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samedi, 03 décembre 2016

Grand Genève : résoudre ensemble nos problèmes plutôt que chacun chez soi

La semaine prochaine sera signé en grande pompe le troisième projet d'agglomération. Sans aucun doute, le plus mauvais des trois projets d'agglomération du Grand Genève malgré la création en 2013 d'une instance de gouvernance commune. A vrai dire, le terme même de "projet" semble excessif pour ce qui n'est tout au plus qu'une simple demande conjointe de subventions à Berne. Est-ce que les photos qui seront prises jeudi parviendront à masquer l'absence de vision commune ?

Cela est le résultat de l'influence croissante des populistes et des nationalistes, partisans de politiques nombrilistes. Une influence qui excède de très loin leurs résultats électoraux. Contrairement à ce qui était affirmé dans le discours de Saint Pierre, force est de constater que ces dernières années Genève a érigé de nouvelles murailles telles que la préférence cantonale, le refus de participation aux infrastructures transfrontalières ou encore le refus d'engagement de construction de logements.

Mettre en œuvre des projets de mobilité dans le Grand Genève est indispensable à l'amélioration du quotidien des habitants. Obtenir des financements de Berne pour lancer les travaux est également absolument nécessaire. Mais ces investissements seront faits en pure perte tant qu'ils ne s'accompagneront pas d'un projet d'aménagement cohérent.

Au cours des 15 dernières années, Genève a créé et importé des emplois à un rythme 5 fois plus rapide que les constructions de logements. Cette incohérence entre la politique économique et la politique urbaine a conduit à ce qu'on compte aujourd'hui 80 000 emplois de plus que le nombre de logements livrés dans la même période. Physiquement, pratiquement, ces 80 000 actifs sont contraints de se loger au delà des limites cantonales. Les réseaux de transports et nos finances publiques, aux uns comme aux autres, ne peuvent pas suivre et ne suivront jamais une telle fuite en avant de notre aménagement.

Depuis le premier vote par le Grand Conseil sur le CEVA en 2001, selon l'OCSTAT, le solde migratoire des citoyens suisses du canton de Genève s'élève déjà à 33612 départs ! D'ici à ce que le Léman Express soit terminé puis mis en service, le nombre de ses usagers correspondra environ au nombre de citoyens suisses qui auront dû quitter le canton de Genève faute de logements.

Les voitures qui traversent chaque matin les villages de Certoux et de Soral ne sont que les fantômes des logements qui n'ont pas été construits pendant que les emplois étaient créés.

Pour ma modeste part, je travaille à l'émergence de cette conscience commune. J'ai placé les autorités cantonales face à ses responsabilités sur la construction de logements à l'hiver 2010. Le rythme des constructions commence à augmenter, toujours pas à des niveaux suffisants, mais des progrès sont faits. Nous développons la mobilité alternative : les transports en communs transfrontaliers augmentent au rythme de 10% par an environ, nous favorisons le covoiturage, nous veillons à regrouper les nouveaux logements à proximité des réseaux de transport. Nous travaillons à la régularisation des 20 000 citoyens suisses installés dans le Genevois français afin qu'ils participent activement à ce débat plutôt que d'avoir honte de la situation qu'ils subissent. Mais tout cela reste bien insuffisant tant qu'il y aura une telle distorsion entre les créations d'emplois et les constructions de logements.

A titre individuel, j'ai défendu au sein de l'ARC l'idée que les partenaires français ne s'associent pas à ce troisième projet d'agglomération afin de régler les problèmes à la base de l'aménagement, avant d'en corriger illusoirement les effets en terme de mobilité. Pour l'instant, au sein de l'ARC, je suis encore seul à défendre l'idée que la volonté commune d'aménager efficacement le Grand Genève est plus importante que les demandes communes de subventions à Berne.

Oui, il faut impérativement des infrastructures de transports et des financements pour les réaliser. Il faut aussi des modalités de financement des déficits de transport. Mais il faut surtout une vision commune de l'aménagement pour régler les problèmes à la base : créer des emplois au plus proche des logements et des logements au plus proche des emplois tout en préservant la qualité de notre cadre de vie commun et en maitrisant la dépense publique. Ce troisième projet d'agglomération évite ces questions faute de consensus politique à Genève.

C'est la raison pour laquelle il revient à chacun d'entre nous de contribuer à la prise de conscience généralisée que les problèmes commun du Grand Genève seront réglés ensemble et pas chacun chez soi.

 

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samedi, 26 novembre 2016

Un président de droite pour la France plutôt qu'un président juste pour la droite

Alain Juppé.jpgLes primaires sont là pour désigner le meilleur candidat pour devenir Président de la République Française. Un Président pour toute la France. Un Président qui unit le pays pour qu'il se réforme.

Depuis trop longtemps, la gauche ne désigne qu'un candidat pour la gauche et la droite qu'un candidat pour la droite. Nous en connaissons le résultat : blocages, manifestations, alternances à répétition qui conduisent à détricoter tous les cinq ans ce qui a été fait auparavant. A terme, les réformes trop radicales conduisent toujours à des contre-réformes. Aucun pays n'avance à coup de godilles. Les pays qui se modernisent et s'adaptent le font par le débat, l'union, le diagnostic partagé, une forme de consensus : bref toutes les méthodes de gestion du changement. C'est plus long au départ, mais tellement plus rapide ensuite. C'est plus tenable sur la durée. La mise en œuvre est plus facile.

Je fais le choix de l'union nationale lorsque, en tant que centriste, je vote pour Alain Juppé plutôt que pour un candidat centriste. Je suis convaincu qu'il vaut mieux un candidat qui fédère le plus grand nombre de Français. D'abord pour s'assurer de sa victoire en mai prochain. Les temps sont beaucoup trop incertains pour risquer de diviser aujourd'hui les Français de la droite et ceux du centre par une candidature trop droitière. Ensuite, parce qu'il faudra fédérer bien au delà de la droite et du centre pour mener à bien les réformes radicales dont la France a besoin. Enfin, parce que je sais trop que le pouvoir ne se limite pas à la victoire à une élection mais bien à la capacité de mobiliser tout un pays. Les promesses trop radicales sont des promesses illusoires car elles ne peuvent pas être mises en œuvre faute de soutien large dans la société française.

J'en appelle à chacun d'entre vous : prenez en main VOTRE avenir. VOTRE avenir se décide dimanche, car votre avenir est indissociable de celui de la France. Les effets de la primaire de dimanche se feront sentir jusqu'à St Julien au travers des baisses de dotations annoncées par un candidat plutôt que l'autre, au travers des déficits publics annoncés par un candidat plutôt que l'autre, au travers de votre couverture de santé, au travers de la compétitivité, mais surtout au travers des troubles sociaux, économiques et politiques que conduirait la désignation d'un candidat plutôt que l'autre. Enfin, parce que l'un de ces candidats à tout simplement plus de chance de rassembler largement face à Marine Le Pen que l'autre.

4 millions d'électeurs français ont voté dimanche dernier. 41 millions n'ont pas encore donné leur point de vue sur leur propre avenir dont tout particulièrement environ 8 millions d'électeurs de la droite et du centre. Il revient à ces 8 millions d'électeurs de participer au choix du candidat pour lequel ils voteront probablement en avril et mai prochain. 8 millions d'électeurs qui ont beaucoup plus de pouvoirs que les 670 000 qui départageaient les deux candidats au premier tour. C'est pour leur accorder ce pouvoir que ces primaires sont organisées.

Alors votez, faites voter, mobilisez vos proches, venez en famille et entre amis : dimanche, dites l'avenir que vous souhaitez pour vous-mêmes, pour vos proches, pour St Julien et pour la France.

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mercredi, 23 novembre 2016

La France a besoin de moyens de police, de justice, de santé et d'éducation

L'Etat français et les collectivités doivent se réorganiser. Elles peuvent travailler plus efficacement en clarifiant les rôles, en supprimant les producteurs de normes et les instances de supervision, en supprimant les doublons. Oui, il est possible de se concentrer sur les principales missions publiques et de réduire petit à petit le nombre de postes et donc la compétitivité des entreprises qui créent des emplois. Mais encore faut-il le faire avec un peu de bon sens.

La proposition de François Fillon de supprimer brutalement 500 000 postes de la fonction publique, conduira inévitablement à la suppression de postes de gendarmes, de policiers, de procureurs et de juges, comme il les a supprimé lorsqu'il était premier ministre de 2007 à 2012. Dans le contexte actuel, nous avons besoin de renforts. Savez vous que proportionnellement à la population il y a 10 fois moins de procureurs dans le Genevois que dans le canton de Genève ?!?

Dans le Genevois en particulier nous devons renforcer la lutte contre les cambriolages et contre les gens du voyage. Pour cela, il nous faut des renforts plutôt que des suppressions de postes. Il nous faut Alain Juppé plutôt que François Fillon.

En matière de santé, avec le vieillissement de la population, nous aurons également besoin de renfort. Bien sûr des économies sont possibles sur les coûts, sur les prescriptions excessives ou sur les arrêts maladies accordés parfois à la légère. Mais une suppression brutale du nombre de poste dans la santé conduirait à des prises en charges insuffisantes ou tardives de maladies mortelles.

La globalisation nous oblige à nous améliorer en terme de formation. Nous devons investir dans l'éducation. Là encore des gains d'efficacité significatifs sont possibles. Si des postes doivent être supprimés c'est avec de nouvelles organisations, avec de la réflexion, avec de nouvelles technologies... et pas à coup de haches et de slogans.

J'en appelle à chacun d'entre vous pour voter dimanche pour Alain Juppé... mais aussi de mobiliser les personnes de votre entourage, votre familles, vos collègues et vos amis.

A Saint-Julien les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 19h à l'Espace Jules Ferry ce dimanche 27 novembre.

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mardi, 22 novembre 2016

Réformer la France avec les Français (Juppé) plutôt que contre eux (Fillon)

Pour le second tour des primaires de la droite et du centre, les Français pourront choisir entre le programme de rassemblement et de réforme d'Alain Juppé et la confrontation brutale proposée par François Fillon.

Le projet d'Alain Juppé consiste à moderniser et réformer la France en rassemblant les Français sur un diagnostic partagé et des solutions assumées. Il propose un plan d'économie colossal à 85 milliards d'économies. Une ampleur inégalée, mais qui reste réaliste. La proposition de François Fillon de réaliser 100 à 110 milliards d'économies est brutale et irréaliste. 25 milliards de différence, c'est l'ampleur du plan d'économie qui vient d'être imposé aux collectivités. A Saint-Julien, la mise en œuvre du projet de François Fillon se traduirait inévitablement par des suppressions de services communaux de proximité et des augmentations de tarifs colossales.

Alain Juppé propose de supprimer 200 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat. Un rythme qui permet d'organiser les services différemment, d'automatiser certaines tâches ou de supprimer des tâches devenues inutiles ou redondantes. François Fillon, lui propose de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. Cela conduit à ne renouveler pratiquement aucun départ en retraite. Cela conduit inévitablement à supprimer des postes dans la police, la gendarmerie, la justice, l'éducation nationale ou la santé alors même que nos besoins de sécurité augmentent, que nous avons besoin de former les jeunes à la concurrence internationale, et que la population vieillissante à besoin de davantage de soins. Alain Juppé c'est la réforme par le rassemblement, François Fillon propose la brutalité qui conduit au blocage d'une société.

Alain Juppé propose que le temps de travail puisse être négociée en fonction des besoins des entreprises. François Fillon propose d'augmenter unilatéralement le temps de travail à 39h dans le public et puisse être augmentée jusqu'à 48h dans le privé. La méthode est tout aussi brutale que celle employée par Martine Aubry en son temps. Comme la loi sur les 35 heures, la méthode Fillon conduit à une désorganisation complète des services et des entreprises, plutôt qu'une adaptation aux besoins de chacun.

Je suis convaincu qu'on ne réforme efficacement un pays qu'avec un soutien large de ses habitants, et pas en imposant brutalement les souhaits de quelques uns à tous les autres. Le projet de François Fillon est inapplicable dans un pays moderne où l'on traite les habitants en adultes. Il conduira à des blocages monstres et restera lettre morte. Ce serait un recul pour la France. La victoire d'Alain Juppé dimanche prochain est nécessaire pour la France.

Elle est possible, grâce à vous.

D'abord parce que, comme pour toute élection, les personnes qui viendront voter dimanche prochain ne sont pas les mêmes que celles qui sont venues dimanche dernier. D'après les statistiques habituelles, environ 1 million d'électeurs de dimanche dernier ne viendront pas dimanche prochain, et 1 million d'autres habitants au contraire feront le déplacement pour la première fois. Par ailleurs, il reste encore 8 millions d'électeurs de la droite et du centre susceptibles de venir voter dimanche prochain... et de faire basculer le résultat de manière très significative. En particulier les jeunes qui mesurent cette semaine à quel point ces primaires engagent leur avenir.

Enfin, la comparaison des programmes qui était difficile à faire avec 7 candidats en lice devient plus facile lorsqu'il n'en reste plus que deux. Cette semaine, les Français peuvent mieux comparer les programmes et faire un choix.

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samedi, 19 novembre 2016

Présidentielles : qui, quoi ou comment ?

Demain dimanche 20 et la semaine prochaine auront lieu les primaires désignant le candidat de la droite et du centre. Un scrutin décisif qui désignera probablement le candidat qui affrontera Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de mai.

Il y a trois manière de choisir un candidat : la personne - qui ? - son projet - quoi ? - ou sa méthode - comment ?-.

Dans les pays où le responsable de l'exécutif est désigné au suffrage universelle direct, le débat tourne beaucoup autour de la personnalité du candidat. Les médias qui ont les plus gros tirage lors des campagnes présidentielles sont ceux qui parle du candidat, de son couple, de son parcours, de ses passions.... Rien qui n'engage l'avenir d'un pays.

Les débats parlent un peu plus des projets. Cependant, dans une primaire, les projets sont souvent proche. En France, et dans les très rares pays ou l'exécutif est désigné au suffrage universel direct, les projet ont tendance à être démagogiquement inflationnistes. Le clientélisme des électeurs finit par rendre les programmes irréalistes. Mais surtout, dans un monde qui évolue si rapidement, où les crises d'un jour sont éclipsées par celles du lendemain, il devient difficile de miser tout l'avenir d'un pays sur un projet que l'actualité rendra vite périmé.

Alors, il y a le comment gouverner. Il y a ceux qui estiment qu'on gouverne d'autorité à coup de décrets et d'ordonnance, et ceux qui savent que le changement se fait par la mobilisation, en fédérant, en rassemblant.

On connait tous les blocages de la société française, ces blocages qui font que les réformes s'enlisent. Ils ont toujours été des blocages d'autorités. Même quand la droite contrôlait tous les pouvoirs (Sénat, Assemblée Nationale et Gouvernement), elle n'a pas été capable dans les faits de prendre une décision pourtant aussi anodine que la suppression du lundi de pentecôte.

Toute l'expérience du monde, tous les bouquins spécialisés, la pratique comme la théorie, montrent, comme le dit si bien Pierre Maudet à Genève, que le changement cela se construit et ne se décrète pas. Bien sûr à l'issue d'un processus long de rassemblement, il doit y avoir une décision d'autorité, mais une décision qui s'appuie sur l'intelligence et la légitimité collective, plutôt que sur l'arbitraire d'un seul.

C'est la manière dont nous prenons les décisions importantes à St Julien. Notre PLU est plus pertinent parce qu'il a été construit avec les comités de quartier, avec les minorités et avec tous ceux qui ont souhaité y apporter leur pierre. L'ensemble des délibérations se fait dans la concertation lors des commissions préparatoires. Nous informons en amont, consultons autant que cela est possible dans les délais impartis. Cela améliore la qualité et la légitimité de nos décisions. Cela rend possible l'acceptation du changement.

C'est la raison pour laquelle je soutiens la candidature d'Alain Juppé. Car il propose cette méthode et il a montré que c'est avec cette méthode qu'il a fait de Bordeaux la ville qu'elle est aujourd'hui. Une méthode de rassemblement et de concertation avant d'assumer ses décisions.

C'est aussi cette méthode qui est utilisée en Suisse avec la proportionnelle et la démocratie directe. Oui, effectivement, la méthode est plus longue, mais elle est tellement plus efficace que nos décrets jamais appliqués et que nos lois qui changent sans cesse.

Parce que votre avenir, vos impôts, votre système social, votre emploi dépend de l'avenir de la France, je vous engage à venir voter aux primaires demain. Parce que je n'aimerai pas être à la place de ceux qui n'auraient pas voté aux primaires, si d'aventure en mai prochain, nous étions réduit au choix désastreux d'un excité xénophobe et d'une illuminée raciste, je vous engage à voter aux primaires.

Je vous engage à voter avec vos amis, votre famille et vos voisins. Je vous engage à voter et à faire voter.

A Saint-Julien les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 19h à l'Espace Jules Ferry ce dimanche 20 novembre. Il faut se munir d'une pièce d'identité et de 2 euros.

A demain !

 

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vendredi, 18 novembre 2016

Le respect des règles communes, l'ordre public et la sanction en France et à Saint-Julien

radar de la police municipale de Saint JulienOn a un problème avec le respect des règles communes en France et l'application des lois. C'est ennuyeux parce que ces règles sont fixées démocratiquement et sont les conditions nécessaires à une vie ordonnée en communauté. Le respect des règles communes c'est la base du "vivre-ensemble".

J'ai été frappé il y a quelques mois en allant à des réunions préparatoires à la dépénalisation du stationnement qui interviendra le 1er janvier 2018. Les études comparatives montrent qu'aucun pays européen ne respecte aussi peu ses propres règles de stationnement que la France. Dans les villes françaises, le taux de respect des règles de stationnement tourne entre 10% et 30% seulement. Cela a un effet dramatique sur la circulation puisque 20% des voitures dans les villes françaises cherchent une place de stationnement. Par ailleurs, la saturation des places de stationnement par les contrevenants pénalise considérablement le commerce de centre ville.

L'exemple du stationnement peut sembler marginal, mais de manière plus générale, notre pays ne se donne pas les moyens matériels, règlementaires, législatifs et surtout humains de poursuivre, juger et sanctionner l'application des nos lois démocratiques.

Hier, j'ai posté sur Facebook une photo du nouveau radar de la police municipale. Les deux tiers des personnes qui ont réagi ont aimé ce nouvel équipement de la police municipale. Ils voient tout de suite que cela contribuera à leur sécurisation et qu'ils n'ont rien à en craindre puisqu'ils respectent les limitations de vitesse. Mais les commentaires rageurs et agressifs se multiplient. Ces commentaires émanent de personnes rétives au respect des règles, de quelques gaûchistes dogmatiques pour lesquelles la loi et la sanction sont des tabous, et de quelques râleurs. Qui peut s'opposer à une limitation à 50km/heure en milieu urbain, la vitesse maximale permettant la distance de freinage nécessaire en cas d'irruption d'un enfant sur la chaussée ? Qui peut raisonnablement s'opposer à ce qu'une commune se dote des moyens de faire respecter ces règles de sauvegarde des enfants ?  Je crois qu'il n'y a qu'en France que nous avons autant de problèmes avec l'idée même que les collectivités puissent faire respecter les règles de vie commune en se dotant des moyens permettant d'infliger des sanctions aux contrevenants.

Pour ma part, mes valeurs sont claires. Avant la règle il doit d'abord y avoir le respect mutuel des habitants, le savoir vivre, l'esprit citoyen. Veillez à la sécurité des enfants, des piétons et des cyclistes doit être une question de respect mutuel des habitants les uns envers les autres. Mettre ses poubelles dans les containers à ordure est aussi une question de respect mutuel, voir même en l'occurrence de respect de soi-même et de son propre quartier. Libérer les places de stationnement en zone bleue pour d'autres habitants, d'autres clients et d'autres usagers après une heure et demi d'utilisation gratuite est d'abord une question de respect mutuel. Je pense que nous pouvons faire beaucoup de progrès en terme de respect mutuel, en prenant mieux en compte les personnes avec lesquels nous partageons l'espace public. En veillant pour notre part à mieux expliquer, mais pour chacun aussi à mieux comprendre l'utilité de ces règles collectives. Le respect mutuel est nécessaire, mais il ne peut être suffisant.

La règle commune fixe des normes communes. La sanction veille à s'assurer que les contrevenants à ces règles soient sanctionnés comme prévu par nos lois démocratiquement adoptées.

A Saint-Julien, nous n'avons pas le moindre état d'âme à rappeler les règles de vie en société. Et à nous doter de moyens supplémentaires permettant de mieux sanctionner les contrevenants. C'est une simple question de respect vis-à-vis de l'écrasante majorité des habitants qui respectent les règles de vie commune.

C'est le sens de l'installation des caméras de vidéo protection qui rappellent aux délinquants et aux criminels que St Julien se dotent des moyens permettant de prouver et de sanctionner leurs crimes et leurs délits. C'est la raison pour laquelle nous rappelons aux habitants de St Julien qui résident officiellement en Suisse en des termes un peu plus fermes chaque année l'obligation faites aux résidents principaux de déclarer leurs revenus dans leur commune de résidence. C'est la raison pour laquelle nous mettons en place des règles de stationnement destinées à permettre aux clients des commerces, aux usagers, aux actifs et aux pendulaires de pouvoir trouver une place et nous nous assurons du respect de ces règles mutuelles de partage de l'espace public. L'espace Part'âge, ce très beau nom de notre sens social, devrait être aussi le nom de l'espace public à St Julien.

Dans les poncifs utilisés par ces détracteurs, il ne s'agirait que de recettes municipales. Les amendes de polices sont collectées à l'échelle nationale et pas directement par la commune. Elles sont ensuite redistribuées aux communes de manière indirectes pour des aménagements de sécurité. Les amendes payées à Saint Julien financent donc des aménagements de sécurité dans un peu toute la France. A Saint Julien le reversement à la commune du produit des amendes de police correspond à environ 100 000 euros de recettes d'investissement. Cela ne couvre même pas le coût des agents qui s'assurent du respect des règles communes, et d'autant moins que c'est une recette qui ne peut être utilisée que pour de l'investissement. Pour rappel, notre programme pluriannuel de remise à niveau de la voirie s'élève précisément à environ 100 000 euros par an. Les 100 000 euros de recettes des amendes de police ne sont pas un enjeu de recettes comparés aux 5 millions de fonds frontaliers ou aux 5,7 millions d'impôts directs des ménages.

Lorsque la police municipale, la gendarmerie ou les services fiscaux appliquent des sanctions, l'effet recette est tout à fait marginal. En revanche, cela s'inscrit dans le rappel des règles de vie commune et de respect mutuel. Appliquer les sanctions prévues démocratiquement est une condition de la pérennité des lois communes et du bien vivre ensemble.

Avis aux contrevenants, délinquants et criminels !

Avis aussi aux honnêtes citoyens respectueux des règles de vie en société, nous nous attachons à sanctionner les contrevenants pour que l'espace public soit plus sûr, plus convivial et plus disponible pour tout le monde.

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mardi, 15 novembre 2016

Résoudre la pénurie de médecins à St-Julien-en-Genevois

En juillet dernier un médecin de St Julien-en-Genevois a cessé son activité libérale, ce qui a conduit à la déstabilisation d'un cabinet médical qui rassemblait trois praticiens. D'autres s'apprêtent à prendre leur retraite bien méritée. Saint-Julien-en-Genevois qui compte déjà peu de médecins, voit des médecins cesser leur activité pendant que de nouveaux habitants s'installent dans la commune.

La pénurie médicale est générale en France et plus importante dans la région frontalière. Nous en connaissons les causes. S'agissant de la pénurie nationale les causes sont multiples :

  1. un numérus clausus qui a mal pris en compte la proportion plus faible d'installations libérales par les jeunes diplômés et leur temps de consultation normalisé par rapport aux générations précédentes, pour préserver une qualité de vie familiale comparable à celle de sa génération.
  2. des tâches administratives et de contrôle qui se sont multipliées au détriment des actes médicaux de diagnostic, de soin et de préscription.
  3. une population vieillissante qui a plus de besoin médicaux et une attente croissante des habitants vis-à-vis de la médecine.

Plus localement, le coût de la vie en général et du foncier en particulier, pénalisent les médecins comme l'ensemble des habitants qui ont des revenus en euros, même si notre région offre de nombreux atouts de cadre de vie, d'activités et de dynamisme démographique.

La résolution de ces problèmes passe par une mobilisation collective. D'abord de la part des autorités concernées : le ministère de la santé et les parlementaires qui sont les seuls à pouvoir légiférer dans le domaine de la santé. L'agence régionale de santé et la caisse primaire d'assurance maladie qui ont seuls les moyens budgétaires liés à la santé. L'hôpital et le conseil de l'ordre qui seuls peuvent faciliter le dialogue et l'efficience de la relation entre l'hôpital et la médecine de ville.

La commune et la communauté de communes se mobilisent également en tant que facilitateurs de ces échanges. Elles pourront solliciter les subventions publiques prévues pour l'émergence de projet de maisons médicales pluri professionnelles. Elles organisent l'information aux habitants et la promotion du territoire auprès des étudiants. Elles s'engagent à trouver des solutions de logements pour les internes et les stagiaires.

Les médecins eux mêmes peuvent largement contribuer à la résolution du problème car ils sont les seuls à pouvoir former des stagiaires et des internes à Saint-Julien pour les inciter à s'installer ici. Les médecins sont également les seuls à pouvoir concevoir avec d'autres professionnels de santé un projet médical pour une maison médicale pluri-professionnelle qui permettra de mutualiser les coûts et de renforcer l'efficience des pratiques médicales par le partage d'expérience.

Les patients également peuvent grandement contribuer à améliorer la situation en honorant leurs rendez-vous, en veillant à ne faire appel aux médecins que de manière parcimonieuse lorsque cela est nécessaire, en prenant soin d'eux-même en prévention (vaccins, se laver les mains, faire du sport..) et en adoptant des comportements citoyens vis-à-vis des filières de soin.

Cette mobilisation collective coordonnée permettra à court terme de soulager les médecins en activité de certaines tâches administratives ou de consultations qui ne relèvent pas du soin et à plus long terme de renforcer l'offre médicale à Saint-Julien.

C'est le sens du vœu qu'a adopté le Conseil Municipal ce mercredi à 31 voix pour et 1 voix contre. Vous pouvez le télécharger et le lire ici :

Délibération voeu pour résoudre la pénurie de médecins à Saint Julien en Genevois.doc

 

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jeudi, 10 novembre 2016

Cazeneuve (PS) et Duby-Muller (LR) ne veulent pas que vous votiez aux primaires

primaires et panneaux électorauxEn 2017, il est bien probable que les républicains et les démocrates n'aient plus qu'un seul candidat possible au second tour. Les primaires seront donc décisives dans le choix du prochain président, et donc de la prochaine majorité présidentielle.

Vu l'importance que prennent les élections primaires dans les grandes orientations politiques du pays, il m'a semblé important de veiller à ce que les St Juliennois qui le souhaitent, disposent de toutes les informations nécessaires pour y participer. Il m'a semblé de notre responsabilité d'élus de permettre aux St Juliennois de participer pleinement à ces processus de désignation des candidats.

S'agissant de moyens publics, l'engagement de la commune devait se faire de manière neutre selon les partis et bien sûr, détaché de toute candidature individuelle, même si à titre personnel, je soutiens la candidature d'Alain Juppé.

C'est la raison pour laquelle, la commune a annoncé dans le bulletin municipal de septembre, sur les panneaux électroniques, sur le site internet de St Julien en Genevois et au travers d'affiches, les modalités de participation aux primaires organisées par tous les partis (EELV, LR, PS).

Lundi matin, notre député, Virginie Duby-Muller (LR) m'a informé qu'elle n'approuvait pas l'utilisation des panneaux électoraux pour vous informer des lieux, heures, dates et modalités de participation à ces primaires. Un peu plus tard dans la journée, j'ai reçu une copie de la circulaire diffusée par le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve (PS) interdisant l'utilisation des panneaux électoraux pour les primaires de crainte que les habitants puissent croire que les primaires seraient organisées par l'Etat. Pourtant les habitants ignorent tout de la participation de l'Etat dans l'organisation des élections : ils ont à faire aux communes pour leur inscription sur les listes électorales et la tenue des bureaux de vote !

J'ai d'abord trouvé très étonnant qu'une député LR et un ministre PS s'offusquent qu'un maire MODEM puisse informer les St Juliennois sur les modalités de participation aux primaires organisées par LR et le PS ! Sauf, peut-être à estimer que les Sarkozistes voient d'un mauvais œil la mobilisation des Français, et que le PS voit en la candidature de Nicolas Sarkozy, comme en 2012, leur seule chance de victoire. A St Julien, depuis l'appel public des Sarkozistes à voter pour les socialistes aux municipales de 2008, confirmé par leur projet de fusion au second tour de 2014, on sait à quel point socialistes et les Sarkozistes sont les deux facettes d'une manipulation électorale commune.

Pour ma part, quelque soit votre choix et vos affinités partisanes, je ne peux que vous encourager à participer aux primaires de votre choix. Les élections américaines nous rappellent que seuls les votes dans les urnes comptent et pas les intentions de vote mesurées par les sondeurs.

Fort de ces valeurs, j'ai demandé à ce que les désidérata de notre député et de notre ministre soient confirmés par un texte de loi interdisant l'utilisation des panneaux électoraux. On ne peut pas en attendre moins de la part d'une législatrice et d'un membre de l'exécutif dans un état de droit. A ce jour, personne n'a porté à ma connaissance un texte de loi qui l'interdirait. Tout au plus ai-je eu droit à des articles liés à l'organisation d'une élection et de la période électorale qui précède ces élections. Bien sûr, les législateurs sont tellement prolixes qu'ils ignorent eux mêmes les lois, si d'aventure on portait à ma connaissance une loi qui l'interdirait, j'appliquerai scrupuleusement ces lois. Mais quoiqu'en pense notre ministre socialiste et notre député sarkoziste, ce qui n'est pas interdit par la loi est autorisé.

D'ici là, je vous informe que pour la primaire de la droite et du centre, les bureaux de vote seront ouverts à tous les St Juliennois les dimanche 20 et 27 novembre de 8h à 19h à l'espace Jules Ferry, 2 av de Genève. Pour participer il faut être inscrit sur les listes électorales de la commune en 2016, avoir une pièce d'identité, verser une contribution de 2 euros et s'engager à partager les valeurs républicaines de la droite et du centre. Si vous n'habitez pas à St Julien, retrouvez en lien ici votre bureau de vote pour les primaires.

Les primaires de la gauche auront lieu les dimanche 22 et 29 janvier à Jules Ferry également.

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dimanche, 09 octobre 2016

Saint-Julien-en-Genevois premier aux primaires

Je lance aujourd'hui un défi à tous les Saint-Juliennois et par ricochet également à mes collègues maires de Haute-Savoie : mobilisons-nous pour que les Saint-Juliennois aient le plus d'influence sur la désignation des candidats aux présidentielles à travers le plus fort taux de participation aux primaires.

Le processus des primaires ouvertes à tous les citoyens est l'occasion pour les habitants de faire valoir leurs préoccupations concernant l'avenir de la France, en particulier sur l'emploi, le logement, la croissance, nos systèmes sociaux ou l'environnement, plutôt que les préoccupations partisanes des seuls militants comme c'était le cas dans le passé. Il s'agit de désigner les meilleurs candidats pour la France et pas les seulement les meilleurs candidats pour les partis.

Nous voulons que les Saint-Juliennois, plus que tout autre, aient l'opportunité de participer aux choix initial du président de la république. Non seulement parce que les primaires sont ouvertes, mais aussi, parce qu'en 2017, le choix républicain du second tour sera probablement limité. Mieux vaut choisir le meilleur aux primaires plutôt que le moins pire au second tour.

Pour cela, la commune a déjà annoncé les dates de toutes les primaires dans le bulletin municipal. Nous utiliserons les panneaux électoraux afin d'informer les habitants sur les lieux et dates des votes aux primaires. Non seulement dans un souci d'équité politique, mais aussi d'efficacité pour maximiser l'influence des Saint-Juliennois dans le choix du futur président de la république, nous appelons tous les Saint-Juliennois à participer à autant de primaires qu'ils le souhaitent. Notre système politique est à bout de souffle, il est temps qu'il y ait une révolution, autant qu'elle se fasse par les urnes lors des primaires.

Vous souhaitez participer à ce défi :

  1. fixez vous un objectif raisonnable : mobiliser une, deux ou trois personnes, vous pourrez toujours augmenter cet objectif une fois qu'il sera atteint.
  2. parlez des primaires chaque jour à des proches, si possible des personnes différentes.
  3. informez vos proches que le processus est ouvert et discutez avec eux de leurs préférences, plus ce sera un sujet de discussion courant, plus vos proches se mobiliseront les 20 et 27 novembre.
  4. informez les qu'à Saint Julien, le bureau de vote des primaires de la droite et du centre sera à l'Espace Jules Ferry les dimanche 20 et 27 novembre.
  5. le jour J, venez ensemble voter.

A titre personnel, je voterai pour Alain Juppé parce qu'il a la capacité de rassembler la France et que la France n'est grande, forte et puissante que lorsqu'elle est unie. Pour se moderniser, pour affronter la mondialisation, pour innover et entreprendre, pour se défendre, la France doit d'abord se rassembler derrière Alain Juppé.

A nous de jouer ! La France a besoin de nous !

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jeudi, 06 octobre 2016

Marché de producteurs à Saint-Julien-en-Genevois : promesse tenue !

marché de producteur Saint Julien en GenevoisDésormais, tous les mardis à Saint-Julien aura lieu un marché de producteurs sur la place de la mairie. C'est un marché d'après midi qui se tiendra de 16h à 20h. L'horaire a été prévu pour permettre aux habitants qui travaillent le vendredi matin de pouvoir en bénéficier. Le choix de la date du mardi permet à ce marché d'être complémentaire de celui du vendredi. La place de la mairie permet de réduire au maximum l'impact sur le stationnement et la circulation.

Nous nous étions engagés à mettre en œuvre ce marché de producteurs car nous pensons nécessaire de contribuer au développement de l'agriculture locale de proximité, avec des produits de saison et avec également des producteurs de produits bio. Nous pensons qu'il est utile de permettre à plus d'habitants de pouvoir bénéficier de la présence d'un marché.

Sur nos 33 engagements, c'est déjà la 13ème promesse tenue. La politique crève de ces candidats qui racontent n'importe quoi : les projets des deux principaux partis politiques lors des dernières élections présidentielles étaient fondées sur des hypothèses de recettes fiscales issues d'une estimation de croissance de +2,5% par an pendant le quinquennat. Comment croire à des mensonges aussi absurdes et reprocher ensuite d'avoir des élus menteurs ? C'était des projets irréalistes et mensongers, documentés par la presse et soutenus par des électeurs qui ont surtout été trahis par leur naïveté. Les électeurs du PS ont expérimentés cette trahison, beaucoup d'électeurs de l'UMP se bercent encore de l'illusions des mensonges. Les mensonges des démagogues couplés à la naïveté d'électeurs qui ne font pas l'effort de s'informer détruit les fondements de notre démocratie.

Pour notre part, nous tenons nos 33 engagements. 13 promesses sont déjà tenues :

  1. Amélioration de la qualité, de la sécurité et de l’encadrement des TAP, et inscription en ligne (vs la demi-journée de vacances pour faire la queue)
  2. Parcours patrimoine
  3. Politique de stationnement qui améliore les rotations
  4. Marché de producteurs
  5. Renforcement du service sport, conventions d’objectif et mérites sportifs
  6. Transparence avec la mise en ligne de tous les documents
  7. Comités de quartiers créés et opérationnels
  8. Implication des habitants au travers d’enquêtes de consultations et de réunions publiques
  9. Développer le service jeunesse en renforçant les liens avec les associations
  10. Stabilisation du budget du CCAS en proportion du budget communal
  11. Tarifs adaptés pour les revenus les plus faibles
  12. Recrutement de deux agents à la police municipale
  13. Mise en place de la vidéoprotection

18 sont en cours de réalisation. Pour deux de nos engagements seulement, le travail commencera dans les prochains mois. Si l'on prend en compte le degré d'avancement des engagements en cours, au total, environ les deux tiers de notre projet de ville sont déjà réalisés avant même la mi-mandat. Et le tout dans un contexte financier très difficile que nous avons découvert après les élections avec les baisses des dotations d'Etat et la crise de trésorerie communale le tout en avril 2014.

Vous pouvez compter sur nous pour mettre en œuvre l'intégralité de notre projet.

 

 

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mercredi, 21 septembre 2016

Stationnement à Saint-Julien-en-Genevois : pour que chacun trouve sa place

Il y a un peu plus d'un an a été instauré une nouvelle tarification du stationnement au P+R de Perly. Cette tarification a permis de responsabiliser les automobilistes sur l'utilisation de la voiture individuelle en les incitant à assumer une partie des charges d'entretien et de déneigement de la voirie. La tarification y est tout à fait modérée comparé à ce qui est pratiqué dans les villes voisines.

Ce changement a eu plusieurs avantages :

  1. Il est plus juste de faire supporter la charge de la voirie aux automobilistes qui l'utilisent plutôt qu'aux contribuables,
  2. Cette tarification a incité des automobilistes à étudier et parfois utiliser des modes de transports alternatifs à la voiture individuelle : vélo, marche, transports en commun, deux roues, ou covoiturage.
  3. Elle a incité plus d'usagers à stationner plus en amont (gare, marché, Vitam, Collonges) et donc à désengorger la traversée de Saint Julien qui est saturée.
  4. Elle a réparti les arrivées sur le parking de Perly sur une plage horaire plus étendue ce qui réduit la saturation du trafic à Saint-Julien à l'heure de pointe.

C'est globalement un succès puisque le parking est utilisé aux deux tiers.

Il y a eu cependant un effet néfaste : le report du stationnement sur les zones blanches et en particulier sur les zones blanches de la place du marché proche du centre ville. Cela a eu pour effet d'engorger les places de stationnement disponibles pour les actifs de la ville. Par ricochet, on a vu se développer ces derniers mois un détournement de la zone bleue utilisée par les actifs qui en infraction avec la loi, tournaient leurs disques bleus.

Pour résoudre ces problèmes nous avons décidé de clarifier les fonctions des différents stationnement :

  • Pour les usagers et clients de la ville : la zone bleue gratuite pour 1h30 leur est dédiée
  • Pour les actifs de la ville : la place du marché et les zones blanches leur sont dédiées
  • Pour les résidents : l'urbanisme prévoit le stationnement au sein des propriétés, avec par ailleurs, la possibilité d'utiliser le stationnement sur voirie résiduel la nuit et le week end.
  • Pour les pendulaires frontaliers : le P+R de Perly et celui de la Gare

Au total, ce sont plus de 2000 places de stationnement qui sont proposées.

Pour permettre cette affectation, il est nécessaire de passer au stationnement payant sur la place du marché et partiellement au parking de la gare à compter du 1er novembre, comme annoncé dans le bulletin municipal de juin. C'est ce qui a été décidé par le Conseil Municipal la semaine dernière.

Concrètement :

  • Au P+R de Perly la tarification actuelle est complétée par des formules d'abonnement au mois (48 euros/mois) et à l'année pour les pendulaires frontaliers. Un tarif à la demi journée (2 euros par demi journée) est ajouté pour les patients du Galien ou les visiteurs de la trésorerie. Des formules d'abonnement pour les actifs de Saint-Julien qui travaillent au Galien sont créé.
  • Place du marché, la tarification adoptée est de 2 euros par demi journée ou 4 euros par jour. Il sera créé par ailleurs des formules d'abonnement à 20 euros par mois ou 220 euros par an pour les actifs dont l'employeur est une entreprise contribuable de Saint Julien.
  • P+R de la Gare : la tarification est également à 4 euros par jour, mais avec la gratuité pour le premier jour. Ainsi, le stationnement restera gratuit pour les pendulaires quotidiens, il deviendra payant pour les voyageurs SNCF à un tarif 60% moins cher qu'à Bellegarde et avec un premier jour offert.

Les résultats attendus de cette décision :

  • Que les pendulaires frontaliers s'orientent soit vers le P+R de la Gare soit sur celui de Perly, libérant ainsi environ une centaine de places pour les actifs de la ville, ses usagers et ses clients sur la place du marché.
  • Qu'entre 20 et 50 automobilistes pendulaires revoient leur mode de transport et se reportent sur la marche, le vélo ou les transports en commun, libérant ainsi autant de places de stationnement;
  • Que les actifs qui détournaient la zone bleue souscrivent dorénavant à un abonnement et stationnent sur la place du marché afin de libérer des places pour les clients et usagers de la ville. La police municipale veillera avec la vigilance et la rigueur qu'on lui connait à ce que les usagers qui tournent leurs disques soient sanctionnés conformément à la loi. (pour information, la loi prévoit une augmentation des amendes de stationnement à 35 euros à compter du 1er janvier 2018)
  • Par ailleurs, cela permettra à la ville d'être beaucoup plus efficace dans sa lutte contre les voitures ventouses stationnées sur le parking de la gare, libérant entre 10 et 15 places de stationnement supplémentaires.

Nous avons conscience que cette tarification n'est pas agréable, ni pour les frontaliers, ni pour les actifs qui ont des revenus en euros. Cependant, à 220 euros par an, le tarif reste inférieur à un abonnement annuel aux transports en commun dans la communauté de communes du Genevois : par équité, il est juste que les automobilistes comme les usagers des transports en commun participent aux frais de voirie. Elle est inférieure à la tarification qui existait sur l'ensemble de la ville à Saint Julien il y a 10 ans. Elle est près de deux fois inférieure à ce qui est actuellement pratiqué à Annemasse. Vous trouverez le détail de la tarification dans la 3ème délibération du Conseil Municipal de la semaine dernière en lien ici.

Cette nouvelle tarification contribuera à ce que chacun trouve sa place à Saint-Julien.

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lundi, 12 septembre 2016

Cimetière pour tous : Saint-Julien applique la circulaire Sarkozy

Voilà bien longtemps que les Français de confession musulmane sont confrontés à la difficulté d'un lieu de sépulture. Très peu de cimetières en France permettent l'inhumation conformément aux règles cultuelles musulmanes. Dès lors, ces habitants sont contraints de devoir choisir entre les règles de leur foi et la terre de leur pays : la France. Cela n'est pas conforme au principe républicain de laïcité qui garantit à chacun la liberté de conscience.

A Saint-Julien cela se traduit aussi par de grandes difficultés économiques pour les familles, lorsqu'il faut organiser en urgence le rapatriement du corps du défunt et le déplacement de toute une famille. Tôt ou tard, cela se traduit par des difficultés financières et sociales. Parfois même par des expulsions d'un logement.

Mais surtout, l'intégration républicaine passe nécessairement par l'inhumation de ses proches sur la terre de la République.

J'ai toujours défendu cette position, et publiquement. Vous pourrez la retrouver sur ce blog, publiée à la date du 26 novembre 2007, en lien ici. Il se trouve que quelques mois plus tard, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, défendait la même position dans une circulaire signée par Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, une circulaire qui recommande aux maires de prévoir des emplacements permettant une inhumation selon les règles confessionnelles.

Depuis, Nicolas Sarkozy a défendu tout et son contraire, au gré de ses intérêts électoraux et sans aucune consistance, avec beaucoup de mise en scène, mais avec l'absence de crédibilité de ceux qui changent sans cesse d'avis faute d'avoir des convictions et des valeurs. Pour ma part, fidèle à mes convictions, j'estime que les lois de la République s'appliquent à tous, quelques soient ses croyances, conformément à la devise qui résume si bien ce qu'est la France : Liberté, Egalité, Fraternité.

A Saint-Julien, des travaux ont été engagés au cimetière : il est désormais possible de vivre et de mourir quelque soit sa confession.

jeudi, 11 août 2016

Une convention juste et équitable avec la Présentation de Marie

Interrogé la semaine dernière par un journaliste du Messager au sujet de la baisse de 100 000 euros de la subvention à la Présentation de Marie votée lors du conseil municipal du mois de juin, je lui ai adressé la réponse suivante :

La subvention à la présentation de Marie est le fruit d’un calcul issu d’une convention tripartite entre la commune, l’état et l’établissement. C’est le nombre d’élèves multiplié par le coût unitaire d’un élève dans le public. Cependant ce coût est très différent entre l’élémentaire et la maternelle puisqu’il y a des ATSEM en maternelle financée par la commune. Le coût par élève est d’environ 480 euros par élève en élémentaires et de plus de 1400 euros par élève en maternelle.

La subvention à la présentation de Marie était restée stable depuis plus de 10 ans. Evoluant entre 120 000 euros et 150 000 euros par an. Elle a soudainement augmenté à l’approche des élections municipales passant à 200 000 euros en 2013 puis 250 000 euros en 2014 !?! A ce jour, rien ne prouve que la précédente municipalité était guidée dans cette augmentation soudaine par des préoccupations clientélistes. Les modalités de calcul du coût unitaire par élève ont été soudainement révisées.

Dans le contexte budgétaire de la commune qui a de lourdes dettes, n’avait pas suffisamment de liquidités en caisse pour payer les agents à la fin mai 2014 et doit financer la construction des salles de classes qui n’ont pas été construites depuis 2000, nous devions identifier 3 millions d’euros d’économies annuelles. Nous avons baissé toutes les dépenses communales, y compris la subvention à la Présentation de Marie.

La loi oblige les communes qui accueillent un établissement scolaire privé conventionné à prendre en charge la scolarité des enfants qui résident dans la commune (dans le cas de la Présentation de Marie, les contribuables de Saint Julien sont donc les seuls contribuables du canton à avoir l’obligation d’assumer ce financement). En revanche, cette obligation ne couvre que les enfants scolarisés en élémentaire et pas ceux scolarisés en maternelle. Nous avons donc revu la convention tripartite pour la concentrer sur nos seules obligations légales de financement des élémentaires. Par ailleurs, nous avons aussi concentré ce financement aux seuls résidents principaux à l’exclusion des résidents secondaires.

L’absence de tout financement des maternelles ce serait traduit par une baisse de subvention de -150 000 euros pour l’établissement, en dessous des niveaux historiques. Une telle baisse nous a semblé excessive. Par ailleurs, l’établissement complète utilement l’offre scolaire de la commune tout particulièrement dans un contexte où la commune a 9 classes de retard sur ses propres besoins d’accueil des élèves du public. Dans un esprit constructif, nous avons donc souhaité travailler à une autre convention de partenariat, plus souple et fondée sur des objectifs communs. Nous avons en particulier identifié un objectif commun entre l’établissement et la commune : la diversité sociale. S’agissant du montant, nous avons fixé le montant de subvention au coût d’un élève en élémentaire (environ 480 euros) plutôt que le coût d’un élève en maternelle trois fois plus élevé comme c’était le cas jusqu’alors.

Pour l’établissement la diversité sociale est un objectif fixé par l’éducation nationale et qui conditionne l’attribution de postes d’enseignants. Pour la commune, nous avons une préoccupation importante de diversité sociale sur certaines des écoles communales qui nous a d’ailleurs conduit à revoir la carte scolaire. C’est pour nous une exigence républicaine que les enfants de Saint Julien grandissent les uns avec les autres dans tous les établissements de la commune. Nous avons identifié d’ailleurs un taux de « fuite » vers le privé plus important dans les secteurs des écoles les moins diverses, ce qui aggrave le phénomène. Nous avons donc ensemble fixé des objectifs de mise en place de grilles tarifaires qui incitent à une plus grande diversité sociale (frais de scolarité et frais périscolaires). Ce sont des objectifs fixés ensemble, l’établissement décide seul des modalités par lesquels il compte remplir ces objectifs.

Il a été particulièrement cocasse de constater le 25 novembre 2015 que la minorité de gauche n’a pas voté la subvention pour les élèves de maternelle (Jean-Claude Guillon a voté Contre, Michel de Smedt et Sylvie Camilleri se sont abstenus) (1) car ils trouvaient insuffisant l’effort demandé à l’établissement alors que ce sont les prédécesseurs de cette équipe qui avaient augmenté la subvention de +100 000 euros à l’approche des élections municipales. En résumé, ils nous reprochaient de ne pas faire suffisamment le contraire de ce qu’ils avaient fait ! Ou de ne pas corriger assez vite leurs erreurs. Pourtant, les votes et délibérations étant publiques, toute la ville peut être témoin de leurs propres contradictions. Une minorité est plus utile aux habitants lorsqu'elle évite les postures partisanes d'opposition pour adopter des positions de fond cohérentes sur le long terme car fondée sur des valeurs.

Les effectifs de la Présentation de Marie sont en hausse comme ils sont en hausse dans le public également. Il est certain que l’absence de construction de salles de classes dans le public et la construction d’une nouvelle école primaire à la Présentation de Marie a contribué à l’attractivité du privé par rapport au public à Saint-Julien depuis le début des années 2000.

Les économies réalisées, ainsi que toutes les autres, permettront à la commune d’être en situation de rembourser ses 15 millions d'euros de dettes et d’en contracter de nouvelles pour investir : en particulier dans les deux nouvelles écoles communales qui permettront de rattraper les 9 classes de retard accumulées. Pour rappel, l’investissement dans les deux écoles et le parc, est estimé aujourd’hui à 15 millions d’euros. 100 000 euros d’économies annuelles permettent de financer environ 1 million d’euros d’emprunt.

 

(1) Interrogé par le même journaliste la minorité de gauche indique qu'elle a voté la convention. Il semble qu'elle ait oublié le sens de son vote pourtant disponible en ligne ici sur le site de la mairie (délibération n°4 du 25 novembre 2015). Pour notre part, nous attachons une grande importance aux votes des minorités et à leurs contribution au débat communal. Si ce sont des postures partisanes et opportunistes, nous y prêtons peu attention, si ce sont des vrais convictions, des idées utiles à l'intérêt général, alors nous travaillons avec les minorités pour identifier des solutions nouvelles.

 

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mercredi, 20 juillet 2016

Vivre sans peur et sans terreur

Chaque attentat nous questionne face à notre capacité à nous en prémunir et à la réponse à y apporter.

Nous pouvons céder au terrorisme : avoir peur, renoncer à vivre, nous réfugier dans une neutralité coupable ou plus simplement renoncer à nos valeurs démocratiques et républicaines qui font l'identité de la France. Il me semble que chacune de ces solutions serait pire qu'une armistice à Rotonde.

Nous pouvons aussi nous diviser. Surtout à l'approche de l'élection présidentielle. Nous pouvons perdre notre temps à chercher des coupables plutôt que des solutions. Nous pouvons chacun nous exonérer de nos propres responsabilités : Quelles propositions collectives avons-nous faites ? Avons nous fait de notre propre protection une exigence démocratique plutôt que la somme de nos intérêts particuliers et catégoriels ? Qui pourrait promettre raisonnablement "législature garantie zéro attentat" sans passer pour un bouffon de foire ?

Pour autant, il est temps que nous nous occupions à mieux nous protéger.

D'abord par la justice. Notre justice est engorgée, en retard et trop faible. Elle ne dispose pas des moyens humains et des outils pour une justice efficace. Nous manquons de juges et de procureurs. Nous manquons de systèmes informatiques. Et nos faibles moyens judiciaires sont encombrés par des procédures ordinaires qui pourraient relever de la médiation ou des tribunaux de police : retraits de permis, affaires familiales... Il nous faut impérativement renforcer les moyens de la justice en France et reconcentrer la justice sur des jugements plutôt que sur de l'administration d'affaires routières et familiales.

Je m'interroge parfois sur les raisons qui font que la France alloue aussi peu de moyens à la justice. Est-ce que les passifs judiciaires de nombreux responsables politiques a un lien avec la crainte qu'ils ont d'allouer des moyens nécessaires à la justice ? Est-ce que nous mêmes nous contribuons à une bonne administration de la justice lorsque nous portons aux pouvoirs exécutifs et législatifs des personnes qui ont tant à craindre d'une justice qui pourrait devenir efficace ?

Renforcer les moyens de la justice exige au préalable nécessairement de renoncer à d'autres dépenses publiques, à d'autres clientélismes. Cela suppose de corriger de multiples inefficiences publiques, comme par exemple ces 6 mois de formation dont 5 inutiles imposées aux gendarmes et policiers qui deviennent policiers municipaux, au profit de formateurs bien rémunérés.

Renforcer les moyens alloués à la justice doit d'abord être précédé d'une augmentation du nombre de places de prison. Pour appliquer la loi avec rigueur, encore faut-il que les moyens pour administrer les peines soient suffisants. Rapporté à sa population, la France compte près de 20% de places de prison de moins que l'Allemagne, 15% de moins que la Suisse.

Une justice efficace est une justice rapide et stricte dans l'application de la loi. Elle n'a les moyens ni de l'un, ni de l'autre actuellement en France.

Collectivement, tout se passe comme si nous avions une certaine réticence à appliquer nos lois démocratiques. Comme si la loi était socialement facultative et la fraude acceptable. Pourtant, il n'y a pas de démocratie sans loi, il n'y a pas de démocratie sans application des lois et il n'y a pas d'application des lois sans peines.

Prétendre que le pays est en guerre, c'est ignorer que dans un pays en guerre, il n'y a pas de concert, pas de tour de France, pas de "grand chassé croisé des juillettistes et des aoûtiens" au journal de 20h. Dans un pays en guerre, les gens ne font plus d'enfants et ne se marient plus... ou peut être à titre posthume. La France est impliquée dans des guerres, mais ayons l'humilité de mettre en perspective notre situation avec celle des millions de personnes qui vivent en guerre. En revanche, la situation actuelle nécessite que l'on adapte notre vision bisounours de la sécurité. Comment demander à des policiers municipaux et des agents de sécurité de nous protéger des armes avec leurs mains ? Comment comprendre tant de réticences à confier à des agents de l'ordre formés aux lois, aux règles d'engagement et au tir, les mêmes armes que celles dont disposent ceux contre lesquels ils sont chargés de nous défendre : autant demander à un régiment de cavalerie de nous protéger d'une colonne de chars ? La police municipale de Saint-Julien est parmi les premières polices municipales armées de Haute-Savoie : à ma connaissance, les seuls balles tirées l'ont été lors des entrainements, mais ces armes sont aussi utiles que des radars militaires et des armes de dissuasion. Comment espérer recruter et retenir des professionnels compétents sans leur confier les moyens de se défendre et nous avec ?

L'urgence qui dure n'est plus une urgence. Un état d'urgence prolongé pendant un an, n'est plus un état d'urgence. Il met en revanche en lumière la douloureuse inadéquation de nos lois avec les réalités d'aujourd'hui. Comment accepter que Facebook, Google, Visa et Mastercard disposent et commercialisent de plus de données personnelles que les forces de l'ordre pour nous protéger ? Comment accepter que les forces de l'ordre américaines aient accès à ces données, mais pas les forces de l'ordre nationales ? Entre la NSA et la CNIL, il est temps de trouver un juste milieu qui permette de protéger les citoyens à la fois contre l'utilisation frauduleuse des données qui les concernent et contre les terroristes, les criminels et les délinquants.

Faute d'éléments précis, je n'aborderai pas ici la prise en charge des maladies psychiatriques qui pourtant est un des enjeux de la prévention.

Nous devons aussi nous questionner sur notre urbanisme et sur notre capacité à mettre en œuvre les valeurs de la république. Le service national et l'école républicaine étaient les ciments de la nation. Le service national a été supprimé un peu rapidement sans être remplacé par un service civique obligatoire. L'école républicaine est de moins en moins républicaine à mesure que nos cartes scolaires, loin de favoriser la mixité républicaine, réplique l'homogénéisation croissante de nos quartiers. Il faut voir les réticences et les oppositions auxquelles nous faisons face lorsque nous nous assurons d'un renouvellement de cette mixité républicaine. Qui peut croire aujourd'hui qu'un enfant peut acquérir les compétences sociales dont il aura besoin s'il grandit dans des écoles en dehors du monde dans lequel il va vivre ? Il faut mesurer l'étendue de nos ignorances renforcées par la désagrégation du ciment national : mesurer ces cadres qui ignorent tout des misères sociales, et ces citoyens qui ignorent tout de la difficulté à créer des emplois. Il faudra bien pourtant aider les entreprises à créer des emplois et permettre à ces entreprises de mesurer les difficultés à vivre de ceux qui pourraient travailler pour elles pour qu'ensemble nous trouvions des solutions nouvelles en France... mais des solutions mises en œuvre partout ailleurs dans le monde, y compris à 200m de Saint-Julien.

Nous devons rapidement corriger un demi siècle d'urbanisme de ségrégation où les prix du foncier détermine les niveaux sociaux des futurs habitants. Les villes dans leur développement peuvent parfaitement garder la convivialité et la mixité des villages. A charge pour chacun d'entre nous de veiller aux espaces publics, aux espaces de rencontre. A charge pour nous de veiller à ce que les logements abordables soient également répartis dans toutes les communes et tous les quartiers. A charge pour nous de concevoir des villes où l'on vit ensemble plutôt que des villes où l'on vit les uns à côté des autres.

Il nous revient aussi de cesser de parler du chômage comme d'une simple menace pour les 90% d'actifs qui ont un travail, mais d'œuvrer à sa résorption avec autant d'acharnement que si nous étions chacun les 10% de sans emplois. Le débat sur la loi travail a été à peu près l'exact opposé. Les murs législatifs et réglementaires qui séparent ceux qui ont un travail de ceux qui n'en ont pas sont intacts. Ils sont socialement injustes, mais aussi économiquement absurde en favorisant le maintien d'emplois qui ne sont pas pérennes et une mauvaise adéquation des compétences. Il est urgent d'abandonner notre modèle de chômage de masse qui exclue tant de Français du travail et de la société.

Comme pour le reste, rien ne viendra de Nicolas, François, Alain, rien ne viendra d'en haut. Un pays se gouverne d'abord par sa conscience collective, son débat public, la responsabilisation des citoyens, et pas par des décrets présidentiels.

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jeudi, 07 juillet 2016

Des moulins à vent à Saint-Julien-en-Genevois

antoine vielliard,saint julien en genevoisLes moulins sont de retour à Saint-Julien-en-Genevois. Cela faisait longtemps qu'on ne les avait plus vus. Même à la rue des vieux moulins. Les anciens moulins tournaient à l'eau. Ceux d'aujourd'hui tournent au vent. Ils brassent de l'air. Contrairement aux vieux moulins, ceux là n'ont aucune utilité. Tout au plus cela occupe les conversations et remplit des pages de journaux.

Bien sûr, vous aurez reconnu, les quelques individus qui depuis plusieurs mois ont raconté n'importe quoi. Voilà quelques unes des masses d'air qu'ils ont déplacés :

1) Ils prétendaient que la MJC était en danger - elle se porte pourtant très bien. Pourtant, lors de l'Assemblée Générale de la MJC nous avons pu constater que la MJC est dans une bien meilleure situation financière que la commune. La MJC contrairement à la commune, n'est pas endettée à hauteur de 8 années de sa capacité d'auto-financement. La MJC a les moyens de payer son personnel pour les prochains mois (alors que la commune n'avait pas les liquidités disponibles pour payer ses agents en mai 2014 !). La MJC a un nouveau directeur qui donne entière satisfaction à tout le monde et qui comprend qu'il est bien naturel pour le premier financeur de la MJC de s'assurer de l'utilisation qui est faite des moyens publics communaux. La commune et la MJC travaillent ensemble de manière très constructive à l'élaboration d'un projet de rapprochement entre la MJC et l'Espace Part'âges. Bref, beaucoup de bruit pour rien de la part des moulins à vent.

2) Ils dénonçaient une "usine à enfants" et sont démentis par les faits. Ils criaient à tout va que la commune projetait de construire une usine à enfants comparable à un collège. Ils ajoutaient sans vergogne plus de 100 élèves aux effectifs démographiques rigoureusement planifiés. Ils dénonçaient son coût prétendument exorbitant. Quel culot de la part de ceux-là mêmes qui ont planifié le quartier, oublié de réaliser l'école et consommé toutes les marges de manœuvre financières de la commune sans jamais répondre aux besoins scolaires. La réalité du projet ce sont deux écoles de 9 et 13 classes respectivement, avec un parc urbain et une place publique ! Leur mauvaise foi était telle, qu'il a simplement fallu leur rappeler que nous les placerions face à leurs responsabilités d'élus en rappelant leurs votes le jour de l'inauguration, pour que soudainement les oppositions se transforment en abstentions. Bref, là encore, beaucoup de bruit pour rien.

3) Ils hurlaient contre la fermeture prétendument annoncée du cinéma le Rouge et le Noir alors même que nous travaillions sur le nouveau contrat. Quelques âmes mal intentionnées ont diffusé en ville la rumeur selon laquelle la commune avait pour intention de fermer le cinéma le Rouge et le Noir. Mauvaise foi consternante alors même que nous étions précisément en train de travailler au lancement de l'appel d'offre pour le renouvellement du contrat qui s'achève à la fin du mois. La procédure étant parvenu à son terme. Deux offres ont été reçues. La meilleure offre a été sélectionnée. Elle émanait de l'association qui gère actuellement le Rouge et le Noir sur la base d'un cahier des charges très similaire au précédent pour un coût inférieur de 20 000 euros par an pour les contribuables de la commune. Le Conseil Municipal a validé le nouveau contrat hier soir. A nouveau, beaucoup de bruit pour rien !

Aujourd'hui les moulins à vent brassent d'autres airs connus : la commune serait sur le point de "vendre" l'église de Thairy (sic), les lycéens seraient sur le point de mourir de faim et de froid ! Les moulins à vent font preuve de beaucoup de créativité, mais à Saint-Julien, on les écoute d'une oreille de plus en plus distraite.

Des habitants qui assistent régulièrement au Conseil Municipal m'ont dit une fois : c'est comme le théâtre mais c'est gratuit ! Je reconnais que les postures, les polémiques stériles, les oppositions de forme transforment nos assemblées démocratiques en vastes théâtres, totalement improductifs. Cela alimente les conversations. Cela suscite des polémiques. Cela fait sans doute quelques sujets à traiter pour les médias. Mais ce ne sont pas ces polémiques qui améliorent la vie des citoyens mais bien plutôt les écoles qui se construisent, les MJC qui proposent des activités pertinentes pour les habitants, les cinémas dont l'avenir se pérennise, les espaces publics qui s'aménagent, les communes qui restaurent leurs capacités à investir sans augmenter les impôts...etc...etc..

Ce qui est vrai à l'échelle communale est aussi vrai à l'échelle nationale. Quelle vaste supercherie que ce débat tronqué sur la loi travail. La droite aurait du soutenir une loi, très largement insuffisante, mais qui a le mérite d'aller dans la direction d'une meilleure adéquation entre le droit du travail et la réalité bien incertaine de la vie économique. Une loi qui veille à réduire le mur, le fossé et les barbelés qui séparent les Français qui ont un travail de ceux qui n'en ont pas. L'irresponsabilité des parlementaires de droite conduit à l'irresponsabilité d'un 49.3 qui empêche tout débat constructif. Le parlement est le seul endroit de France où les Français ne se parlent pas.

A Saint-Julien, nous écoutons avec attention les minorités dans les commissions à chaque fois qu'elles font des remarques constructives, qu'elles font des propositions ou apportent des idées nouvelles. Nous écoutons avec attention les comités consultatifs. Nous écoutons avec attention tous ceux qui veulent travailler constructivement au changement pour améliorer la ville au service des habitants.

Bien sûr, nous perdons beaucoup moins de temps avec les moulins à vents et les postures politiques. Nous accordons peu d'attention aux rares commerçants plus préoccupés à polémiquer et à dénoncer tout changement qu'à travailler à leur amélioration ou à mieux servir leurs clients. Le proverbe "les chiens aboient, la caravane passe" était tout à fait d'actualité hier soir au conseil municipal : le permis de construire des deux nouvelles écoles a été adopté ainsi que le nouveau contrat pour le cinéma. Saint-Julien avance, les moulins à vent brassent de l'air.

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lundi, 20 juin 2016

Gens du Voyage : pour que le droit s'applique en Haute-Savoie

Le groupe bien identifié qui multiplie les dégradations, les incivilités et les occupations illicites dans le Genevois depuis plusieurs années s'est installé en entrée de ville de Saint Julien. Ils occupaient précédemment les abords du centre de loisir de Cervonnex.

A Cervonnex, les mesures de sécurisation ont permis de les cantonner sur la voie publique et de faire procéder à leur expulsion rapidement. Malgré tout, les lieux ont été laissés dans un état déplorable. Les cars ont été empêchés de déposer les enfants aux abords de la cantine.

Les caravanes occupent désormais les anciens terrains de Total en entrée de ville. Une nouvelle occupation illicite d'une parcelle privée sanctionnée par la loi. Les commerçants témoignent des comportements agressifs qui nuisent à l'activité. Le stationnement sur la chaussée a entravé la circulation. Des crevaisons "inopinées" ont eu lieu donnant lieu à des services rémunérés pour leur réparation. La société Total a engagé une procédure judiciaire.

Nous en appelons au Procureur de la République pour que les sanctions prévues par la loi pour les occupations illicites soient enfin appliquée en Haute-Savoie, tout particulièrement à l'encontre d'un groupe qui multiplie les infractions, les atteintes aux biens, les violations des lois sur l'environnement et les occupations illicites.

Nous en appelons aux parlementaires et au gouvernement : puisque les tribunaux correctionnels se montrent incapables d'appliquer la loi qui prévoit une saisie des véhicules en cas d'occupation illicite, que l'application de ces lois soient dévolues aux forces de l'ordre assermentées particulièrement dans les cas de flagrant délit.

Nous en appelons à chacun d'entre vous pour signer la pétition en ligne afin que les poursuites soient engagées que vous trouverez en lien ici. Nous en appelons également aux habitants afin qu'ils ne fassent pas appels aux services proposés par ces personnes afin de ne pas encourager financièrement leur venue dans la commune.

 

 

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jeudi, 09 juin 2016

Bien recenser les frontaliers plutôt qu'augmenter les impôts

Les communes françaises sont appelées à contribuer à l'effort national de redressement des comptes publics. Nous devons avoir la responsabilité de cesser de reporter aux générations futures les frais de nos dépenses publiques actuelles.

Par ailleurs, dans le Genevois français, la croissance démographique impose aux communes d'investir dans de nouveaux équipements publics pour les écoles, le sport, la culture, la mobilité.

Cela nécessite des trouver des moyens publics complémentaires.

Certaines communes ont fait le choix d'augmenter les impôts. A Annemasse par exemple, les impôts augmenteront de 6% pour la taxe d'habitation et de 16% pour la taxe foncière.

A St Julien au contraire, les taux d'impositions moyens seront stables. Ils baisseront même pour plus de la moitié des habitants, puisqu'avec l'instauration d'un abattement général de 10%, les locataires verront leurs impôts baisser d'environ 40 euros. Ils augmenteront pour les propriétaires bailleurs du même montant. Pour les propriétaires occupants les impôts seront stables. Au total, en moyenne, le taux d'imposition moyen sera identique à l'an dernier. L'effort sera plus justement réparti entre locataires et propriétaires bailleurs.

Tant que les valeurs locatives qui servent au calcul des impôts locaux n'auront pas été révisées, les augmentations des impôts locaux seront injustes. Aujourd'hui, ces valeurs locatives sont calculées sur des loyers théoriques qui datent des années 70. A l'époque, les immeubles étaient souvent neufs, les maisons parfois anciennes et mal entretenues. Les valeurs locatives de 70 qui servent au calcul des impôts locaux sont incohérente avec les loyers d'aujourd'hui. Il en résulte de grandes injustices dans la répartition de la contribution communale. Augmenter les impôts locaux revient à accroitre ces injustices.

Nous avons fait le choix de faire notre travail de recensement des frontaliers plutôt que d'augmenter les impôts. Depuis l'an dernier nous informons l'ensemble des habitants sur l'enjeu du recensement. Des dépliants ont été distribués dans toutes les boites aux lettres de la ville. Nous avons écrit aux propriétaires de Saint Julien qui sont officiellement domiciliés en Suisse. Le mois dernier nous avons informé 400 automobilistes qui passaient les douanes de Perly et Certoux à l'heure de pointe du matin avec des plaques suisses. En une heure et demi d'action de terrain nous avons généré plus de recettes pour la commune qu'en 10 ans de discussion avec le Conseil d'Etat Genevois sur les promesses non tenues de cofinancements publics pour des P+R et des infrastructures de transport.

Le nombre de frontaliers de nationalité suisse déclarés à Saint Julien est passé de 600 à 825 l'an dernier. Cela a généré près de 300 000 euros de recettes annuelles supplémentaires pour la commune. Soit quatre fois plus de recettes annuelles que ce qu'aurait généré l'augmentation d'impôts proposée par la précédente équipe municipale en 2013.

Ainsi, Saint Julien est devenu la seconde commune de Haute-Savoie pour la comptabilisation des frontaliers suisses, derrière Veigy... et devant l'ensemble des autres communes du département.

Nous avons aussi constaté qu'à l'heure de pointe du matin, la proportion de véhicules immatriculés en Suisse est passée de 30% en 2015 à 20% en 2016. Il reste encore du travail pour qu'il ne reste plus que les véhicules de fonction et les passages occasionnels. Nous poursuivons ce travail.

 

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jeudi, 12 mai 2016

Maison Hoo Paris, un appel à projet est lancé

Hoo ParisIl y a 10 ans que la commune a acquis la maison Hoo Paris située place de la libération en plein cœur de ville. Cette acquisition a permis à la commune d'ouvrir le jardin du cheval blanc en plein cœur de ville.

Cependant, depuis la maison se détériore. Les volets abimés volent parfois au vent comme une maison à l'abandon au cœur d'un territoire dont le marché immobilier est parmi les plus tendus de France.

Comme pour l'ancienne boulangerie Lavorel ou l'Eglise de Thairy, nous avons souhaité prendre à bras le corps ces questions non réglé de la gestion patrimoniale communale.

Nous avons tout d'abord envisagé un travail avec les bailleurs sociaux afin d'y réaliser des logements sociaux qui aurait pu permettre de financer la réhabilitation. Cependant, le coût de la réhabilitation ne permet pas de financer aussi des logements sociaux. Nous avons envisagé également l'ouverture d'une auberge communale. Cependant, le bâti existant pose des contraintes importantes d'exploitation pour une auberge. Il faudrait une restructuration du bâtiment. Par ailleurs, autant une auberge communale est envisageable dans une commune où il n'y a pas de restaurateurs, autant ce serait une atteinte à la liberté d'entreprendre et à l'équité d'avoir un établissement financé en partie par des fonds publics à proximité d'établissements privés.

Nous lançons donc un appel à projet à tous les porteurs de projets potentiels.

La maison Hoo Paris est à vendre pour un projet de réhabilitation qui répondra aux objectifs suivants fixés par la municipalité :

    • Le projet se basera sur une réhabilitation de la maison et ainsi valoriser un symbole de St-Julien ;
    • Le projet devra intégrer la création d’un point d’animation en centre-ville avec la programmation d’un rez-de-chaussée actif ;
    • Les travaux de réhabilitation ne devront pas dénaturer le patrimoine bâti ;
    • Le projet devra valoriser la terrasse donnant sur la place de la Libération.

Les projets doivent être remis pour le 8 juillet au plus tard.

Vous trouverez plus d'informations sur le site de la mairie.

Par cet appel à projet, nous comptons redonner vie à un bâtiment central de la commune.

 

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vendredi, 29 avril 2016

La loi nous impose d'accorder un permis de construire sur des terres agricoles à Norcier

La semaine dernière, la commune a dû accorder un permis d'aménager sur une parcelle agricole déclassée par le Plan Local d'Urbanisme... et qui redeviendra agricole dans quelques semaines. Nous le regrettons, mais le jugement du tribunal administratif de Grenoble et la loi nous impose d'accorder ce permis qui dénaturera le hameau de Norcier.

Pour ceux que le sujet intéresse, vous trouverez ci-dessous une lettre que nous avons adressé aux habitants de Norcier.

 

 

 

Saint-Julien-en-Genevois, le 29 avril 2016

 

A l’attention des habitants de Norcier

 

 

Madame, Monsieur,

Un permis d’aménager a été accordé par la mairie, à Norcier, pour un projet qui va dénaturer le hameau. Je m’oppose à ce projet depuis 8 ans. J’aimerais vous expliquer ce qui nous oblige à accorder ce permis.

Quelques mois après les élections municipales de 2008, la précédente municipalité de Saint-Julien avait lancé une révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme. Son objectif unique était de rendre constructible un terrain appartenant à une seule et unique famille de la commune, dans le hameau de Norcier.

Elu communal, je m’étais opposé à cette révision simplifiée, tant au Conseil municipal qu’au travers d’un recours au Tribunal administratif. Recours que j’ai déposé et financé en mon nom personnel. Il me semblait que l’ensemble des politiques publiques doivent viser une proximité entre les nouvelles habitations et les réseaux de transport afin de ne pas ajouter à l’engorgement des routes et de réduire les coûts publics de réseaux. Elles doivent viser à préserver les espaces naturels et agricoles. Elles doivent également veiller à concevoir l’aménagement en fonction uniquement de l’intérêt général sans jamais prendre en compte de considérations patrimoniales privées. Or dans ce cas, et à ma connaissance c’est unique dans le Genevois, il s’agissait par cette procédure lourde, avec enquête publique, de rendre constructible une parcelle appartenant à une seule famille, lui permettant ainsi d’augmenter son patrimoine d’environ 750 000 euros.

Avant même que mon recours ne soit jugé, le Plan local d’urbanisme a été annulé en 2011 conduisant automatiquement à l’annulation de la révision simplifiée et donc de la constructibilité de la parcelle de Norcier. Il n’était plus possible de construire sur cette parcelle.

Mais la précédente majorité municipale, qui devait adopter un nouveau PLU, a décidé d’y introduire de nouveau la constructibilité du terrain de Norcier. Ce nouveau PLU a été adopté 3 mois avant les élections municipales. De nouveau, je m’y suis opposé au Conseil municipal, mais cela n’a pas suffi et la famille a déposé une demande de permis d’aménager.

Un espoir est intervenu très rapidement, puisqu’un nouveau Schéma de Cohérence Territoriale a été adopté par la Communauté de communes du Genevois le 17 décembre 2013. Ce schéma interdit toute extension urbaine dans les hameaux dont Norcier. La commune s’est alors trouvée obligée de se mettre en conformité avec ce document, et donc de rendre de nouveau ce terrain non constructible, en adoptant un nouveau PLU. Mais il s’agit là d’une procédure très longue, et la famille avait déjà déposé sa demande de permis d’aménager.

Au vu du projet risquant de dénaturer le hameau de Norcier, le Maire-adjoint à l’urbanisme de la précédente équipe municipale a opposé un sursis à statuer à la demande de permis le 12 février 2014. Ce sursis à statuer permet de reporter la décision à l’adoption du nouveau Plan Local d’Urbanisme.

Mais la famille a déposé un recours auprès du Tribunal administratif. Celui-ci vient de rendre sa décision : il a jugé illégal le sursis à statuer de la commune et nous oblige à statuer conformément au Plan local d’urbanisme adopté par la précédente équipe municipale en décembre 2013. Un appel ne serait pas suspensif.

Nous avions précisément engagé une modification du PLU pour que ces terrains redeviennent agricoles. Le Commissaire enquêteur vient de nous remettre son avis favorable et les terrains redeviendront agricoles dans quelques semaines… mais trop tard.

En effet, le permis d’aménager étant conforme au Plan Local d’Urbanisme adopté en décembre 2013, à notre grand regret et après avis de notre avocat, nous avons donc l’obligation légale d’accorder ce permis d’aménager faute de quoi la Commune pourrait être condamnée par le même tribunal administratif. Nous regrettons sincèrement d’avoir à gérer ce passif. Ces constructions contribueront à dénaturer le hameau de Norcier et les paysages de la plaine de l’Aire pour les décennies à venir.

Nous espérons que ces constructions nous rappelleront longtemps, face aux générations futures, à quel point il est important de préserver les espaces naturels et agricoles et l’identité des hameaux, et qu’elles nous rappelleront que les questions d’aménagement et d’urbanisme doivent bien sûr être traitées sans aucun lien avec des questions patrimoniales et électorales.

Alors que la Commune travaille actuellement à la révision de son Plan local d’urbanisme, il nous semble important de rappeler à l’ensemble des propriétaires fonciers que le Schéma de Cohérence Territoriale interdit toute extension urbaine dans les hameaux.

Vous pouvez compter sur notre détermination à appliquer ces principes de bon sens avec vigueur pour les années à venir dont nous avons la responsabilité.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma profonde considération.

 

Antoine Vielliard

Maire de Saint Julien en Genevois

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jeudi, 21 avril 2016

Bonne nuit à Saint-Julien-en-Genevois !

Ce soir commencera une période de test avec l'extinction de l'éclairage public à Saint Julien en Genevois.

Il y a de multiples raisons qui nous ont conduit à mettre en place ce test :

  1. Améliorer la qualité du sommeil des habitants en réduisant les pollutions lumineuses nocturnes
  2. Contribuer à une plus grande diversité biologique. En effet, l'éclairage public nocturne nuit au développement des animaux. A terme, l'extinction de l'éclairage public contribuera à une plus grande biodiversité à Saint Julien.
  3. Revoir les étoiles la nuit, qui sont à ce jour cachées par la pollution lumineuse nocturne.
  4. Améliorer la sécurité des habitants. Contrairement aux idées reçues, l'éclairage public bénéficie surtout aux cambrioleurs plutôt qu'aux honnêtes gens. Lorsque nous avons envisagé ce test, nous nous sommes rapprochés de la gendarmerie et avons contacter de nombreuses communes un peu partout en France qui ont mis en place ces extinctions. La gendarmerie est formelle : il n'y a aucun effet sur la délinquance et la criminalité. Certaines communes qui ont mis en œuvre l'extinction de l'éclairage public ont même observé une réductions des délits nocturnes. Pour notre part, nous procédons à deux périodes de test afin d'adapter les horaires et les zones. Et en parallèle, nous installons des caméras de vidéoprotection beaucoup plus efficaces dans la prévention et la sanction de la délinquance et de la criminalité (bien sûr les caméras sont équipés d'infrarouge pour pouvoir fonctionner malgré l'extinction de l'éclairage public).
  5. D'après les retours d'expériences, les voitures circulent également plus lentement la nuit dans une ville sans éclairage public.

Tous ces avantages ne coûtent rien... à vrai dire, ils permettent même de faire quelques dizaines de milliers d'euros d'économies de vos impôts chaque année en frais de fonctionnement. Moins de consommation électrique c'est aussi moins de déchets nucléaires.

Le seul véritable inconvénient de l'extinction de l'éclairage public, c'est le changement de nos habitudes. C'est la raison pour laquelle, nous avons informé au travers d'articles de presse, au travers du bulletin municipal (et au travers de cette note). Nous continuerons de le faire avec une réunion publique d'information et de débat à l'occasion des semaines du développement durable le 3 mai à 20h à l'Arande. Nous recueillerons les avis et les remarques à l'issue des périodes de test.

Concrètement, l'éclairage électrique a été équipé la semaine dernière d'horloges astronomiques qui permettent de mieux programmer l'allumage et l'éclairage des feux. Au delà de l'extinction, ces horloges permettront aussi d'allumer et d'éteindre l'éclairage de manière plus adaptée en fonction du lever et du coucher du soleil.

A 1 heure du matin, l'éclairage s'éteindra d'abord dans les quartiers résidentiels de villa. Puis à 2 heures du matin dans les quartiers urbains. A 4 heure du matin, l'éclairage se rallumera dans les quartiers urbains. Puis se rallumera dans l'ensemble de la ville à 5 heure du matin.

Bonne nuit !

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