaux afin d'y réaliser des logements sociaux qui aurait pu permettre de financer la réhabilitation. Cependant, le coût de la réhabilitation ne permet pas de financer aussi des logements sociaux. Nous avons envisagé également l'ouverture d'une auberge communale. Cependant, le bâti existant pose des contraintes importantes d'exploitation pour une auberge. Il faudrait une restructuration du bâtiment. Par ailleurs, autant une auberge communale est envisageable dans une commune où il n'y a pas de restaurateurs, autant ce serait une atteinte à la liberté d'entreprendre et à l'équité d'avoir un établissement financé en partie par des fonds publics à proximité d'établissements privés.

Nous lançons donc un appel à projet à tous les porteurs de projets potentiels.

La maison Hoo Paris est à vendre pour un projet de réhabilitation qui répondra aux objectifs suivants fixés par la municipalité :

    • Le projet se basera sur une réhabilitation de la maison et ainsi valoriser un symbole de St-Julien ;
    • Le projet devra intégrer la création d’un point d’animation en centre-ville avec la programmation d’un rez-de-chaussée actif ;
    • Les travaux de réhabilitation ne devront pas dénaturer le patrimoine bâti ;
    • Le projet devra valoriser la terrasse donnant sur la place de la Libération.

Les projets doivent être remis pour le 8 juillet au plus tard.

Vous trouverez plus d'informations sur le site de la mairie.

Par cet appel à projet, nous comptons redonner vie à un bâtiment central de la commune.

 

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vendredi, 29 avril 2016

La loi nous impose d'accorder un permis de construire sur des terres agricoles à Norcier

La semaine dernière, la commune a dû accorder un permis d'aménager sur une parcelle agricole déclassée par le Plan Local d'Urbanisme... et qui redeviendra agricole dans quelques semaines. Nous le regrettons, mais le jugement du tribunal administratif de Grenoble et la loi nous impose d'accorder ce permis qui dénaturera le hameau de Norcier.

Pour ceux que le sujet intéresse, vous trouverez ci-dessous une lettre que nous avons adressé aux habitants de Norcier.

 

 

 

Saint-Julien-en-Genevois, le 29 avril 2016

 

A l’attention des habitants de Norcier

 

 

Madame, Monsieur,

Un permis d’aménager a été accordé par la mairie, à Norcier, pour un projet qui va dénaturer le hameau. Je m’oppose à ce projet depuis 8 ans. J’aimerais vous expliquer ce qui nous oblige à accorder ce permis.

Quelques mois après les élections municipales de 2008, la précédente municipalité de Saint-Julien avait lancé une révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme. Son objectif unique était de rendre constructible un terrain appartenant à une seule et unique famille de la commune, dans le hameau de Norcier.

Elu communal, je m’étais opposé à cette révision simplifiée, tant au Conseil municipal qu’au travers d’un recours au Tribunal administratif. Recours que j’ai déposé et financé en mon nom personnel. Il me semblait que l’ensemble des politiques publiques doivent viser une proximité entre les nouvelles habitations et les réseaux de transport afin de ne pas ajouter à l’engorgement des routes et de réduire les coûts publics de réseaux. Elles doivent viser à préserver les espaces naturels et agricoles. Elles doivent également veiller à concevoir l’aménagement en fonction uniquement de l’intérêt général sans jamais prendre en compte de considérations patrimoniales privées. Or dans ce cas, et à ma connaissance c’est unique dans le Genevois, il s’agissait par cette procédure lourde, avec enquête publique, de rendre constructible une parcelle appartenant à une seule famille, lui permettant ainsi d’augmenter son patrimoine d’environ 750 000 euros.

Avant même que mon recours ne soit jugé, le Plan local d’urbanisme a été annulé en 2011 conduisant automatiquement à l’annulation de la révision simplifiée et donc de la constructibilité de la parcelle de Norcier. Il n’était plus possible de construire sur cette parcelle.

Mais la précédente majorité municipale, qui devait adopter un nouveau PLU, a décidé d’y introduire de nouveau la constructibilité du terrain de Norcier. Ce nouveau PLU a été adopté 3 mois avant les élections municipales. De nouveau, je m’y suis opposé au Conseil municipal, mais cela n’a pas suffi et la famille a déposé une demande de permis d’aménager.

Un espoir est intervenu très rapidement, puisqu’un nouveau Schéma de Cohérence Territoriale a été adopté par la Communauté de communes du Genevois le 17 décembre 2013. Ce schéma interdit toute extension urbaine dans les hameaux dont Norcier. La commune s’est alors trouvée obligée de se mettre en conformité avec ce document, et donc de rendre de nouveau ce terrain non constructible, en adoptant un nouveau PLU. Mais il s’agit là d’une procédure très longue, et la famille avait déjà déposé sa demande de permis d’aménager.

Au vu du projet risquant de dénaturer le hameau de Norcier, le Maire-adjoint à l’urbanisme de la précédente équipe municipale a opposé un sursis à statuer à la demande de permis le 12 février 2014. Ce sursis à statuer permet de reporter la décision à l’adoption du nouveau Plan Local d’Urbanisme.

Mais la famille a déposé un recours auprès du Tribunal administratif. Celui-ci vient de rendre sa décision : il a jugé illégal le sursis à statuer de la commune et nous oblige à statuer conformément au Plan local d’urbanisme adopté par la précédente équipe municipale en décembre 2013. Un appel ne serait pas suspensif.

Nous avions précisément engagé une modification du PLU pour que ces terrains redeviennent agricoles. Le Commissaire enquêteur vient de nous remettre son avis favorable et les terrains redeviendront agricoles dans quelques semaines… mais trop tard.

En effet, le permis d’aménager étant conforme au Plan Local d’Urbanisme adopté en décembre 2013, à notre grand regret et après avis de notre avocat, nous avons donc l’obligation légale d’accorder ce permis d’aménager faute de quoi la Commune pourrait être condamnée par le même tribunal administratif. Nous regrettons sincèrement d’avoir à gérer ce passif. Ces constructions contribueront à dénaturer le hameau de Norcier et les paysages de la plaine de l’Aire pour les décennies à venir.

Nous espérons que ces constructions nous rappelleront longtemps, face aux générations futures, à quel point il est important de préserver les espaces naturels et agricoles et l’identité des hameaux, et qu’elles nous rappelleront que les questions d’aménagement et d’urbanisme doivent bien sûr être traitées sans aucun lien avec des questions patrimoniales et électorales.

Alors que la Commune travaille actuellement à la révision de son Plan local d’urbanisme, il nous semble important de rappeler à l’ensemble des propriétaires fonciers que le Schéma de Cohérence Territoriale interdit toute extension urbaine dans les hameaux.

Vous pouvez compter sur notre détermination à appliquer ces principes de bon sens avec vigueur pour les années à venir dont nous avons la responsabilité.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma profonde considération.

 

Antoine Vielliard

Maire de Saint Julien en Genevois

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jeudi, 21 avril 2016

Bonne nuit à Saint-Julien-en-Genevois !

Ce soir commencera une période de test avec l'extinction de l'éclairage public à Saint Julien en Genevois.

Il y a de multiples raisons qui nous ont conduit à mettre en place ce test :

  1. Améliorer la qualité du sommeil des habitants en réduisant les pollutions lumineuses nocturnes
  2. Contribuer à une plus grande diversité biologique. En effet, l'éclairage public nocturne nuit au développement des animaux. A terme, l'extinction de l'éclairage public contribuera à une plus grande biodiversité à Saint Julien.
  3. Revoir les étoiles la nuit, qui sont à ce jour cachées par la pollution lumineuse nocturne.
  4. Améliorer la sécurité des habitants. Contrairement aux idées reçues, l'éclairage public bénéficie surtout aux cambrioleurs plutôt qu'aux honnêtes gens. Lorsque nous avons envisagé ce test, nous nous sommes rapprochés de la gendarmerie et avons contacter de nombreuses communes un peu partout en France qui ont mis en place ces extinctions. La gendarmerie est formelle : il n'y a aucun effet sur la délinquance et la criminalité. Certaines communes qui ont mis en œuvre l'extinction de l'éclairage public ont même observé une réductions des délits nocturnes. Pour notre part, nous procédons à deux périodes de test afin d'adapter les horaires et les zones. Et en parallèle, nous installons des caméras de vidéoprotection beaucoup plus efficaces dans la prévention et la sanction de la délinquance et de la criminalité (bien sûr les caméras sont équipés d'infrarouge pour pouvoir fonctionner malgré l'extinction de l'éclairage public).
  5. D'après les retours d'expériences, les voitures circulent également plus lentement la nuit dans une ville sans éclairage public.

Tous ces avantages ne coûtent rien... à vrai dire, ils permettent même de faire quelques dizaines de milliers d'euros d'économies de vos impôts chaque année en frais de fonctionnement. Moins de consommation électrique c'est aussi moins de déchets nucléaires.

Le seul véritable inconvénient de l'extinction de l'éclairage public, c'est le changement de nos habitudes. C'est la raison pour laquelle, nous avons informé au travers d'articles de presse, au travers du bulletin municipal (et au travers de cette note). Nous continuerons de le faire avec une réunion publique d'information et de débat à l'occasion des semaines du développement durable le 3 mai à 20h à l'Arande. Nous recueillerons les avis et les remarques à l'issue des périodes de test.

Concrètement, l'éclairage électrique a été équipé la semaine dernière d'horloges astronomiques qui permettent de mieux programmer l'allumage et l'éclairage des feux. Au delà de l'extinction, ces horloges permettront aussi d'allumer et d'éteindre l'éclairage de manière plus adaptée en fonction du lever et du coucher du soleil.

A 1 heure du matin, l'éclairage s'éteindra d'abord dans les quartiers résidentiels de villa. Puis à 2 heures du matin dans les quartiers urbains. A 4 heure du matin, l'éclairage se rallumera dans les quartiers urbains. Puis se rallumera dans l'ensemble de la ville à 5 heure du matin.

Bonne nuit !

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mardi, 19 avril 2016

Le ras-le-bol des citoyens, des contribuables, des habitants, des riverains et des agriculteurs

Les maires du Genevois expriment collectivement leurs profondes attentes en la justice pour que les sanctions prévues par la loi contre les occupations illicites soient enfin prononcées en Haute-Savoie.

Cette exaspération collective n'est pas seulement celle des maires, c'est aussi l'exaspération des citoyens qui exigent l'application du principe républicain d'égalité de tous devant la loi. C'est l'exaspération des contribuables qui demandent une utilisation plus parcimonieuse des fonds publics alors qu'un groupe bien identifié génère plus d'un million d'euros annuel de dépenses publics en raison des occupations illicites et des dégradations à répétition. C'est l'exaspération des habitants qui ne tolèrent plus que les lois soient autant bafouées et publiquement par un modeste groupe de quelques dizaines de personnes.

C'est l'exaspération des agriculteurs révoltés de voir leur outil de travail, la terre, être souillée et de voir le fruit de leur travail saccagé. C'est l'exaspération des riverains, menacés lorsqu'ils rentrent chez eux. C'est l'exaspération de tous ceux qui s'évertuent à appliquer les lois de protection de l'environnement pour voir ces individus massacrer des espaces naturels.

C'est l'exaspération des agents qui œuvrent à réparer, prévenir et sécuriser... mais qui ne voient toujours aucune sanction contre les coupables de ces délits.

Alors que nous venons de recevoir une notification de classement sans suite de la plainte déposée par la commune contre l'occupation illicite de ce même groupe, nous plaçons nos espoirs dans la venue du nouveau procureur de la république de Thonon qui sera installé dans ses fonctions lundi prochain.

Afin de ne pas perdre une année, nous en appelons à chacun d'entre vous pour faire connaitre votre exaspération, en signant la pétition adressée au procureur de la république de Thonon afin que les faits soient poursuivis et sanctionnés comme prévu par la loi.

Vous trouverez la pétition en ligne en cliquant sur ce lien.

 

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samedi, 16 avril 2016

Les Gens du Voyage des justiciables comme les autres

Les Gens du Voyage sont des Français comme les autres. Ils ont des droits, ils ont des devoirs.

S'agissant de leurs droits, l'accueil des Gens du Voyage est encadré par des lois. Ces lois sont appliquées en Haute Savoie au travers d'un schéma départemental des Gens du Voyage. Ce Schéma planifie les aires d'accueil, les aires de grand passage, la mise à disposition de terrains familiaux et d'habitats adaptés.

Pour notre canton, l'aire d'accueil est située à Viry. L'aire de grand passage est tournante : elle sera à Saint Julien cette année. Les habitats adaptés situés rue côte mulet. Dans la grande majorité des cas, les Gens du Voyage respectent les règles qui leur sont imposées. Ils paient régulièrement, plus ou moins difficilement, mais à vrai dire comme d'autres usagers. Les occupations des aires de Grand Passage en particulier se fait dans le respect des règles, sur réservation, planifiée à l'avance, les frais sont payés par les groupes.

Nous avons en revanche à Saint Julien et dans le Genevois un problème particulier avec une multiplication des occupations illicites. Ces occupations illicites à répétition sont le fait d'un groupe. Toujours les mêmes. Depuis deux ans à Saint Julien, nous avons eu des occupations Sous Lathoy, à la Halle des Sports et au Gymnase du Léman, à Cervonnex, Sous Combe, à la limite avec la technopôle d'Archamps, à Cervonnex encore, sur le parking de la gare, sur celui de Perly, à Cervonnex encore, à côté de l'ancien Bowling, à côté du lac d'Ogny ...etc...etc... tout cela en seulement 2 ans.

A chaque occupation, la commune a porté plainte lorsqu'elle était propriétaire ou incité les propriétaires à porter plainte pour l'occupation illicite. Conformément à la loi, et pour éviter la multiplication des occupations, à chaque fois qu'il y avait un trouble immédiat à l'ordre public, nous avons sollicité du Préfet l'utilisation de la force publique pour expulser le groupe en question. Le Préfet a toujours répondu favorablement à nos sollicitations. Récemment, lorsque c'était possible sans mettre en danger la sécurité incendie, nous avons coupé les alimentations en eau et en électricité pour stopper le vol en cours. Nous avons amélioré la sécurisation des sites par des dépôts de roche, des portiques d'entrée ou des tranchées. Tout ce qu'une commune peut faire a été fait. A Saint Julien, comme dans toutes les communes environnantes. Tout ce que l'Etat peut faire a été fait. L'engagement des services de l'Etat et des forces de l'ordre sur ce sujet est total.

La plainte d'un agriculteur de la commune a permis d'obtenir une première condamnation l'an dernier. C'était la première condamnation pour occupation illicite prononcée par un tribunal en Haute Savoie. La première fois que la loi était enfin appliquée. Il a fallu pour cela que des menaces de morts soient prononcées et enregistrée sur la caméra portative d'un gendarme. Des menaces récurrentes, mais rarement prononcées devant une caméra !

En revanche la justice ne suit pas. Les faits sont rarement poursuivis. Les trop rares sanctions prononcées sont trop faibles : souvent du sursis, seulement pour des faits de violence. Une seule condamnation avec sursis contre seulement deux personnes pour occupation illicite à ce jour.

La justice a ses prétextes : pris isolément les faits sont dérisoires à côté des crimes et délits qui font le quotidien des tribunaux. C'est vrai. Il n'y a pas mort d'homme lors d'une occupation illicite. Mais mis bout à bout, chaque occupation illicite est un viol de propriété, les dégradations sont multiples, les frais de nettoyage exorbitants, les mesures de sécurisation extrêmement coûteuses tout comme l'intervention de la force publique. Pour avoir participé au nettoyage du terrain Sous Lathoy, et avoir mis plusieurs jours à m'en remettre, à quoi bon avoir tant de règlements sanitaires et environnementaux si nous acceptons de tels comportements de la part de quelques individus. Au total, j'estime à plus d'un million d'euros par an, les coûts publics sur le territoire du Genevois liés à un groupe marginal de 60 personnes ! Bien plus que le braquage d'une banque chaque année !

Au delà de ces coûts publics, c'est l'idée même d'état de droit qui est en jeu. Comment la justice peut elle accepter un tel affront public et permanent à l'autorité de la loi ?

L'autre prétexte de la justice c'est l'impossibilité d'identifier les auteurs nominativement. Dans un état de droit, on ne condamne jamais un groupe. On condamne des gens. Pour certains juristes, il faudrait identifier qui était le conducteur de la première caravane lors de l'occupation illicite.. comme si la seconde caravane était moins coupable ! Ces prétextes ne sont tout simplement pas acceptables. La loi est dure, mais c'est la loi. Elle doit être appliquée.

Il y a trois semaines pourtant, la commune de Saint Julien a reçu une nouvelle notification de classement sans suite pour l'occupation illicite du site de Cervonnex. Trop c'est trop !

Nous avons passé trop de temps. Perdu trop d'énergie. Dépensé trop d'argent public. Les juristes ont raison d'affirmer qu'il y a des faits plus graves. Alors commençons par régler rapidement ces délits à répétition commis par un groupe identifié afin de pouvoir concentrer les moyens publics sur les autres crimes et délits.

C'est la raison pour laquelle les Maires de la Communauté de Communes du Genevois ont décidé tous ensemble d'adresser une lettre commune au procureur de la république de Thonon afin de lui demander que les occupations illicites ne fassent plus l'objet de classement sans suite mais que la loi soit appliquée avec rigueur et détermination en particulier s'agissant de la saisie des véhicules.

Vous trouverez la lettre en lien ci-dessous.

COURRIER PROCUREUR DE THONON - GENS DU VOYAGE.pdf

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dimanche, 10 avril 2016

Rejoignez le comité local de Saint-Julien pour la candidature d'Alain Juppé

La France a beaucoup de potentiel : des infrastructures de qualité, un niveau de formation élevé, des leaders économiques internationaux, une image qui mélange les technologies de pointe et le luxe. La France est la première destination mondiale pour le tourisme. La France se fonde sur des valeurs républicaines et la volonté collective. La France est fière et orgueilleuse... un défaut le plus souvent, mais une grande qualité lorsqu'il s'agit de retrouver sa place.

Et pourtant, la France a de nombreux défis : son chômage de masse, son droit qui exclu les jeunes et les plus âgés du marché du travail plus qu'il ne protège les salariés, ses montagnes de dettes qui augmentent chaque année de pelletées de déficits, un système social remarquable mais dont la pérennité n'est plus garantie en raison des excès, des déficits et des fraudes. Son défi majeur est de rester en tête dans un monde qui change tout en restant fidèle à ses valeurs.

Nos institutions fonctionnent largement, et sans doute beaucoup trop autour de l'élection du Président de la République. C'est un leurre. Seul un peuple peut assurer l'avenir d'un pays, pas un homme prétendument providentiel. Il faut pour cela que tout un peuple se relève, s'unisse et prenne son destin en main. En se répartissant les rôles, chacun à sa place. A charge pour les uns de créer, pour les autres de produire, pour d'autre encore de gérer. Seul la détermination collective de tout un peuple peut permettre à la France de relever ses défis.

Pour cela, il faut mettre un terme aux jeux politiques à court terme. Absurdes, stupides, mais surtout criminels lorsqu'on voit la situation du pays qui place des millions d'entre nous dans des situations économiques et sociales désespérées. Ces jeux n'ont plus lieu d'être lorsque l'avenir de la planète est en jeu.

Je refuse d'être à nouveau pris en otage par des institutions qui ne nous laisserons plus que le choix entre le mauvais et le pire. Je refuse de laisser aux plus sectaires des militants des partis politiques choisir les candidats les plus excessifs que nous n'aurons plus que le loisir de confirmer au travers d'une élection à deux tours cadenassée d'avance par un front national aux aguets.

C'est la raison pour laquelle, en tant qu'élu, je faciliterai l'organisation de toutes les primaires dans la commune de Saint Julien afin qu'un maximum de Saint Juliennois puissent participer à toutes les primaires qu'ils souhaitent et contribuent le plus possible à l'avenir du pays.

A titre personnel, j'ai pris l'initiative de créer un comité local pour soutenir la candidature d'Alain Juppé à Saint Julien. Je suis convaincu qu'Alain Juppé a la capacité de fédérer les Français pour construire les consensus qui permettront de relever ces défis : il le fait depuis longtemps à Bordeaux. Fédérer la moitié des Français contre l'autre permet de gagner des élections mais empêche de gouverner. Je suis convaincu que les défis qui se posent à la France nécessite un candidat qui n'est plus d'autre ambition future que de servir l'intérêt général. Je vous invite à rejoindre ce comité local dès maintenant en allant sur la page web du comité local de Saint Julien en Genevois.

Les primaires auront lieu les 20 et 27 novembre prochain. Notre objectif est que 600 Saint Juliennois utilisent le droit qu'ils ont de participer à la désignation du candidat pour lequel ils voteront. Cela implique de mobiliser nos entourages respectifs à voter et à participer au financement des primaires des candidats. Au delà de Saint Julien, il faut contribuer à l'organisation d'un bureau de vote pour 6000 habitants et à la mobilisation de 5% des français. Un effort de mobilisation massif qui impose que chacun s'y mette parce que l'avenir de la France est indissociable de l'avenir de chacun des Français.

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lundi, 21 mars 2016

Saint-Julien restaure sa capacité à investir dans son avenir

La démarche d'économies engagée par Saint-Julien commence à porter ses fruits. Bien que la démarche ait été engagée après l'adoption du budget, les résultats sont déjà importants sur l'exercice 2015.

Budget 2016 Saint Julien en Genevois

Un chiffre résume à lui seul les efforts réalisés : l'épargne brute. L'épargne du budget de fonctionnement d'une commune mesure sa capacité à investir dans son avenir. Cette épargne baissait régulièrement depuis 2010 : 500'000 euros de baisse par an. Pour la première fois depuis le début de la décennie, elle augmente dans les comptes administratifs de 2015 de près d'1 million d'euros !

Ce résultat est d'autant plus remarquable que :

  • la majorité des décisions prises en 2015 n'aura d'impact financier en année pleine que sur les exercices 2016 et 2017,
  • dans le même temps, la péréquation intercommunale et les baisses de dotations de l'Etat auront fait perdre près de 500 000 euros de recettes à la commune,
  • les taux d'impositions effectifs payés par les habitants n'ont pas été augmentés (à part pour les résidents secondaires).

Si on commence à voir de la lumière au bout du tunnel, il faut encore en sortir. Saint Julien devra dans les années à venir rattraper le retard accumulé depuis 15 ans en matière d'équipements scolaires en particulier. Saint Julien devra être en capacité d'entretenir et de maintenir les infrastructures publiques. Saint Julien devra être en mesure d'investir dans son cœur de ville, sa mobilité douce et ses jardins dans les quartiers. Pour cela, il faut mettre en œuvre encore environ 1 million d'euros d'économies supplémentaires.

C'est ce que prévoit le budget 2016 avec à nouveau un million d'euros d'épargne brute supplémentaire. Cela permettra à la commune de retrouver la capacité à investir qu'elle avait en 2010.

Nous remercions tous ceux d'entre vous qui ont participé, participent et participeront encore à ces efforts au quotidien. Les associations qui réfléchissent à d'autres manières de s'organiser et de se financer et qui font preuve de sens des responsabilités. Les fournisseurs qui améliorent leur compétitivité. Les agents de la commune qui veillent avec rigueur à la bonne utilisation des fonds publics et modernisent leur manière de travailler pour la rendre plus efficiente. L'ensemble des habitants qui prennent conscience que l'argent public communal est bien l'argent de tous, et pas l'argent de personne. Les élus qui travaillent à définir ce qui est essentiel de ce qui est moins prioritaire. Les anciens faux résidents secondaires qui se sont régularisés.

C'est collectivement que nous parviendront à remettre nos collectivités et notre pays sur les rails.

Vous pouvez retrouver l'ensemble de la présentation du budget 2016 et les économies réalisées en cliquant sur ce lien.

 

 

mercredi, 24 février 2016

Préserver le monument que constitue l'Eglise de Thairy

L’Eglise de Thairy est en mauvais état. Voilà de nombreuses années qu’elle n’est plus entretenue. Il y a quatre ans déjà, la précédente équipe municipale avait dû la faire fermer et y installer des étais afin de soutenir la structure. Aucun projet n’était identifié. Le bâtiment a continué à se dégrader. Avec le temps, la charpente écarte les murs. Plus le temps passe, plus les risques augmentent de le voir s’écrouler. Il y a urgence. Chaque hiver, le poids de la neige menace le bâtiment. Nous avons dû prendre cette semaine un arrêté de protection interdisant l’accès à ses abords.

C’est la raison pour laquelle nous avons constitué voilà plusieurs mois un groupe de travail associant les élus de tous les groupes du conseil municipal. Nous avons associé à cette réflexion le comité de quartier qui a consulté les habitants sur le sujet.

Au-delà de sa fonction cultuelle, l’église de Thairy est inscrite dans le paysage. Nous souhaitons donc la conservation de ce monument.

Les habitants consultés par le comité de quartier sont attachés à sa fonction cultuelle et rituelle. De nombreux mariages et enterrements y ont eu lieu au fil des siècles. Pour autant, avant sa fermeture, il ne s’y célébrait que quelques mariages et enterrements chaque année et des veillées de prière.

La loi de 1906 donne aux communes la responsabilité d’entretenir les lieux de cultes qui ont été placés sous sa responsabilité. La commune est propriétaire de nombreux bâtiments qui servent à organiser et faciliter la vie de 12 600 habitants. La baisse des dotations de l'Etat nous impose, comme à toute famille avec son budget, de faire des choix dans la dépense publique. Or, nous avons déjà un lieu de culte vivant dans notre commune. Il se trouve en centre-ville. Il s’agit de l’Église de Saint-Julien. Ainsi, la rénovation de bâtiments publics utilisés tous les jours par des centaines d'enfants, tels que le vestiaire de foot ou le plateau des Burgondes, est nécessairement prioritaire à côté de la rénovation d’un lieu de culte qui serait utilisé moins d’une fois par mois.

Nous souhaitons préserver le bâtiment et l’histoire liée à l’Eglise de Thairy. Mais ceci n’empêche pas les fonds publics à notre disposition d’être limités. Seul un financement privé pourrait permettre le maintien d’une vocation uniquement cultuelle de ce bâtiment.

En attendant ce ou ces mécènes, le groupe de travail réfléchit à ce que pourrait être l'utilisation publique de ce bâtiment, après avoir été uniquement un lieu de culte. Seule une utilisation publique importante et ouverte pourrait justifier que la commune y consacre les montants nécessaires à sa rénovation. L’objectif fixé au groupe de travail est de faire des propositions pour le mois de juin afin de ne plus laisser l’Eglise de Thairy se dégrader comme c’est le cas depuis trop longtemps.

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mardi, 16 février 2016

Pour que chacun soit libre de croire à Saint-Julien-en-Genevois

La commune a aménagé une zone d'activité artisanale et industrielle au lieu dit Sous Combe. Deux parcelles ont été vendues au prix de 50 euros le mètre carré à deux entreprises locales. Une troisième parcelle est à vendre. Dès 2015, une fois les travaux réalisés, j'ai souhaité que l'opération d'aménagement soit bouclée le plus rapidement possible. La vente de la troisième parcelle a fait l'objet de nombreux courriers aux entreprises locales et d'annonces publicitaires dans la presse économique.

Trois offres ont été reçues. L'offre la plus sérieuse et la plus élevée émane de deux associations musulmanes qui souhaitent y ériger un bâtiment culturel et cultuel. Le prix proposé excède 100 euros le mètre carré. Les associations proposent d'acquérir la parcelle à son prix coûtant plutôt qu'à un prix préférentiel comme cela a été le cas à Bonneville ou à un prix symbolique pour un bail emphytéotique. Ce type de construction est spécifiquement autorisé par le règlement d'urbanisme qui prévoit habituellement que les activités d'intérêt collectif sont autorisées dans les zones d'activité. De nombreuses autres parcelles sont disponibles pour de l'activité économique à la technopole d'Archamps ou sur la future zone d'activité économique de Cervonnex.

L'offre est la plus élevée. Elle permet d'équilibrer le budget annexe. Le projet est conforme au PLU. Les acquéreurs sont sérieux. Rien ne fait obstacle à la vente de cette parcelle au plus offrant.

Pourtant, il ne s'agit pas seulement d'un enjeu d'urbanisme ou règlementaire. L'enjeu est bien plus essentiel. Il s'agit de la liberté de conscience en France. Peut-on être musulman en France au XXIème siècle ? Peut-on exercer librement sa foi ? Une association musulmane peut-elle acquérir librement une parcelle comme toute autre personne morale ? Je réponds clairement OUI à ces questions.

Bien sûr, il suffit de constater à quel point les projets de construction de lieu de culte musulman en France font l'objet de multiples recours pour mesurer les réticences de certains de nos concitoyens.

Ils craignent l'islam faute de n'en connaitre que des dérives par la plus sinistre des actualités. Il suffit pourtant de se rendre au lieu de prière qui existe à Saint Julien depuis plus de 10 ans pour se rendre compte que l'islam à Saint Julien ce sont des hommes et des femmes qui méditent, se recueillent et prient comme le font, à Saint Julien aussi, les adventistes le samedi et les catholiques le dimanche. Nous devrons faciliter la rencontre des uns et des autres pour mettre fin à ces craintes.

Certains craignent que les valeurs de l'islam soient incompatibles avec les valeurs de la République. D'autres pensaient la même chose des protestants lors de la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Pourtant, la République a toujours su faire prévaloir ses règles, ses lois et ses valeurs à toutes les traditions confessionnelles.

Bien sûr la France change. Elle a toujours changé. Comme le monde, elle change de plus en plus rapidement. Mais en revanche, la République ne change pas. Elle garantit à chacun le droit de croire ou de ne pas croire. Elle garantit à chacun la liberté de conscience. Elle garantit à chacun le droit d'être traité de manière égale. Elle garantit que chacun sera traité de manière fraternelle. Que nous nous considérions tous comme les enfants d'Adam et Eve, que nous considérions qu'à la fin, nous serons tous dévorés par les mêmes vers, les uns à coté des autres au cimetière de Saint Julien, nous sommes de toute façon tous des enfants de la République. Saint-Juliennois, que vous soyez catholiques, protestants, juifs ou musulmans, que vous croyez ou que vous ne croyez pas, que vous ayez cru ou que vous croirez un jour, vous êtes nos frères, vous êtes nos sœurs, en la République.

Pour notre part, nous serons les garants de la laïcité. Une laïcité qui permet à chacun de croire ou de ne pas croire plutôt que d'interdire toute religion. Une laïcité qui veille à la neutralité des institutions publiques afin de veiller à ce qu'aucune confession ne dicte sa loi. Une laïcité qui veille à ce que chacun se voit garanti l'application de l'article premier de la déclaration des droits de l'homme : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits".

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dimanche, 14 février 2016

Pour que les minorités occupent pleinement leur place en toute responsabilité

Dans une démocratie adulte, les minorités politiques sont indispensables. Elles permettent d'apporter un regard complémentaire. Elles permettent des points de vue qu'une majorité trop mono bloc pourrait passer sous silence.

Avec 7 colistiers, nous avons siégé pendant 6 ans sur les bancs de la minorité au conseil municipal. Nous avons observé des erreurs faites par la majorité faute de prendre en compte notre point de vue comme sur les augmentations d'impôts ou sur l'aménagement du pôle gare.

J'observe de la même manière à quel point l'absence de prise en compte des points de vue centriste a conduit la France dans l'impasse économique, sociale et budgétaire dans laquelle elle se trouve aujourd'hui.

C'est la raison pour laquelle depuis les élections municipales nous avons souhaiter valoriser l'implication des minorités et leur donner les moyens d'exercer pleinement leur mandat.

Au delà des caricatures véhiculées par certaines passionaria, voilà ce qui a changé dans la prise en considération des minorités.

D'abord du point de vue symbolique. C'est le moins concret, mais ce qui en dit tellement long sur la considération :

  1. Nous avons réorganisé la disposition de la salle du Conseil, afin que les minorités siègent de manière identique aux conseillers municipaux de la majorité. Les adjoints se placent tout autour de la table. Chacun est libre de se placer là où il le souhaite. Lors du précédent mandat, les conseillers municipaux siégeaient en face de l'exécutif comme si nous venions écouter une leçon. Les conseillers municipaux de la majorité tournaient le dos à ceux de la minorité, montrant ainsi physiquement le peu d'attention qu'ils nous prêtaient. Le placement selon l'ordre du tableau m'imposait de m'asseoir à l'extrémité du groupe, ce qui rendait plus difficile la coordination de l'équipe.
  2. Lors des cérémonies, je dépose la gerbe au nom du conseil municipal avec les représentants des minorités. Nous étions de notre temps, relégués au second rang. La majorité estimait pouvoir représenter seule la totalité de la ville.

Mais au delà des symboles, nous avons pris des mesures concrètes :

  1. Toutes les commissions se réunissent tous les mois avec les minorités, là où dans le passé, certaines commissions se réunissaient deux ou trois fois par an, d'autres pas du tout. Il nous semble important d'informer les minorités de tous les sujets en cours.
  2. Toutes les délibérations font l'objet d'un avis préalable des commissions (sauf en cas d'urgence, ce qui est très rare). Ce n'était pas le cas lors du mandat précédent, en particulier sur les sujets qui étaient couverts par les commissions qui ne se réunissaient pas.
  3. Tous les deux mois, je reçois les chefs de groupe des deux minorités afin de les informer des sujets en cours et de répondre à leurs questions ou préoccupations. De mémoire, je n'ai été reçu qu'une seule fois dans le bureau de mon prédécesseur en 6 ans de mandat.
  4. Nous publions l'ordre du jour du conseil municipal alors que nos prédécesseurs ont essayé de nous interdire de le rendre public malgré la loi.
  5. Nous désignons systématiquement comme secrétaire de séance une élue des minorités responsable de la validation du procès verbal. Lors du dernier mandat, la majorité avait refusé à plusieurs reprises que l'un de nous nous soit secrétaire de séance, ils ne prenaient pas toujours en comptes nos interventions en séance, ils refusaient de prendre en compte nos demandes de modifications du PV en faisant voter leur propre compte rendu avec leur majorité !
  6. Les minorités ont été associées aux comités de quartier. Nous avons même octroyé un siège supplémentaire aux minorités de manière dérogatoire au comité de quartier de Cervonnex à leur demande.
  7. Tous les marchés publics sont présentés aux minorités au delà des exigences légales.
  8. A leur demande nous avons élargi la commission urbanisme afin de permettre une meilleure représentation des minorités.
  9. Un siège supplémentaire a été accordé à la minorité socialiste au CCAS avec l'accord de la majorité
  10. Nous avons délégué des membres des minorités dans diverses instances comme le syndicat mixte du salève ou le collège. Pour rappel, lors du précédent mandat, la majorité avait refusé que Cédric Marx siège au collège et avait désigné des membres de la majorité qui n'y participaient pratiquement jamais. Ils préféraient un siège vacant plutôt qu'un siège occupé par la minorité !?!
  11. Contrairement à ce à quoi, curieusement, elles s'attendaient suite aux élections municipales, nous avons maintenu le marché public sur le bulletin municipal confié à Véronique Le Cauchois et Sylvie Camilleri et nous l'avons même prolongé par avenant avant de lancer une nouvelle procédure. Véronique Le Cauchois se voit toujours confier la mission de conception du bulletin interne. Pour l'avenir nous engageons des appels d'offres, sous le contrôle des minorités afin que chacun puisse s'assurer que les marchés sont confiés aux entreprises qui font les offres les plus attractives.
  12. Les indemnités du Maire et des Adjoints ont été réduites de 15% en début de mandat, mais nous avons créé une indemnité pour les conseillers municipaux en rapport avec le travail que nous attendons de leur part. Ces indemnités sont également versés aux conseillers municipaux des minorités contrairement à Annemasse qui ne verse des indemnités qu'aux conseillers municipaux de la majorité en leur confiant des délégations.
  13. Nous avons facilité la communication directe entre les habitants et les minorités alors que mes coordonnées n'étaient jamais communiqués aux habitants qui en faisaient la demande. Nous regrettons cependant que des proches des minorités détournent cette facilité pour envoyer des mails à l'ensemble du conseil municipal pour faire une pression politique plutôt qu'à leurs élus référents.
  14. Nous avons ouvert une page pour les minorités sur le site internet de la commune.
  15. Nous avons soutenu l'élection de Michel de Smedt à la Vice Présidence de la communauté de communes du Genevois. Je n'ai pas connaissance d'une autre municipalité élue au scrutin de liste qui en ait fait autant en France. Lors du précédent mandat, on nous avait refusé un troisième siège pourtant garantit par une représentation simplement proportionnelle. Des sièges de St Julien étaient régulièrement vacants, alors que Cédric Marx et Frédéric Sansa devaient se contenter de siéger dans le public !?!
  16. Nous avons organisé déjà quatre séances privées ouvertes aux minorités sur le budget, la représentation communautaire et la vente d'une parcelle communale aux associations musulmanes de la commune. Il n'y en avait jamais eu lors du précédent mandat.
  17. Nous avons organisé une séance de formation sur le PLU pour tous les conseillers municipaux (majorité et minorité), ce qui est une première à Saint Julien !

En résumé, nous avons confié des responsabilités aux minorités. Nous n'avons rien demandé en échange : il est sain qu'ils gardent leur indépendance, leurs convictions et leurs valeurs. En revanche, après leur avoir confié tant de responsabilités, nous attendons de leur part une attitude responsable.

Nous attendons qu'ils se tiennent aux positions qu'ils ont indiqué dans la phase de consultation et qu'ils assument publiquement leurs décisions.

  • Lorsque des conseillers municipaux des minorités défendent une position en commission et une autre commission au conseil municipal (comme cela a été le cas sur les écoles des jardins de l'Europe), ils rendent très compliqué la prise en compte de leur avis.
  • Lorsqu'une conseillère municipale vote pour la destruction regrettable mais nécessaire du Pont Manera à deux reprises au conseil municipal et se lance dans la diffusion de pétition et l'organisation de conférences de presse pour dénoncer la décision qu'elle a prise, elle tend à discréditer l'ensemble de ses prises de position.
  • Lorsqu'une conseillère municipale vote pour le tram à plusieurs reprises au conseil municipal de Saint Julien et contre à la communauté de communes, elle discrédite Saint Julien au Conseil Communautaire.
  • Lorsque les minorités s'opposent au programme de construction de deux écoles aux Jardins de l'Europe, nous nous attendons à ce qu'ils assument jusqu'au bout leur position ou expliquent le changement le cas échéant.
  • Leur ayant confié des responsabilités, nous estimons pouvoir les en tenir responsable : et donc, selon les cas, nous revendiquer de leur soutien sur certains projet, ou souligner leur opposition sur d'autres.
  • Lorsqu'une minorité commence par dénoncer l'ampleur des mesures d'économies nécessaires avant de s'y rallier après avoir vu les chiffres en détail, nous nous attendons à ce qu'elle fasse des propositions d'économie.
  • Lorsqu'une minorité estime, comme nous, qu'il serait préférable de ne pas réduire les subventions aux associations, nous attendons de sa part des contre-propositions d'économies : quels choix difficiles feraient-ils ?
  • Nous nous attendons à voir les conseillères municipales de la minorité penser par elles-mêmes et ne pas passer l'après midi avant les conseils municipaux à préparer leur intervention du soir en compagnie l'ancien maire sur la terrasse de la Diligence.
  • Lorsqu'il y a désaccord, nous nous attendons à débattre et pas à ce que des membres des minorités démissionnent, cela s'appelle le débat démocratique.
  • Lorsqu'ils ont autant de responsabilité, participent autant aux décisions, nous nous attendons à ce qu'ils n'instrumentalisent pas les associations pour faire valoir leur point de vue qu'ils peuvent exprimer dans les instances existantes.
  • Nous nous attendons aussi qu'ils acceptent aussi d'être minoritaires. Car si nous les écoutons volontiers, si nous prenons en compte leurs points de vue et leurs avis, il revient à la majorité de prendre les décisions et d'en rendre compte.

Nous sommes convaincus que le conseil municipal peut être un lieu d'échange serein et constructif et pas nécessairement un théâtre de postures politiques. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'être aussi constructif au conseil municipal qu'en commission, même en présence du public et de la presse : tellement convaincus de cela que c'est notre attitude au Conseil Communautaire lorsque Michel de Smedt présente le budget !

La minorité UMP se montre constructive et exigeante. Lors des débats budgétaires, par leurs questions, ils nous poussent dans nos retranchements et nous obligent à être plus exigeants vis-à-vis de nous mêmes. Ils apportent ainsi une valeur ajoutée à la ville sans se donner en spectacle. Ils défendent leurs convictions qui ne sont pas toujours les nôtres. Ils ne contestent pas la situation financière de la commune et admettent que les efforts devront être partagés.

A vrai dire, nous pensons que les minorités constructives sont nécessaires non seulement pour la pertinence des décisions municipales, mais aussi pour elles mêmes. Car les Saint Juliennois ne sont pas dupes des postures, des cris et des mises en scène. Pour notre part, si nous avons su gagner la confiance des Saint Juliennois, c'est pas notre attitude constructive et nos propositions, pas par des postures théâtrales.

jeudi, 28 janvier 2016

Pour un cinéma de qualité... et abordable pour les Saint Juliennois

Voilà de nombreuses années que la commune finance un cinéma d'art et d'essai à Saint Julien. Ce cinéma est opéré par une association sous la forme d'un contrat de gérance. L'engagement de la commune pour ce cinéma est majeur : 100 000 euros par an, 2000 euros par semaine ou encore 15 euros par contribuable et par an. A ce jour, 50% du coût du ticket de cinéma est pris en charge par les contribuables de la commune, dont 10% d'entre eux disposent de moins de 500 euros par unité de consommation et par mois pour se loger, se vêtir et se nourrir.

La commune tire un bilan très positif de l'activité du cinéma. La municipalité, et je crois pouvoir le dire avant même le vote formel qui aura lieu le 10 février, l'ensemble du conseil municipal souhaite la poursuite de l'activité du cinéma le Rouge et le Noir.

Le contrat arrive à échéance en juillet prochain. Le code des marchés publics prévoit qu'il doit donc faire l'objet d'un nouvel appel d'offre. La procédure sera lancée lors du prochain conseil municipal.

Nous avons tout d'abord du choisir un mode de gestion. Contrairement au premier appel d'offre, nous avons maintenant l'expérience de la fréquentation et des équilibres. Nous ne nous avançons plus en terrain inconnu. L'ensemble des candidats auront accès à l'ensemble des chiffres de recettes, de coûts et de fréquentation. Le risque est donc moindre pour une poursuite d'activité que pour un lancement. Dans le précédent contrat, c'est la commune qui supportait l'intégralité des risques et des opportunités. Suite aux avis de la commission consultative des services publics locaux et de la commission culture(s), nous proposerons au conseil municipal une gestion sous le mode de la régie intéressée. Un mode de gestion qui permettra au prestataire retenu de pouvoir bénéficier du fruit de son travail au travers d'un intéressement. Ce mode de gestion doit inciter les candidats à identifier de nouvelles sources de recettes afin de réduire le coût pour les contribuables : publicité ou ventes sur place par exemple.

Nous établissons le cahier des charges. Il sera globalement très similaire au service actuel du cinéma.

Les candidats auront quelques semaines pour proposer leurs offres. Ils devront répondre au cahier des charges proposé et faire une proposition financière pour financer cette offre. Cette proposition financière comprendra une part fixe qui couvrira une partie des coûts et une part variable qui couvrira l'autre partie des coûts en fonction des recettes générées.

L'objectif étant de maintenir un cinéma de qualité tout en réduisant l'effort demandé aux contribuables de Saint Julien.

Les offres seront jugées par la commission de délégation des services publics du conseil municipal selon un règlement de consultation. Nous évaluerons la capacité des candidats à répondre au cahier des charges de la commune et la proposition financière. Heureusement pour les contribuables de Saint Julien, cette procédure est très encadrée par la loi. L'équité des candidats au regard du règlement de consultation sont les seuls critères possibles. Parce que c'est notre déontologie d'abord et parce que c'est la loi également, nous rejetons de manière ferme et définitive toute forme de copinage ou de favoritisme en faveur d'un candidat plutôt qu'un autre. A charge pour chacun des candidats de répondre le mieux possible au cahier des charges.

Bien sûr, nous nous interrogeons sur ce qui a conduit deux membres du microcosme socialiste de Saint-Julien qui revendiquent leur opposition à la municipalité d'intégrer le conseil d'administration de l'association gérante la semaine dernière. Quand on revendique d'être en opposition à une municipalité, il est curieux de participer à un conseil d'administration dont la tâche essentielle des prochains mois sera au contraire de répondre le mieux possible à un cahier des charges fixé par la municipalité. Est-ce que la programmation du cinéma sera à l'avenir soumis à l'approbation d'un conseil d'administration où le microcosme socialiste sera majoritaire ? Est-ce que la programmation va devenir plus politique ? Pourquoi avoir soudainement lancé une pétition pour demander à la municipalité le maintien d'un cinéma de qualité comme si les personnes qui ont lancé cette pétition ignoraient que la commune lance la consultation pour un cinéma de qualité dans deux semaines ? L'association "Allons au cinéma" n'est malheureusement pas la première association de St Julien à être instrumentalisée comme tribune par des militants et sympathisants socialistes à des fins politiques. Nous le constatons et le regrettons.

La commission de délégation des services publics jugera les offres des candidats tant d'un point de vue qualitatif que d'un point de vue financier.

Que le meilleure gagne !

jeudi, 21 janvier 2016

Mieux vaut travailler qu'être frontalier au chômage

La vie locale nous montre des exemples de personnes qui ont travaillé à Genève, puis ont perdu leur emploi. Bénéficiaires d'allocations chômages calculées sur la base de leur revenu suisse, ils s'installent dans le chômage. Le plus souvent, dans la région frontalière il pourrait y avoir des emplois qui correspondent à leurs qualifications mais payés à un niveau nettement inférieur à leurs indemnités chômages. Lorsqu'ils travaillaient en Suisse, ils avaient adapté leur train de vie à leur niveau élevé de revenus, pris des crédits, ils ont acheté parfois une belle voiture et se sont habitués à choisir de belles destinations de voyage. Pour maintenir ce train de vie et continuer de rembourser leurs crédits, ils continuent de rechercher un emploi en Suisse. Parfois, à l'issue de la période d'indemnisation, ils n'ont toujours pas trouvé d'emploi. Ils se retrouvent alors au RSA. Ils touchent alors 514 euros par mois ! Et là, la vie devient plus compliquée. Au delà du problème de leurs revenus, ils ont aussi des crédits en cours... et le sérieux handicap d'avoir un trou dans leur CV.

Dans les prochaines années, "La Suisse" va beaucoup changer. En particulier, l'économie suisse. Cela a déjà commencé. Pour la première fois depuis bien longtemps, en 2015, la croissance économique a été supérieure en France qu'en Suisse. L'inversion de la courbe du chômage a bien eu lieu... en Suisse ! Les chiffres du mois de décembre sont inquiétants. Même si la proportion de chômeurs est trois fois inférieure en Suisse qu'en France, le nombre de chômeurs en Suisse a augmenté de 10% en un mois seulement.

Mais surtout quatre menaces importantes pèsent sur l'économie suisse :

1) L'augmentation de la valeur du franc a fait perdre 10% à 15% de compétitivité à l'économie suisse. Les entreprises qui vendent des biens et des services ou encore le commerce de détail, sont soumis à cette perte de compétitivité. Les premiers mois, les entreprises ont pu vivre sur leur carnet de commande. Mais celui s'y ne s'est pas regarni. Maintenant, l'activité baisse fortement. Cela se traduit déjà par des pertes d'emplois. D'autres suivront.

2) La disparition du secret bancaire : les banques suisses se sont trop longtemps contentées du seul argument de paradis de la fraude fiscale pour développer leurs affaires. Jusqu'à présent, beaucoup se contentaient de prélever des frais à des clients qui ne voulaient surtout pas entendre parler de leur banquier. Le secret bancaire disparaissant en 2018, il faudra désormais que les banques suisses offrent un service de qualité à des prix compétitifs. Elles auront à supporter de nouvelles charges pour se mettre en conformité avec les lois internationales tout en développant une nouvelle qualité de service. De nombreux emplois ont déjà été supprimés, d'autres suivront.

3) La normalisation de la taxation des multinationales : pour maintenir sa capacité à commercer avec le reste du monde, la Suisse va devoir se plier à quelques règles de concurrence loyale vis-à-vis du reste du monde en matière de fiscalité. Le principe est clair : la concurrence fiscale est saine, la concurrence déloyale ne l'est pas. D'ici à 2018, la Suisse doit supprimer ses lois et règlements qui lui permettent encore aujourd'hui d'offrir des niveaux d'imposition inférieurs aux entreprises multinationales que les taux appliqués aux entreprises suisses. A Genève, certaines multinationales vont voir passer leur taux d'imposition de 1% à 13% et les entreprises locales en revanche vont passer de 24% à 13%. Personnellement, j'estime que ce taux de 13% fera partir très peu d'entreprises, car il restera parmi les plus faibles d'Europe. A terme, il permettra le développement d'une activité économique locale plus pérenne. En revanche, on observe déjà un arrêt des implantations de nouvelles multinationales et une baisse des recrutements des multinationales déjà implantées. L'emploi dans les multinationales et dans les activités économiques induites s'en ressentira.

4) La fin des accords bilatéraux : La mise en œuvre des votations du 9 février 2014 sur la limitation de l'immigration conduira vraisemblablement à la fin des accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union Européenne. On voit mal quel compromis le Conseil Fédéral peut trouver entre le principe de libre circulation et le principe de refus des étrangers, tous deux validés par le peuple souverain !?! La fin des accords bilatéraux, si elle se confirme dans les douze prochains mois, plongera inévitablement l'économie suisse dans une période de récession profonde et durable. L'économie suisse a un besoin vital d'intégration européenne alors que les deux tiers de ses exportations vont vers l'Union Européenne. Cela se traduira par une période longue de recul économique et d'incertitudes et donc des pertes massives d'emplois.

On pourrait également ajouter comme menace fondamentale, l'endettement national et en particulier l'endettement hypothécaire. L'endettement national en France est monstrueux, immoral et insoutenable. Relativement au PIB, l'endettement national suisse est à un niveau équivalent à l'endettement national français. C'est un endettement hypothécaire plutôt qu'un endettement public. Il est garantit par les prix de l'immobilier élevés en Suisse. Qui eux mêmes se maintiennent grâce à l'afflux constant de population étrangère. La mise en œuvre de l'initiative du 9 février ne peut qu'avoir des effets néfastes majeurs sur le marché de l'immobilier et donc sur la solvabilité de la dette hypothécaire suisse.

Tout cela est connut depuis longtemps. Rien de neuf dans cette note. En revanche, je suis surpris qu'à ce jour, peu d'institutions, d'entreprises et de collectivités se préparent activement à ce reflux économique majeur et prévisible. Chacun vit dans l'illusion que la Suisse est une sorte de pays en dehors du monde, un peu magique, qui pourrait être épargné des difficultés économiques mondiales. Une sorte de Shangri-La européen.

A Saint Julien, nous informons les promoteurs afin de réduire leurs ardeurs dans un contexte incertain pour éviter d'avoir des bâtiments fantômes invendus dans quelques années - avec peu de succès jusqu'à présent. Nous adaptons nos dépenses pour être en capacité de faire face aux difficultés futures. Nous investissons et incitons les investissements pour pouvoir compenser ce reflux économique suisse par une croissance économique dans le Genevois français.

Mais surtout, nous faisons passer le message aux frontaliers au chômage, que sur le long terme il est largement préférable d'avoir un emploi en France plutôt que pas d'emploi du tout. Les frontaliers seront en première ligne, tout particulièrement alors que les autorités cantonales ont fait leurs les politiques préconisées par le MCG, derrière l'euphémisme de "préférence cantonale".

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samedi, 16 janvier 2016

Bonne année et bonne santé au Centre Hospitalier Annecy-Genevois

(Vous trouverez ci-dessous le texte des vœux prononcés à l'occasion des vœux du CHANGE sur le site de Saint Julien).

Mesdames, Messieurs,

Je vous souhaite à chacun une excellente année 2016. Que la santé soit avec vous. Votre quotidien vous enseigne à quel point la santé est indispensable à tout le reste. Je vous souhaite du succès dans vos projets personnels et professionnels et autant de temps que possible avec les personnes qui vous sont chères. Je souhaite aussi au CHANGE une excellente année 2016.

Il y a de cela quelques années, Monsieur le Directeur, votre prédécesseur de l’époque, tentait d’expliquer au jeune novice que j’étais et suis encore, ce qu’est un hôpital. Il me disait à peu près qu’un hôpital se mesurait à la qualité et à la quantité des soins hospitaliers qui y sont prodigués. Pour qu’un hôpital fonctionne il faut que des patients se tournent vers lui. Pour que des patients choisissent un hôpital il faut qu’il y ait des médecins et des personnels de santé reconnus pour leur expertise technique et leur attention humaine. Pour que les meilleurs professionnels choisissent de venir travailler dans un hôpital il faut des conditions de travail, des perspectives d’évolution, un cadre de travail de qualité et des équipes suffisamment importantes pour que les gardes respectent un équilibre personnel. Sur tous ces sujets, le Centre Hospitalier Annecy Genevois fait des progrès majeurs.

Comme annoncé l’an dernier, l’année 2015 a été pour le site de St Julien l’année de l’inversion des courbes. L’activité a redémarré. Presque trop fortement en début d’année, ce qui a mis les équipes sous pression. La croissance de l’activité est désormais solide, régulière et continue. La croissance de l’activité ce n’est pas qu’un indicateur austère de TAA : c’est le retour de la confiance de tout un bassin de population, ce sont des dizaines de milliers de problèmes de santé qui affectent gravement des êtres humains qui sont résolus grâce à votre travail.

Les travaux de rénovation se poursuivent eux aussi à un rythme soutenu. Petit à petit les conditions de travail s’améliorent. Ils rendent plus attractif le site de Saint Julien tant pour le personnel soignant que pour les patients. De nombreux autres chantiers sont planifiés pour les années à venir.

De jeunes médecins, parmi les plus qualifiés de France, choisissent de commencer leur carrière au CHANGE épaulés par des médecins expérimentés qui ont construit une activité et développé des spécialités. Cette semaine encore, une nouvelle patiente du CHANGE sur le site Saint Julien, habitante de la vallée de l’Arve m’indiquait qu’elle pouvait enfin cesser de se rendre à Chambéry pour ses consultations d’ophtalmologie.

Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire. Les rénovations doivent se poursuivre. Les ouvertures de consultations également. L’accroissement de l’activité en consultation et aux urgences doit encore se convertir en accroissement des journées d’hospitalisation.

Bien sûr, comme dans toute gestion du changement, on ne fait pas toujours tout juste dès le premier coup. Il faut l’engagement de chacun pour mettre en œuvre et sans cesse améliorer ces changements.

Pour 2016, je forme le vœu que nous poursuivions notre série d’inaugurations à commencer par celle de la salle des naissances le 2 février. Je forme le vœu que nous puissions accueillir en 2016 de nouveaux internes sur le site de Saint Julien. Des logements pour étudiants sont réservés à cet égard dans la nouvelle résidence étudiante située à proximité de la gare. Je forme le vœu que le dossier de reconstruction de l’EHPAD soit bouclé en 2016 grâce au soutien du Conseil Départemental. Je forme le vœu que la croissance de l’activité se poursuive et s’intensifie et incite l’ARS à accélérer le programme d’investissements prévu pour répondre au besoin de tout un bassin de vie. Ce ne sont là que des vœux très réalistes.

Le CHANGE est aussi fondé sur un trésor. Un trésor foncier au cœur de l’agglomération genevoise. Le programme important de rénovation doit nécessairement veiller à la gestion du foncier hospitalier avec un souci d’efficience et de qualité de l’aménagement. Il ne s’agit pas seulement de faire des plans de bâtiments, mais de penser l’aménagement de tout un quartier qui sera déterminant pour l’attractivité du CHANGE à Saint Julien. Le site de Saint Julien est un peu particulier c’est à la fois un lieu de travail, mais pour de nombreux agents hospitaliers c’est aussi un lieu de vie. Un lieu de vie qui doit lui aussi être attractif.

Sachez que vous pourrez compter sur l’ensemble des élus du secteur pour être à vos côtés pour vanter vos réalisations, vos investissements, vos développements, les ouvertures de nouvelles spécialités. Sachez que nous sommes à vos côtés dans vos projets de reconstruction et d’aménagement.

Permettez-moi de vous souhaiter à nouveau à chacun d’entre vous mesdames et messieurs une excellente année 2016.

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