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vendredi, 24 février 2017

Je ferai tout pour aider #Macron

image.jpegJ'ai souhaité la candidature de François Bayrou. Maintenant que le paysage se clarifie, en tant qu'européen, libéral et social, je soutiens résolument la candidature d'Emmanuel Macron. L'apport des valeurs, des convictions, de l'histoire et de l'expérience de François Bayrou complètent utilement la modernité et les idées iconoclastes d'Emmanuel Macron.

Je suis avant tout en faveur d'une grande coalition à même de mettre un terme définitif aux ruines d'une UMP qui se nombrilise et d'un PS qui se marginalise et qui ont ensemble tant handicapé le débat public français ces 30 dernières années. Faut-il rappeler que ces deux partis incapables de travailler ensemble à l'avenir de la France ont pourtant été capables à Saint Julien de s'entendre à plusieurs reprises pour préserver leurs intérêts électoraux communs. A St Julien, comme un peu partout en France.

Je suis favorable à ce qu'il soit mis un gigantesque coup de ménage à une classe politique nationale qui a cautionné les dérives illégales de Nicolas Sarkozy comme celles de François Fillon, sans parler de tout ce qui se passe à l'échelle départementale et que je dénonce régulièrement depuis plusieurs années.

Je suis favorable à ce qu'une large coalition au service de l'intérêt général succède à ce duopole préoccupé exclusivement de ses invectives sectaires partisanes. Il me semble qu'il est préférable que ce gigantesque coup de balai soit fait par des démocrates plutôt que par des national-socialistes. C'est sans doute pour nous démocrates notre dernière chance pour mettre ce coup de balai avant qu'il ne soit pas mis par d'autres.

Ma détermination et ma conviction sont sans bornes. J'aurai dans cette campagne beaucoup plus de détermination que ceux qui se sont battus contre les fraudes de Sarkozy et qui aujourd'hui cautionnent sans vergogne celles de Fillon ; qui ont défendu l'idée d'un effort national partagé et qui aujourd'hui défendent sans sourciller l'idée que cet effort ne serait pas partagé par ceux qui la préconisent. J'aurai beaucoup plus de détermination que ceux qui ont défendu l'alliance nationale pour la France préconisée par Juppé et se résolvent aujourd'hui à défendre l'idée d'un affrontement national par une réforme imposée d'autorité par une petite minorité. Je serai beaucoup plus déterminé que ces sarkozistes jusqu'au bout de leur verni à ongle qui ont enduré la dénonciation constante des fraudes, des conférences payées, des crimes et des délits du sarkozisme et qui aujourd'hui soutiennent sans états d'âme les emplois fictifs et les honoraires d'AXA et de FIMALAC.

Ma détermination sera incomparable par rapport à ceux qui ont passé cinq ans à lutter contre les frondeurs du PS et du jour au lendemain les cautionnent. Ma détermination sera sans commune mesure par rapport à ceux qui ont défendu l'idée d'une sociale démocratie réformiste et qui aujourd'hui défendent l'idée des lendemains qui chantent ou plutôt déchantent.

Ma détermination sera sans limite comparée à tous ces européens et ces humanistes de gauche et de droite qui aujourd'hui soutiennent des candidats frileux sur la construction européenne et sur la nécessité de mieux préparer la France à l'ouverture au monde.

Oui, comme François Bayrou, je ferai tout pour aider Emmanuel Macron et pour notre avenir à tous, je vous engage à en faire de même. Je ferai tout pour contribuer à cette nouvelle majorité présidentielle à même de remettre la France d'aplomb.

J'en appelle aux centristes et aux humanistes de droite qui se sont reconnus dans les discours de Juppé et de NKM pour qu'ils cessent de servir de force d'appoint à un projet rétrograde et rejoignent cette nouvelle future majorité. J'en appelle aux sociaux démocrates réformateurs qui se sont reconnus dans les discours de Valls pour qu'ils cessent de servir de force d'appoint pour des rêves utopiques et dangereux qu'ils ne partagent pas, afin qu'ils rejoignent cette majorité nouvelle, suffisamment large pour changer le pays et le remettre sur les rails.

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lundi, 20 février 2017

St Julien-en-Genevois adhère à l'Agence France Locale

Après la crise financière de 2008, la réglementation bancaire a été durcie pour garantir une plus grande solidité du système bancaire. En particulier, les banques devaient s'assurer de ratio de solvabilité. Cela les incitait à privilégier des catégories de clients dont les dépôts et les emprunts étaient en rapport. Ce n'est pas le cas des collectivités locales qui empruntent aux banques mais déposent leurs liquidités au Trésor Public, afin de les mutualiser et d'en garantir la disponibilité.

Pendant plusieurs années, les communes ont eu le plus grand mal à emprunter pour financer leurs projets. Une seule banque acceptait alors de financer St Julien et à ses propres conditions. C'est ainsi que la commune a du s'endetter à des taux fixes moyens de 4,58%. Des emprunts qui coûtent près de 500'000 euros par an à la commune comparés aux taux variables qui se situent à 0,065%. Ces emprunts ont de telles clauses, que pour les renégocier la commune devrait d'abord payer l'intégralité des intérêts restants dus. La dépendance de St Julien au banques pour ses financements nous coûte cher en taux d'intérêts.

Elle coûte cher également en terme de risque de liquidité. En mai 2014, à peine 5 semaines après les élections, la commune ne disposait pas des liquidités nécessaires pour payer les agents à la fin du mois. Une situation due à une ligne de trésorerie gigantesque de 5 millions souscrite juste avant les élections afin de limiter au maximum l'endettement communal avant les élections municipales.

Nous avons alors fait appel à la banque traditionnelle de la commune, mais qui n'a pas souhaité ouvrir une nouvelle ligne de trésorerie après celle de 5 millions qui venait d'être ouverte quelques mois auparavant. La commune a donc frisé le défaut de paiement. Nous avons pu nous sortir de cette situation grâce à la SEMCODA qui a, en urgence, accéléré l'achat de l'ancienne gendarmerie. Le notaire a donné l'instruction de virement à la commune par téléphone depuis mon bureau immédiatement après la signature de l'acte. Les salaires ont ainsi pu être versés aux agents deux jours plus tard. Les trois mois de répits que cela a apporté à la commune ont permis entre temps de négocier une nouvelle ligne de crédit avec une autre banque. On appelle cela le risque de liquidité : c'est le risque pour une commune de ne pas obtenir les financements nécessaires au moment où elle en a besoin, alors même qu'elle travaille sur des projets depuis de longues années.

Pour améliorer notre pouvoir de négociation vis-à-vis des banques et pour réduire le risque de liquidité pour la commune, nous avons proposé au conseil municipal d'adhérer à l'Agence France Locale pour un coût de souscription du capital de 122 000 euros sur trois ans. L'Agence France Locale est une banque dont les seuls actionnaires sont des collectivités locales. L'Agence France Locale emprunte directement sur les marchés financiers comme le ferait une banque et prête aux collectivités adhérentes.

A tout moment, la commune peut demander à l'Agence France Locale une quotation d'un emprunt ou d'une ligne de trésorerie. Cela augmente favorablement notre position de négociation et notre indépendance vis-à-vis des banques. Une collectivité adhérente m'indiquait qu'ils étaient en pleine négociation d'un nouvel emprunt lorsqu'ils ont adhéré et que les propositions des banques ont été réduite de 0,26% dès qu'elles ont appris l'adhésion de la collectivité à l'Agence France Locale. D'après mes calculs il suffit de 0,20% de baisse sur les taux pour couvrir le coût de la souscription au capital de l'Agence France Locale.

Au delà, du coût des emprunts, la couverture du risque de liquidité est importante également. St Julien est engagée dans la réalisation de deux nouvelles écoles. Nous avons déjà neuf classes de retard, et les enfants et les enseignants ont besoin de ces nouvelles écoles au plus vite. Les appels d'offre seront lancés début mars. Il est sain que ces écoles soient financées en partie par de l'emprunt afin que les habitants des 30 prochaines années contribuent aussi au financement de cet équipement public. Mais d'ici à la souscription d'un emprunt, l'actualité politique et financière nationale et mondiale nous réservera de nombreuses surprises. Il est probable que nous n'ayons pas de difficulté à emprunter, mais il est également possible que les banques aient d'autres contraintes à gérer lorsque la commune aura besoin d'emprunter. La commune a besoin d'une solution de financement alternative si les banques ne souhaitaient à nouveau plus prêter aux communes. Grâce à l'adhésion à l'Agence France Locale, la commune pourra toujours emprunter directement sur les marchés financiers pour financer les écoles.

Cette adhésion intervient à un moment important pour la commune. Le programme d'économies étant désormais bouclé, St Julien a retrouvé des capacités d'autofinancement importantes. La commune est désormais en ordre de marche pour pouvoir investir pour remettre ses bâtiments, sa voirie et ses infrastructures à niveau, tout en finançant les deux projets les plus importants de son histoire : l'accès ouest et les deux écoles des Jardins de l'Europe. Nous estimons que la commune devra emprunter entre 6 et 8 millions d'euros pour financer les écoles sans réduire ses investissements courants. Autant que ces emprunts soient bien négociés.

 

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dimanche, 19 février 2017

Quand les postures prennent le pas sur les valeurs, la politique n'a plus aucun sens

A quelques jours d'intervalle, les conseils municipaux de St Julien et d'Annemasse ont adopté la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires. Des délibérations dénoncées à St Julien par la gauche et à Annemasse par la droite !?!

J'ignore les motivations de la municipalité d'Annemasse, mais elles sont sans doute proches de celles de St Julien :

  1. lutter contre la fraude massive à la résidence secondaire qui concerne près de 10% des habitants et conduit à une perte de recettes communales d'environ 1 million d'euros par an,
  2. améliorer la comptabilisation des résidents dans la commune afin d'assurer une dotation de moyens publics adéquate (une famille de résident secondaire étant comptabilisé comme un seul et unique habitant),
  3. inciter les propriétaires de résidences secondaires à remettre sur le marché leur logement sous occupé afin de réduire la pression sur les prix.

A St Julien, cette majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires se couple d'une baisse des taux pour les résidents principaux. Enfin, avec la majoration, les résidents secondaires de St Julien paieront un taux similaire au taux moyen constaté en France dans les communes de taille comparable. Bref une décision de bon sens. Une décision soutenue autant par les citoyens soucieux de l'application des lois et d'équilibre des finances publiques, que ceux soucieux de justice sociale.

Prétendant défendre des valeurs différentes, la gauche de St Julien et la droite d'Annemasse ont défendu les mêmes positions avec les mêmes arguments. Elles ont toutes deux reproché aux municipalités en place de s'en prendre aux fraudeurs, de stigmatiser les résidents secondaires et d'utiliser l'impôts pour les inciter à se régulariser. (Oui et alors quel est le problème d'inciter fiscalement au respect des lois ?). Paresseusement engoncés dans leurs postures d'opposition, elles en oublient les valeurs qu'elles sont censées défendre.

Dans un argumentaire loufoque, travaillé ostensiblement avec mon prédécesseur qui semble s'ennuyer, l'opposition de gauche de St Julien nous a reproché de baisser les impôts pour les habitants, et de dépenser par cette baisse d'impôts une recette susceptible de disparaitre avec la réduction de la fraude... en proposant aussi sec, qu'elle soit dépensée par une augmentation du budget de subvention aux associations pour accorder des subventions à des associations qui n'en avait pas fait la demande ! Décidément, l'opposition de gauche ne s'est pas beaucoup préoccupée de logique et de cohérence dans son argumentation. Manifestement, ce qui ennuyait le plus l'opposition de gauche de St Julien était la possibilité que les habitants soient reconnaissants d'une baisse d'impôts de 15 euros par famille à laquelle elle craignait de n'être pas associée. Montrant ainsi qu'elle se préoccupe plus de ses propres intérêts électoraux que de l'intérêt général des habitants.

La politique en France n'a décidément plus aucun sens lorsque les uns et les autres cessent de réfléchir en fonction de leurs valeurs et se contentent de s'opposer. Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors des vœux aux habitants, lorsque la droite se contente de critiquer la gauche et la gauche se contente de critiquer la droite, c'est la République qu'elles détruisent, manifestement avec grand succès !

Bien sûr certains citoyens comprennent plus facilement ces postures absurdes d'opposition stériles que des réflexions fondées à l'aune des valeurs.

Mais sur la durée, nous aurons besoin d'un débat public à nouveau fondé sur les valeurs au service de l'intérêt général.

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mardi, 14 février 2017

Libres et responsables de nettoyer les écuries d'augias de la République

Depuis quelques semaines, nous autres élus locaux sommes en colère. Nous consacrons énormément de temps au service de l'intérêt général. A titre personnel, je passe environ entre 45 à 65 heures par semaines au service des collectivités. Depuis que je me suis engagé dans l'action publique, mes revenus ont été divisés environ par trois. Je ne m'en plains pas, c'est un choix, que j'assume car je préfère travailler au service des gens qu'à des intérêts privés. Cependant, nous sommes interpellés par les affaires, comme l'affaire Fillon. Nous savons bien que sous couvert de "tous pourris", nous sommes inclus dans le même panier. La semaine dernière de passage sur un marché, un commerçant m'a interpelé "vous avez du courage à vous montrer aujourd'hui", pourtant qu'ai-je à voir avec l'affaire Fillon ?

Beaucoup de mes collègues affirment que nous n'avons rien à voir avec ces dérives. Je pense au contraire que nous les avons trop longtemps cautionnées par nos silences. Pas seulement nous élus locaux, mais aussi nous citoyens, journalistes et procureurs.

Je considère que nous sommes tous collectivement responsables de l'affaire Fillon et de nombreuses autres dérives. Faute d'avoir utilisé de notre liberté de nous informer, nous portons aussi une part de la responsabilité de ces dérives.

Qui parmi nous lis avec attention les rapports des cours des comptes et interpelle ses élus ? Qui parmi nous épluchent les comptes administratifs ? Qui adhère à une association de contribuables et demandes des comptes sur l'utilisation des fonds publics ? Qui exprime l'exigence de la transparence et veille à son application ? Qui parmi nous saisi la Commission d'Accès aux Documents Administratifs lorsque des documents qui devraient être publics ne le sont pas ? Qui demande à voir les rapports d'analyse des offres des marchés publics accessibles à tout citoyen ? Qui s'assure que les subventions sont attribuées en fonction d'intérêts généraux ? Qui milite pour la suppression des enveloppes parlementaires, héritage de pratiques féodales ?

Nous autres citoyens, élus locaux, journalistes, avons tous fait preuve de complaisance face à ces dérives.

Il est d'ailleurs hallucinant de constater que les errements de François Fillon qui datent d'il y a longtemps, n'avait fait l'objet d'aucune enquête, d'aucun citoyen, d'aucun parti politique, d'aucun média... et je dirai même d'aucune agence de services secrets français ou étranger qui aurait voulu vérifier les leviers de pression sur un premier ministre en exercice. Cela en dit long sur notre incapacité collective à contrôler l'utilisation des fonds publics.

Sommes nous réellement curieux et intéressés à faire table rase de ces dérives lorsque la presse s'en fait l'écho ? Ou comme les militants LR ces jours-ci, préférons-nous ne pas nous salir les mains dans le cambouis des écuries d'Augias de la République ?

A titre personnel, au sujet des marchés publics du Conseil Général ou de l'utilisation d'emplois publics pour la campagne, j'ai pu constater l'embarras de mes collègues Conseiller Généraux, d'élus locaux, du parquet et même de la presse locale qui préférais ignorer les faits plutôt que de s'en saisir. "Cachez ces dérives que je ne saurai voir". Je considère que nous sommes tous co-responsables de ces dérives lorsque, collectivement, élus, citoyens, procureurs, nous les tolérons par notre silence collectif gêné.

Pour ma part, je considère qu'un citoyen qui n'a jamais lu un rapport de la cour des comptes est aussi partiellement responsable de l'affaire Fillon. Un élu local qui n'a jamais demandé de comptes à ses sénateurs sur ses permanences, ses revenus et ses assistants parlementaires est aussi partiellement responsable de l'affaire Fillon. Un journaliste et un procureur qui n'ont jamais donné suite aux informations transmises sont aussi partiellement responsables de ces dérives.

Bien sûr, cette responsabilité collective partagée, n'exonère en rien ceux qui se sont rendus coupables de ces dérives.

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jeudi, 09 février 2017

Il est nécessaire que François Bayrou soit Président de la République

J'ignore quelle sera sa décision. Je ne l'appelle pas à se présenter tant il s'agit d'une décision personnelle. Je n'ai jamais cru à l'homme providentiel. Cependant, au vu du marasme politique actuel, je suis chaque jour un peu plus convaincu que la candidature de François Bayrou et son élection sont nécessaires pour la France.

Nous avons besoin d'un Président de la République qui a une colonne vertébrale de valeurs. Les valeurs, ça ne se proclame pas en six mois, cela s'éprouve au travers d'un chemin de vie fait de sacrifices personnels : chacune des défaites de François Bayrou a été l'occasion pour les Français de mesurer qu'il a, à chaque fois, choisi la vérité pour le France plutôt que le confort d'une élection. Pendant que François Bayrou énonçait des vérités aujourd'hui confirmés par tous, Macron était au service d'un Hollande dont il dénonce aujourd'hui les limites, et Fillon au service d'un Sarkozy dont il dénonce aujourd'hui toutes les dérives.

J'ignore où était Emmanuel Macron lorsqu'il a fallu convaincre pour la monnaie unique, pour le traité constitutionnel européen ou lorsqu'il fallait dénoncer les dérives de Nicolas Sarkozy et les mensonges électoraux de François Hollande. Chez Rothschild ou dans des cabinets ministériels ? Je sais que François Bayrou était au front.

Nous avons besoin d'un homme qui rassemble. Pas uniquement, et avec tout le respect que je leur porte, pas uniquement les désespérés d'un parti socialiste à la dérive ou les ambitieux attirés par la vague, rassemblés par l'instinct grégaire comme les gouttes d'eau forment des flaques après la pluie. Il nous faut un candidat qui rassemble des hommes et des femmes forts de valeurs, plein d'espoirs et de détermination à œuvrer ensemble à l'intérêt général dans le respect des valeurs respectives. La politique est affaire de valeurs, ce ne sont pas les valeurs des affaires.

Par les temps qui courent, il nous faut un homme d'expérience, solide, près à affronter le gros temps qui s'annonce de San Francisco à Pyongyang, de Moscou à Pékin, de Londres à Ankara. Un homme d'expérience qui a observé de côté un système qu'il dénonce apportera bien plus de renouveau que ceux qui se sont complus à en fouler les tapis et les salons dorés.

Il nous faut un homme qui ne dépende que du peuple. Comment faire confiance à un candidat qui devra tout à Axa ou Fimalac ? Comment faire confiance à un autre dont la candidature telle une bulle, a été lancée par une avalanche de Une d'hebdomadaire comme l'ont été avant lui Royal et Sarkozy ? Un candidat ce n'est pas un lancement de produit ! Un Président de la République est là pour servir le peuple et pas pour servir des intérêts médiatiques ou économiques.

Il nous faut un homme capable de repenser les institutions pour en avoir dénoncé tous les travers depuis 20 ans, plutôt que des candidats qui les ont acceptées, servies et confortées. La République est à bout de souffle, seul François Bayrou peut la changer avant qu'elle ne s'effondre. Est-ce notre dernière chance de sauver la République ?

Il nous faut un candidat qui ne s'est jamais targué d'être parfait, mais qui n'a jamais été pris en défaut malgré son courage et les ennemis que sa liberté de parole lui à apporter. Depuis le temps qu'il emmerde les Bouygues, les Dassault et les Lagardère qui nous ont infligé Sarkozy pour mieux en vivre, s'il avait quelque chose à se reprocher, tout le monde le saurait.

Il nous faut un candidat qui soit capable de dire la vérité sur la situation de la France et puisse porter un projet d'espoir de s'en sortir. Nous n'avons pas besoin d'un candidat qui se contente de proposer des évidences "contre le gaz de schiste", "contre la guerre" ou "pour l'emploi". Coppé pour une fois a raison : "c'est du niveau la pluie ça mouille". La situation du pays nécessite autre chose qu'un apprenti météorologue.

Il nous faut un candidat qui puisse gouverner la France avec le peuple et pas contre lui ou sans lui !

Pour toutes ces raisons, je souhaite la candidature et l'élection de François Bayrou.

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mercredi, 08 février 2017

Penelope et l'agenda de Laura Vachez au Conseil Général de Haute-Savoie

Dans les affaires d'emplois fictifs, il est difficile de prouver qu'une personne payée par une collectivité sur fonds publics a travaillé à des intérêts privés. Il faut pour cela pouvoir disposer de son agenda.

Il se trouve qu'il y a deux ans, je suis tombé par hasard, ouvert sur un bureau lui-même ouvert, sur l'agenda d'un agent du conseil général de Haute-Savoie sur lequel était indiqué tout le temps occupé par la campagne électorale du Président du Conseil Général. J'ai fait une copie de l'agenda que j'ai transmise au procureur de la république d'Annecy.

L'agent concerné, Laura Vachez, a porté plainte contre moi pour vol d'agenda. Une plainte plutôt curieuse puisque la dernière fois que j'ai vu cet agenda, précisément, je le lui remettais en main propre, et qu'une des moindres responsabilité d'un élu c'est précisément le contrôle des administrations. J'aurai pu porter plainte en diffamation, mais j'ai estimé que les forces de l'ordre et la justice avaient des affaires plus sérieuses que de régler des questions d'amour propre des élus.

A posteriori, je pense avoir eu tort. Il n'était pas question de mon amour propre, mais bien de la perception de la probité des institutions publiques par les habitants. A force d'être répétés par un Président de Conseil Général et une Député, et aussi absurde que soit l'accusation, j'ai constaté a posteriori que de nombreux habitants ont réellement cru que j'avais volé un agenda. La prochaine fois que je ferai l'objet d'une telle attaque, je porterai plainte en diffamation - je m'en excuse par avance auprès des forces de l'ordre et de tous ceux qui essaient tant bien que mal de faire fonctionner la justice en France.

Je n'ai jamais eu aucune nouvelle de la plainte pour vol d'agenda qui n'a donné lieu à aucune procédure. Je suis innocent de l'accusation de vol d'agenda.

S'agissant du contenu de l'agenda, une enquête était en cours. Laura Vachez a été entendue. Un collègue de Laura Vachez m'a affirmé qu'elle-même avait indiqué avoir confirmé sur procès verbal le contenu de l'agenda, c'est à dire d'avoir travaillé de manière très importante à l'organisation de la campagne électorale au frais du contribuable.

Si un tel procès verbal existe, et si ce procès verbal avait été communiqué par le parquet à la commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques, l'élection aurait été annulée et le Président du Conseil Départemental ainsi que la Député aurait été déchus de leurs mandats et condamnés à des peines d'inéligibilité. Il aurait fallu pour cela que je dépose un recours contre l'élection ou que le parquet d'Annecy transmette cette pièce à la commission des comptes de campagne ou encore diligente une enquête pour financement illégal d'une campagne électorale. Je n'ai pas déposé de recours car je faisais confiance dans nos institutions publiques. J'adopterai sans doute une autre approche à l'avenir.

A ce jour, je n'ai pas eu de nouvelles de l'enquête sur l'utilisation des moyens publics à des fins électorales. Je demeure convaincu que notre exigence collective doit être renforcée à tous les niveaux et à tout moment, pas seulement lorsqu'il y a des scandales pendant les élections présidentielles.

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mardi, 07 février 2017

A St Julien-en-Genevois, même quand on achète du PQ on fait attention à vos impôts

L'an dernier le service de la commande publique a passé une quarantaine de marchés publics.

La commande publique est soumise au code des marchés publics. Loin d'être lourd, le code des marchés publics est plein de bon sens : il impose de faire connaitre les marchés par de la publicité, d'être clair sur les critères de jugement des offres et de soumettre le rapport d'analyse des offres à une commission d'élus représentative de toutes les listes du conseil municipal.

En 2016, les marchés publics de la commune nous ont permis d'améliorer significativement l'efficacité de la dépense publique : c'est à dire l'efficacité de l'utilisation de vos impôts.

- Le renouvellement du marché de restauration scolaire nous a permis d'améliorer considérablement la qualité des repas pour le même coût pour les contribuables. Depuis la rentrée, les repas servis sont principalement mangés par les enfants qui les apprécient plutôt que de finir largement dans les poubelles. Les enfants mangent mieux et nous économisons sur les déchets. Les contribuables paient le même prix.

- Nous avons renouvelé le marché de transport scolaire. Pour la même prestation, nous avons fait 16 000 euros d'économies annuelles pour le contribuable. Soit un peu plus de 2 euros par famille et par an.

- Dans le cadre d'un groupement de commande avec Viry, nous avons renouvelé le marché d'entretien des espaces verts - l'entretien des espaces verts est partiellement sous traité - ce qui nous a permis de bénéficier d'une baisse des prix unitaires de 4%.

- Nous avons renouvelé les délégations de service public pour le cinéma et le stationnement. Pour le cinéma, l'économie s'élève à 15'000 euros par an pour les contribuables, pour le stationnement, l'économie s'élève déjà à plus de 50'000 euros.

- Nous avons renouvelé les marchés de plantes annuelles et bisannuelles et de produits phytosanitaires. L'économie pour les contribuables s'élève à 7'000 euros.

- En groupement de commande avec les communes de Valleiry, Collonges sous Salève et la CCG, nous avons passé un marché de fournitures administratives, scolaires et de consommables informatiques qui nous a permis d'obtenir des prix inférieurs de 30% par rapport à ce qui se pratiquait dans le passé, lorsque nous passions des commandes au coup par coup. Cela représente environ 50'000 euros d'économies !

- Nous avons passé un marché de fourniture d'essuie-mains et de papier hygiénique sur quatre années qui nous a permis de réduire les coûts de 7'000 euros... sans rien compromettre à la qualité !

A chaque fois nous veillons à annoncer le plus largement possible aux entreprises sur nos marchés publics. Nos critères de jugement sont transparents dans les règlements de consultation. Les attributions sont décidées collégialement avec les minorités dans le cadre de la commission d'appel d'offres ou de la commission d'attribution.

Nous rejetons les pratiques que j'ai pu observées au conseil général de Haute Savoie où les formules de prix changent de manière très "opportunes" et ont pour effet de favoriser des entreprises dirigées par des amis, où les élus sont associés de manière sélective, mais jamais pour les marchés de la communication, où les rapports d'analyse des offres de sont parfois très surprenants !

Nous pensons qu'une bonne commande publique doit être précisément publique, transparente et juste pour garantir une meilleure utilisation de vos impôts.

Depuis le 1er janvier, le service de la commande publique de la ville est mutualisé avec la communauté de communes et la commune de Collonges-sous-Salève. Il est ouvert aux autres communes. Nous espérons ainsi multiplier les groupements de commande entre les communes et améliorer encore l'efficacité de la commande publique dans le Genevois. Chaque euro ainsi économisé pourra être investi au service des habitants.

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dimanche, 05 février 2017

St-Julien-en-Genevois porte à 60% la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires

Mercredi, nous proposons au conseil municipal de porter à 60% la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires. En moyenne, cela représente une majoration supplémentaire de près de 200 euros par famille concernée. Il est par ailleurs proposé de redistribuer aux résidents principaux les deux tiers des recettes supplémentaires générées, soit une baisse d'impôts d'environ 15 euros en moyenne pour les habitants. Le supplément de recettes pour la commune s'élève ainsi à 70 000 euros (à comparer à 5,8 millions d'euros de recettes fiscales).

Il y a actuellement environ 800 foyers de résidents secondaires à St Julien, soit près de 10% des logements. Une situation difficilement compréhensible au vue de la pression foncière.

Cette majoration a pour objectif d'inciter les résidents secondaires à choisir St Julien comme résidence principale ou remettre leur bien sur le marché pour des résidents principaux.

Cela permettra :

1) d'accroitre les recettes de fonds frontaliers. Bien que 400 nouveaux frontaliers se soient déclarés au cours des deux dernières années, nous estimons qu'il y a encore plusieurs centaines de frontaliers non déclarés dans la commune. La proportion de plaques suisses aux douanes le matin est passée de 30% à 20% mais il en reste encore 20% (dont probablement environ la moitié de voitures professionnelles).

2) d'améliorer la fiabilité des données démographiques à la base du calcul des moyens publics. Dans les données démographiques, les résidents secondaires sont comptabilisés comme une seule personne quelques soit le nombre de personnes dans la famille. En moyenne, on compte pourtant 2 personnes par familles. Avec 800 résidents secondaires, il y a donc environ 800 habitants qui ne sont pas comptabilisés à St Julien. Cela a un impact considérables sur les moyens publics alloués à la commune : gendarmes, pompiers, dotations de fonctionnement. En incitant les résidents secondaires à se déclarer en résidents principaux, nous permettrons que St Julien soit doté des moyens publics correspondant à sa population réelle.

3) d'inciter des propriétaires de résidences secondaires à mettre leur bien sur le marché pour des résidents principaux. Alors que la pression foncière conduit les promoteurs à multiplier les chantiers, il semble plus pertinent de veiller à ce que les logements secondaires sous occupés ainsi que les logements vacants soient utilisés avant de construire des logements supplémentaires. Or à ce jour, à St Julien on compte près de 10% de logements vacants et près de 10% de logements secondaires !

Concrètement, pour échapper à cette majoration, il suffira aux résidents secondaires de déclarer leur logement à St Julien comme lieu de leur résidence principale lors de leur déclaration d'impôt (et de se déclarer en tant que frontalier auprès de la commune), ou de louer leur logement.

Certaines personnes seront exonérées de cette majoration lorsque la résidence secondaire est rendue obligatoire pour des raisons extérieures à la volonté de la personne : résidence professionnelle, résidence en EHPAD... Il faudra qu'ils en fasse la demande auprès des services fiscaux avant le 31 décembre 2017.

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mercredi, 01 février 2017

La lutte contre les déchets sauvages à Saint-Julien

Depuis septembre, nous sommes confrontés à une multiplication des déchets sur la voie publique, en particulier aux abords des logements nouvellement livrés et aux abords des points d'apport volontaires.

Les agents de la voirie ont été particulièrement sollicités et le sont encore. Cela leur prend énormément de temps, pour une tâche qui ne leur revient pas. Du coup, ils sont moins disponibles pour les missions qui sont les leurs d'entretien de la voirie et des espaces verts. Il est de la responsabilité individuelle de chacun de déposer ses déchets dans des containers. Les agents n'ont pas pour mission de ramasser les déchets abandonnés. Pour vivre dans une ville propre, nous devons collectivement refuser de laisser certains d'entre nous abandonner leurs déchets sur la voie publique.

Nous avons également été confrontés à la défaillance d'une entreprise pendant les fêtes de noël. Un congé de fin d'année couplé à un arrêt maladie dû à la grippe a empêché une entreprise de mettre en œuvre les collectes habituelles en pleine période de fête propice aux déchets. Il a fallu plusieurs semaines pour rattraper le travail.

Aux abords des nouveaux logements, certaines entreprises et certains habitants peu scrupuleux abandonnent des déchets volumineux sur la voie publique plutôt que de les amener en déchetterie à Neydens comme il est de leur responsabilité. N'hésitez pas à signaler ces comportements auprès de la police municipale. Nous veillerons à l'avenir avec les promoteurs à ce que des bennes soient laissées à disposition des nouveaux résidents jusqu'à la livraison des derniers logements.

Nous sommes aussi confrontés à des infractions au stationnement qui empêchent les camions de relever les déchets. En particulier chemin du loup, avenue de Ternier jusqu'à récemment, au hameau de Ternier, dans le quartier des jardins de l'Europe ou encore à la résidence sociale avenue de l'industrie. Si vous observez un automobiliste stationner devant un point de tri, dites-lui amicalement que son stationnement empêche l'enlèvement des ordures et dégrade tout le quartier. Pour notre part, nous multiplierons les dispositifs empêchant ce stationnement comme cela a été fait avenue de Ternier et un arrêté prévoira des amendes à 135 euros pour ces infractions.

Il arrive souvent que les déchets soient amoncelés aux abords des containers alors que ces derniers sont vides ou presque. Il suffit qu'un habitant laisse une poubelle à côté et les suivants pensent que le container est plein. Les déchets se multiplient aux abords et ne sont pas ramassés. Il faut veiller à mettre vos déchets dans les containers. Avenue de Ternier, il n'est jamais arrivé que les containers soient pleins lors du ramassage ! Si cela arrivait un jour, il faut aller à un autre point de collecte. Le plus souvent c'est une simple difficulté à ouvrir le container ou un sac qui obstrue qui incite un premier habitant à laisser un sac à côté... Si vous voyez une ou deux premières poubelles posées à côté, mettez les dans les containers avant que l'épidémie ne commence. Ainsi elles seront ramassées lors du passage du camion.

La commune avec la communauté de communes va multiplier les points d'apports volontaires afin de réduire la pression sur les sites existants et d'améliorer la performance du tri. Nous travaillons avec la Communauté de Communes en charge de l'enlèvement des ordures ménagères et du SIDEFAGE en charge de l'enlèvement des déchets triés et du traitement pour résoudre un à un les problèmes.

Depuis plusieurs mois, la police municipale inflige des contraventions aux personnes qui laissent leurs déchets sur la voie publique.

Nous continuerons ce travail. Cependant, soyons clairs, les agents communaux ont besoin de notre soutien à tous. C'est notre responsabilité collective d'interpeller les habitants qui laissent leurs déchets sur la voie publique. C'est notre responsabilité à tous de veiller à ce qu'aucun déchet ne soit abandonné. C'est notre responsabilité à tous de trier. Pour ma part, je les remercie de leur engagement quotidien à notre service dans la lutte contre les déchets sauvages.

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lundi, 30 janvier 2017

Les 3 malédictions françaises

On pourrait croire qu'un peuple apprend de ses erreurs. C'est possible, mais il faut pour cela qu'il ait une mémoire. Lorsque la mémoire publique et médiatique se limite à deux semaines d'actualités, la capacité à apprendre de ses erreurs en devient tout particulièrement limitée. Et c'est ainsi qu'année après année le peuple français refait inlassablement les mêmes erreurs. Pour tous ceux d'entre nous qui se passionnent de débat public et qui avons à cœur l'avenir du pays, cela est désespérant.

La première malédiction c'est l'erreur des rêves et des illusions. Il y a eu le marchand de pommes, bonimenteur de la fracture sociale. L'homme des ruptures, dont la première des ruptures aura été d'aller fêter sa victoire au Fouquet's. Celui qui prétendait que son ennemi était la finance alors même que c'est la finance qui prête chaque jour ce qu'il lui faut pour vivre à ce pays qui s'endette depuis 40 ans. J'ai écris ici même il y a 5 ans que c'était une promesse aussi crédible que la révolte d'un cocaïnomane contre son dealer !

On aurait pu penser que le peuple de France, si prompt à rejeter une classe politique qui ferait des promesses en l'air, finirait par se lasser du rêve et des illusions. Mais voilà que la droite se choisit un candidat qui leur promet le sang et les larmes des employés et des ouvriers, et la gauche se choisit un candidat qui lui promet les grands soirs d'un monde qui n'existe pas.

Les rêves et les illusions sont tellement confortables. Les Français ont besoin d'élus menteurs pour pouvoir continuer de les détester. Le problèmes des rêves c'est qu'ils conduisent à des lendemains qui déchantent.

Même a posteriori, même lorsqu'ils admettent s'être fait bernés, les Français n'éprouvent pas plus de reconnaissance pour les Barre et les Bayrou qui ont eu l'honnêteté de décrire la situation et de proposer des solutions pragmatiques plutôt que des illusions.

La seconde malédiction française est l'illusion du pouvoir que confère le système majoritaire. Les gagnants des primaires s'y croient : la majorité des primaires légitimerait leurs aspirations. Pour eux, nul besoin de prendre en compte les idées défendues par ceux qui ont perdu. Ils sont pourtant toujours là. Rassembler une majorité électorale ne suffit pas à gouverner un pays. Donald Trump en fait l'amère expérience. Il faut ensuite fédérer une majorité populaire bien plus large que les majorités électorales. Cela nécessite d'écouter, de dialoguer, de rassembler. Cela nécessite de la patience pour être beaucoup plus efficace ensuite dans l'application des décisions et leur pérennité. Ainsi, une fraction de la gauche et de la droite ont-elles pris le pouvoir et par des systèmes de majorités gigognes dignes de Bolloré, ils pensent pouvoir contrôler le pays tout entier. Qui peu raisonnablement croire que les 1 million de personnes qui viennent de voter pour Benoit Hamon ou les 2 millions qui ont voté pour François Fillon, pourraient imposer tel quel leur programme et leur point de vue aux 63 millions de Français qui ne se reconnaissent pas dans ces programmes et ces idées !?! Une telle prise de pouvoir ne peut susciter qu'au mieux la passivité au pire la révolte, mais certainement pas l'adhésion nécessaire au redressement d'un pays.

La troisième malédiction française, c'est l'illusion de penser qu'une république n'a pas besoin d'un parlement. Nous n'avons plus d'élections législatives. Nous nous contentons de désigner des petits larbins d'une majorité présidentielle ou des petits larbins d'une opposition systématique. Les uns comme les autres n'ayant pas l'indépendance nécessaire à un véritable travail législatif de qualité ou à un contrôle rigoureux et indépendant du gouvernement. Ils critiquent systématiquement pour les uns. Soutiennent aveuglément pour les autres. Leurs amendements constructifs aux lois sont rares car rarement pris en compte, car rarement dénués d'arrières pensées politiciennes. Faute d'un vrai travail parlementaire, nos lois sont absurdes, pléthoriques, inapplicables, coûteuses, changeantes et déconnectées du terrain.

A chaque fois, je me dis que la démocratie a le mérite de permettre au peuple d'assumer pleinement les conséquences de ses erreurs. Au moins, les peuples démocratiques ont-ils l'obligation d'assumer leurs propres erreurs. En France, à force d'assumer le chômage de masse, le déclin économique, la perte de pouvoir d'achat, la perte d'influence, on pourrait penser que nous aurions une capacité collective à nous remettre en question. A cesser de regarder l'élection présidentielle comme une petite course de chevaux, amusante car pleine de surprises et de rebondissement comme une saison sur Netflix, plutôt que passionnantes car les orientations politiques discutées mettent en jeu notre avenir à chacun.

Mais à chaque fois les malédictions reviennent irrémédiablement. On rejette une illusion pour se rejeter dans une autre. On abandonne un prétendu homme providentiel pour s'en choisir un autre. Et dans quelques mois, on votera sans doute pour une nouvelle génération de parlementaires faire-valoir d'une hypothétique majorité présidentielle ou de son opposition.

Ou peut être pas ! Puisque les temps changent parfois. Maintenant que le PS a choisi de disparaitre, est-ce que LR est encore utile ? Et maintenant que LR commence à disparaitre, est-ce que le PS est encore nécessaire ? Peut-être pourrons nous enfin rassembler le pays et veiller à ce qu'il travail collectivement à son redressement général.

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vendredi, 27 janvier 2017

Choisir d'investir dans la mobilité plutôt que de saupoudrer les fonds publics

Les fonds publics sont limités. Les besoins des habitants eux sont quasi illimités. La politique consiste à faire les choix les plus utiles pour le plus grand nombre. Il faut pour cela identifier les problèmes les plus importants à résoudre, puis orienter l’utilisation de vos impôts sur ces priorités. Cette décision vous revient au travers des élections.

Les habitants du Genevois sont unanimes à souligner les trois enjeux majeurs :

  1. Améliorer la mobilité dont la dégradation détériore chaque année un peu plus la qualité de vie des habitants et la compétitivité des entreprises,
  2. Contribuer à la réalisation de logements abordables pour que les personnes qui font vivre nos communes et qui ont des revenus en euros puissent continuer à y vivre correctement,
  3. Favoriser la création d’emplois afin de limiter la dépendance économique à Genève.

C’est ce qui a été fait entre 2011 et 2014. Les fonds frontaliers ont été concentrés sur les projets utiles au plus grand nombre. C’est ainsi que les financements du rond-point du pont de combe à Archamps et du carrefour des mouilles à Neydens ont pu être bouclés rapidement. C’est ainsi également que le fond départemental des investissements structurants a été créé et a permis de boucler rapidement le financement de l’entrée ouest de St Julie et du diffuseur de Viry - deux projets dont la contribution départementale est financée quasi exclusivement par les fonds frontaliers. Des projets majeurs qui ont déjà permis d’améliorer la situation et qui continueront de le faire jusque dans les années 2020.

De nombreux logements aidés avaient pu être financés dans toutes les communes du canton au travers du programme local de l’habitat. Les aménagements de la zone d’activité du Grand Châble avaient ainsi pu être réalisés avec les fonds frontaliers cantonaux.

Tout cela avait été fait en associant tous les élus du canton aux décisions au travers de consultations et dans la plus grande transparence.

Bien sûr, cela a été difficile. Créer le fond départemental des investissements structurants nécessitait de réduire l’augmentation des fonds frontaliers communaux et de réduire de près de la moitié les fonds cantonaux. C’était une décision difficile. Il fallait également décider de ne financer les projets d’école qu’avec les fonds communaux, sans quoi l’intégralité des fonds cantonaux aurait été consommés et n’aurait pas pu financer les projets de mobilité. Comme toute orientation qui ne se contente pas du statu quo, cela a été largement critiqué. Tant mieux, le débat est utile et les choix politiques importants ne peuvent faire l’unanimité.

Depuis 2015, les fonds frontaliers communaux servent à nouveau à financer des projets de fontaines, de rénovation de mairie ou d’écoles communales. Ils sont saupoudrés proportionnellement aux résultats électoraux, plutôt qu’en relation avec le nombre d’usagers, d’habitants et contribuables concernés.

Le fond départemental des investissements structurants ne finance plus les investissements structurants de la Haute-Savoie mais quasi exclusivement les dépenses obligatoires du conseil départemental : en particulier les routes et les collèges quand ce ne sont pas carrément des bâtiments du conseil départemental. Il est contraire à la lettre des accords de 1973 que le Conseil Départemental s'approprie les fonds frontaliers, le tribunal administratif pourrait être conduit à en juger. Par ailleurs, si les fonds frontaliers financent les investissements obligatoires du département dans le Genevois, alors à quoi servent nos impôts départementaux ? En particulier les droits de mutation les plus élevés de France.

Alors que les financements de nombreux investissements structurants avaient pu être bouclés en seulement trois ans entre 2011 et 2014, aucun financement d'un investissement structurant sur la mobilité durable, le logement ou l’emploi n’a été bouclé depuis deux ans dans le Genevois.

Nous devrons ensemble faire des choix : améliorer la situation déplorable de la mobilité, des coûts des logements et de l’emploi nécessitera de mettre un terme au saupoudrage et au clientélisme pour orienter les moyens publics sur les projets qui amélioreront le quotidien des habitants.

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mercredi, 18 janvier 2017

Excellente année 2017

(vous trouverez ci-dessous le discours prononcé à l'occasion des vœux aux habitants 2017 ce mardi 17 janvier)

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Ce début d’année est l’occasion de nous retrouver tous ensemble pour nous adresser les uns aux autres nos vœux de santé, de bonheur et de prospérité. Je tâcherai d’être bref pour laisser la place à ce qui à nos yeux est beaucoup plus important : un moment de convivialité qui nous permette à tous de nous retrouver. Vous aurez ainsi l’occasion ce soir de faire des photos en groupe pour cette nouvelle année, de voir les expositions sur les projets de pôle gare et de l’entrée sud et de gouter au buffet dinatoire composés de soupes et de galettes avant de poursuivre la soirée, pour ceux qui le souhaitent, au concert de nouvel an à 20h30 avec un programme époustouflant autour de pièce de Mozart, Fauré et l’oratorio de la nativité de Gossec.

Pour St Julien, 2017 sera une année particulière car les trois chantiers publics les plus importants de l’histoire de la commune seront conduit en même temps :

  1. la seconde partie des travaux de l’accès ouest qui revitalisera la moitié la plus habitée de la commune,
  2. le démarrage du chantier des deux nouvelles écoles des jardins de l’Europe et du parc scolaire qui l’accompagne,
  3. ainsi que sous l’égide du Centre Hospitalier, le démarrage des travaux de la future nouvelle maison de retraite tant attendue.

Avec une nouvelle école et une nouvelle maison de retraite, St Julien se préoccupe de ses habitants les plus jeunes autant que des plus sages.

Le programme d’économies de fonctionnement est sur le point d’être bouclé et permet désormais à la commune de s’engager dans un programme important d’investissements à la mesure de ce que la ville devient.  Au-delà des grands projets que je viens de lister, pour la première fois depuis longtemps, la commune va investir près d’un million et demi d’euros dans l’entretien de son patrimoine de bâtiments publics, culturels et sportifs, de voiries et d’espaces publics. Elle le fait certes pour 2017, mais s’engage aussi dans des programmes pluriannuels d’investissements qui nous permettront en quelques années de remettre à niveau les routes, les bâtiments ou encore l’éclairage public de la commune. Petit à petit le bourg devient ville. Dès cette année, vous pourrez observer qu’il y aura moins de nids de poules, moins de pannes d’éclairage ou moins de bâtiments mal entretenus. Il faudra cependant plusieurs années pour que cette remise à niveau soit complète.

Ces investissements seront financés d’une part par les ventes d’actifs qui n’avaient pas d’utilité publique, mais aussi par une augmentation de l’endettement rendue possible grâce au programme d’économies mis en œuvre depuis 2 ans.

Bien sûr, en 2017, l’urbanisme restera un sujet de préoccupation quotidien de l’équipe municipale avec la mise en œuvre du nouveau PLU qui obligera l’ensemble des promoteurs immobiliers à renforcer l’aspect qualitatif et l’intégration urbaine de leurs projets, tout en permettant à la commune de mieux maitriser le rythme des constructions. Je vous invite d’ors et déjà aux réunions publiques d’information qui se tiendront mardi prochain, le 24 janvier, ainsi que le 2 février pour la présentation des projets de l’entrée sud et du pôle gare. L’entrée sud et le pôle gare façonneront l’avenir de St Julien au cours des 10 à 15 prochaines années. Nous avons besoin de votre avis lors de cette concertation pour améliorer encore ces projets.

2017 sera bien sûr aussi l’année des élections présidentielles. Ces élections ne sont pas de simples courses de chevaux dont nous ne serions que des spectateurs amusés. Il s’agira bien de déterminer l’avenir de notre pays alors que celui-ci perd de sa compétitivité, ne résorbe pas son chômage, rejette une partie importante de sa jeunesse dans le désœuvrement, bref, perd la place et le rang qui est le sien. L’avenir du pays c’est l’avenir de chacun d’entre nous.

A cette occasion, j’attire votre attention sur les menaces qui pèsent sur les démocraties, de San Francisco à Séoul, en passant, ici même, par St Julien en Genevois. La démocratie c’est ce qui nous permet à chacun de pouvoir prendre part aux décisions publiques. C’est ce qui nous assure que d’une manière ou d’une autre, les habitants contrôlent et influencent les décisions publiques en fonction de l’intérêt général plutôt qu’ils ne soient guidés par des intérêts particuliers.

Véhiculer des rumeurs non-vérifiées affaiblit notre démocratie, s’informer auprès de journalistes indépendants et débattre la renforce. Lorsque la Gauche se contente d’attaquer la Droite et la Droite se contente d’attaquer la Gauche, c’est la république qu’elles détruisent.  Lorsqu’au contraire chacun énonce ses propositions dans le respect des valeurs des autres c’est la démocratie qui s’en trouve renforcée. Lorsque nous critiquons, insultons, méprisons nos institutions publiques, nous insultons l’ensemble du corps électoral français, nous décrédibilisons notre pays et ses institutions qui nous défendent. La démocratie s’affaiblit lorsque les élus et les médias, devenus trop faibles politiquement et économiquement, colportent les préjugés et les caricatures. La démocratie au contraire se renforce lorsque les élus et les médias animent le débat public avec des faits confirmés. La démocratie est en danger lorsqu’elle se laisse influencer par l’utilisation détournée des fonds publics, les référencements sur internet, les fils d’actualités des réseaux sociaux ou le clientélisme. La démocratie au contraire se renforce lorsque chacun participe aux décisions publiques sur le fondement de projets collectifs porteurs d’avenir.

La démocratie c’est le pouvoir de chacun. Ce pouvoir s’amenuise faute d’être utilisé à bon escient. Cette démocratie au contraire se renforcera avec des médias qui dépendront de plus en plus de leurs lectorats et de moins en moins de leurs annonceurs et de leurs actionnaires. Elle se renforcera par la qualité des débats que nous aurons les uns avec les autres qui doivent être des débats sur les orientations publiques qui nous concernent tous plutôt que sur les personnes. Bref, participez activement et constructivement au débat public qui s’ouvre car il détermine notre avenir à chacun autant que celui de la commune de St Julien en Genevois. Participez à ce débat en vous informant auprès de sources crédibles et en débattant avec vos proches. La politique ne doit pas se limiter à des échanges d’invectives mais être la discussion publique sur notre avenir commun. J’attire votre attention sur le fait que la démocratie doit être défendue chaque jour, non seulement en Corée du Sud, en Allemagne ou aux Etats Unis, mais également en France et même localement.

Enfin, et pour terminer, notre proximité avec la Suisse nous rappelle chaque jour que les nations qui progressent le plus sont celles qui travaillent ensemble. Non pas une moitié contre l’autre. Non pas en défaisant tous les cinq ans ce que les précédentes majorités ont fait, mais en prenant le temps de prendre des décisions concertées, partagées et utiles à tous afin qu’elles soient réellement définitives.

Le changement ne se décrète pas, il ne s’impose pas. Le changement se construit avec tous par l’écoute et le dialogue qui nous font tant défaut dans nos institutions de la 5ième république au scrutin majoritaire.

Si à Saint Julien en Genevois aucune délibération n’est présentée à l’ordre du jour du conseil municipal sans que les minorités n’aient pu donner leur point de vue, ce n’est pas pour leur faire plaisir, mais parce que nous avons la conviction que les délibérations sont forcément meilleures lorsque le point de vue des minorités peut y être intégré. Si nous avons passé autant de temps à travailler avec les comités de quartier ou encore si nous avons constitué un comité consultatif sur les écoles des jardins de l’Europe, c’est parce que nous avons la conviction que les projets sont meilleurs et vos impôts mieux utilisés lorsque chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice. Si nous avons mis en place un conseil municipal des enfants c’est pour que cette ville se construise en veillant aux préoccupations de ses habitants les plus jeunes. Je leur laisserai la parole dans quelques instants afin qu’ils vous présentent eux-mêmes leurs vœux.

Nous avons la conviction que le pays aussi peut être gouverné dans le respect mutuel. Nous avons même la conviction que seul ce respect mutuel et cette unité nationale peut permettre à la France de retrouver sa grandeur, comme elle a su le faire à tous les moments importants de son histoire.

Mesdames, Messieurs, chers amis, que la soirée commence. Profitons de ces retrouvailles annuelles pour nous adresser les uns les autres tous nos vœux de santé, de bonheur et de réussite. Car ensemble, nous rendrons St Julien plus agréable à vivre pour chacun. Je vous souhaite une excellente année 2017.

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dimanche, 18 décembre 2016

L'autoroute Annemasse-St-Julien restera gratuite

Contrairement à ce qui se dit parfois, même dans des journaux, la section d'autoroute entre Annemasse et Saint-Julien restera gratuite. La rendre payante serait illégal, et dans un état de droit, ce qui est illégal est interdit.

C'est ce que m'a affirmé le Président du Conseil Général le 28 mars 2011 à 9 heures du matin. C'était mon premier rendez-vous avez lui quelques heures après avoir été élu conseiller général. Le sujet de l'échéance de 2015 était déjà un sujet de préoccupation. Je l'ai donc interrogé à ce sujet. Il m'a répondu que l'analyse juridique du Conseil Général de Haute-Savoie était très claire : la gratuité de l'autoroute avait été achetée en 1987 jusqu'à la fin de la concession et le fait que cette concession ait été prolongée de 2015 à 2050 de fait, portait le rachat jusqu'à 2050. Même après 2050, la concession prenant fin, c'est la gratuité qui prévaudra. Je lui ai fait confiance, d'autant qu'il connaissait bien le sujet étant par ailleurs administrateur de l'ATMB. J'ai toujours confiance aujourd'hui dans la réponse qu'il m'a faite ce jour là.

Lors des élections au conseil départemental, il y a 18 mois aucun candidat n'a défendu une autre idée que le maintien de la gratuité. Aucun des 6 conseillers départementaux d'Annemasse et de Saint-Julien ne peut défendre une autre position que le maintien de la gratuité par une société dont le Conseil Départemental est le second actionnaire. Aucune autre analyse rendue publique, ni aucun jugement d'aucun tribunal ne justifie un changement de position. Qui serait assez stupide pour payer deux fois une même infrastructure ?

La meilleure preuve de cette illégalité, c'est précisément que depuis 2015, elle est gratuite. Pensez-vous un seul instant que l'ATMB aurait renoncé à ces recettes de péage si la loi lui permettait réellement de les percevoir ?

Si la concession autoroutière a été prolongée de 2015 à 2050, c'était pour financer les travaux de rénovation du tunnel du Mont Blanc. La concession a été prolongée telle quelle, c'est à dire avec cette section gratuite. Les travaux du tunnel sont financés et archi-financés si l'on en juge par le compte de résultat exorbitant de l'ATMB.  Avec un taux de résultat net de 30% du chiffre d'affaire, elle pourrait même baisser ses tarifs d'un tiers et toujours être en capacité de rembourser ses emprunts sans faire de déficit. A ma connaissance, aucune société privée du CAC40 n'affiche de telles marges, pas même LVMH. Même en terme de retour sur investissement, avec une rentabilité du capital qui s'élève à 18,7%, les actionnaires infligent aux usagers des tarifs exorbitants qui seraient déjà insupportables venant d'une société privée, mais qui deviennent tout à fait choquants lorsque cela est le fruit de collectivités publiques actionnaires. A ces niveaux de rentabilité on ne peut plus parler de péage mais bien d'impôts déguisés. Cette rentabilité confiscatoire ne peut pas s'expliquer par une gestion saine, puisque chacun peut observer que les abords des autoroutes sont aujourd'hui entretenus aussi soigneusement que des terrains de golf pendant que les communes se mettent à la gestion différenciée des espaces et aux prairies fleuries dans leurs cœurs de ville.

Au delà de ces considérations juridiques et financières, la section Annemasse-St Julien ne peut pas devenir payante pour des raisons de mobilité. C'est aujourd'hui la section routière qui connait le plus important trafic de tout le département avec 49 000 véhicules par jour. Il n'existe à ce jour aucune alternative pour accueillir un tel trafic. La mise en péage d'un telle section ne pourrait se concevoir que lorsque le département et l'état auraient réalisé une route nationale à deux fois deux voix pour répondre à un tel besoin de mobilité. A ce jour, aucun projet n'est lancé. Il n'y a donc pas d'alternative à la gratuité de la section Annemasse-St Julien.

Quelques élus de Bonneville, qui côtoient sans doute un peu trop les dirigeants de l'ATMB, s'émeuvent que les habitants de la vallée de l'Arve seraient les seuls à payer les frais d'entretien de la section Annemasse-St Julien. Ils militent donc pour la rendre payante : ils oublient que la mise en péage de cette section conduit à faire payer deux fois à tous les haut-savoyards l'infrastructure elle-même qui est bien plus coûteuse que les frais d'entretien. Ils n'ont manifestement pas fait leurs calculs jusqu'au bout, contrairement aux dirigeants de l'ATMB. Ils oublient également que la mise au péage de cette section suppose également la mise en péage des sections de La Roche-Vallée Verte ou encore celle de Sallanches-St Gervais ou encore, pourquoi pas, la RN 205 gérée par l'ATMB.

J'ai informé le précédent Préfet de mon opposition absolue à une mise en péage de cette section que je considère illégale depuis ma discussion avec le Président du Conseil Général le 28 mars 2011. Je lui ai souhaité bien du courage pour appliquer une mesure absurde décidée unilatéralement par un "jardinier" (1) de Bercy qui ne connait manifestement pas l'historique de la gratuité Annemasse-Saint-Julien. Je l'ai informé que la commune prendrait toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter le droit et lui ai demandé conformément au droit, de me communiquer l'ensemble des contrats de concession de l'ATMB ainsi que l'ensemble des pièces du dossier. A ce jour, je n'ai encore rien reçu des services de la préfecture. Je vais donc renouveler ma demande auprès du nouveau Préfet. D'autres collectivités concernées ont la même position. Je suis certains que les usagers au travers de leurs associations sauront également se mobiliser le cas échéant.

 

(1) dans le jargon préfectoral, un "jardinier" est un haut fonctionnaire qui plante les dossiers qu'on lui confie

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mercredi, 07 décembre 2016

L'église de Thairy sauvegardée

L'église de Thairy a été fermée au public en 2007. Elle menaçait de s'effondrer alors qu'elle est un bâtiment important du patrimoine communal.

Dès les élections municipales, le nouvel adjoint aux Culture(s) s'est attelé à cette question patrimoniale en créant un groupe de travail composé des différents groupes du conseil municipal. Le groupe de travail a défini un cahier des charges précisant le devenir possible de ce bâtiment historique de la commune. Suite à ce groupe de travail un appel à projet a été lancé faisant l'objet de plusieurs annonces dans les journaux.

D'après les informations dont nous disposions, le bâtiment menaçait de s'effondrer. Nous avons donc mandaté un bureau d'étude pour avoir un diagnostic plus précis de la menace et pour chiffrer de manière plus précise également l'ampleur des travaux à réaliser.

Le bureau d'étude nous a rendu ses conclusions dans le courant de l'automne. Il préconise des travaux d'entretien de la toiture qui ont été réalisés afin de stopper les écoulements d'eau sur la charpente, la mise en place de chéneaux pour éviter les écoulements sur les murs, ce qui a également été fait, ainsi que le renforcement de la charpente par des pièces métalliques qui doit être fait très prochainement. L'ensemble de ces travaux permets de stabiliser durablement le bâtiment, mais pas de le rouvrir au public. Ils permettent de régler la question patrimoniale en veillant à la préservation d'une église et de son clocher à bulbe qui s'inscrit dans le paysage.

Il reste encore à régler la question de la fonction de ce bâtiment et de son utilisation. La réouverture du bâtiment nécessite des travaux beaucoup plus importants estimés entre 500 000 et 1 millions d'euros. Depuis le début du projet, la commune a clairement indiqué aux habitants que financer la rénovation de l'église devrait se faire au détriment d'autres projets : un tel choix n'est concevable que si l'intérêt général d'une telle rénovation était supérieur à l'intérêt général des autres projets. Pour rappel, nous avons déjà 9 classes de retard pour accueillir les enfants dans les écoles et n'avons pas encore finalisé le financement des écoles !

Un tel arbitrage pourrait être envisageable si l'église devenait un lieu culturel ouvert à tous, utilisé de manière intensive et régulière par de nombreux habitants.

Les habitants, réunis dans l'association Thairoyr, on fait un autre choix. Ils souhaitent garder à l'église sa vocation cultuel. Nous respectons ce choix. Mais une telle utilisation concernerait une minorité de contribuables. Elle ne justifierait pas qu'il soit imposé aux contribuables de Saint Julien de financer la rénovation d'une église que pour la quasi totalité d'entre eux ils n'utiliseraient pas. La municipalité accepterait tout à fait que le bâtiment reste dévolu au culte, mais à la condition que les fidèles financent sa rénovation et pas les contribuables.

On peut également envisager un lieu mixte : culturel et cultuel. Cependant, la paroisse rappelle que dans le cas d'un lieu mixte, elle serait seule décisionnaire des manifestations culturelles qui pourraient y avoir lieu. Une position tout à fait légitime de la part de la paroisse, mais qui limite considérablement l'ampleur de l'utilisation culturelle qui pourrait être faite du bâtiment, et donc par conséquent cela limite la capacité de la commune à mobiliser les fonds publics pour une fonction dont les habitants n'auraient pas l'utilité.

Le projet présenté par l'association Thairoyr demande de nombreuses précisions sur la solidité de ses prévisions de financement, sur la réalité de ses prévisions d'événements culturels. L'association demande une contribution de la commune à hauteur de 200 000 euros, une somme qui n'est pas à la mesure de l'utilisation culturelle qui pourra être faite du bâtiment dans le projet présenté. Le travail doit donc se poursuivre. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé de nombreuses précisions à l'association.

Heureusement, désormais le bâtiment est préservé durablement grâce aux travaux réalisés ces derniers mois et le sera encore mieux avec ceux qui restent encore à faire dans les prochaines semaines. Des travaux qui auraient sans doute du être réalisés depuis 2007. Maintenant qu'ils sont terminés, cela laissera donc le temps aux fidèles attachés à la préservation de l'église en lieu de culte de finaliser leur tour de table ou de renoncer à maintenir à l'église une fonction cultuelle. Et le cas échéant, si les fidèles renonçaient au maintien de l'église en lieu de culte, cela laisserait encore le temps de travailler à un projet purement culturel.

 

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samedi, 03 décembre 2016

Grand Genève : résoudre ensemble nos problèmes plutôt que chacun chez soi

La semaine prochaine sera signé en grande pompe le troisième projet d'agglomération. Sans aucun doute, le plus mauvais des trois projets d'agglomération du Grand Genève malgré la création en 2013 d'une instance de gouvernance commune. A vrai dire, le terme même de "projet" semble excessif pour ce qui n'est tout au plus qu'une simple demande conjointe de subventions à Berne. Est-ce que les photos qui seront prises jeudi parviendront à masquer l'absence de vision commune ?

Cela est le résultat de l'influence croissante des populistes et des nationalistes, partisans de politiques nombrilistes. Une influence qui excède de très loin leurs résultats électoraux. Contrairement à ce qui était affirmé dans le discours de Saint Pierre, force est de constater que ces dernières années Genève a érigé de nouvelles murailles telles que la préférence cantonale, le refus de participation aux infrastructures transfrontalières ou encore le refus d'engagement de construction de logements.

Mettre en œuvre des projets de mobilité dans le Grand Genève est indispensable à l'amélioration du quotidien des habitants. Obtenir des financements de Berne pour lancer les travaux est également absolument nécessaire. Mais ces investissements seront faits en pure perte tant qu'ils ne s'accompagneront pas d'un projet d'aménagement cohérent.

Au cours des 15 dernières années, Genève a créé et importé des emplois à un rythme 5 fois plus rapide que les constructions de logements. Cette incohérence entre la politique économique et la politique urbaine a conduit à ce qu'on compte aujourd'hui 80 000 emplois de plus que le nombre de logements livrés dans la même période. Physiquement, pratiquement, ces 80 000 actifs sont contraints de se loger au delà des limites cantonales. Les réseaux de transports et nos finances publiques, aux uns comme aux autres, ne peuvent pas suivre et ne suivront jamais une telle fuite en avant de notre aménagement.

Depuis le premier vote par le Grand Conseil sur le CEVA en 2001, selon l'OCSTAT, le solde migratoire des citoyens suisses du canton de Genève s'élève déjà à 33612 départs ! D'ici à ce que le Léman Express soit terminé puis mis en service, le nombre de ses usagers correspondra environ au nombre de citoyens suisses qui auront dû quitter le canton de Genève faute de logements.

Les voitures qui traversent chaque matin les villages de Certoux et de Soral ne sont que les fantômes des logements qui n'ont pas été construits pendant que les emplois étaient créés.

Pour ma modeste part, je travaille à l'émergence de cette conscience commune. J'ai placé les autorités cantonales face à ses responsabilités sur la construction de logements à l'hiver 2010. Le rythme des constructions commence à augmenter, toujours pas à des niveaux suffisants, mais des progrès sont faits. Nous développons la mobilité alternative : les transports en communs transfrontaliers augmentent au rythme de 10% par an environ, nous favorisons le covoiturage, nous veillons à regrouper les nouveaux logements à proximité des réseaux de transport. Nous travaillons à la régularisation des 20 000 citoyens suisses installés dans le Genevois français afin qu'ils participent activement à ce débat plutôt que d'avoir honte de la situation qu'ils subissent. Mais tout cela reste bien insuffisant tant qu'il y aura une telle distorsion entre les créations d'emplois et les constructions de logements.

A titre individuel, j'ai défendu au sein de l'ARC l'idée que les partenaires français ne s'associent pas à ce troisième projet d'agglomération afin de régler les problèmes à la base de l'aménagement, avant d'en corriger illusoirement les effets en terme de mobilité. Pour l'instant, au sein de l'ARC, je suis encore seul à défendre l'idée que la volonté commune d'aménager efficacement le Grand Genève est plus importante que les demandes communes de subventions à Berne.

Oui, il faut impérativement des infrastructures de transports et des financements pour les réaliser. Il faut aussi des modalités de financement des déficits de transport. Mais il faut surtout une vision commune de l'aménagement pour régler les problèmes à la base : créer des emplois au plus proche des logements et des logements au plus proche des emplois tout en préservant la qualité de notre cadre de vie commun et en maitrisant la dépense publique. Ce troisième projet d'agglomération évite ces questions faute de consensus politique à Genève.

C'est la raison pour laquelle il revient à chacun d'entre nous de contribuer à la prise de conscience généralisée que les problèmes commun du Grand Genève seront réglés ensemble et pas chacun chez soi.

 

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samedi, 26 novembre 2016

Un président de droite pour la France plutôt qu'un président juste pour la droite

Alain Juppé.jpgLes primaires sont là pour désigner le meilleur candidat pour devenir Président de la République Française. Un Président pour toute la France. Un Président qui unit le pays pour qu'il se réforme.

Depuis trop longtemps, la gauche ne désigne qu'un candidat pour la gauche et la droite qu'un candidat pour la droite. Nous en connaissons le résultat : blocages, manifestations, alternances à répétition qui conduisent à détricoter tous les cinq ans ce qui a été fait auparavant. A terme, les réformes trop radicales conduisent toujours à des contre-réformes. Aucun pays n'avance à coup de godilles. Les pays qui se modernisent et s'adaptent le font par le débat, l'union, le diagnostic partagé, une forme de consensus : bref toutes les méthodes de gestion du changement. C'est plus long au départ, mais tellement plus rapide ensuite. C'est plus tenable sur la durée. La mise en œuvre est plus facile.

Je fais le choix de l'union nationale lorsque, en tant que centriste, je vote pour Alain Juppé plutôt que pour un candidat centriste. Je suis convaincu qu'il vaut mieux un candidat qui fédère le plus grand nombre de Français. D'abord pour s'assurer de sa victoire en mai prochain. Les temps sont beaucoup trop incertains pour risquer de diviser aujourd'hui les Français de la droite et ceux du centre par une candidature trop droitière. Ensuite, parce qu'il faudra fédérer bien au delà de la droite et du centre pour mener à bien les réformes radicales dont la France a besoin. Enfin, parce que je sais trop que le pouvoir ne se limite pas à la victoire à une élection mais bien à la capacité de mobiliser tout un pays. Les promesses trop radicales sont des promesses illusoires car elles ne peuvent pas être mises en œuvre faute de soutien large dans la société française.

J'en appelle à chacun d'entre vous : prenez en main VOTRE avenir. VOTRE avenir se décide dimanche, car votre avenir est indissociable de celui de la France. Les effets de la primaire de dimanche se feront sentir jusqu'à St Julien au travers des baisses de dotations annoncées par un candidat plutôt que l'autre, au travers des déficits publics annoncés par un candidat plutôt que l'autre, au travers de votre couverture de santé, au travers de la compétitivité, mais surtout au travers des troubles sociaux, économiques et politiques que conduirait la désignation d'un candidat plutôt que l'autre. Enfin, parce que l'un de ces candidats à tout simplement plus de chance de rassembler largement face à Marine Le Pen que l'autre.

4 millions d'électeurs français ont voté dimanche dernier. 41 millions n'ont pas encore donné leur point de vue sur leur propre avenir dont tout particulièrement environ 8 millions d'électeurs de la droite et du centre. Il revient à ces 8 millions d'électeurs de participer au choix du candidat pour lequel ils voteront probablement en avril et mai prochain. 8 millions d'électeurs qui ont beaucoup plus de pouvoirs que les 670 000 qui départageaient les deux candidats au premier tour. C'est pour leur accorder ce pouvoir que ces primaires sont organisées.

Alors votez, faites voter, mobilisez vos proches, venez en famille et entre amis : dimanche, dites l'avenir que vous souhaitez pour vous-mêmes, pour vos proches, pour St Julien et pour la France.

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mercredi, 23 novembre 2016

La France a besoin de moyens de police, de justice, de santé et d'éducation

L'Etat français et les collectivités doivent se réorganiser. Elles peuvent travailler plus efficacement en clarifiant les rôles, en supprimant les producteurs de normes et les instances de supervision, en supprimant les doublons. Oui, il est possible de se concentrer sur les principales missions publiques et de réduire petit à petit le nombre de postes et donc la compétitivité des entreprises qui créent des emplois. Mais encore faut-il le faire avec un peu de bon sens.

La proposition de François Fillon de supprimer brutalement 500 000 postes de la fonction publique, conduira inévitablement à la suppression de postes de gendarmes, de policiers, de procureurs et de juges, comme il les a supprimé lorsqu'il était premier ministre de 2007 à 2012. Dans le contexte actuel, nous avons besoin de renforts. Savez vous que proportionnellement à la population il y a 10 fois moins de procureurs dans le Genevois que dans le canton de Genève ?!?

Dans le Genevois en particulier nous devons renforcer la lutte contre les cambriolages et contre les gens du voyage. Pour cela, il nous faut des renforts plutôt que des suppressions de postes. Il nous faut Alain Juppé plutôt que François Fillon.

En matière de santé, avec le vieillissement de la population, nous aurons également besoin de renfort. Bien sûr des économies sont possibles sur les coûts, sur les prescriptions excessives ou sur les arrêts maladies accordés parfois à la légère. Mais une suppression brutale du nombre de poste dans la santé conduirait à des prises en charges insuffisantes ou tardives de maladies mortelles.

La globalisation nous oblige à nous améliorer en terme de formation. Nous devons investir dans l'éducation. Là encore des gains d'efficacité significatifs sont possibles. Si des postes doivent être supprimés c'est avec de nouvelles organisations, avec de la réflexion, avec de nouvelles technologies... et pas à coup de haches et de slogans.

J'en appelle à chacun d'entre vous pour voter dimanche pour Alain Juppé... mais aussi de mobiliser les personnes de votre entourage, votre familles, vos collègues et vos amis.

A Saint-Julien les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 19h à l'Espace Jules Ferry ce dimanche 27 novembre.

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mardi, 22 novembre 2016

Réformer la France avec les Français (Juppé) plutôt que contre eux (Fillon)

Pour le second tour des primaires de la droite et du centre, les Français pourront choisir entre le programme de rassemblement et de réforme d'Alain Juppé et la confrontation brutale proposée par François Fillon.

Le projet d'Alain Juppé consiste à moderniser et réformer la France en rassemblant les Français sur un diagnostic partagé et des solutions assumées. Il propose un plan d'économie colossal à 85 milliards d'économies. Une ampleur inégalée, mais qui reste réaliste. La proposition de François Fillon de réaliser 100 à 110 milliards d'économies est brutale et irréaliste. 25 milliards de différence, c'est l'ampleur du plan d'économie qui vient d'être imposé aux collectivités. A Saint-Julien, la mise en œuvre du projet de François Fillon se traduirait inévitablement par des suppressions de services communaux de proximité et des augmentations de tarifs colossales.

Alain Juppé propose de supprimer 200 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat. Un rythme qui permet d'organiser les services différemment, d'automatiser certaines tâches ou de supprimer des tâches devenues inutiles ou redondantes. François Fillon, lui propose de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. Cela conduit à ne renouveler pratiquement aucun départ en retraite. Cela conduit inévitablement à supprimer des postes dans la police, la gendarmerie, la justice, l'éducation nationale ou la santé alors même que nos besoins de sécurité augmentent, que nous avons besoin de former les jeunes à la concurrence internationale, et que la population vieillissante à besoin de davantage de soins. Alain Juppé c'est la réforme par le rassemblement, François Fillon propose la brutalité qui conduit au blocage d'une société.

Alain Juppé propose que le temps de travail puisse être négociée en fonction des besoins des entreprises. François Fillon propose d'augmenter unilatéralement le temps de travail à 39h dans le public et puisse être augmentée jusqu'à 48h dans le privé. La méthode est tout aussi brutale que celle employée par Martine Aubry en son temps. Comme la loi sur les 35 heures, la méthode Fillon conduit à une désorganisation complète des services et des entreprises, plutôt qu'une adaptation aux besoins de chacun.

Je suis convaincu qu'on ne réforme efficacement un pays qu'avec un soutien large de ses habitants, et pas en imposant brutalement les souhaits de quelques uns à tous les autres. Le projet de François Fillon est inapplicable dans un pays moderne où l'on traite les habitants en adultes. Il conduira à des blocages monstres et restera lettre morte. Ce serait un recul pour la France. La victoire d'Alain Juppé dimanche prochain est nécessaire pour la France.

Elle est possible, grâce à vous.

D'abord parce que, comme pour toute élection, les personnes qui viendront voter dimanche prochain ne sont pas les mêmes que celles qui sont venues dimanche dernier. D'après les statistiques habituelles, environ 1 million d'électeurs de dimanche dernier ne viendront pas dimanche prochain, et 1 million d'autres habitants au contraire feront le déplacement pour la première fois. Par ailleurs, il reste encore 8 millions d'électeurs de la droite et du centre susceptibles de venir voter dimanche prochain... et de faire basculer le résultat de manière très significative. En particulier les jeunes qui mesurent cette semaine à quel point ces primaires engagent leur avenir.

Enfin, la comparaison des programmes qui était difficile à faire avec 7 candidats en lice devient plus facile lorsqu'il n'en reste plus que deux. Cette semaine, les Français peuvent mieux comparer les programmes et faire un choix.

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samedi, 19 novembre 2016

Présidentielles : qui, quoi ou comment ?

Demain dimanche 20 et la semaine prochaine auront lieu les primaires désignant le candidat de la droite et du centre. Un scrutin décisif qui désignera probablement le candidat qui affrontera Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de mai.

Il y a trois manière de choisir un candidat : la personne - qui ? - son projet - quoi ? - ou sa méthode - comment ?-.

Dans les pays où le responsable de l'exécutif est désigné au suffrage universelle direct, le débat tourne beaucoup autour de la personnalité du candidat. Les médias qui ont les plus gros tirage lors des campagnes présidentielles sont ceux qui parle du candidat, de son couple, de son parcours, de ses passions.... Rien qui n'engage l'avenir d'un pays.

Les débats parlent un peu plus des projets. Cependant, dans une primaire, les projets sont souvent proche. En France, et dans les très rares pays ou l'exécutif est désigné au suffrage universel direct, les projet ont tendance à être démagogiquement inflationnistes. Le clientélisme des électeurs finit par rendre les programmes irréalistes. Mais surtout, dans un monde qui évolue si rapidement, où les crises d'un jour sont éclipsées par celles du lendemain, il devient difficile de miser tout l'avenir d'un pays sur un projet que l'actualité rendra vite périmé.

Alors, il y a le comment gouverner. Il y a ceux qui estiment qu'on gouverne d'autorité à coup de décrets et d'ordonnance, et ceux qui savent que le changement se fait par la mobilisation, en fédérant, en rassemblant.

On connait tous les blocages de la société française, ces blocages qui font que les réformes s'enlisent. Ils ont toujours été des blocages d'autorités. Même quand la droite contrôlait tous les pouvoirs (Sénat, Assemblée Nationale et Gouvernement), elle n'a pas été capable dans les faits de prendre une décision pourtant aussi anodine que la suppression du lundi de pentecôte.

Toute l'expérience du monde, tous les bouquins spécialisés, la pratique comme la théorie, montrent, comme le dit si bien Pierre Maudet à Genève, que le changement cela se construit et ne se décrète pas. Bien sûr à l'issue d'un processus long de rassemblement, il doit y avoir une décision d'autorité, mais une décision qui s'appuie sur l'intelligence et la légitimité collective, plutôt que sur l'arbitraire d'un seul.

C'est la manière dont nous prenons les décisions importantes à St Julien. Notre PLU est plus pertinent parce qu'il a été construit avec les comités de quartier, avec les minorités et avec tous ceux qui ont souhaité y apporter leur pierre. L'ensemble des délibérations se fait dans la concertation lors des commissions préparatoires. Nous informons en amont, consultons autant que cela est possible dans les délais impartis. Cela améliore la qualité et la légitimité de nos décisions. Cela rend possible l'acceptation du changement.

C'est la raison pour laquelle je soutiens la candidature d'Alain Juppé. Car il propose cette méthode et il a montré que c'est avec cette méthode qu'il a fait de Bordeaux la ville qu'elle est aujourd'hui. Une méthode de rassemblement et de concertation avant d'assumer ses décisions.

C'est aussi cette méthode qui est utilisée en Suisse avec la proportionnelle et la démocratie directe. Oui, effectivement, la méthode est plus longue, mais elle est tellement plus efficace que nos décrets jamais appliqués et que nos lois qui changent sans cesse.

Parce que votre avenir, vos impôts, votre système social, votre emploi dépend de l'avenir de la France, je vous engage à venir voter aux primaires demain. Parce que je n'aimerai pas être à la place de ceux qui n'auraient pas voté aux primaires, si d'aventure en mai prochain, nous étions réduit au choix désastreux d'un excité xénophobe et d'une illuminée raciste, je vous engage à voter aux primaires.

Je vous engage à voter avec vos amis, votre famille et vos voisins. Je vous engage à voter et à faire voter.

A Saint-Julien les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 19h à l'Espace Jules Ferry ce dimanche 20 novembre. Il faut se munir d'une pièce d'identité et de 2 euros.

A demain !

 

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vendredi, 18 novembre 2016

Le respect des règles communes, l'ordre public et la sanction en France et à Saint-Julien

radar de la police municipale de Saint JulienOn a un problème avec le respect des règles communes en France et l'application des lois. C'est ennuyeux parce que ces règles sont fixées démocratiquement et sont les conditions nécessaires à une vie ordonnée en communauté. Le respect des règles communes c'est la base du "vivre-ensemble".

J'ai été frappé il y a quelques mois en allant à des réunions préparatoires à la dépénalisation du stationnement qui interviendra le 1er janvier 2018. Les études comparatives montrent qu'aucun pays européen ne respecte aussi peu ses propres règles de stationnement que la France. Dans les villes françaises, le taux de respect des règles de stationnement tourne entre 10% et 30% seulement. Cela a un effet dramatique sur la circulation puisque 20% des voitures dans les villes françaises cherchent une place de stationnement. Par ailleurs, la saturation des places de stationnement par les contrevenants pénalise considérablement le commerce de centre ville.

L'exemple du stationnement peut sembler marginal, mais de manière plus générale, notre pays ne se donne pas les moyens matériels, règlementaires, législatifs et surtout humains de poursuivre, juger et sanctionner l'application des nos lois démocratiques.

Hier, j'ai posté sur Facebook une photo du nouveau radar de la police municipale. Les deux tiers des personnes qui ont réagi ont aimé ce nouvel équipement de la police municipale. Ils voient tout de suite que cela contribuera à leur sécurisation et qu'ils n'ont rien à en craindre puisqu'ils respectent les limitations de vitesse. Mais les commentaires rageurs et agressifs se multiplient. Ces commentaires émanent de personnes rétives au respect des règles, de quelques gaûchistes dogmatiques pour lesquelles la loi et la sanction sont des tabous, et de quelques râleurs. Qui peut s'opposer à une limitation à 50km/heure en milieu urbain, la vitesse maximale permettant la distance de freinage nécessaire en cas d'irruption d'un enfant sur la chaussée ? Qui peut raisonnablement s'opposer à ce qu'une commune se dote des moyens de faire respecter ces règles de sauvegarde des enfants ?  Je crois qu'il n'y a qu'en France que nous avons autant de problèmes avec l'idée même que les collectivités puissent faire respecter les règles de vie commune en se dotant des moyens permettant d'infliger des sanctions aux contrevenants.

Pour ma part, mes valeurs sont claires. Avant la règle il doit d'abord y avoir le respect mutuel des habitants, le savoir vivre, l'esprit citoyen. Veillez à la sécurité des enfants, des piétons et des cyclistes doit être une question de respect mutuel des habitants les uns envers les autres. Mettre ses poubelles dans les containers à ordure est aussi une question de respect mutuel, voir même en l'occurrence de respect de soi-même et de son propre quartier. Libérer les places de stationnement en zone bleue pour d'autres habitants, d'autres clients et d'autres usagers après une heure et demi d'utilisation gratuite est d'abord une question de respect mutuel. Je pense que nous pouvons faire beaucoup de progrès en terme de respect mutuel, en prenant mieux en compte les personnes avec lesquels nous partageons l'espace public. En veillant pour notre part à mieux expliquer, mais pour chacun aussi à mieux comprendre l'utilité de ces règles collectives. Le respect mutuel est nécessaire, mais il ne peut être suffisant.

La règle commune fixe des normes communes. La sanction veille à s'assurer que les contrevenants à ces règles soient sanctionnés comme prévu par nos lois démocratiquement adoptées.

A Saint-Julien, nous n'avons pas le moindre état d'âme à rappeler les règles de vie en société. Et à nous doter de moyens supplémentaires permettant de mieux sanctionner les contrevenants. C'est une simple question de respect vis-à-vis de l'écrasante majorité des habitants qui respectent les règles de vie commune.

C'est le sens de l'installation des caméras de vidéo protection qui rappellent aux délinquants et aux criminels que St Julien se dotent des moyens permettant de prouver et de sanctionner leurs crimes et leurs délits. C'est la raison pour laquelle nous rappelons aux habitants de St Julien qui résident officiellement en Suisse en des termes un peu plus fermes chaque année l'obligation faites aux résidents principaux de déclarer leurs revenus dans leur commune de résidence. C'est la raison pour laquelle nous mettons en place des règles de stationnement destinées à permettre aux clients des commerces, aux usagers, aux actifs et aux pendulaires de pouvoir trouver une place et nous nous assurons du respect de ces règles mutuelles de partage de l'espace public. L'espace Part'âge, ce très beau nom de notre sens social, devrait être aussi le nom de l'espace public à St Julien.

Dans les poncifs utilisés par ces détracteurs, il ne s'agirait que de recettes municipales. Les amendes de polices sont collectées à l'échelle nationale et pas directement par la commune. Elles sont ensuite redistribuées aux communes de manière indirectes pour des aménagements de sécurité. Les amendes payées à Saint Julien financent donc des aménagements de sécurité dans un peu toute la France. A Saint Julien le reversement à la commune du produit des amendes de police correspond à environ 100 000 euros de recettes d'investissement. Cela ne couvre même pas le coût des agents qui s'assurent du respect des règles communes, et d'autant moins que c'est une recette qui ne peut être utilisée que pour de l'investissement. Pour rappel, notre programme pluriannuel de remise à niveau de la voirie s'élève précisément à environ 100 000 euros par an. Les 100 000 euros de recettes des amendes de police ne sont pas un enjeu de recettes comparés aux 5 millions de fonds frontaliers ou aux 5,7 millions d'impôts directs des ménages.

Lorsque la police municipale, la gendarmerie ou les services fiscaux appliquent des sanctions, l'effet recette est tout à fait marginal. En revanche, cela s'inscrit dans le rappel des règles de vie commune et de respect mutuel. Appliquer les sanctions prévues démocratiquement est une condition de la pérennité des lois communes et du bien vivre ensemble.

Avis aux contrevenants, délinquants et criminels !

Avis aussi aux honnêtes citoyens respectueux des règles de vie en société, nous nous attachons à sanctionner les contrevenants pour que l'espace public soit plus sûr, plus convivial et plus disponible pour tout le monde.

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