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lundi, 09 décembre 2019

Une plus juste compensation financière genevoise pour St Julien

Lorsque les habitants nous ont confié la responsabilité d'administrer la commune, St Julien percevait moins de 4 millions d'euros de compensation financière genevoise. A l'époque nous estimions que la fraude à la résidence coûtait environ 1 millions d'euros par an à la commune. 1 million d'euro conservé indûment par le canton de Genève au travers de l'impôt à la source.

Nous avons constaté le peu d'entrain du canton de Genève à se délester des millions indûment perçus ni à collaborer à la lutte contre la fraude. Tout au plus, récemment, ont-ils manifesté un peu d'entrain pour lutter contre la fraude à la résidence des bénéficiaires sociaux : en particulier les chômeurs.

Le Conseil Départemental de Haute-Savoie à ce jour, n'a pas pris d'initiatives particulière pour lutter contre la fraude alors même qu'il en est la première victime : sur les 40 millions d'euros de pertes de recettes, 16 millions devraient revenir aux Conseils Départementaux, dont environ 13 millions pour le seul Conseil Départemental de Haute-Savoie. De quoi financer de nombreux projets de mobilité.

Nous avons donc du agir seuls. Dès 2014, et ensuite chaque année, nous avons mis en place de nouveaux outils :

  1. une lettre à tous les habitants avec un coupon réponse pré-affranchi
  2. un dépliant d'information sur les avantages à se déclarer et les risques de ne pas le faire
  3. une majoration de +75% de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires
  4. des tarifs des services publics à prix coûtant pour les résidents secondaires
  5. une action annuelle de sensibilisation et des relevés de plaques aux frontières pour les habitants qui passent la douane avec des véhicules immatriculés en Suisse
  6. l'installation de la vidéoprotection aux douanes à disposition des services fiscaux dans le cadre des procédures judiciaires
  7. des courriers ad-hoc pour les nouveaux habitants
  8. un site en ligne interactif "ma déclaration frontalier"
  9. une campagne publicitaire intensive en-ligne auprès des internautes de St Julien
  10. une coordination avec les services fiscaux et les douanes qui procèdent désormais à des saisies de véhicules pour fraude à la TVA

Nos outils ont été mis à disposition gratuitement et réutilisés par d'autres communes. Même le Pôle Métropolitain les a utilisé avec succès dans toutes les communes membres du Genevois français.

Tout cela porte ces fruits. Pour 2019, la compensation financière genevoise pour St Julien s'élève à 6,086 millions d'euros. En hausse de plus 50% depuis le début du mandat, dont près de la moitié est rendue possible grâce à ce travail de recensement. Plus de 2 millions d'euros annuels qui ne sont plus injustement conservés par le canton de Genève. 2 millions d'euros supplémentaires cela revient à près de 300 euros par famille de St Julien. 2 millions d'euros par an qui permettent de développer les services et de mettre à niveau les investissements.

Ce travail de recensement rigoureux et exigeant a été indispensable pour financer la mise en oeuvre des projets. Il devra se poursuivre pour les années à venir.

 

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vendredi, 06 décembre 2019

Le bail réel et solidaire à St Julien en Genevois

Les logements coûtent chers en France... et tout particulièrement à St Julien du fait de la proximité avec la frontière suisse. Dans le coût du logement, nous payons deux choses très différentes : il y a le coût du logement comme lieu où l'on peut se loger, mais il y a aussi le coût du patrimoine transmissible. La conjonction des deux rend le logement particulièrement coûteux. Certains pays ont d'autres usages et dissocient ces deux aspects avec des baux emphytéotiques : on achète un logement pour toute une vie mais on renonce à la possibilité de le transmettre aux générations futures.

Transmettre son logement à ses enfants était particulièrement important lorsque les familles avaient beaucoup d'enfants, lorsque les familles n'étaient pas recomposées et lorsque les enfants vivaient dans la même commune ou le même hameau.

La vie beaucoup changé. Particulièrement à St Julien. De plus en plus d'habitants décèdent sans héritiers vivants : soit ils n'ont pas eu d'enfants ou parfois le ou les enfants qu'ils ont eu sont décédés avant eux. Souvent les habitants décèdent à un âge avancé alors que leurs propres enfants sont en retraite ou sur le point de l'être et n'ont pas nécessairement de projet d'investissement. Souvent, leurs enfants résident dans une autre commune, une autre région ou même un autre pays et n'aspirent pas nécessairement à vivre dans le même logement. Même les propriétaires ne conservent leur logement que pour une durée moyenne de 10 ans seulement environ. Le besoin de transmission patrimonial peut être moindre ou prendre d'autres formes ou à d'autres moments de la vie.

Le bail réel et solidaire permet de dissocier le besoin de logement et le besoin de transmettre un logement. Il empêche la spéculation à la revente. Cela peut conduire à réduire le coût du logement de près de 30%. Lorsqu'on sait que le coût d'un logement représente près de 30% du budget des ménages, cela peut représenter près de 10% de gain de pouvoir d'achat.

Le bail réel et solidaire est accessible sous condition de ressource et permet précisément à ceux qui ont du mal à se loger dans le Genevois de pouvoir le faire à l'avenir.

Plusieurs sites sont envisagé à St Julien pour la mise en oeuvre de baux réels et solidaires.

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jeudi, 05 décembre 2019

Un projet d'habitat coopératif à St Julien-en-Genevois

L'habitat coopératif est très développé chez nos voisins suisses mais encore embryonnaire en France. Il permet pourtant des solutions innovantes pour répondre aux besoins de logements des habitants.

Les promoteurs ont une tendance naturel à concevoir des biens relativement standard qui s'adresse à un public large et qui seront donc plus faciles à vendre. Les promoteurs, structurellement, ont des difficultés à concevoir des biens atypiques ou des surfaces collectives.

Ainsi, les promoteurs ont tendance à privilégier les parties privatives commercialisables que des espaces collectifs qui permettent la socialisation. Ils auront tendance à concevoir des biens classiques pour des familles standard plutôt que des appartements conçus pour de la colocation comme c'est de plus en plus le cas.

L'habitat coopératif permet à des habitants de concevoir ensemble leur immeuble comme on pourrait concevoir sa propre maison. Ils travaillent et définissent leur cahier des charges et font ensuite travailler un opérateur. Cela leur permet de faire construire l'appartement et l'immeuble qu'ils souhaitent plutôt que d'acheter l'appartement qu'un promoteur à construit pour M. Toutlemonde.

L'habitat coopératif est un projet collectif. On ne fait pas qu'acheter un bien immobilier, on choisit de travailler et de vivre en coopérative avec d'autres coopérateurs. Cela améliore aussi le lien social dans la ville. 

L'habitat coopératif interdit la spéculation. On ne vend pas son appartement à un acheteur, on revend des parts de la coopérative à un nouveau coopérateur.

Pour rendre cela possible, la commune est prête à accepter de céder tout ou partie des droits à bâtir de la parcelle de l'école François Buloz lorsque l'école sera désaffectée. 

Pour cela, la première étape est de constituer un groupe d'habitants intéressés qui souhaitent élaborer un projet coopératif. Une première réunion d'information a lieu le mardi 17 décembre à l'Arande, salle Bon Nant pour les personnes intéressées.

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mercredi, 04 décembre 2019

Travailler à St Julien en Genevois et s'y loger

Près de 5000 personnes travaillent à St Julien dans les entreprises locales et les administrations. Elles ont du mal à s'y loger et à y vivre correctement en raison des prix des logements qui année après année s'alignent sur le marché de l'immobilier genevois. Ils vivent de plus en plus loin ce qui a pour effet d'augmenter les distances domiciles travail de manière considérable, à engorger les axes de circulation et à réduire leur qualité de vie autant que leur pouvoir d'achat. Permettre aux personnes qui travaillent à St Julien de pouvoir y vivre est un enjeu d'intérêt communal.

Le logement social permet de répondre en partie à cette demande. Depuis 6 ans, l'offre de logement social est passé de moins de 1000 logements à près de 1500 logements. Ces logements neufs sont situés dans l'ensemble des programmes immobiliers récents. Ils permettent à toutes les personnes célibataires dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 26395 euros annuels (soit 2199 euros par mois), de pouvoir y prétendre. Le plafond de revenus s'élève à 35248 euros pour un couple et même 42389 euros pour un jeune ménage (dont la somme des âges est inférieur à 55 ans).

Selon les statistiques nationales, environ les deux tiers des actifs de St Julien peuvent prétendre à un logement social. Pourtant à ce jour, nous avons peu de demandes d'enseignants, d'infirmières ou de jeunes ménages en activité à St Julien. Beaucoup renoncent à tort à déposer une demande de logement social.

Le parc social est réparti entre plusieurs contingents réservataires : Etat, Employeurs, Commune. A chaque fois l'institution réservatrice propose 3 candidats et c'est le bailleur social, propriétaire qui choisit le locataire. Les employeurs ont le plus gros contingent avec près de 40% des logements. L'Etat dispose de 35% du parc et la commune de 20% du parc de logements sociaux.

Pour accéder au parc des employeurs il faut travailler localement. Pour la commune, une fois tous les critères légaux remplis, le fait de travailler à St Julien ou dans les communes environnantes est à nos yeux un critère prioritaire : c'est pour nous une condition de maintien de l'activité économique et publique. C'est aussi une volonté de réduire les distances domiciles travail tant pour l'environnement, que pour la convivialité et le pouvoir d'achat des actifs de la commune.

Nous recommandons à tous les actifs de St Julien dont les revenus correspondent aux barèmes à faire une demande de logement social à l'adresse suivante :

https://www.demande-logement-social.gouv.fr/

 

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lundi, 25 novembre 2019

Les violences familiales à St-Julien-en-Genevois

L'actualité résonne des violences familiales. Une réalité qui peut sembler éloignée pour la majorité des habitants qui ne connaissent pas ces situations. Dans le récent questionnaire auquel ont répondu près de 500 habitants, il s'agissait pour les habitants du sujet les moins importants concernant l'action social. Seulement 4 répondants sur 100 l'évoquait comme une priorité.

Cette réponse est intéressante. Elle montre que cette réalité sociale est à ce jour ignorée de la quasi totalité des habitants de St Julien.

Pourtant à St Julien comme ailleurs, les violences familiales connaissent une vertigineuse augmentation. J'ignore si cette augmentation résulte d'un meilleure traitement, d'un meilleur accueil des victimes, d'une meilleure écoute ce qui serait encourageant ou d'une violence accrue dans les familles. Je crains que cela ne soit un peu des deux. On observe dans tous les lieux et fonction d'accueil du public une violence en hausse qui traduit une violence accrue de nos rapports humains.

Si cette hausse des violences familiales est importante partout en France. La situation est bien particulière dans le Genevois. Les familles sont souvent éloignées de leurs parents et fratries : la famille nucléaire est souvent bien seule pour affronter les difficultés de la vie. Les violences familiales sont en hausse partout, mais elles partent de haut dans le Genevois.

Les femmes sont les premières victimes de ces violences familiales, mais pas uniquement, les enfants sont souvent aussi au premier rang. Les services communaux procèdent régulièrement à des informations préoccupantes auprès des services sociaux qui ont souvent du mal à faire face à le multiplicité des signalements. Parfois ce sont aussi des hommes qui sont victimes de ces violences même si c'est plus rare.

Bien souvent, les citoyens pensent que l'insécurité est une affaire nocturne sur l'espace public. Pourtant, majorité des crimes jugés  en assises sont commis par des proches, souvent au sein même du domicile familiale.

Presque chaque jour, la gendarmerie de St Julien procède à une garde à vue pour des faits de violences familiales. Presque chaque jour la maison de la justice et du droit répond à une consultation pour des faits de violences familiales.

Ces violences touchent tous les milieux sociaux, tous les quartiers.

Nous pouvons tous contribuer à réduire ces violences : les bourreaux ont des voisins qui ont une responsabilité dans la dénonciation de ces crimes. Les victimes, souvent sous l'emprise psychique ou économique de leurs bourreaux ont besoin des dénonciations des voisins pour que les faits puissent être jugés par la justice.

L'association Espaces Femmes, subventionnée par la commune, tient des permanences régulières pour les personnes concernées.

Quelques numéros doivent être mieux connus de tous :

Le 3919 : le numéro d'écoute national anonyme et gratuit qui permet d'aider les victimes et de les orienter

17 : le numéro d'urgence de la gendarmerie à n'utiliser qu'en cas d'urgence

 

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jeudi, 21 novembre 2019

GLCT du Grand Genève : la question de la scolarisation des Genevois de France

(Vous trouverez ci-dessous mon intervention à l'assemblée du GLCT du Grand Genève ce matin au sujet de la scolarisation des élèves genevois - le Président du Conseil d’Etat a refusé d’ouvrir le débat sur cette question)

Monsieur le Président, chers collègues,

Merci Monsieur le Président d’avoir accepté de mettre à l’ordre du jour ce sujet qui nous tient à cœur. J’aimerai ajouter « ENFIN depuis 2 ans que nous le demandons » tant cette instance devrait être le lieu de dialogue transfrontalier plutôt que les tribunaux et les médias.

Genève fait le choix pour nous tous d’une hypercroissance économique exogène qui attire plus de 10 000 emplois par an dans notre agglomération au travers de dispositifs fiscaux particulièrement agressifs.  Dans le même temps le canton n’a construit que 1000 à 2000 logements par an. Par ricochet des milliers de genevois chaque année ont été contraints par la pénurie de logements à s’exiler dans le canton de Vaud et le Genevois français. Une fois exilé, ils subissent la double peine de la multiplication des exclusions à l’emploi, à l’accès aux soins et aux services publics. En moyenne sur les 30 dernières années ce sont près de 3500 Genevois par an qui se sont installés dans le Genevois français. Cette émigration, que l’on pourrait qualifier de masse, a conduit à une croissance frénétique des besoins en investissement dans le Genevois français. En particulier s’agissant des écoles.

Bien sûr, vous me répondrez que c’est notre responsabilité de réduire le rythme des constructions. Oui, nous le faisons. Mais comment empêcher les Genevois de surenchérir sur le parc de logements existants et d’en chasser la jeunesse de nos communes ? Souhaitons-nous collectivement qu’après le Genevois français l’exode des Genevois se reporte au-delà du Grand Genève vers Annecy, Aix les Bains et Chamonix ?

A St Julien nous n’arrivons déjà pas à faire face à la croissance des effectifs scolaires qui ont augmenté de +30% en seulement 5 ans, alors même que Genève se plaignait devant la chambre administrative genevoise de la croissance de ses effectifs scolaires qu’elle jugeait excessive à seulement +4% en 15 ans !?!

A peine 4 ans après la mise en service de l’extension de l’école du Puy St Martin, nous terminons actuellement la construction d’un groupe scolaire de 22 classes pour un investissement de 16 millions d’euros. Cette nouvelle école n’est pas encore terminée que nous lançons en parallèle les travaux d’extension de l’école des Pré de la Fontaine, l’ouverture d’une nouvelle école à Cervonnex et une nouvelle extension de l’école du Puy St Martin. Au total, en 5 ans, ce sont environ 23 millions d’euros que la commune aura consacré à l’augmentation de nos capacités d’accueil dans les écoles. Notre capacité d’autofinancement s’élève à environ 3 millions d’euros annuels : En 5 ans, nous avons donc dépensé une fois et demi notre capacité d’autofinancement aux constructions scolaires. Cela se traduit par une augmentation de +30% de notre endettement simplement pour l’accueil des enfants dans les écoles et avant même que ne tombe votre décision unilatérale de report de charges publiques.

La mise en œuvre de votre décision, si elle avait lieu, conduirait la commune de St Julien a devoir renoncer durablement à tout investissement dans les mobilités douces, dans les équipements culturels et sportifs, ou dans les aménagements urbains ! Mais nous avons appris ces dernières années que la capacité de la société genevoise à prendre en compte les problèmes qu’elle crée chez ses voisins n’est pas la première de ses qualités – permettez-moi cet euphémisme.

Lors de la réunion du CRFG la semaine dernière l’éducation nationale a minoré l’impact de votre décision. Pourtant d’après leurs propres chiffres, la croissance des effectifs scolaires à St Julien a été de 44 élèves en septembre 2017, 40 élèves en septembre 2018… et 50 élèves en septembre 2019. Soit 10 élèves additionnels à une croissance déjà délirante. Pour l’éducation nationale 10 de plus ce n’est rien. Pour nous c’est le seuil qui oblige à créer une classe supplémentaire à 600’000 euros pièces. Mais surtout pendant que depuis 2 ans, l’éducation nationale dans des comités de travail tente de comptabiliser l’augmentation additionnelle des effectifs à court terme, le tsunami arrive à l’horizon et ce tsunami, personne à ce jour n’en contester l’ampleur : le Genevois français devra accueillir 2000 élèves supplémentaires d’ici 10 ans, construire une centaine de classes supplémentaires. Alors que le tsunami des 2000 élèves se pointe à horizon 10 ans, l’éducation nationale est un peu comme un baigneur au bord de la plage qui regarde le niveau de la mer et prétend que jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Pourtant tôt ou tard, même les fonctionnaires d’état finiront par comprendre l’ampleur du transfert de charges publiques. Au passage, Monsieur le Président, c’est une catastrophe écologique que d’abandonner une centaine ce classes dans le canton et d’en construire une centaine supplémentaires dans le Genevois français. A 600'000 euros la classe, 5600 euros par élève de coûts d’enseignement, plus de 1000 euros par élève de coûts scolaires et périscolaires –estimation basse des coûts induits pour qu’ils soient incontestables-, cela représente un report de charges que l’on peut estimer à 25 à 30 millions par an dans 10 ans – vous trouverez un tableau détaillé de ces reports de charges. A combien d’équipements sportifs et culturels, à combien d’infrastructures de mobilité devront nous renoncer pour financer tout cela ? Ces montants représentent des sommes très très nettement supérieures aux subventions obtenues par les collectivités françaises dans le cadre de tous les projets d’agglo cumulés !!!

Comment peut-on décemment prétendre que cette décision prise dans le cadre d’un programme d’économies et qui selon ce qui a été dit au Grand Conseil permet au canton d’économiser plus de 3 millions de franc dès la première année pourrait ne pas être un report de charges publiques ? Surtout lorsqu’on sait que 10 ans plus tard, ces plus de 3 millions de francs deviendront plus de 30 millions de francs. Si un jour le canton souhaite œuvrer à la bonne intégration des Genevois dans le Genevois français, il serait souhaitable qu’il évite de le faire dans le cadre d’un programme d’économie, sa sincérité sera alors plus évidente. Le canton pourrait ainsi par exemple supprimer toutes discriminations qui incitent les genevois de France à la fraude telle que cette discrimination-là.

Pour rappel, les communes genevoises perçoivent plus d’impôts à la source des frontaliers que les communes françaises. Elles assument peu de charges publiques transfrontalières à ce jour : en tout cas aucune charge publique sociale, de santé et désormais plus aucune de formation. Les recettes du canton sont tellement abondées par les frontaliers au travers de l’impôt à la source ou encore de la contribution des frontaliers à la productivité de l’impôt sur les personnes morales qu’il serait légitime que le canton assume une partie moins négligeable des charges publiques liées aux frontaliers.

Sachez que la mise en œuvre de cette mesure est tout simplement impossible dans les communes limitrophes du Genevois français. J’espère que le Conseil d’Etat aura la sagesse de revenir sur cette décision. Dans le cas contraire, j’espère que le Grand Conseil montrera plus de sagesse pour imposer un changement de règle. Pour notre agglomération, cela serait préférable à une saisine des « juges étrangers » de la Cour de Justice de l’Union Européenne, qui eux sont indépendant des partis politiques genevois, pour faire constater cette nouvelle violation des accords de libre circulation et en prononcer l’annulation.

Merci de votre attention.

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mercredi, 20 novembre 2019

Le tsunami des 2000 élèves genevois à accueillir

La semaine dernière a eu lieu une réunion du Comité Régional Franco Genevois (CRFG) au cours duquel a été abordé la question de la scolarisation des élèves genevois dans les écoles françaises suite au refus du canton d'accueillir les enfants de ses propres contribuables et citoyens dans ses écoles. Curieusement, jusqu'à ce jour c'est dans cette instance coprésidée par l'Etat français et le Canton de Genève qu'est discuté cette question plutôt qu'à l'Assemblée du Grand Genève qui est coprésidée par les Cantons de Vaud, de Genève et par le Pôle Métropolitain du Genevois français.

Lors de cette réunion, l'Education nationale a affirmé que le nombre d'élèves avait augmenté dans des proportions habituelles dans les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie. Effectivement, diluer l'impact du report d'élèves frontalier sur l'ensemble des deux départements, c'est un peu comme partir à la chasse en regardant dans des jumelles à l'envers. L'Education nationale a également fait un focus sur la situation à St Julien soulignant qu'après avoir dénombré 44 élèves supplémentaires à la rentrée 2017, puis 40 élèves supplémentaires à la rentrée 2018, St Julien avait constaté 50 élèves supplémentaires à la rentrée 2019. L'éducation nationale estimant cette hausse marginale et inférieure aux 63 élèves qui étaient attendus. L'éducation nationale ignore l'impact que peuvent avoir 10 élèves supplémentaires dans une commune lorsqu'on doit déjà en accueillir 40 supplémentaires chaque année. C'est pourtant le point de bascule. Le point à partir duquel on doit ouvrir une classe supplémentaire pour un coût moyen estimé de manière très conservatrice à 600'000 euros par classe. 600'000 euros qui ne pourront pas être investis dans des équipements sportifs, culturels ou de mobilité.

Mais surtout, pendant que l'éducation nationale met 2 ans à calculer les effets à court terme, les effets à long terme sont eux incontestables et incontestés : à ce jour, environ 2000 élèves bénéficient d'une dérogation et dans 10 ans, ces 2000 élèves supplémentaires seront à la charge des autorités françaises.. et dont la croissance des effectifs est de +6% par an. Une centaine de classes supplémentaires à construire pour un coût de 60 millions d'euros pour les collectivités. Des coûts publics que l'on peut estimer à environ 25 millions d'euros par an (classes, enseignants, ATSME, nettoyage, chauffage et périscolaire). Pendant que l'Education Nationale observe à la loupe le niveau de la mer sur la plage, elle ne regarde pas le tsunami de charges publiques qui arrive à l'horizon et que pourtant personne ne conteste.

Le Pôle Métropolitain du Genevois français, représenté par Jean Denais, Maire de Thonon a souligné que si la mesure représentait une économie de 3,5 millions de francs côté genevois, c'était nécessairement un report de charges publiques sur la France. Et encore les 3,5 millions de francs sont sur la première année.. au cours de laquelle nous observerons qu'un dixième des effets de la mesure, soit environ 35 millions de francs d'économies annuelles pour Genève dans 10 ans !

Le département de la Haute-Savoie, représenté par Christian Monteil a appuyé la remarque et souligné son inquiétude au titre des collèges dont les départements ont la responsabilité.

Et pourtant, le CRFG a publié un communiqué estimant qu'il n'y avait pas de problèmes dans les communes alors même que les représentants des communes avaient dit l'exact contraire.

J'ai demandé à ce que le sujet soit abordé lors de la séance de l'Assemblée du CRFG ce jeudi. Une demande déjà faite à de multiples reprises auprès du Président du Conseil d'Etat genevois qui préside le Grand Genève, mais qui avait été refusée jusqu'à ce jour. Pour la première fois depuis 2 ans, nous allons ENFIN pouvoir en parler dans une instance de coopération transfrontalière plutôt que par média et avocats interposés.

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mardi, 19 novembre 2019

Parfois un peu seul à défendre l'intérêt général : l'exemple de l'école de Lathoy

Après un an de mandat, l'un des adjoints de St Julien me faisait cette confidence : ce qu'il trouvait le plus difficile dans l'exercice des responsabilités communales était de sans cesse, inlassablement et sans jamais baisser la garde, devoir défendre l'intérêt général face à la multiplicité des pressions pour des intérêts particuliers.

Nous sommes soumis à de multiples pressions de riverains, d'associations ou de particuliers qui au travers de tous les instruments possibles tentent d'imposer leurs intérêts particuliers en s'affranchissant des contraintes communales ou des besoins plus essentiels d'autres habitants plus nombreux. Un habitant qui défend son intérêt personnel à stationner sa voiture tous les jours devant le commerce du boucher, telle copropriété qui pensent avoir touché le jackpot parce que la commune doit négocier un bout de foncier pour un projet d'intérêt public, tel recours déposé pour obtenir des avantages particuliers.... Bien sûr c'est notre responsabilité. Mais souvent nous nous sentons un peu seuls. Bien sûr une écrasante majorité des habitants sont préoccupés essentiellement par l'intérêt général, mais le plus souvent ces derniers s'expriment peu. Au quotidien nous sommes plus souvent confrontés à ceux qui défendent leurs intérêts. Il faut alors avoir une profonde force de caractère, beaucoup d'éthique personnelle, un profond sens du devoir et une détermination sans faille sur la durée.

Parmi tous les exemples, il en est un qui se dégage par son exubérance : la vente de l'école de Lathoy.

En début de mandat nous avons fait le diagnostic que la commune disposait de plus de bâtiments publics qu'elle n'était capable d'en entretenir avec un service bâtiment composé de 5 personnes dont une au service de la CCG. De nombreux bâtiments n'étaient pas entretenus, en ruine et inutilisés. Dont l'école de Lathoy. Nous avons décidé de la mettre en vente par une communication très large qui a donné lieu à de nombreuses offres.

Des habitants du hameau de Lathoy ont exprimé le souhait de pouvoir continuer à disposer d'une salle dans la hameau. Nous avons accepté leur demande mais précisé qu'il n'était pas possible pour la commune d'en assurer l'entretien, la gestion des accès, les coûts. S'ils souhaitaient une salle ils devaient en assumer la responsabilité au travers d'une association créé pour cela. Ce qu'ils ont accepté. Nous leur avons également demandé de justifier des activités qui y seraient conduites au service de tous qui pourraient justifier d'un tel cadeau de la part de la commune.

Parmi les acquéreurs potentiels, la commune a sélectionné celui qui proposait le prix le plus élevé parmi ceux qui proposaient la création d'une telle salle. Il y avait une offre supérieure mais qui ne répondait pas aux demandes des habitants constitués en association. Cela avait un coût pour la commune, mais le prix proposé était conforme à l'évaluation du bien et il nous a semblé conforme à l'intérêt général de renoncer à un prix supérieur pour avancer sur la possibilité d'avoir une salle pour une association de quartier. Nous avons fait confiance à l'association pour être à la hauteur de leurs demandes.

L'association a été créée et présidée par un riverain de la salle et de l'école de Thairy : Monsieur Romain Crégut. Cela nous a semblé curieux comme mélange des genres, mais nous n'y avons pas fait obstacle.

Au fil des discussions, il est apparu qu'une salle gratuite ne suffisait pas à l'association. Leurs demandes se multipliaient, leurs exigences devenaient plus complexes. Je n'ai pas souvenir d'avoir eu un seul rendez-vous avec eux au cours duquel ils ont exprimé la moindre satisfaction sur le fait de pouvoir disposer d'une salle associative gratuitement. Un privilège qui à ce jour n'a été accordé à aucune autre association de la commune, mais que nous avons pu pourtant concéder du fait de la vente de l'école, et parce que l'association s'engageait sur la durée à en assurer la gestion. Au delà de l'avantage en nature que constitue cette salle, en raison des exigences à répétition de l'association, le projet a déjà pris des centaines d'heures de travail à différents agents de la commune : réunions avec l'association, rédaction de l'acte, réunions avec le notaire... Un engagement qui dépassait déjà l'utilité publique du projet, d'autant qu'il a fallu demander avec insistance quelles activités l'association s'engageait à y conduire au service de tous les habitants du hameau.

Même le notaire a fini par se décourager devant les demandes changeantes de l'association. Il m'a dit "je ne sais pas comment tu fais", et m'a demandé d'aller voir un autre notaire. Nous avons donc du reprendre la rédaction de l'acte avec un autre notaire.

L'autre notaire a identifié une rédaction de l'acte par lequel la commune cède le bien à l'acquéreur qui se propose par lui-même et sans obligation à céder une salle à l'association. Si l'association se montre incapable d'obtenir un accord avec le propriétaire alors il n'y a pas de cession. Tout autre montage qui impliquait la commune aurait pu être contestée au titre du code des marchés publics.

La délibération a été prise par le conseil municipal en juin... et l'association a déposé un recours gracieux contre la délibération qui lui concède une salle gratuitement !!!!???!!!  Vous y croyez vous ? Ils ont également déposé un recours contre le permis de construire de l'acquéreur qui se proposait de leur offrir une salle gratuite !

Et comme si cela ne suffisait pas, il se trouve que le Président de l'association, M. Romain Cregut avait installé une terrasse sur une parcelle communale. La précédente municipalité avait eu la gentillesse de lui céder ce morceau de parcelle qu'il occupait. Mais comme cela ne lui suffisait pas, il a aussi installé un bac de récupération d'eau de pluie, un composteur et son jardin potager sur une autre parcelle communale. Concomitamment à la vente de l'école, la commune décide de vendre également les parcelles mitoyennes à chacun des propriétaires riverains... dont M. Crégut et son épouse. Cela lui permettait de régulariser son occupation illicite. 

Je n'avais jamais vu cela, mais M. Cregut, procédurier, a contesté le relevé de géomètre pendant une heure. Je n'ai pas connaissance d'une contestation de relevé de géomètre dans le passé à St Julien. Encore une heure de perdue pour un géomètre et deux agents de la commune grâce à M. Romain Cregut. Je lui ai signifié que s'il refusait de signer le relevé nous ne pourrions pas lui vendre la parcelle. Il a fini par signer le relevé qu'il contestait.

La vente des parcelles étaient dans la même délibération que la vente de l'école de Lathoy.... M. Romain Crégut a déposé un recours contre la délibération lui vendant la parcelle communale qu'il occupe !!!!???!!!! Vous y croyez encore ?

Je lui ai donc écrit en lui indiquant que si l'acquéreur perdait patience et que nous devions tout recommencer à zéro en raison des recours, la commune pour préserver ses intérêts ne lui vendrait plus la parcelle qu'il occupait illégalement. Je lui ai également indiqué que puisqu'il s'opposait à la délibération permettant de régulariser la situation, je le mettais en demeure de libérer la parcelle communale immédiatement.

Ce dernier a écrit au Préfet de Haute-Savoie, au Sous-Préfet, au défenseur des droits et à l'ensemble du conseil municipal pour dénoncer les pressions que j'exercerai à son encontre... mais de qui se moque t'on ? Est-ce vraiment en attenter à ses droits que de lui demander de cesser d'occuper illégalement une parcelle communale et de renoncer à une délibération qui cède une salle gratuitement à l'association qu'il préside ???? Certains vivent manifestement sur une autre planète et ignorent les difficultés réelles auxquelles sont confrontés le défenseur des droits, le Préfet, le Sous Préfet et l'ensemble des élus du conseil municipal.

Bien gérer cela relève de notre responsabilité, de toujours faire valoir l'intérêt général face aux égoïsmes et aux intérêts particuliers. Nous l'avons fait. Mais aujourd'hui je suis accusé par quelques membres de l'association d'avoir agit illégalement et en cachette du conseil municipal qui pourtant a été informé de manière détaillée à chacune des délibérations. Parfois, quand on fait face à de tels comportements, on a besoin du renfort de cette majorité silencieuse des habitants pour continuer à défendre efficacement l'intérêt général.

 

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mercredi, 13 novembre 2019

Encore une combine PS-LR à St-Julien-en-Genevois

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A chaque fois que je le dis, mes interlocuteurs ont du mal à me croire : à St Julien, aux élections de 2008, Daniel Bouchet, la tête de liste UMP avait publiquement et officiellement indiqué voter au second tour pour la liste sortante du Parti Socialiste (enregistrement en lien ici). Une stratégie concertée avec le sortant socialiste (déclaration de Jean Michel Thénard en lien ici). Ils avaient convaincu suffisamment d'électeurs de droite pour qu'à 84 voix près, le premier tour (PS 38%, MODEM 32%, UMP 28%) se transforme en victoire pour le PS grâce au soutien d'électeurs UMP. Le PS et l'UMP avaient ensemble gagné la campagne, même s'ils y avaient perdu tout honneur et toute crédibilité pour plusieurs décennies.

Rebelote en 2014. Cette fois-ci nous nous doutions de leur perversité. Pierre Brunet, tête de liste UMP, soutenu par la député Virginie Duby-Muller, propose à la liste PS une fusion de liste au second tour. Les choses étaient prévues à l'avance, et reconnues publiquement dans la presse entre les deux tours. Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'à 14 voix près c'est la liste UMP qui était devant la liste PS sortante... et que nous avions 25% d'avance. Cette fois là, l'UMP et le PS ont reperdu l'honneur et la crédibilité qu'ils n'avaient déjà plus, sans même gagner les élections.

Depuis le temps, je pensais qu'ils avaient retenu la leçon. Qu'une élection municipale est affaire de projet de ville, d'équipe diverse, compétente et représentative au service de tous. Je pensais qu'ils commenceraient à travailler sur leurs idées au service des habitants pour reconstruire un peu de cette crédibilité perdue, non pas pour des échéances électorales, mais au moins pour contribuer au débat démocratique des idées et prendre date pour l'avenir.

Et pourtant, dans les colonnes du Messager en septembre, Laurent Mivelle, tête de liste de la minorité UMP au conseil municipal, affirme que notre équipe a un excellent bilan mais que je suis tellement insupportable qu'il faut une alliance de la droite et de la gauche pour nous battre... comme si nous battre était un projet au service des habitants, comme si une élection municipale était affaire de personne.

Je dois reconnaître que je suis insupportable : contrairement à mon prédécesseur qui ne m'a jamais reçu j'ai proposé tout au long du mandat aux têtes de listes des minorités de les recevoir dans mon bureau tous les deux mois pour répondre à leurs questions, les consulter ou encore les informer des projets en cours. A vrai dire j'ai fini par renoncer ces derniers mois au vu du nombre de lapins qu'ils m'ont posé : une fois sur deux environ ils ne venaient pas, sans prévenir, aux rendez-vous fixés. Nous les avons associé à toutes les délibérations au travers des commissions alors que, lors du mandat précédent, nous n'étions pas informé même des projets d'augmentation d'impôts : le plus souvent en commission ils s'abstiennent de donner leur point de vue dans l'attente de réfléchir ensemble au coup qu'ils vont pouvoir faire lors de la séance publique du conseil municipal devant la presse. Soit disant, je ne supporte tellement pas les autres points de vue que le mien que nous avons proposé au conseil communautaire la candidature de Michel de Smedt, tête de liste socialiste, à une vice présidence : je ne connais aucune autre commune en France qui en ait fait autant pour une minorité. Je les associe formellement aux cérémonies commémoratives alors qu'ils nous ignoraient. Nous avons disposé les tables au conseil municipal pour leur donner rang égal avec les élus de la majorité alors qu'ils nous tournaient le dos. Nous leur confions la rédaction du procès verbal du conseil municipal alors qu'ils refusaient nos amendements. Certains refusent de me saluer lorsque je leur tends la main, et je continue de leur souhaiter le bonjour oralement. Michel de Smedt, tête de liste de la gauche, a été désigné comme membre du jury sur le quartier gare alors qu'ils nous avaient refusé cela lors du dernier mandat... effectivement, je dois reconnaître que je suis surtout insupportable pour avoir casser leurs petites alternances de paresse intellectuelle.

Le conseil municipal de novembre a été plus rapide que d'habitude. A l'issue du Conseil nous avons découvert les conseillers municipaux des deux minorités de droite et de gauche entrain de boire un verre ensemble à la Diligence avec d'autres candidats annoncés, et avec le "journaliste d'investigation" autodésigné, Charles Denu, rédacteur en chef du magazine gratuit "Alpes Léman". Autour de la table, sur la photo en lien ci-dessus complotait la coalition des frustrations :

  • Michel de Smedt (tête de liste socialiste au conseil municipal),
  • Laurent Mivelle (tête de liste UMP au conseil municipal, proche de Virginie Duby-Muller),
  • Christophe Bonnamour (conseiller municipal UMP, proche de Virginie Duby-Muller),
  • Julien Bouchet (membre de LR, proche de Virginie Duby-Muller ancien suppléant du député UMP et fils de Daniel Bouchet, ancien candidat UMP à St Julien en 2008 qui avait indiqué publiquement voter pour le candidat socialiste au second tour, il est actuellement maire de Cruseilles).
  • Daniel Juteau, militant socialiste qui refuse de me serrer la main lorsque je la lui tends pour le saluer
  • Gérard Oberli, habitant qui refuse de perdre la possibilité de laisser sa place de parking sur l'espace public devant chez les commerçants
  • Charles Denu, "journaliste d'investigation" autodésigné d'Alpes Léman

Les autres conseillers municipaux : Dominique Sublet (liste UMP), Fabien Gonneau (liste PS) et Joël Delépine (liste PS) m'ont indiqué ne pas souhaiter être associés à ces démarches de candidature commune droite-gauche. Eux souhaitent s'engager au service de la ville au travers d'engagements associatifs et citoyens.

Il se confirme donc que les déclarations de Laurent Mivelle, tête de liste UMP, sur une liste commune droite gauche n'étaient pas une élucubration ou une divagation mais un véritable projet soutenue par la député et dans lequel Michel de Smedt, ancien Directeur des Services Techniques de Robert Borel et ancien candidat PS, compromets sa crédibilité et sa réputation. Selon les informations qui nous reviennent "untel est en bonne place sur la liste"... qui pourtant n'a toujours pas de projet, pas de tête de liste et pas d'équipe, tout au plus une frustration "battre le maire", ce qui ne sera jamais un projet d'avenir pour St Julien. L'exact contraire de ce que nous sommes en train de faire : nous travaillons à un projet pour les habitants depuis janvier 2019 et ce n'est qu'en janvier 2020 que nous confierons des responsabilités.

Un habitant me confiait récemment qu'à chaque livraison du bulletin municipal, dans la page réservée aux minorités, il essayait de deviner qui était l’équipe de droite et qui était l’équipe de gauche, mais qu'il était impossible au travers de leurs contributions de deviner leurs valeurs derrière la vacuité des idées énoncées. Connaissant les auteurs c'est une question que je ne m'étais jamais posée. Elle est pourtant profondément révélatrice de la perte d'identité et de valeur dans notre pays. Après 30 ans de paresse de l'alternance, la logique clanique de la gauche et de la droite leur ont fait perdre toute conviction au delà de la défense du clan... mais si désormais il font clan commun droite-gauche, alors ils n'ont plus rien, ils ne SONT plus rien du point de vue politique.

Et pourtant ! Au Conseil Municipal restaient quelques postures : Ainsi, Christophe Bonnamour qui par souvenir des anciennes idées de la droite, s'opposait à toute création de poste et augmentation de dépense, fera désormais liste commune avec Michel de Smedt qui aimeraient que la commune crée des postes d'ATSEM supplémentaires pour +100'000 euros par an. Celui qui a mis en oeuvre les augmentations d’impôts de la municipalité Thénard en tant qu’adjoint aux finances fait liste commune avec ceux qui veulent réduire les impôts. Ceux qui ont défendu l'enseignement privé font liste commune avec ceux qui s'y attaquent dans chacun de leurs votes. Tout au plus sont-ils d’accords pour rénover au frais des contribuables l’église de Thairy afin qu’elle puisse accueillir des messes qu’aucun prêtre ne pourra plus jamais célébrer : alors que de notre côté nous limitons l'engagement communal à l'entretien d'un bâtiment historique sans réouverture au public. Les antibagnoles font cause commune avec le type qui lance une pétition pour pouvoir continuer de garer sa voiture résidentielle devant chez le boucher ! La gauche St Juliennoise est devenue conservatrice et a oublié ses valeurs de laïcité. L’alliance de la carpe et du lapin n’est pas une promesse d’avenir pour St Julien mais bien une insulte faite aux citoyens.

Tout cela me met en colère pour la paresse intellectuelle qu'elle révèle. Les St Juliennois méritent mieux que cela. Les St Juliennois méritent que d'autres équipes travaillent à un projet de ville, défendent des valeurs ou une méthode. Les St Juliennois méritent que des habitants aient pour ambition d'être à leur service plutôt qu'au service d'un clan. Les St Juliennois méritent un vrai débat démocratique. Si notre bilan est applaudi par ceux-là même qui veulent nous battre, il mériterait tout de même des propositions alternatives. Ont-ils conscience que depuis le 21 avril 2001, il est minuit moins 10 avant le fascisme en France ? Ont-ils conscience que comme dans beaucoup d’autres pays en Europe, désormais si alternance il doit y avoir elle sera entre la République et la dictature ?

Depuis maintenant 16 ans que je m'engage dans la vie publique j'ai appris à vivre avec ces coups tordus : menaces de viol et de morts circonstanciées à l'encontre de ma colistière, accusations publiques diffamantes et sans fondement de "vol d'agenda dans le sac à main d'une secrétaire", citation à comparaître au tribunal correctionnel pour avoir, à juste titre, dénoncé des marchés publics faussés (en lien ici), campagne internet de diffamation illégale, alliance PS-UMP aux municipales et cantonales. Tout cela m'incite à redoubler d'efforts : on ne peut pas laisser la gestion publique à ces individus là.

Cela ne nous déviera pas d'un iota : nous poursuivons le travail engagé depuis plusieurs mois sur la conception d'un projet de ville au service de l’intérêt général. Nous continuons de fédérer les bonnes volontés de toute la ville, quelques soient leurs quartiers, leur milieu professionnel et leurs valeurs pour défendre l'intérêt général des habitants plutôt que des intérêts de clans ou des intérêts particuliers. Vous pouvez compter sur nous. Nous comptons sur vous pour dire ce que vous pensez de ces aventures sans lendemain entre la droite et la gauche qui insultent l'intelligence des St Juliennois.

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dimanche, 10 novembre 2019

Les attentes des St Juliennois pour leur avenir

Dans le cadre de l'élaboration du prochain projet de ville, l'équipe "Vive St Julien" a lancé une grande consultation en ligne auprès des habitants. Nous avons reçu près de 500 réponses. Plus que lors des consultations que nous avions lancées en 2007 et en 2013.

Vous trouverez ici les résultats de l'enquête auprès des St Juliennois.

Résultats de l'enquête aux habitants nov 2019.pptx

1) Transition environnementale :

Les St Juliennois sont très clairs. La priorité est de poursuivre les efforts sur la gestion des déchets. Des progrès très importants ont été réalisés sur l'amélioration du tri et sur la prévention des déchets. Il faudra aller plus loin dans la réduction des déchets et le compostage. Le développement des mobilités alternatives est la seconde priorité des habitants s'agissant de la transition environnementale. Viennent ensuite toutes les questions énergétiques avec le développement des énergies renouvelables et l'isolation.

2) Démocratie participative :

Les St Juliennois souhaitent pouvoir donner leur avis plus souvent. Pour autant seule une infime minorité souhaite consacrer du temps à s'informer ou discuter avec d'autres de l'intérêt général. Cela place les élus au cœur des contradictions de la société lorsque chaque citoyen souhaite que SON avis soit pris en compte sans nécessairement avoir conscience des avis des autres.

3) Mobilité et transport :

Les habitants insistent fortement pour le développement des transports en commun et des mobilités douces. Ils poussent aussi pour le vélo électrique, le train et le covoiturage. Seule une petite minorité souhaite promouvoir la voiture individuel, les motos et les scooters.

4) Convivialité :

Si 24% ont surtout un cercle social extérieur à la commune et ne souhaite pas particulièrement s'impliquer à St Julien, au contraire 44% des habitants y connaissent beaucoup de monde. Entre les deux, près d'un tiers des habitants souhaitent faire plus de connaissance à St Julien. Les St Juliennois ont clairement envie de mieux se connaitre les uns les autres.

Les moyens de faire connaissance sont intéressants : les St Juliennois se rencontrent d'abord sur le parvis des écoles ou par leurs enfants respectifs, mais aussi dans les associations ou lors des fêtes de quartier ou de voisins.

5) Action sociale :

Les habitants souhaitent que l'action sociale se concentre sur l'éducation et l'aide aux enfants. Le développement du lien social arrive en second. A l'opposé, la lutte contre les violences familiales arrive en dernière position. Pourtant, les crimes et délits arrivent d'abord dans les foyers et les violences familiales connaissent une très forte augmentation avec des gardes à vues quasi quotidiennes. Alors que beaucoup d'habitants ignorent qu'un habitant sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté, nous devrons sans doute mieux faire connaitre la situation sociale dans la commune avant de fixer des priorités avec les habitants.

6) Logements sociaux :

Un St Juliennois sur 7 estime qu'il y a assez de logements sociaux, et autant d'habitants estiment le contraire. En revanche c'est le souhait de voir émerger d'autres solutions de logements abordables qui est plébiscité : baux réels et solidaires, baux emphytéotiques, logements intermédiaires ou logements coopératifs.

7) Equipements publics :

C'est un fait remarquable et nouveau de voir les habitants plébisciter des équipements publics qui soit des aménagements et particulièrement des aménagements naturels (jardins partagés et renaturation de l'Aire) plutôt que des bâtiments (médiathèque, salle de spectacle..).

8) Les Grands Projet :

Parmi les grands projets, les habitants placent en priorité la réalisation du tram (dont les travaux de la tranche 1 sur la partie suisse doivent commencer en 2020), puis le projet Coeur de Ville et le quartier gare qui sont quasi à égalité. Les travaux du projet Coeur de Ville commencent en 2020 et ceux du quartier gare juste après. Puis ensuite le projet entrée sud.

Si près de la moitié des habitants estiment que la mise en oeuvre des grands projets doit être la principale priorité du prochain mandat, les deux tiers des St Juliennois ne sont pour autant pas près à voir la taxe foncière augmenter pour accélérer leur mise en oeuvre. A l'opposé seulement 4% des habitants estiment que la rénovation du patrimoine doit être la priorité du prochain mandat.

9) Priorités de fonctionnement :

Pour les St Juliennois, les dépenses sur le développement durable, les espaces verts, la propreté,  le scolaire et le commerce local doivent être priorisées au détriment du sport, du social, de la culture, de l'état civil et de l'entretien des bâtiments communaux.

10) Impôts :

1 St Juliennois sur 10 veut voir les impôts et les services publics communaux baisser, 2 sur 10 souhaitent les voir augmenter, et 7 sur 10 souhaitent que le niveau d'impôts et de services reste stable.

11) Relations avec Genève :

Une quasi unanimité des St Juliennois souhaitent un rééquilibrage des relations avec Genève pour que le Genevois français parle d'égale à égale avec nos voisins au travers d'une relation franche et sans taboue même lorsque ce n'est pas facile.

Merci de votre contribution.

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samedi, 19 octobre 2019

Conférence de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine sur St Julien en Genevois

Vous trouverez ci-dessous la conférence qui s'est tenue le 2 octobre à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine sur St Julien en Genevois.

 

08:00 | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

jeudi, 17 octobre 2019

Que pensez vous pour l'avenir de St Julien ?

EECF25D6-3AB9-4F16-944D-1BFE11C75520.jpegDepuis plusieurs mois une quarantaine de personnes travaillent à l'élaboration d'un projet de ville. Le travail se poursuivra au cours des prochains mois. A ce stade, nous avons quelques questions à vous poser sur ce que vous pensez et ce que vous souhaitez pour l'avenir de St Julien. Nous avons élaboré un questionnaire qui couvre les principaux défis qui se posent à la commune.

Depuis le début de la semaine, déjà plus de 200 St Juliennois ont répondu. Mais nous souhaitons savoir ce que VOUS en pensez.

Merci d'avance de prendre quelques minutes pour nous faire part de vos préoccupations et de vos points de vue sur St Julien.

Vous trouverez le questionnaire en lien ici :

Questionnaire aux habitants pour que Vive St Julien !

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mardi, 24 septembre 2019

Rénovation du Carrefour Provencia, que se passe-t-il ?

Provencia a déposé il y a déjà de nombreuses années un projet de rénovation du magasin. Le projet n'avait pas abouti lors du précédent mandat. Les discussions se sont poursuivies dès 2014 avec le porteur de projet ce qui a permis d'aboutir à une autorisation en 2016. Le permis de construire a fait l'objet de plusieurs recours contentieux. Le démarrage des travaux était retardé par ces recours. Certains des requérants ont du cesser leur activité. Les autres ont trouvé un accord avec le porteur de projet. Le permis est désormais définitif depuis près d'un an... mais toujours pas de travaux.

Ce projet est important pour la commune : l'état de délabrement de l'un des bâtiments les plus utilisés de toute la commune affecte l'image de tout St Julien. La mise en œuvre de ce projet est un enjeu public d'aménagement, de salubrité, d'emplois et aussi de recettes pour la commune, la communauté et l'Etat. Je suis régulièrement interpellé sur le sujet par des habitants, des clients ou encore des entreprises de la galerie.

J'ai donc demandé à l'exploitant ce qui bloquait. Il m'a indiqué que l'investissement devait être approuvé par le propriétaire des murs. Cela semblait être une décision facile à obtenir étant donné la rentabilité tout à fait exceptionnelle de l'investissement.

Les murs du magasin sont la propriété de la SCI du Puy St Martin qui compte 3 actionnaires : la famille Ros-Noblet, propriétaire du groupe Provencia, la famille Lambert, propriétaire et exploitant de l'autre Carrefour de St Julien, et la famille Fol de Valleiry.

  • La famille Ros-Noblet figure à la 291ème place du classement des grandes fortunes de France avec un patrimoine estimé par le magazine Challenges à 320 millions d'euros.
  • La famille Lambert est le premier propriétaire foncier à St Julien.
  • La famille Fol dispose également d'un patrimoine foncier important à Valleiry.

Le projet est bien sûr extrêmement rentable vu la situation du centre commercial. Cependant, les trois propriétaires ne parviennent pas à ce jour à se mettre d'accord sur la rétribution de l'investissement de chacun.

J'ai recommandé aux familles Lambert et Ros-Noblet de se rencontrer pour se mettre d'accord. J'espère qu'elle le feront très rapidement. La famille Ros-Noblet m'a communiqué un courrier dans lequel il fait état des investissements réalisés par la famille Lambert et de leur extraordinaire rentabilité. Si les familles se mettent d'accord très rapidement, je pourrai m'abstenir de rendre public les chiffres indiqués dans ces échanges. L'avocat de la famille Lambert m'a fait connaitre la position de ses clients tout en me demandant de garder ces informations confidentielles - à leur demande, je ne fais donc pas état publiquement des positions de la famille Lambert.

Tout cela est profondément indécent ! Pendant que les propriétaires se déchirent pour savoir qui percevra la plus grande part des gigantesques profits du projet, ce sont des emplois qui ne sont pas créés, ce sont des entreprises indépendantes de la galerie qui peinent à maintenir leur activité, ce sont des recettes publiques qui ne permettent pas de réaliser des projets.

J'espère sincèrement que les propriétaires pourront rapidement se mettre d'accord. Quand on voit à quel point des investisseurs retardent un projet aussi rentable pour eux-mêmes, on se dit qu'il y aurait besoin d'un peu plus de concurrence à St Julien.

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samedi, 21 septembre 2019

Le patrimoine d'aujourd'hui et celui de demain

A l'occasion des journées du patrimoine, la commune propose de nombreuses activités que vous trouverez en lien ici : portes ouvertes, projection, promenade contée..

C'est aussi l'occasion pour notre équipe de vous rendre des comptes sur la préservation du patrimoine.

Tout d'abord la plus grande partie du patrimoine historique de la commune demeure le patrimoine bâti dont l'essentiel sont des propriétés privées. Les nouvelles règles du plan local d'urbanisme adoptées en 2017 ont permis d'éviter de nouvelles destructions telles que la villa Tapponnier. Depuis juillet 2017, le bâti ancien dans les périmètres de protection patrimoniale ne peuvent plus être détruits pour y construire des immeubles. L'effet est immédiat : le château de Crache ou encore la Villa Mary dans la rue de la gare sont en vente. Si ces bâtiments remarquables n'étaient pas dans le périmètre de protection patrimoniale du nouveau Plan Local d'Urbanisme, ils auraient été achetés par des promoteurs qui les auraient détruit pour y construire des immeubles. En l'absence de surenchère de promoteurs, ce sont des particuliers qui pourront les acquérir pour y vivre et les entretenir. Ainsi, au fil des ans, les bâtiments anciens de St Julien pourront être restaurés.

Nous avons également vendu ce que la commune ne pouvait pas entretenir et ce sont des particuliers qui ont assumé les frais de rénovation. Ainsi, la Boulangerie Lavorel à la ferronerie en contre-bas de la Grand'Rue, qui était une ruine occupée par des chats, a pu être rénovée. Sur le même principe, la maison Hoo-Paris et l'école de Lathoy font l'objet de promesses de vente, validées par le conseil municipal et signées devant notaire.

L'église de Thairy a fait l'objet de travaux d'entretien pour assurer sa pérennité. Le périmètre de protection a pu être supprimé. La commune assume les coûts de son maintien. Une association aimerait que la commune finance les travaux qui permettrait sa réouverture au public - des travaux estimés à près de 1,5 millions d'euros. La commune pourrait l'envisager si l'église était déconsacrée et qu'il pourrait être fait un usage public du bâtiment, mais la même association s'y oppose : elle souhaite que l'église de Thairy reste un lieu de culte. Une position difficile à comprendre sachant que l'évêché a souligné qu'il n'y aurait pas de prêtre pour y célébrer des cultes. De toute évidence aucun contribuable ne paie des impôts pour financer l'ouverture d'un lieu de culte sans prêtre. Imbroglio supplémentaire, la minorité de gauche, pourtant opposée au financement de l'école privée, et qui a exprimé de fortes réserves à la vente d'une parcelle pour un lieu de culte musulman financé par une association locale, défend en revanche l'idée d'un financement public pour rouvrir un lieu de culte catholique sans prêtre. Puisque l'association souhaite que l'église reste un lieu de culte, nous lui avons proposé d'assumer son choix et donc les coûts de rénovation. Nous lui avons même proposer de lui donner le bâtiment gratuitement. A ce jour, ceux qui demandent que l'église reste un lieu de culte, n'ont pas de solution pour financer leur demande. La situation est bloquée puisque la déconsécration de l'église doit être faite en accord avec l'évêché qui attend l'accord des habitants qui s'y opposent : en attendant, la commune garantit que le bâtiment reste debout, mais fermé ! La seule chose qui menace l'église de Thairy aujourd'hui est le refus de l'association Thairoyr de la voire déconsacrée et qui empêche que le bâtiment ait une utilité publique. Mon ami Christian Monteil, Président du Conseil Départemental vient sur site ce jour pour apporter son soutien à l'association du Thairoyr. J'espère qu'il pourra contribuer à une solution concrète et pragmatique.

Nous avons également restauré et installé les croix de mission de Thairy et de Ternier. Le lavoir de Thérens a été rénové. Une arche de mémoire en souvenir du Pont Manéra a été réalisée. Les magnifiques portes en bois de l'Hôtel de Ville ont été restaurées. Nous avons restauré le monument aux morts à l'occasion du centième anniversaire de l'armistice. Nous avons rénové la plaque de l'appel du 18 juin sur le mur de la mairie. Des carto-guides des sentiers patrimoniaux ont été réalisés par le service culturel sur le centre ville ou encore sur les hameaux. Nous avons lancé une rénovation de l'hôtel de ville qui permettra de rendre ce bâtiment historique plus accueillant et plus fonctionnel. Je profite de l'occasion pour remercier les agents qui ont pu mettre en oeuvre tous ces projets.

Il reste encore beaucoup à faire : la restauration du monument des engagés volontaires dans les armées de la république au bout de la promenade du Crêt et qui sera rénovée avec les travaux prévus sur la promenade du Crêt. Les monuments à la mémoire de Fernand David et de César Duval seront réalisés en même temps que les travaux prévus à ces différents sites. La fontaine qui se trouve sur la place de la Libération sera rénovée et mise en valeur dans le cadre des travaux de la place de la Libération.

Au delà de la préservation du patrimoine ancien, nous estimons que notre responsabilité consiste aussi à créer du patrimoine d'aujourd'hui pour demain. Avec l'expérience et la concurrence des promoteurs, nous sommes de plus en plus exigeants sur la qualité architecturale des constructions nouvelles. Cela s'applique aussi et d'abord sur les bâtiments publics : l'école Nelson Mandela sera l'un des bâtiments les plus remarquable de la commune. C'est du patrimoine pour demain. Les fresques urbaines contribuent aussi à créer du patrimoine en ville.

Les associations de défense du patrimoine estiment que nous n'en faisons pas assez. Elles estiment que cela n'est pas notre priorité. 

Elles ont raison ! Lorsqu'on écoute les habitants, les principaux sujets de préoccupation sont la sécurité, la propreté, le coût de la vie et des logements, les déplacements, la maîtrise de l'urbanisation et la qualité des aménagements... mais pas la protection du patrimoine. La protection du patrimoine est importante. Très importante. C'est précisément la raison pour laquelle la municipalité a pris autant d'initiatives pour y œuvrer. De mémoire, je ne pense pas que les précédentes municipalité aient accordé autant d'importance à la préservation du patrimoine. Mais ce n'est certainement pas aussi important que les préoccupations quotidiennes des habitants citées plus haut.

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vendredi, 16 août 2019

75ème anniversaire de la commémoration de St Julien en Genevois

C83F5729-B741-41AA-B005-E68EB506C300.jpegLa commémoration du 75ème anniversaire de la libération se déroule un peu partout en France depuis quelques mois et pour encore quelques mois. Comme un écho de ces journées historiques, ville après ville, jour après jour, les cérémonies d’aujourd’hui résonnent en écho de l’avancée des armées de libération et de combats de la résistance.

Parmi toutes ces cérémonies, celle de St Julien est particulière, tout comme le fut cette journée du 16 août 1944 : première ville libérée par elle-même, après combats, du premier département libéré par lui-même.

Bien sûr, cela doit être restitué dans son histoire. Cela faisait déjà près d’un an que l’Italie avait signé l’armistice et rejoins les alliés, quelques mois après le débarquement de Sicile. Ici, à St Julien, les armées d’occupation Italiennes avaient fui en Suisse subrepticement à la nuit tombée le 8 septembre 1943 de crainte d’être fait prisonniers par les armées Allemandes. Les troupes d’occupation Allemande les avaient remplacées quelques jours plus tard.

Avec le succès du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, l’issue de la guerre approchait. Les troupes d’occupation devenaient de plus en plus nerveuses. Les miliciens aussi. Les arrestations, les contrôles, les exécutions et les déportations se multipliaient.

Le débarquement de Provence le 15 août 1944 annonce le soulèvement national avec des combats de libération un peu partout en France. Ces combats libèrent des villes et des départements, mais contribue aussi à désorganiser l’armée d’occupation et à l’empêcher de contre attaquer.

Le 15 août ce sont 350 000 hommes qui débarquent entre Toulon et Cannes, dont 250'000 Français. Ce second débarquement a pour objectif de faire la liaison avec les troupes débarquées en Normandie pour assurer le lien logistique.

En Haute-Savoie, les combats sont planifiés pour le 17 août. Pierre Ruche juge la situation intenable à la frontière suisse et demande à ses hommes de se tenir prêt. Ayant repéré les préparatifs de combat, les Allemands prennent l’initiative dès 7h du matin le 16 août. Sur tous les points du secteur frontalier ce ne sont que fusillades et éclatement de grenades. Les forces d’occupation résistent. A midi aucun poste n’est tombé.

Le commandant Ruche décide de concentrer les forces successivement sur chacun des postes.

Après de lourds combats qui feront 1 mort côté français et 2 morts côté Allemand c’est le poste de Perly qui tombe en premier sous les yeux des habitants de Perly massés à la frontière. Le poste de Valleiry suit avec 22 morts côté Allemand et 2 morts côté français. Et enfin le poste de commandement de St Julien. Les nazis reviennent à la charge de Fort l’Ecluse et incendient les villages de Bloux, Chevrier et Valleiry fusillant sept civils innocents. Ils sont finalement repoussés définitivement jusqu’au Pont Carnot. Le bilan de cette journée de libération s’élève à 9 morts côté français et 24 côté allemand.

L’histoire de la libération de St Julien est la contribution des combattants de St Julien à l’histoire de France. Un peu partout en Haute-Savoie et dans la Vallée du Rhône, le soulèvement national parvient à désorganiser l’armée d’occupation. Les alliés arrivent à Lyon début septembre, avec deux mois d’avance sur les prévisions. Un mois seulement après le débarquement, les hommes de la deuxième division blindée de Leclerc, rejoignent en Bourgogne ceux de la première division blindée de De Lattre.

Saint-Julien-en-Genevois est la première ville de Haute-Savoie libérée après combat, par elle-même, ou plutôt par ces hommes qui ont pris l’initiative de se battre pour notre liberté jusqu’à la mort. Lancer la révolte en premier c’est aussi héroïque que de choisir de partir au front en première ligne. Ils ont vécu jusqu’au sacrifice suprême cette maxime de la résistance héritée de la révolution : Vivre Libre ou Mourir.

M. Pinsard, votre présence parmi nous ce matin est un honneur. Quelques soit notre reconnaissance et nos remerciements pour votre action, ils resteront dérisoires face au cadeau de la liberté que vous avez contribué à nous rendre. Témoin de ces jours historiques, compagnon d’armes de ces héros et héro vous-même, vous êtes notre mémoire mais aussi une source d’inspiration.

Cette commémoration est pour nous l’occasion de vous rendre hommage ainsi qu’à tous vos camarades disparus ce jour là et depuis. Que cette commémoration soit pour nous l’occasion de leur rendre hommage et à notre échelle, de manière pacifique en ces temps de paix, poursuivons leur combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

 

 

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jeudi, 15 août 2019

Municipales 2020 : une nouvelle équipe, un nouveau projet

Dans quelques mois auront lieu les élections municipales. Depuis le début de l'année, nous travaillons à élaborer un nouveau projet et à constituer une nouvelle équipe.

Bien sûr le projet sera en continuité avec ce qui a été entrepris depuis près de 6 ans. Cependant, c'est un nouveau chapitre qui s'ouvre pour St Julien : des enjeux nouveaux ont pris de l'importance comme la transition énergétique et la préservation de la biodiversité qui nécessitent d'aller plus loin, plus vite et plus fort que les mesures que nous avons pu prendre depuis plusieurs années. Sur la mobilité, de nombreux itinéraires piétons, cyclables et de transports collectifs ont été réalisés, mais il faudra aller plus vite et plus fort. La transformation du petit bourg en ville agréable doit aussi se poursuivre et s'accélérer. Un nouveau chapitre de l'intercommunalité doit aussi s'ouvrir pour plus d'efficience et de mutualisation.

Depuis janvier, 6 réunions plénières thématiques ont eu lieu sur les thèmes importants pour St Julien. Une trentaine de personnes a déjà participé à ces réunions de travail : pour moitié des conseillers municipaux sortants et pour moitié des habitants qui souhaitent s'engager pour la commune. Nous poursuivons désormais le travail en sous groupes thématiques sur les principaux enjeux communaux. Notre objectif est de décliner un nouveau projet de ville qui se traduira par de nouveaux engagements politiques pour l'avenir.

Si vous souhaitez vous engager pour la commune vous pouvez nous rejoindre. Venez contribuer au projet de ville et peut être, si vous le souhaitez, devenir conseiller municipal. Je me tiens à votre disposition pour plus d'informations.

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mercredi, 14 août 2019

Les pétitions c'est important !

Une commune, un pays, ce sont des communautés. Pour progresser, pour avancer, il faut travailler ensemble et entraîner. La transition énergétique et la préservation de la biodiversité, l'amélioration de notre compétitivité pour retrouver le plein emploi, le rétablissement de nos comptes publics ou encore la contribution aux objectifs de paix et de développement humain dans le monde, nécessite une mobilisation collective à l'échelle nationale.

Même à l'échelle d'une commune, la propreté, la lutte contre les cambriolages, l'amélioration des conditions de circulation, tous les sujets nécessitent une mobilisation collective. Beaucoup de choses peuvent se décider en mairie, mais resterait sans effet sans la mobilisation collective des habitants.

Pour que chacun contribue, il faut que chacun soit associé aux décisions. C'est la raison pour laquelle nous avons associé les minorités aux décisions du conseil municipal au travers des commissions, organisé une réunion publique par mois en moyenne sur le mandat, mis en places des enquêtes publiques et des questionnaires, créé des comités de quartier, consulté des citoyens tirés au sort.

Nous aimerions pouvoir plus compter sur les pétitions pour contribuer à cette démocratie participative. Comme cela se fait à Genève avec le droit de pétition : les pétitions y sont vérifiées et font l'objet de débat au parlement puis de réponses officielles et parfois de proposition de loi.

A St Julien, nous constatons que les pétitions ne sont malheureusement pas assez prises au sérieux par ceux qui les signent et ceux qui les font signer : nous avons eu des pétitions avec des centaines de signatures hors commune, parfois même des quatre coins d'Europe !

La pétition sur la prétendue suppression de parking au cœur de ville est une pétition mensongère qui tente de faire croire que l'offre de stationnement sera réduite ce qui n'est pas le cas : la gratuité dans les parkings existant sera étendues et un parking souterrain sera créé. J'ai eu l'occasion de la signer moi-même tant le projet "cœur de ville" y répond déjà ! Combien de centaines de personnes ont été trompées par un habitant qui défend surtout son privilège de pouvoir stationner gratuitement en bas de chez lui ? Bien sûr, cette pétition sera sans effet sur le projet cœur de ville puisque la demande est déjà prise en compte. D'ici quelques semaines ou quelques mois, le bouche à oreille faisant son office, et le temps son oeuvre sur les mémoires, ces mensonges disparaîtront.

Une autre pétition a pu circuler, exigeant le classement de la mairie comme monument historique : comme s'il était dans l'intention de quelque municipalité que ce soit de détruire la mairie !?! La seule chose qui pourrait nuire au bâtiment de l'Hôtel de Ville c'est qu'il perde toute utilité publique. Une menace impossible aujourd'hui, mais qui verrait le jour si le bâtiment était classé : il est étouffant pendant les chaleurs d'été, difficile à chauffer dans certaines parties l'hiver. Il doit être adapté aux conditions climatiques d'aujourd'hui pour pouvoir rester durablement un lieu de travail pour les agents et d'accueil pour les habitants. Les normes d'accessibilité sont plus exigeantes aujourd'hui qu'elles ne l'étaient lors de sa construction. Il faudra des rampes d'accès et des ascenseurs. Toutes choses qu'un classement aux monuments historiques rendrait difficile voir impossible. Un classement condamnerait la mairie à une inutilité et à un abandon ! Les signataires en ont-ils conscience ?

Mais surtout, j'ai été très étonné de voir les propriétaires de commerces du centre ville signer une pétition qui demande des fouilles archéologiques. D'abord parce que de toute façon la loi encadre la chose assez précisément : la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) est notifiée et précise la nécessité de faire des fouilles. Les fouilles sont prescrites s'il est probable d'y faire des découvertes originales qui n'auraient pas pu être faites ailleurs. A ce stade, selon un architecte du patrimoine qui a travaillé dans le secteur, le site qui a le plus d'intérêt était sous la Rose des Vents. Il est probable qu'il ne reste plus rien. Si la DRAC estime qu'il y a du potentiel, les travaux doivent être interrompus quelques mois pour laisser le temps à la DRAC de mobiliser une équipe d'archéologues, puis 3 mois pour que ces archéologues puissent faire des fouilles et ensuite le temps qu'il leur faudra pour finaliser ces fouilles. Bien sûr, cela sera mis en oeuvre conformément à la loi s'il est jugé que les fouilles peuvent avoir un intérêt. Le cas échéant, pendant ces longs mois, il n'y aura ni stationnement ni alternative au stationnement. L'activité commerciale et la circulation s'en trouveraient particulièrement perturbés au centre ville. Je doute que les commerçants qui opèrent à la Rose des Vents aient eu conscience de cela lorsqu'ils ont signé la pétition exigeant des fouilles archéologiques devant leur magasin !

Pour ma part, je fais la part des choses dans ces signatures de commerçants qui manifestement n'ont pas pris la mesure des conséquences de ce qu'ils demandent sur leur propre activité. Mais la pétition a aussi été envoyée à la DRAC qui sera sans doute à la fois très heureuse et profondément surprise de ce soutien original des commerçants pour des fouilles archéologiques.

Pour notre part, nous aimerions pouvoir mieux prendre en compte les pétitions. Cela suppose que ceux qui prennent l'initiative de pétitions informent pleinement les signataires et veillent à ne pas les induire en erreur. Cela suppose que les signataires soient réellement de la commune. Cela suppose aussi que les habitants prennent la mesure de l'importance que revêt leur signature à une pétition et soient pleinement conscients des conséquences de ce qu’ils approuvent en signant.

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vendredi, 12 juillet 2019

Les minorités constructives et les oppositions stériles

Ce que les Français désignent sous le terme d'opposition, les Suisses l'appellent minorités. Cela change considérablement la manière d'aborder le débat public.

Les minorités expriment des points de vue dans le débat public pendant que les oppositions se contentent de "jouer leur rôle" comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre. Les échanges constructifs entre majorités et minorités dans les médias suisses peuvent être passionnants, les invectives courues d'avance entre majorités et oppositions rendent les médias français insupportables à écouter.

Les minorités proposent pendant que les oppositions critiquent. Les minorités disent ce qu'elles pensent, les oppositions disent le contraire des majorités.

Les minorités viennent aux assemblées délibérantes en se souciant dans leurs interventions à être utiles aux habitants, les oppositions y viennent en se souciant de ce qui pourrait être néfaste aux exécutifs. Les minorités cherchent à être cohérentes avec leurs valeurs, leurs projets, les oppositions cherchent la petite bête et se soucient peu de cohérence dans le temps.

Les minorités contribuent aux débats, les oppositions aux polémiques.

Les minorités réfléchissent et travaillent, les oppositions attendent leur tour.

Les minorités respectent les majorités et réciproquement. A St Julien, une conseillère d'opposition et quelques uns de ses proches, refusent de me saluer lorsque je leur tend la main pour leur dire bonjour.

Les minorités souhaitent conquérir le pouvoir en étant reconnues pour leur contribution au succès de leur collectivité alors que les oppositions souhaitent l'échec de leur collectivité pour en prendre le pouvoir.

Les minorités par leur travail influencent les décisions collectives par leurs propositions constructives, les oppositions qui ne proposent rien sont nécessairement ignorées par les exécutifs et s'en plaignent.

Il suffit de voir les lamentables séances du parlement pour mesurer à quel point la vie politique française est façonné par ce concept absurde de majorité et d'opposition. L'état de délabrement intellectuel de la droite et de la gauche en France est directement lié à la paresse de leur posture d'opposition systématique à simplement attendre leur tour.

A St Julien, nous avons cherché le plus possible à associer les minorités en tant que tel : ils sont impliqué en amont de toute délibération du conseil municipal au travers des commissions par exemple. Cela a plutôt correctement fonctionné en commission. Cela a fonctionné à la communauté de communes. Cela a fonctionné avec une majorité des conseillers municipaux des minorités. Tant pis si quelques uns n'ont pas compris qu'il est plus utile de travailler ensemble au service de tous plutôt que de se contenter de s'opposer de manière stérile.

Sans doute est-il utile de rappeler qu'en Français, le contraire de "majorité" est "minorité" et pas "opposition".

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jeudi, 11 juillet 2019

En mémoire de Vincent Lambert, des directives anticipées

Vincent lambert, directives anticipéesVincent Lambert est mort ce matin. Qu'il repose en paix. Après plus de 10 années de souffrance dans la pire des prisons : aucun mètre carré, aucune promenade quotidienne dans une cour de prison, enfermé dans le noir, sans possibilité de dialoguer avec qui que ce soit. Des conditions inhumaines. Sa mort laisse une famille déchirée par plus de 10 années de lutte judiciaire.

Que tant de souffrances ne soient pas vaines et nous conduise chacun à rédiger nos directives anticipées. Il ne suffit pas de dire à des proches qu'on ne souhaite pas d'acharnement thérapeutique. Cela ne veut rien dire tant qu'on ne définit pas précisément ce qu'on considère être de l'acharnement thérapeutique : seules la rédaction de directives anticipées permet de le définir précisément. Le dire à des proches ne permet pas de le dire à tous ses proches : seule la désignation d'un tiers de confiance permet de déterminer qui peut vous représenter en cas de perte de connaissance et de conscience. Partager ses directives anticipées avec d'autres personnes permet aussi au tiers de confiance de ne pas avoir à supporter seul le poids de leur mise en œuvre.

Il faut pour cela rédiger des directives anticipées. A peine 1 Français sur 7 a rédigé des directives anticipées. Voilà longtemps que je m'étais décidé à le faire... sans jamais en prendre le temps. Pourtant la vie m'a appris que la conscience de la mort est sans doute la meilleure manière de donner du sens à sa vie. L'agonie insupportable de Vincent Lambert m'a conduit à prendre le temps de les rédiger. Je me permets de vous le recommander également. Vous trouverez un modèle à remplir en ligne ici.

Il n'y a pas d'âge pour rédiger ses directives anticipées : la vie nous rappelle régulièrement que contrairement à nos espoirs, il n'y a pas d'âge pour mourir. Il n'y a de toute façon pas d'âge pour se préparer au seul rendez-vous assuré de toute vie qui en est sa fin.

Pour ma part, la rédaction de mes directives anticipées m'a conduit bien sûr à désigner un tiers de confiance. Elle m'a aussi conduit à préciser ce qui relevait pour moi des soins et ce qui relève de l'acharnement. Pour ma part, je souhaite un traitement des douleurs quitte à perdre la conscience et à en succomber. Tout au plus aurais-je besoin avant de mourir des derniers instants de conscience pour dire au revoir à mes proches. Je ne souhaite pas de traitement sur une pathologie que la médecine ne saurait pas soigner et qui n'aurait que pour seul effet de me maintenir dans un état de vie dégradé : durablement alité et dépendant, sans conscience, ou dans l'incapacité à communiquer. Un tel maintien en vie n'aurait pour moi aucun sens. En revanche, je souhaite une alimentation artificielle ou une respiration artificielle, que d'autres peuvent considérer comme de l'acharnement thérapeutique : je ne souhaite pas mourir asphyxié, de soif ou de faim, mais bien des fonctions vitales atteintes par la pathologie dont je pourrai souffrir.

Ces questions là relèvent à la fois du choix individuel et du choix de société. Les médecins ne peuvent pas être laissés seuls face à des cas de conscience qui iraient à l'encontre du sens qu'ils ont souhaité donner à leur vie : soigner. Un médecin hospitalier me disait un jour "les cardiologues sont des salops : ils font fonctionner le cœur sans se soucier du bon fonctionnement des autres organes". Il est certains que la médecine devient de plus en plus multidisciplinaire, mais les médecins ont aussi besoin de savoir ce que nous souhaitons pour pouvoir adapter les traitements à nos souhaits. Les directives anticipées le permettent. Encore faut-il les rédiger avant qu'elles ne soient nécessaires.

Pour que la souffrance de Vincent Lambert ne soit pas vaine, rédigeons sans tarder nos directives anticipées.

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mardi, 11 juin 2019

Le viager solidaire à St-Julien-en-Genevois

Des personnes âgées vivent à St Julien dans des conditions matérielles difficiles. Elles font face aux coûts importants de la dépendance dans un pays qui n'a à ce jour pas trouvé de solutions collectives pour financer la dépendance. Certaines d'entre elles décèdent sans héritiers. Parfois en étant propriétaire de leur logement. La vente en viager aurait pu leur permettre de vivre beaucoup plus confortablement dans leur logement ou par ailleurs d'aider financièrement leurs enfants dans leurs projets de leur vivant. Mais les réticences à la vente en viager sont nombreuses.

A l'opposé, la commune de St Julien a besoin de développer son parc de logements sociaux en particulier pour les personnes qui font vivre la commune. A commencer par les personnes qui s'occupent précisément des personnes âgées : aides-soignants, infirmiers, aides à domicile. Malgré ses efforts très important ces dernières années, la commune a encore quelques centaines de logements sociaux de retard. Pour rattraper ce retard tout en maîtrisant le rythme des constructions il faut convertir une partie du parc privé en logements sociaux. Transformer des logements privés en logements sociaux permettrait également d'améliorer la mixité social dans tous les quartiers.

L'achat de logements en viager par la commune permettrait de répondre à cette double préoccupation sociale du niveau de vie de personnes âgées qui doivent faire face aux coûts de la dépendance, mais aussi d'offre de logements sociaux dans tous les quartiers de la commune.

Nous avons proposé l'idée à l'Union Sociale pour l'Habitat qui se montre intéressée. L'Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie pourrait assurer le portage pour le compte de la commune pendant la durée du viager. L'Etat qui finance le logement social est également intéressés. Les spécialistes du viager soulignent la pertinence de l'offre. Le portage du viager par une collectivité publique permettant de venir à bout de nombreux obstacles au viager. Des habitants à qui j'ai exposé l'idée se sont montrés susceptibles d'être intéressés. 

Nous recherchons des St Juliennois de 65 à 80 ans afin de vérifier la pertinence de la proposition et de la travailler avec eux. Une réunion sera organisée à ce sujet en septembre. Si vous êtes intéressés merci de me contacter.

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mercredi, 22 mai 2019

Ce dimanche, pour la renaissance de l'Europe

Renaissance EuropeCe dimanche 26 mai de 8h à 18h, vos élus communaux, des centaines de milliers d'assesseurs et scrutateurs un peu partout en France seront mobilisés bénévolement toute la journée pour vous accueillir dans les bureaux de vote afin de recueillir votre voix sur les politiques européennes pour les 5 prochaines années. Quelque soit votre point de vue, votez. Votre participation rend plus difficile les manipulations des scrutins par des pays tiers, tels que la Russie, comme cela a été le cas en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

Pour ma part, je voterai avec conviction pour la liste d'union et de rassemblement entre La République en Marche, le Mouvement Démocrate (auquel j'appartiens et que je préside en Haute-Savoie), le Mouvement Radical, et AGIR : la liste Renaissance conduite par Nathalie Loiseau.

Parce que la lutte contre le réchauffement climatique implique des choix qui pour être efficaces doivent être pris à l'échelle européenne. 

Parce que la mondialisation des échanges doit s'accompagner de règles environnementales et sociales que seul un bloc uni tel que l'Union peut imposer à des pays continents de plus en plus agressifs.

Parce que la transition énergétique serait ridicule si elle se faisait en ordre dispersé avec des orientations contradictoires à quelques kilomètres, elle doit se faire démocratiquement, souverainement à l'échelle de notre continent et seul l'Union Européenne le permet.

Parce que notre monnaie unique qui nous a protégé de l'inflation et des dévaluations à répétition, qui nous a apporté des taux d'intérêts faibles qui permettent aujourd'hui d'investir dans le privé comme dans le public, y compris à l'échelle de St Julien, doit être renforcée et défendue.

Parce que des multinationales, devenues plus puissantes que les nations tentent d'échapper aux lois sociales et fiscales des pays souverains ne pourront être contrôlées démocratiquement qu'à l'échelle du continent : les multinationales de la téléphonie ont ainsi du supprimer le racket du roaming, les multinationales du numérique doivent désormais rendre des comptes sur la protection des données et devront demain payer des impôts comme les autres entreprises.

Parce qu'à St Julien nous mesurons à quel point c'est l'Union Européenne qui nous a permis la suppression des quotas de permis de travail en Suisse, c'est grâce aux traités obtenus par l'Union Européenne que le droit sera dit sur l'accueil des enfants frontaliers dans les écoles genevoises. Nous avons besoin de la protection de l'Union Européenne face aux discriminations qui se multiplient en Suisse. Pour cela nous avons besoin d'une Europe plus forte.

Parce que la sécurité européenne a besoin d'une politique de défense européenne pour affirmer et défendre ses valeurs universelles. Nous ne pouvons plus dépendre de gouvernement erratiques et imprévisibles, de pays tiers pour assurer notre défense. Notre sécurité ne doit plus se décider sur Twitter au petit matin.

Plusieurs de mes amis sont candidats sur la liste Renaissance comme Marina Ferrari, Adjointe au maire d'Aix les Bains ou encore Christophe Grudler, conseiller départemental du territoire de Belfort qui est en charge des questions liés aux relations Suisse-UE. Je vous recommande fortement leur candidature.

A dimanche !

 

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mardi, 07 mai 2019

Pour la Renaissance de l'Europe le 26 mai

Nos valeurs, nos économies et nos pays européens sont menacés. Ils sont menacés par les économies concurrentes : la Chine, la Russie, les Etats-Unis. Ils sont menacés par des systèmes de valeurs différents : les dictatures wahhabites, communistes, autoritaires ou populistes. L'Europe est surtout menacée en interne par ceux qui voudraient la diviser pour l'affaiblir. Elle est menacée par ces marchands d'illusions mis en avant par des intérêts économiques particuliers.

Dans le Genevois et en Haute-Savoie, nous sommes aux premières loges pour nous en rendre compte : nous sommes aux frontières de l'Union Européenne. Nous voyons bien à quel point les marchés européens suscitent des convoitises des entreprises suisses, nous voyons également à quel point l'Union Européenne nous donne enfin des moyens de faire respecter nos droits.

C'est grâce à l'Union Européenne que les quota de permis G ont été abolis. C'est avec le concours de l'Union Européenne que nous pourrons d'abord réduire puis supprimer les discriminations qui se multiplient à notre encontre.

C'est pour renforcé l'Union Européenne que la liste Renaissance a été constituée. Conduite par Nathalie Loiseau elle rassemble les principaux courant de pensée pro-européens : la République en Marche, Le Mouvement Démocrate, le Parti Radical et le mouvement AGIR qui rassemble les élus de droite modérée.

Votre participation à ces élections est essentielle. C'est la faible participation aux élections qui facilite le travail des pays qui manipulent nos démocraties. Il leur suffit de mobiliser quelques pourcentages d'électeurs qui ne pensent pas comme vous pour vous voler votre pouvoir démocratique.

Je connais personnellement depuis longtemps certains des candidats : Marina Ferrari, adjointe au maire d'Aix-les-Bains qui connait bien les enjeux de nos départements savoyards, ou encore Christophe Grudler, élu de Belfort qui connait par cœur les enjeux franco-suisses... jusqu'à la question de la scolarisation des élèves frontaliers. Je m'en porte garant et vous recommande de voter pour la liste Renaissance, mais surtout de faire voter pour l'Europe !

 

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lundi, 06 mai 2019

Un cœur de ville convivial et attractif à St-Julien-en-Genevois

Saint-Julien s'est développée comme la plupart des villes rues : le long d'un axe de circulation autour de la Grand'Rue. Mais contrairement à la plupart des autres villes, Saint-Julien s'est développé très rapidement. L'attractivité économique et fiscal de Genève a conduit la ville à quadrupler de taille en 40 ans.

Une ville de 15'000 habitants a besoin d'un cœur de ville. Un centre ville attractif et convivial où l'on a du plaisir à se retrouver et à flâner. Cela nécessite de conserver le stationnement, mais de veiller à ce qu'il n'occupe pas des lieux importants pour les piétons et habitants. Cela nécessite de mieux aménager les espaces publics. De veiller à avoir des espaces paysagers de qualité.

C'est tout le sens du projet cœur de ville qui sera présenté le jeudi 16 mai à 20h à l'espace Jules Ferry et le mardi 21 à 18h30 à l'Arande. Nous vous proposerons de faire part de vos remarques et réactions afin d'améliorer le projet. Les travaux commenceront début 2020. Merci d'avance de vos idées et contributions. En attendant, retrouvez déjà la vidéo de présentation du projet.

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dimanche, 07 avril 2019

Ne vous laissez pas cambrioler !

cambriolage st julien en genevoisA St Julien, le premier problème d'insécurité ce sont les cambriolages. Le niveau de revenu moyen y est parmi les plus élevés de France. Cela attise les convoitises.

Dans le même temps, les usages sont souvent resté ceux d'un petit bourg. Les St Juliennois se protègent peu contre les cambriolages.

Certains groupes organisés en profitent. Il s'agit de professionnels qui repèrent les habitations de leurs futures victimes, qui agissent très rapidement en quelques minutes. Ils changent d'intervenant après quelques semaines pour compliquer le travail des enquêteurs.

Le résultat se constate chaque semaine avec de nouvelles victimes de nouveaux cambriolages.

Face à temps de professionnalisme, il devient de plus en plus nécessaire de mieux se protéger. En simulant des présences, en veillant à ses valeurs, en rendant plus difficile les effractions, en sécurisant ses biens, en signalant ses absences, ou encore en contribuant à protéger ses propres voisins.

La gendarmerie, la police pluricommunale et les communes, vous proposent une réunion d'information pour mieux vous prémunir contre les cambriolages ce mardi 9 avril à 18h30 à l'espace Jules Ferry au 2 avenue de Genève.

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jeudi, 04 avril 2019

Une carrière à Lathoy ? Vraiment ?

Depuis plusieurs mois la commune et la communauté de communes sont engagées dans une procédure destinée à identifier des lieux de stockages de terres de remblais. Ce travail se fait en lien avec les professionnels du BTP. En effet, la construction de logements et en particulier de parking sous-terrains et la réalisation d'équipements publics conduit à la nécessité d'identifier des lieux de stockage de remblais. A ce jour, faute de lieu de stockage, nos remblais sont transportés loin : cela a un coût considérable pour l'environnement et pour les budgets publics. Cela renchérit également les coûts des logements pour les habitants.

Dans le cadre de ce travail, les professionnels du BTP nous ont informé qu'il existait à la limite entre les communes de St Julien et d'Archamps, à proximité du chemin du crêt d'acier, un gisement de matériaux de construction. Ce gisement était exploité il y a quelques années. L'exploitation avait dû être abandonnée car trop coûteuse. L'augmentation des coûts des matériaux rend à nouveau pertinente une exploitation potentielle sur ce qu'il reste du gisement. L'exploitation de ce gisement de matériaux pourrait être utile pour l'économie locale mais aussi permettre à terme la gestion des terres de remblais pour combler le trou. Après quelques années d'exploitation, les parcelles pourraient être rendues à leurs propriétaires et exploitants dans le même état, voir même en améliorant l'état initial. Il faudra vérifier le potentiel, mais d'après les premiers schémas que j'ai pu voir il s'agit d'un périmètre limité, situé sur les emplacements identifiés pour la future extension de la technopole d'Archamps.

Les entreprises nous ont demandé si nous étions opposés ou favorables. A ce stade, aucun projet précis ne nous a été présenté. Notre position dépendra de l'ampleur du projet, des conditions d'exploitation, des garanties apportées autant que des conditions de la remise en état. On ne peut pas être défavorable à toute exploitation d'un gisement de matériaux : en tout cas pas si on vit dans un logement ou si on utilise des routes qui sont faits avec ces matériaux. Si on utilise des matériaux dans sa vie quotidienne on ne peut pas a priori s'opposer à ce que des matériaux soient exploités. Ou sinon c'est se comporter comme un enfant irresponsable mais pas comme un citoyen. On peut estimer que les garanties apportées par un projet sont insuffisantes, que les conditions d'exploitation ne préservent pas assez les riverains et les exploitants agricoles.. mais on ne peut pas dire non a priori sans avoir rien vu.

Les entreprises ont donc démarché les propriétaires et les exploitants. Certains ont signé des promesses... avec une entreprise, d'autres avec une autre, d'autres encore avec aucune. Des promesses qui à ce stade ne sont que des promesses. Elles ne pourront se concrétiser que si le projet va de l'avant. Pour cela il faudra de nombreuses conditions. Tout d'abord, il faudra que tous les propriétaires et tous les exploitants soient d'accord avec le projet. Ce n'est pas le cas à ce jour. Il faudra également qu'ils soient d'accord de traiter avec la même entreprise. Ce n'est pas le cas pour l'instant.

Il faudra également que le projet soit possible selon le Plan Local d'Urbanisme. Ce n'est pas le cas pour l'instant, dans le PLU actuel. Une modification du PLU est en cours et doit être adoptée avant l'été, mais même cette modification ne permettra pas l'exploitation d'une carrière. Il faudra encore qu'une entreprise après avoir eu tous les accords nécessaires, présente un projet. Que ce projet ait un avis favorable de la commune. Que la commune modifie ensuite son PLU après enquête publique. Que des enquêtes environnementales soient conduites. Que les services compétents de l'état y soit favorables. Qu'un commissaire enquêteur soit nommé et qu'il donne un avis favorable au projet de carrière après une enquête publique. Que le projet soit validé.

Avant qu'il y ait un jour une carrière à Lathoy, il faudra de solides garanties sur la qualité du projet et de très nombreuses années de patience. Loin de l'agitation de quelques individus, de leurs approximations et de leur dénigrement de l'action publique. J'espère qu'un jour ils s'engageront eux aussi au service de l'intérêt général au service de tous.

 

lundi, 18 mars 2019

Des inévitables reconduites à la frontière

Il y a une semaine la gendarmerie a du procéder à une reconduite à la frontière d'une famille. Bien sûr ce sont toujours des situations difficiles et des déchirements. Nécessairement ces opérations se font nécessairement au petit matin et par la force. Contrairement à ce qui a été affirmé à tort la porte n’a pas été « défoncée », mais il a été fait appel à un serrurerier et le barillet a été changé. Contrairement à ce qui a été dit, la gendarmerie de St Julien n’a pas menotté la maman. En revanche, pour des raisons de sécurité pendant le vol, et à la demande des compagnies aériennes la Police de l’Air et des frontières est obligée de menotter les adultes faisant l’objet d’une reconduite pendant le transfert.

De toute évidence, nos lois sur les étrangers en France ont été influencées par les scores de l'extrême droite en France, qui a de nombreuses élections demeurent le premier parti du pays. Même si l'extrême droite n'est pas majoritaire, dans une démocratie on se doit aussi d'écouter les minorités. Nos lois ne sont pas des lois d’extrême droite, mais certainement influencées par l'extrême droite, surtout lorsque la droite a été au pouvoir.

Pour ma part, j'estime que nous réaliserons bientôt à quel point nous avons besoin d'accueillir plus d'étrangers en France. Mais ce débat là doit avoir lieu à l'échelle nationale, et il prendra des années. En attendant, il y a des lois qui doivent être appliquées. Et quand bien même nos lois sur les étrangers seraient plus accueillantes, il n'en demeure pas moins que la France ne pourra jamais accueillir tous ceux qui souhaitent y vivre. Elle devra donc toujours refuser des titres de séjour, prononcer des obligations de quitter le territoire français et procéder à des expulsions par la force de personnes qui ne quittent pas volontairement le territoire national.

La situation a changé, particulièrement s'agissant du Kosovo. Le pays n'est plus en guerre. Il n'est pas prospère mais il n'est plus en guerre. Des titres de séjour ont été accordés lorsque la région était en guerre. De nombreux St Juliennois sont d'origine Kosovare et contribuent activement et positivement à la vie sociale et économique de la commune. Désormais, le pays est sûr et les titres de séjour ne sont plus accordés. Si la France veut être en capacité d'accueillir dignement des réfugiés de pays en guerre, comme elle a pu le faire avec les habitants en provenance du Kosovo il y a quelques années, elle doit nécessairement renoncer à accueillir des personnes de pays qui ne sont plus en guerre. L'expulsion de la semaine dernière était la première à St Julien s’agissant de personnes en provenance du Kosovo, ce ne sera probablement pas la dernière à St Julien.

Lorsque Jacqueline Gourault est venu à St Julien, nous lui avions demandé de réétudier le dossier de la famille qui a été expulsée. Comme elle s’y était engagée, elle a demandé une nouvelle instruction du dossier à ses services. Cependant, les décisions de justice avaient déjà été prises, rien ne pouvait être fait pour inverser la décision de justice. L'obligation de quitter le territoire a été notifiée, à plusieurs reprises. La famille était assignée à résidence. Elle n'a pas quitté le territoire. La reconduite à la frontière a du être faite de force.

A titre personnel, je suis triste que nous ne soyons pas en mesure d'accueillir plus d'étrangers, mais c'est un fait. Je regrette que la procédure ait pris si longtemps, mais c'est aussi la garantie que toutes les voies de recours d'un jugement équitable ont été données. Je regrette que la famille n'ai pas quitté le territoire de sa propre initiative et qu'il ait fallu en venir à la force, mais je comprends aussi la difficulté qu'il peut y avoir pour une famille de quitter le pays dans lequel ils vivent depuis 8 ans.

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lundi, 18 février 2019

Jugeons les êtres humains sur ce qu'ils font et pas ce qu'ils sont

L'ensemble des mouvements politiques républicains de Haute-Savoie appelle à l'union contre les actes d'antisémitisme qui se multiplient en France. Bien sûr le Mouvement Démocrate se joint à cet appel.

Cette mobilisation a pour objet de rappeler que les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droits. Que dans une société humaniste et républicaine, on juge les êtres humains sur ce qu'ils font et pas sur ce qu'ils sont. On juge des actes des individus et pas de leur appartenance à une communauté. On juge les crimes, les délits ou l'absence de réactions dans des situations de danger, on ne juge pas des cultures, des convictions, des croyances ou des orientations.

Insulter ou agresser quelqu'un pour sa religion c'est lui nier le droit d'être humain. Cela n'est ni la France, ni la République, ni même l'humanité.

Si vous voulez vous joindre à cet appel, je vous propose de venir demain mardi 19 février devant le monument aux morts d'Annecy devant la Préfecture à 19h.

Antoine Vielliard

Président du Mouvement Démocrate de Haute-Savoie

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vendredi, 25 janvier 2019

Réduction de moitié des logements autorisés à St Julien-en-Genevois

Logements autorisés à St JulienSt Julien a grandit vite. Trop vite. La croissance économique exogène de Genève a conduit à un afflux démographique très important et très rapide dans l'ensemble du Genevois français. Les règles d'urbanisme ont été adaptées, mais le plus souvent dépassées. Les nouveaux venus ont acheté des logements souvent à prix d'or. Les promoteurs ont continué à construire. Les propriétaires fonciers à vendre leurs terrains. Le plus souvent les communes se trouvent dépassées parce qu'elles n'arrivent pas à suivre en terme d'équipements publics : écoles, sport, culture, voirie, transport...

C'est le cas à St Julien. J'ai dit de nombreuses fois lors des élections municipales de 2014 que St Julien était un peu comme un adolescent qui aurait grandit trop vite et dont les vêtements serait trop petits : de nombreuses routes en ville n'ont même pas de trottoirs, les élèves sont dans des algeco, la plupart des infrastructures sont inadaptées à la ville de 15 000 habitants qu'est St Julien aujourd'hui.

Notre projet consiste d'une part à ralentir le rythme des constructions et d'autre part à accélérer le rythme des investissement. Cette note à pour objet de partager avec vous quelques résultats.

Côté investissement vous avez pu observer les très nombreux chantiers à St Julien : rénovation de la voirie, de l'éclairage public, investissements sur l'entretien des bâtiments ou sur les équipements des services, les chantiers des accacias, de la feuillée, de la route de Thairy, de l'entrée ouest, du chemin du Loup, de la rue de Mössingen ou encore du groupe scolaire Nelson Mandela dans le quartier des jardins de l'Europe. Nous avons réduit nos dépenses de fonctionnement pour pouvoir mieux et plus investir. Habituellement les dépenses d'investissement représentent environ un tiers des dépenses de fonctionnement pour une commune. A St Julien en 2018, les dépenses d'investissement sont supérieures aux dépenses de fonctionnement.

Dans le même temps, nous avons tirer sur le frein à main sur les autorisations de construire. L'effet ne s'en fait pas sentir tout de suite car les chantiers en cours correspondent à des autorisations données il y a plusieurs années. Beaucoup d'habitants ignorent qu'une commune a l'obligation d'accorder un permis de construire si celui-ci est conforme au Plan Local d'Urbanisme. Si elle ne le fait pas, la commune peut être attaquée par le promoteur. A St Julien des avocats aux pratiques douteuses incitent des riverains à déposer des recours contre les permis : le tribunal administratif leur a systématiquement donné tort. De fait, le tribunal administratif a confirmé que les permis était conformes au PLU et que donc la commune n'aurait pas eu le droit de les refuser.

Nous avons réussi à réduire les autorisations de construire avec d'autre leviers : le nouveau PLU adopté en 2017 est plus exigeant, les droits à construire plus maitrisé, nous avons sensibilisé les propriétaires fonciers aux méthodes de prospecteurs afin qu'ils soient vigilants avant de vendre, nous avons quadruplé la taxe d'aménagement payée par les promoteurs.

Lors du dernier mandat, il y a eu en moyenne 418 logements autorisés à la construction. Durant les trois premières années du mandat actuel, nous avons du appliqué le Plan Local d'Urbanisme voté en décembre 2013, cela s'est traduit par une moyenne de 293 logements autorisés. Une baisse significative mais encore insuffisante. Avec le nouveau PLU adopté en juillet 2017, il y a eu une moyenne de 33 logements autorisés sur les deux dernières années. Cela nous satisfait pour l'instant car il y a encore plusieurs centaines de logements autorisés qui doivent être construit. Il faut écouler ce stock de logements autorisés. Mais cela ne durera pas. Nous devons aussi construire des logements pour les enseignants, pour les actifs de la commune, pour les enfants de St Julien et aussi pour ceux qui viennent travailler dans notre agglomération. Cependant, nous estimons que nous ne pouvons gérer cette croissance qu'à hauteur d'environ 200 logements par an en moyenne et pas plus.

Cette maitrise du rythme des constructions prendra plusieurs années à se voir dans la ville : après un PLU il y a des mois pour déposer un projet, puis l'instruction du permis, la gestion des éventuels recours, les marchés de travaux, les travaux et la livraison. Il faudra écouler le stock de logements autorisés mais pas encore construits. Les effets démographiques, en particulier dans les écoles, se font sentir 5 à 6 ans après la livraison des logements. Ce n'est donc que dans quelques années que le stabilisation des autorisations de construire se traduira par une stabilisation des effectifs scolaires.

 

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lundi, 21 janvier 2019

Zone bleue aux Jardins de l'Europe et à la rue de l'Industrie

Voilà bien longtemps que nous sommes confrontés à de graves problèmes de stationnement à la rue de l'Industrie et dans le quartier des Jardins de l'Europe. Des automobilistes se stationnent n'importe où, n'importe comment, et n'importe quand ! Les voitures occupent allègrement les trottoirs ou parfois stationnent carrément sur la chaussée.

Pourtant, dans un cas comme dans l'autre, peu de quartiers de la commune de St Julien disposent d'un tel ratio de places de stationnement par rapport au nombre de logements. Alors pourquoi autant de voitures stationnées anarchiquement sur l'espace public ?

La raison en est assez simple : on observe des voitures ventouses laissées là par des propriétaires partis plusieurs jours ou plusieurs semaines pour des raisons personnelles ou professionnelles, quand les véhicules ne sont pas carrément abandonnés sur l'espace public. Des procédures sont régulièrement mise en œuvre contre ces voitures ventouses par la police municipale. Cependant, ces procédures sont lourdes : elles nécessitent d'identifier les véhicules en question de manière systématique dans la ville, de les marquer, de repasser 7 jours plus tard et de procéder à la mise en fourrière par la société Mont-Blanc dépannage. Un processus long, compliqué, peu performant et inadapté pour les véhicules qui occupent la voirie pour 6 jours consécutifs.

La seconde raison est tout aussi simple : tant que le stationnement est gratuit et non réglementé dans la rue, de très nombreux habitants préfèrent stationner sur la voirie plutôt que de faire l'effort de rentrer leur véhicule dans les parkings prévus à cet effet. Le stationnement gratuit sur l'espace public est toujours plus attractif que le stationnement payant dans un parking privé : certains se demandent à quoi bon payer un parking.

Le passage en zone bleue va rapidement et considérablement améliorer ces deux problèmes. Les voitures ventouses seront rapidement et efficacement sanctionnées d'une amende de 35 euros ou 135 euros selon les cas. Des amendes à répétition qui seront vite dissuasives. Bien sûr il faudra plusieurs semaines pour que chacun prenne de bonnes habitudes.

D'ici quelques semaines, des dizaines de véhicules ventouses libéreront l'espace publics. D'autres dizaines de véhicules iront stationner dans les parkings souterrains qui ont été prévus pour cela. Chacun pourra à nouveau stationner, chacun à son tour, sur des places de stationnement et pas n'importe où, n'importe comment sur les trottoirs.

Le stationnement sur voirie est prévu pour les visiteurs, les usagers de la ville, ceux qui y travaillent. Il n'est pas prévu pour le stationnement résidentiel. Chacun est sensé louer ou acheter un nombre de parking correspondant au nombre de voitures dont il dispose.. ou de voiture correspondant au nombre de parking dont il dispose. Si ce n'est pas le cas, le stationnement résidentiel sur voirie est accepté, mais pour une durée limitée afin que l'espace puisse être utilisé par tous.

La durée de 8 heures qui a été choisie, facilite la vie des habitants comme celle des personnes qui travaillent dans le quartier. Effectivement, il est bien possible que des résidents soient amendés faute d'avoir pensé à mettre leur disque bleu. Ils bénéficieront toujours d'un stationnement particulièrement compétitif par rapport à la location d'un parking. S'ils veulent éviter les amendes ou s'épargner d'avoir à stationner plus loin après 8 heures, ils peuvent louer ou acheter d'autres parkings. De plus en plus de St Juliennois font le choix de se séparer de leur véhicule au fur et à mesure que se développent les transports en commun, la mobilité douce et l'autopartage.

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mardi, 18 décembre 2018

De la révolution permanente à la démocratie réelle

A chaque commémoration nationale, en présence d'un aéropage d'officiers en uniforme, nous autres maires faisons l'éloge de révolutionnaires et de résistants. Nous célébrons avec fierté l'appel d'un général à désobéir à un maréchal. Alors que les nations fêtent habituellement des moments d'union telles que des déclarations d'indépendance ou des promulgations de constitutions, nous célébrons des insurrections.


Ces révoltes ont été constitutives des valeurs qui fondent la France. Cependant, leur intégration au cœur de notre mythologie nationale nous conduit à un appel permanent à la révolte et à l'indignation contre l'ordre civil, y compris l'ordre républicain et les règles de la démocratie : le débat ouvert et tolérant, le vote et la majorité.


Corolaire paradoxal de cette mythologie nationale de la révolte, la France, nation pourtant régicide, est l'une des rares démocraties à confier autant de pouvoirs à un seul homme avec des contrepouvoirs aussi faibles. L'élection présidentielle française est suivie en mondovision comme une version remasterisée des sacres du moyen-âge. L'histoire de France est une succession de chaos et de révoltes suivies de l'arrivée d'hommes providentiels. Le quinquennat a accéléré le rythme et à peine atténué les amplitudes de ces secousses populaires.


Beaucoup de pays démocratiques expérimentent aussi des protestations. Peu ont des révoltes régulières comme c'est le cas en France. Dans quelle autre démocratie, les lycéens et les étudiants se révoltent avec une telle régularité de métronome ? Dans une démocratie qui fonctionne, un peuple ne se révolte pas contre lui-même. Chez tous nos voisins, lorsqu'il y a des désaccords politiques profonds, il y a des motions de défiance, des renversements de coalition ou des élections anticipées comme ces derniers jours en Grande Bretagne ou en Belgique. Lors des sommets Européens, les autres pays sont représentés par des chefs de gouvernement qui répondent de leurs actes devant des parlements. Seule la France est représentée par son chef d'état.


Or précisément, le monde change. De plus en plus rapidement. Cela impose aux nations qui veulent assurer leur prospérité et la pérennité de leurs valeurs de s'adapter sans cesse à ces changements. La succession de chaos et d'hommes providentiels affaiblit la France dans un monde qui change.


La gestion du changement exige des prérequis : un diagnostic partagé, une contribution de chacun à l'élaboration des solutions, une implication de chacun dans les décisions. Ces principes sont normalement le fondement de tout processus démocratique.


Notre système majoritaire conduit à ce que des équipes minoritaires contrôlent la majorité dans les instances délibératives. Les institutions concentrent les pouvoirs dans les mains de ces exécutifs nationaux et locaux pourtant sociologiquement minoritaires. De fait, nos institutions s'éloignent de tous les principes de la gestion du changement tout autant que des principes de représentativité populaire.


Alors que les processus démocratiques conduisent à responsabiliser les citoyens, nos institutions conduisent au contraire à infantiliser les corps intermédiaires dans des postures revendicatives stériles. Les élus locaux sont en première ligne de cette double exigence contradictoire et infantile d'une baisse des prélèvements obligatoires et d'une augmentation des dépenses publiques !


Quelqu'un peut-il encore prétendre qu'un homme seul pourrait changer la France ou même une simple commune alors que partout et tout le temps ce sont les nations et les communautés qui ont pris leur destin en main ?
Nos institutions doivent permettre d'organiser le débat démocratique en leur sein plutôt que sur des ronds-points. Elles s'en révèlent aujourd'hui incapables faute de légitimité populaire : comme depuis 60 ans, seulement un quart des Français se reconnaissent dans la majorité parlementaire. La majorité parlementaire elle-même peine à faire entendre la voix du terrain dans le travail législatif de notre régime présidentiel. Nos lois sont pensées et rédigées par des administrations, des cabinets ministériels ou des prestataires compétents, mais hors sol.


La proportionnelle permet une meilleure représentativité des institutions. La comparaison de la proportionnelle intégrale en Suisse avec le système majoritaire Français doit achever de nous convaincre que la proportionnelle c'est la stabilité helvétique et le système majoritaire le chaos des alternances à répétition.


La déconcentration des pouvoirs des exécutifs vers les instances délibératives et législatives doit également nous permettre d'accentuer le caractère démocratique et représentatif de nos institutions.


Notre mythologie de la révolte et nos illusions d'hommes providentiels nous conduit interminablement d'espoirs en désillusions. Une république plus démocratique est indispensable à la responsabilisation des corps intermédiaires et des citoyens. C'est une condition préalable nécessaire à la gestion du changement.