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jeudi, 20 juillet 2017

Pour que les Fonds Frontaliers servent aux habitants plutôt qu'aux Conseillers Départementaux

la-douane-de-bardonnex.jpgLa délibération du Conseil Départemental sur l'attribution des fonds frontaliers cantonaux a été rendue publique. Une délibération importante puisqu'elle répartie plus de 2,4 millions d'euros de fonds frontaliers entre les communes du canton de St Julien en Genevois.

Peu de crédits sont affectés au financement des enjeux qui impactent le plus les habitants : la mobilité durable, le logement abordable et la pérennité de l'emploi. A la place, les Conseillers Départementaux font le choix de financer un pot pourri de projets communaux sans répondre aux préoccupations des habitants du canton.

Chaque jour, en moyenne, il y a 15 véhicules supplémentaires sur les routes de notre agglomération. Pendant que les habitants s'énervent un peu plus chaque jour dans les bouchons croissants, les conseillers départementaux accordent le plus fort taux de subvention au réaménagement du parvis de l'Eglise de Contamine-Sarzin avec un taux de 40%. Le financement d'aucun projet de mobilité structurant n'a été bouclé depuis les élections départementales il y a deux ans.

Les projets d'école sont subventionnés à la tête du client : Feigères (292'134 euros soit 10% du coût des travaux), Frangy (90'000 euros 4%), Beaumont-Présilly (195'000 soit 10%), Chênex (129600 soit 20%), St Julien (0 euros 0%), Archamps (0 euros soit 0%). Le Conseil Départemental a refusé de subventionner l'école maternelle de St Julien car soit disant les travaux ne commencerait pas cette année en raison du recours de la famille David, sans prendre la peine de passer un coup de fil pour le vérifier. Les marchés publics ont pourtant été passés en juin, la famille David a retiré son recours et les travaux commenceront en septembre. Par ailleurs, la pratique du Conseil Départemental prévoit que les travaux doivent être réalisés dans les trois ans et pas dans les trois mois. Le Conseil Départemental m'a indiqué depuis qu'ils envisageraient une subvention l'an prochain mais sans en préciser le montant et sans s'engager à ce qu'il soit procédé à un rattrapage pour les habitants de St Julien.

Les Communautés de Communes se voient dotées de subventions dérisoires au regard des missions qui leur incombent en matière de mobilité, de logement et d'emploi : 89'500 euros pour la Com Com Usses et Rhônes et ses 20'000 habitants, 53'800 euros pour la Com Com du Genevois et ses 40'000 habitants.

Manifestement, les communes dont les maires ont publiquement soutenu la conseillère départementale aux élections législatives du 18 juin se sont vu gratifier d'une subvention supérieure aux autres lors de la réunion qui a été déplacé au 19 juin. En effet, les communes dont les maires ont soutenu Virginie Duby-Muller ont obtenu en moyenne 60530 euros de subvention alors que les autres communes ont obtenu en moyenne 39416 euros soit un tiers de moins : soit une subvention 50% supérieure pour les communes dont les maires ont soutenu la conseillère départementale aux législatives. Un jour, il serait souhaitable que la justice mette sur écoute certains candidats lors des élections pour pouvoir prendre connaissance et le cas échéant juger ces pratiques.

Cette délibération doit revenir dans le cadre fixé par le traité franco-suisse sur la compensation financière genevoise car dans le cas du canton de St Julien, la totalité de ce fonds départemental est financé par la compensation financière genevoise. Le traité précise qu'il revient au trésorier payeur départemental et pas au Conseil Départemental de répartir les fonds entre les collectivités au regard des charges subies au titre des frontaliers. Par ailleurs, le Conseil Départemental est très attaché à une répartition en fonction du nombre de frontaliers : il a fait valoir cette position face au ministère de l'intérieur lorsqu'il a demandé un rééquilibrage de la répartition entre l'Ain et la Haute-Savoie, il a fait valoir cette position au sein de l'Assemblée Départementale pour répartir les crédits par canton. Il serait donc juste et logique qu'il applique le même principe dans la répartition entre communes. Cela conduirait à attribuer une subvention annuelle d'environ 1,2 millions à la commune de St Julien (ou à la Communauté de Communes) où résident plus de la moitié des frontaliers du canton de St Julien.

A moyen terme il faudra tourner la page de ces pratiques moyenâgeuses pour orienter les moyens publics sur les priorités des habitants. Si le Conseil Départemental s'obstine dans ces pratiques d'un autre temps, il reviendra au tribunal administratif de dire le droit sur l'application du traité de 1973.

J'ai écrit ce jour au Président du Conseil Départemental pour lui demander aimablement de bien vouloir retirer cette délibération et d'en prendre une nouvelle, plus conforme aux intérêts des habitants en orientant les crédits sur la mobilité durable, le logement abordable et l'emploi pérenne, et plus conforme au droit avec une répartition conforme aux nombres de frontaliers des collectivités.

Répartition des fonds frontaliers sur le canton de St Julien en Genevois.pdf

 

    Travaux Subvention  
Bassy Rénovation d'un bâtiment communal 179 250   35 850   20%
Chavannaz Construction de 4 logements locatifs 571 000   109 815   19%
Chene-en-Semine Mise aux normes et réfection de salles communales 63 395   12 679   20%
Chenex Extension d'une classe et cantine 648 000   129 600   20%
Chessenaz Travaux de sécurisation de voirie 258 618   51 724   20%
Chevrier Aménagement du chemin des Ner et des perrières 145 864   29 173   20%
Chilly Réhabilitation de bâtiments communaux 933 178   186 635   20%
Clermont Aménagement d'un espace paysager 122 166   24 433   20%
Collonges sous Salève Réhabilitation et aménagement de la place du marché 1 350 000   135 000   10%
Usses et Rhône Création d'un terrain de tennis couvert 447 500   89 500   20%
CCG Réfection de la déchetterie de Vulbens 269 000   53 800   20%
Contamine Sarzin Aménagement du Parvis de l'Eglise 200 000   80 000   40%
Dingy en Vuache Travaux de sécurisation de voirie 251 550   50 310   20%
Eloise Réhabilitation de l'ancienne cure en logements communaux 296 898   59 380   20%
Feigères Extension du groupe scolaire Vuagnat 2 921 342   292 134   10%
Franclens Création d'un cheminement doux et sécurisation de voirie 202 420   40 000   20%
Frangy Construction d'une école primaire 2 084 276   90 000   4%
Jonzier-epagny Travaux sur réseaux eaux pluviales 122 820   24 564   20%
Marlioz Aménagement de la traversée du chef lieu 131 000   26 200   20%
Minzier Réaménagement du cimetière 31 060   7 400   24%
Musièges Réhabilitation d'un bâtiment en trois logements 372 421   74 484   20%
Neydens Extension déquipements scolaires 3 270 405   123 815   4%
Présilly Sécurisation de voirie 155 000   31 000   20%
St Germain sur Rhône Sécurisation de la traversée du village 200 000   40 000   20%
Savigny Création d'un hangar communal 538 000   107 600   20%
Seyssel Travaux de sécurisation de voirie 110 846   22 169   20%
SIVU Beaupré Extension groupe scolaire 1 950 000   195 000   10%
SIVU Scolaire Chaumont-Contamine-Minzier Equipement informatique de l'école 12 059   3 618   30%
Usinens Aménagement de WC publics 70 000   14 000   20%
Valleiry Rénovation de l'école maternelle 70 000   14 000   20%
Vanzy Travaux de voirie 117 704   23 541   20%
Vers Rénovation énergétique et accessibilité d'un bâtiment communal 1 218 702   120 000   10%
Vulbens Réhabilitation de la mairie 1 437 835   140 000   10%

 

mercredi, 19 juillet 2017

Rythmes scolaires ou le retour de Pénélope

Le consensus Suisse a le mérite de permettre une stabilité du droit. Nos alternances politiques conduisent au contraire à des politiques Pénélope : on passe une énergie et des moyens publics délirants à défaire ce qu'on vient juste de terminer de faire au prix d'une énergie et de moyens publics délirants.

Il en va ainsi des rythmes scolaires. En une promesse électorale et un décret, le Gouvernement a mis le feu aux centaines de milliers d'écoles du pays.

A Saint-Julien, dès 2013, nous avons fait le choix unanime d'une semaine étalée sur 4 jours et demi. Bien sûr nous savions que cela ne facilitait pas la vie ni des parents ni des enseignants. Nous savions même que cela aurait un coût important pour la collectivité. Nous avons toutefois fait ce choix. Dans la minorité à l'époque, nous avions soutenu ce choix de l'équipe municipale de l'époque parce que nous partagions le diagnostic qui avait été posé : les enfants sont plus attentifs le matin et l'enseignement plus productif, les journées d'enseignement étaient trop longues. L'intérêt général commande de privilégier les rythmes des enfants aux intérêts d'organisation personnelle des parents et des enseignants.

Nous avons été confortés dans ce choix par les études qui ont été réalisées sur l'année scolaire 2013/2014. A l'époque 20% des communes avaient anticipées les nouveaux rythmes scolaires 80% continuaient avec la semaine de 4 jours. Selon les évaluations faites à l'époque, à la fin de l'année, les enfants qui étudiaient sur 4 jours et demi avaient 3 semaines d'avance sur le programme. Sur 6 ans de scolarité, cela représente une demi année d'enseignement supplémentaire, de quoi mieux partir dans la vie.

Nous avons été plus loin en améliorant les taux d'encadrement des activités périscolaires et en travaillant sur la qualité des activités proposées, en recrutant une coordinatrice de ces activités, en proposant des contrats pérennes aux animateurs. Un choix qui a impliqué de solliciter les parents pour contribuer partiellement au financement de ces activités qualitatives.

Et puis voilà que le Gouvernement, sans évaluation sérieuse et de manière précipitée publie un décret qui ouvre la possibilité d'abandonner cette réforme à mi parcours. Ce n'est pas sérieux de mobiliser autant d'énergie sans avoir au préalable évaluer les dispositifs de manière objective.

Pour notre part, nous avons conduit une évaluation de ces nouveaux rythmes au travers d'une enquête auprès des parents et des enfants. Cette évaluation indique que de nombreuses activités extrascolaires, sportives et associatives sont encore conduites le mardi soir alors même que les cours ont lieu le mercredi matin. Parfois jusqu'à des heures tardives pour de jeunes enfants. Il semble judicieux d'adapter le programme des enfants au nouveaux rythmes scolaires. Par ailleurs, on observe que des enfants pourraient être plus attentifs en classe si les heures de coucher étaient mieux encadrées. Bref, il y a encore des marges d'amélioration de ces nouveaux rythmes scolaires avant de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pour St Julien, une modification des rythmes scolaires auraient des impacts majeurs : nous devrions y consacrer toute l'attention des services plutôt que de développer de nouveaux services tels que le Programme de Réussite Educative qui aident les enfants les plus en difficultés afin de lutter contre le décrochage scolaire, ou l'ouverture de la nouvelle école, de nouveaux lieux de restauration dans les écoles...

Cela poserait des questions sérieuses d'organisation alors que nous avons recruté des agents de la fonction publique territoriale pour assurer les activités périscolaires.

Nous étudierons la question le jour où il y aura une évaluation objective qui prouverait que la semaine de 4 jours serait significativement plus favorable qu'une semaine de 4 jours et demi pour l'apprentissage des enfants. En attendant, nous continuerons d'améliorer nos services en ligne, la qualité de l'accueil et de la restauration scolaire, d'œuvrer contre le décrochage scolaire et la mixité sociale.

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lundi, 17 juillet 2017

Taxe d'habitation : comment mieux répartir les charges communales entre propriétaires et occupants

 

Le gouvernement va bientôt lancer le débat législatif sur la taxe d'habitation.

Les impôts locaux sont particulièrement inéquitables car sans lien avec les revenus. En Suisse, le lien entre les revenus et les impôts locaux a toutefois un effet pervers majeur : les communes ont 10 fois plus intérêt à faciliter la construction de villa individuelles pour contribuables fortunés plutôt que de favoriser la construction de logements abordables pour habitants des classes moyennes.

Avant de jeter la taxe d'habitation avec l'eau du bain, il est utile de regarder comment les communes répartissent leurs charges publiques entre occupants et propriétaires en utilisant les différences de taux entre la taxe d'habitation et la taxe foncière ainsi que les abattements. Les locataires ne paient que la taxe d'habitation, les propriétaires bailleurs ne paient que la taxe foncière. Les propriétaires occupants paient les deux impôts. En faisant varier de manière différente la taxe foncière et la taxe d'habitation les communes peuvent conduire des politiques différentes.

En moyenne en France, les communes font peser d'avantage la fiscalité sur les propriétaires que sur les occupants. A quelques rares exceptions près, ce n'est pas le cas en Haute-Savoie, où curieusement, les communes préfèrent charger leurs propres habitants plutôt que les investisseurs qui ne résident habituellement pas sur la commune.

Répartition des charges communales entre propriétaires et occupants.jpg

En réduisant la charge pour les habitants plutôt que les investisseurs les communes peuvent pourtant avoir une politique fiscale plus juste dans notre territoire où les prix de l'immobilier ont considérablement augmenté ces dernières années. Cela peut également inciter les propriétaires de logements vacants à louer leur bien pour des familles qui recherchent un logement. Enfin, cela permet de réduire la pression immobilière.

C'est ce que nous avons fait à St Julien l'an dernier en réduisant la taxe d'habitation de 10% au travers d'un abattement général à la base et en augmentant d'autant les recettes de la taxe foncière. J'ignore si nous pourrions toujours le faire en cas de suppression de la taxe d'habitation ou si cela ne jouerais que sur les compensations de l'Etat.

Plutôt que de supprimer la taxe d'habitation, le Parlement, puisqu'il lui revient de voter les lois, pourrait modifier la répartition des bases : à ce jour, pour une même habitation, la base d'imposition est réduite de moitié pour le propriétaire que pour l'occupant, au minimum ces bases pourraient être équitables ou voir même inversées. Cela contribuerait à une fiscalité plus juste et sans impact pour le budget de l'Etat. Par ailleurs, il serait utile que la taxe sur les logements vacants soit réellement prélevée : à ce jour, les cas d'exonération sont tellement nombreux que rares sont les propriétaires des 10% de logements vacants en France qui sont réellement incités à les remettre en location ou à la vente. Enfin, à l'opposé, il serait sain que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères soit prélevée sur la taxe d'habitation payée par les occupants plutôt que payée par les propriétaires et refacturée : cela éviterait quelques millions de refacturations inutiles et permettrait de mieux responsabiliser les occupants sur la gestion de leurs déchets.

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mercredi, 05 juillet 2017

Pas de portrait du Président de la République à Saint-Julien-en-Genevois

Il y a des traditions désuètes et absurdes auxquelles il est parfois nécessaire de mettre fin. C'est ainsi qu'en 2002, la majorité parlementaire de l'époque, dans la foulée d'une élection présidentielle consacrée au thème de la "tolérance zéro" prônée par Jacques Chirac, s'était largement opposée à la proposition du Gouvernement de renouveler la traditionnelle amnistie post élections présidentielles. L'opération n'avait qu'à moitié aboutit car les services pénitentiaires de l'époque avait intégré cette tradition dans leur gestion des peines. Mais ce résidu de tradition monarchique a définitivement disparu 5 ans plus tard.

Pour que la France devienne une véritable république qui responsabilise ses citoyens face à l'avenir du pays, il faudra se débarrasser de nombreux autres attributs monarchiques qui n'ont pas grand chose à voir avec une République en marche, moderne, libre et qui se souhaite participative. A commencer par la tradition désuète du portrait du Président de la République affiché dans les mairies.

Cette tradition directement issue des monarchies et des dictatures avait sans doute un sens avant l'avènement des médias modernes. Il était alors utile pour chacun de connaitre le visage du souverain de crainte d'être embastillé pour un faux pas. Un peu comme aujourd'hui, les agents de sécurité qui veillent aux entrées des sièges des grandes entreprises ont des photos de leurs dirigeants pour éviter de les expulser comme des importuns.

Mais aujourd'hui chacun connait le visage du Président de la République au travers des médias sans qu'il soit nécessaire d'utiliser les mairies pour en assurer une plus grande publicité. Et par ailleurs, ce n'est qu'une fonction élective temporaire et bien humaine qui n'a pas grand chose à voir avec le pouvoir de droit divin des monarchies. Si dans les prochains mois, un ancien Président de la République venait à être condamné par la justice, a posteriori, on pourrait juger de l'absurdité d'avoir accordé tant d'honneurs et érigé en exemple pour la jeunesse, une personne qui s'avérerait avoir été un criminel.

A St Julien, la précédente équipe municipale avait relégué le portrait du Président de la République en un lieu obscure, très largement au dessus du champ de vision habituel des usagers, dans une salle peu utilisée. Lors de la rénovation du salon des mariages, nous avions souhaité préservé les murs rénovés d'un portrait inutile et désuet. Le nouveau portrait du Président de la République ne sera donc pas plus affiché que celui de son prédécesseur à Saint-Julien.

C'est une décision d'autant plus facile à prendre maintenant, que pour ma part, c'est la première fois de ma vie d'adulte qu'est élu un Président de la République pour lequel j'ai voté dès le premier tour -et que par ailleurs, je connais et apprécie Soazig de la Moissonière qui a réalisé le portrait présidentiel, depuis le temps où elle était la photographe attitrée de François Bayrou. Cette décision n'a donc rien de partisane. C'est une simple décision politique qui a pour objet de rappeler que nous sommes dans une république dont les symboles intemporels sont la devise, le drapeau, la marseillaise, Marianne, mais pas des personnes vivantes.

Cette décision s'impose logiquement et naturellement à tous ceux qui estiment que dans une république la souveraineté vient du peuple et pas du Président de la République en tant que personne. Elle s'impose à tous ceux qui estiment que la France sera plus facile à réformer lorsque ses institutions faciliteront le changement en permettant à chacun de se l'approprier en y participant formellement plutôt que de se le voir imposer par des élections et des modes de scrutins manifestement de plus en plus contestables et contestées.

Depuis quelques semaines, je suis assez embarrassé par le concept du "Président Jupiter", qui me semble beaucoup plus adapté au XVIIème siècle de Louis XIV qu'au IIIème millénaire. A titre personnel, j'ai voté pour Emmanuel Macron, pas pour Jupiter.

Entre un Président normal et un Président Jupiter, il existe sans doute un juste milieu pour un Président qui préside une France qui, collectivement, améliore sa compétitivité pour créer des emplois pour tous et restaurer l'équilibre de ses comptes publics sans chercher à en rajouter dans la mise en scène, les ors de la république, ou l'apparat.

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mercredi, 28 juin 2017

Les moulins à vent s'indignent que l'on vous rende des comptes

A mi-mandat, il nous a semblé important de vous rendre des comptes sur nos engagements. Pour restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique et les institutions, les engagements politiques doivent se concrétiser en actes. C'est le sens de nos bilans annuels de mandat et du bilan de mi-mandat qui est actuellement en cours de diffusion. Vous rendre des comptes et pour nous un acte de responsabilité.

Le microcosme local qui ne se revendique plus du Parti Socialiste et que le Parti Socialiste ne revendique plus non plus et qu'on ne sait plus trop comment appeler tant on ignore les valeurs qu'ils défendent. Ces individus qu'on pourrait identifier sous le vocable de Thénardier ou plutôt d'Anti-Vielliard tant il semble que j'ai remplacé la ville et ses habitants comme sujet de toutes leurs postures et préoccupations à lire leurs tristes interventions, ces individus donc, ont trouvé une nouvelle marotte : le bilan de mi-mandat.

Depuis le début de la semaine, ces quelques personnes se montent la tête, s'excitent et s'indignent, bref, brassent du vent comme ils savent si bien le faire. L'objet de leur colère ?

Soit disant, l'utilisation des panneaux électoraux en dehors des campagnes électorales. Plutôt cocasse de la part d'individus qui avaient en janvier apprécié que ces mêmes panneaux soient mis à leur disposition par la commune pour la communication des primaires de la gauche. A ce jour, après que la député ait mobilisé une Sous Préfète pendant toute une journée et tout un service du ministère de l'intérieur, PERSONNE n'a jamais produit aucun texte qui interdise l'utilisation des panneaux électoraux en dehors des campagnes électorales. Que je sache, tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Qu'ils continuent à chercher puisque selon eux c'est le sujet majeur actuellement à Saint-Julien ! Mais au moins qu'ils cessent de mentir en prétendant que c'est interdit. Qu'ils cessent de diffamer en affirmant que je viole la loi, faute de quoi je leur demanderai de répondre de leur diffamation.

Ensuite, ils s'émeuvent qu'une personne y soit représentée sur une affiche à l'épicerie sociale alors qu'elle rencontre des difficultés sociales. Comme il est curieux de constater que pour des anciens "socialistes" le fait de bénéficier d'une aide sociale serait honteux et qu'il faudrait cacher le visage des personnes que la commune aide... quand bien même elles auraient donné leur accord verbalement et par écrit. C'est gentil de la part de ces individus de défendre des personnes qui n'ont jamais demandé à être défendues et qui ont librement consenti à l'utilisation de leur image. Un jour peut être considéreront-ils les personnes en difficulté comme des adultes, libres et responsables. Peut être considéreront-ils l'action sociale comme tout à fait honorable.

Faute d'argument, ils mettent en avant le coût supposé de la campagne... omettant de souligner que ce coût est inférieur aux économies réalisées sur le bulletin municipal dans la baisse de la pagination qui est passée de 36 ou 32 pages auparavant à 28 pages depuis le nouveau contrat (une économie de 1000 à 2000 euros par numéro), sans compter les pages dédiées à la publicité qui génèrent des recettes ou encore sans compter le nouveau marché passé avec la société Ligne Ovale. Une société que ce microcosme là connait bien, puisque déjà en 2012, lorsque ce microcosme là avait la responsabilité de la ville, elle leur avait fait une offre inférieure à l'offre proposée par Sylvie Durovic et Véronique Lecauchois, et retenue par la municipalité. Sylvie Durovic, Véronique Lecauchois et la municipalité se revendiquant du même parti à l'époque. Pour notre part, on préfère utiliser l'argent public à rendre compte de notre bilan aux habitants plutôt que de passer des commandes publics à des amis - même si en l'occurrence, formellement toutes les procédures de marché public ont été respecté contrairement à ce qui se passe au Conseil Général.

Ils affirment qu'il s'agit d'autopromotion alors même que les seules images sont des images de réalisations concrètes. Pourtant, il n'y a aucun visage d'aucun élu sur aucune affiche.

Non, le fond du sujet n'est pas là. Ils sont furieux que nous tenions nos promesses à votre égard. Ils sont furieux que nous travaillons efficacement à votre service. Ils sont furieux que nous vous informions et que nous vous rendions des comptes sur la mise en œuvre de notre projet.

Bref, les moulins à vent continuent de tourner et pour notre part nous continuerons de travailler à votre service. Et vu qu'ils se préoccupent autant de nous et aussi peu de la ville, sans doute leur fureur est-elle un signe que nous avançons dans la bonne direction.

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mardi, 27 juin 2017

Duby-Muller et Monteil refusent de subventionner les écoles des Jardins de l'Europe en 2017

Lundi dernier, nos deux conseillers départementaux ont réuni les maires du canton de St Julien pour la répartition des fonds frontaliers cantonaux. Une réunion qui devait avoir lieu il y a quelques semaines et qui a "curieusement" été repoussée le lendemain des élections législatives. Une coïncidence étonnante ! Personne ne saura jamais si les deux étaient liés. En revanche, chacun observera que des maires qui ne s'étaient pas engagés dans la campagne des conseillers départementaux de 2015 et qui ont obtenu peu ou pas de subventions depuis, se sont considérablement engagés dans la campagne des législatives et attendent probablement des subventions significatives pour leurs projets. Dans quel pays est-on ? Il est temps de se moderniser.

Dès la publication de la délibération, qui conformément à l'opacité habituelle n'a pas été communiquée, je me livrerai à une analyse de corrélation entre les subventions attribuées et le score de Virginie Duby-Muller aux législatives afin de mesurer l'ampleur du clientélisme dans l'utilisation des fonds publics. Lorsque des élus attribuent des subventions en fonction de leur propre score électoral plutôt qu'en fonction de l'utilité publique, ce sont les habitants qui en pâtissent tous les jours dans leur mobilité, leur emploi, leur logement et leurs impôts.

Lundi dernier, Virginie Duby-Muller et Christian Monteil ont proposé d'attribuer une subvention de seulement 125'000 euros à la commune de St Julien pour financer l'école maternelle des jardins de l'Europe. Une subvention de seulement 3% du montant de la dépense. Une subvention particulièrement faible en comparaison des subventions attribuées aux autres projets d'écoles des autres communes. Manifestement, les conseillers départementaux se moquent de vous, les 15'000 St Juliennois qui pourtant représentez un tiers des habitants du canton et qui payez des impôts au conseil départemental. Ils se moquent également des 4000 frontaliers de la commune qui contribuent à hauteur de près de 5 millions d'euros au budget départemental au travers des fonds frontaliers.

A titre de comparaison, les conseillers départementaux subventionnent plus volontiers la rénovation de l'église de Thairy que l'école maternelle des Jardins de l'Europe : cela en dit long sur leur sens de l'intérêt général et de l'utilité publique, de l'avenir, sur leurs valeurs, sur leur décence.

Pour cette subvention insultante pour les habitants, nous savions que nous aurions dû parler du Conseil Départemental dans chaque édition du bulletin municipal où le projet serait mentionné, mettre leur logo partout, et les inviter à l'inauguration pour qu'ils aient leur photo dans le journal quand bien même ils s'évertueraient à mépriser les élus, les agents et les entreprises de la commune qui font les travaux, comme Christian Monteil l'a fait lors de la dernière visite de chantier de l'entrée ouest.

Mais les Saint-Juliennois ne pourront même pas compter sur le soutien du Conseil Départemental pour la réalisation de l'école maternelle des Jardins de l'Europe. Nous avons reçu ce jour un courrier de Virginie Duby-Muller et Christian Monteil, nous informant que suite au recours de la famille David, ils estimaient que les travaux ne pourraient commencer cette année et que donc ils reportaient l'examen de la subvention à l'an prochain. Bien sûr, ils ont nécessairement lu dans la presse que les marchés ont été attribués pour moitié au conseil municipal de juin et que l'autre moitié sera attribuée au conseil municipal de juillet. Les travaux commenceront en septembre prochain, que la famille David le veuille ou non, avec ou sans le soutien du conseil départemental car les enfants sont déjà là. Le conseil départemental le sait parfaitement puisqu'il perçoit déjà les impôts des parents. De toute façon, le prétexte est absurde puisque l'information sur le recours de la famille David est public depuis le lundi 12 juin, et que la décision initiale sur l'attribution de la subvention date du 19 juin, avant le contre ordre qui lui date du 23 juin. Par ailleurs, les collectivités ont habituellement 3 ans pour consommer les crédits votés et que c'est ce qui se passera avec la plupart des subventions proposées lundi 19.

Les conseillers départementaux ne proposent aucune autre subvention au service des Saint-Juliennois qui pourtant représentent 30% des habitants du canton et près de 50% des frontaliers qui financent ces fonds.

Mais alors, si ce n'est pas le recours des David qui était déjà connu, que s'est il passé le 19 juin qui justifie ce changement de décision ? D'abord j'ai dit ce que je pensais de cette subvention ridicule sur son montant et insultante pour les contribuables et les frontaliers, ensuite j'ai interpellé les conseillers départementaux au sujet du projet absurde de l'ATMB de rendre payante la section d'autoroute entre Annemasse et Saint-Julien. De toute évidence, nos conseillers départementaux n'ont jamais aimé la contradiction et préfèrent largement la soumission au détriment du débat public.

Bref, une fois de plus, Virginie Duby-Muller et Christian Monteil se moquent des Saint Juliennois. A vrai dire, ils se moquent aussi de la liberté d'expression et de la démocratie. Ils se moquent aussi de l'ensemble des habitants de la communauté de communes du Genevois comme lorsque, sur la recommandation de Christian Monteil, l'Etat a choisi d'ouvrir une borne biométrique pour les cartes d'identité à Seyssel plutôt que dans le Vuache. Je publierais prochainement la répartition des crédits par commune. Nous pourrons alors largement analyser "l'utilité publique" de projets que soutiennent nos conseillers départementaux. L'évolution de la répartition géographique des crédits. Une répartition qui intéressera également le canton de Genève et la Chambre Régionale des Comptes qui s'intéressent au respect des engagements du traité de 1973.

Voilà maintenant deux ans que nos conseillers départementaux sont élus. Ils ont financé des fontaines, des rénovations de mairie et d'autres projets moins utiles aux habitants que la mobilité, le logement et l'emploi. Ils ont aussi financé des écoles dans de très nombreuses autres communes plutôt que de se concentrer sur les projets importants à l'échelle du canton. Mais où sont les projets structurants pour le canton de St Julien ? Rien. Nada. Après 2 années de mandat au Conseil Général de Haute-Savoie, nous avions bouclé ou quasi bouclé les financements du rond point du pont de combe à Archamps, du carrefour des mouilles à Neydens, de l'entrée ouest à Saint-Julien et de l'échangeur de Viry... depuis aucun autre projet structurant n'a été bouclé mais le saupoudrage et le clientélisme repartent de plus belle au détriment des habitants. Que font nos conseillers départementaux d'utile avec l'argent public qui leur est confié ?

Ce qu'il y a eu d'intéressant à la réunion des maires du 19 juin, c'est que l'on a pu observer physiquement, que les maires sont de plus en plus nombreux à souhaiter un débat ouvert sur les enjeux du territoire au service des habitants et refusent d'être traités comme des caniches dont on achèterai la conscience à coup de subventions publiques au détriment des intérêts des habitants et au profit du seul intérêt électoral de ceux qui attribuent les subventions.

En fait ce qu'il y a d'étonnant dans tout cela, ce n'est pas le clientélisme. Chacun connait les pratiques de Virginie Duby-Muller et de Christian Monteil. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'ils croient encore que cela pourrait passer, que les élus vont se taire, que les habitants vont accepter cela. Ils croient encore qu'au XXIème siècle on peut se comporter comme des suzerains moyen-âgeux qui demanderaient allégeance à leurs vassaux. On est pourtant en 2017.

Dans tous les cas, si la délibération qui sera votée par le Conseil Départemental n'est pas conforme au traité franco-suisse de 1973 sur la compensation financière genevoise, la commune déposera un recours au tribunal administratif pour en demander l'annulation.

 

Courrier reçu ce jour de Virginie Duby-Muller et Christian Monteil :

Lettre Duby Monteil Ecole des Jardins de l'Europe.pdf

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jeudi, 15 juin 2017

Le recours de Mme David contre les écoles, les enfants, les parents, les enseignants et les contribuables

La commune a reçu il y a quelques jours un recours contentieux de Mme David s'opposant au permis de construire des écoles des jardins de l'Europe. Un recours scandaleux qui prend en otage les enfants, les parents, les enseignants et les contribuables de la commune pour négocier des intérêts particuliers.

Il y a près de 10 ans, la famille David a vendu de nombreuses et importantes parcelles à un aménageur pour y réaliser un nouveau quartier de plus de 1000 logements. En parallèle, la commune avait acheté une parcelle à cette même famille pour y réaliser un équipement scolaire au prix d'une parcelle pour des équipements scolaires.

La précédente équipe municipale avait prévu de construire sur cette parcelle quatre immeubles de logements sociaux pour remplacer un immeuble qui devait être détruit pour l'ouverture de l'allée de la Feuillée. En retravaillant le projet nous avons pu contourner le bâtiment à détruire et éviter de devoir construire quatre immeubles supplémentaires en cœur de quartier.

Nous avons alors reçu la famille David qui nous a informé de son refus de voir construire des immeubles sur cette parcelle et son souhait qu'il y soit construit une école comme prévu dans l'acte de vente à la commune. Cela tombait bien, c'est ce que nous voulions faire !

Le quartier étant largement construit, les effectifs scolaires ont considérablement augmenté. Dans l'ensemble de la ville, nous accueillons 200 enfants supplémentaires dans les écoles communales depuis 5 ans... dont la plupart dans le nouveau quartier des Jardins de l'Europe. Aucune salle de classe n'avait été réalisé par la précédente équipe municipale entre 2000 et 2015 alors que dans le même temps la population augmentait de +30% !

Nous avons accéléré le projet de construction de nouvelles écoles. Nous avons organisé un concours d'architectes. Désigné une équipe lauréate. Finalisé le projet. Déposé un permis de construire et lancé les consultations d'entreprises pour lancer les marchés de travaux.

Durant toute cette phase d'élaboration nous avons largement associé la famille David. Comme aucune autre famille sur aucun autre projet communal. Plusieurs rencontres et rendez-vous. Des rencontres avec les architectes en charge du projet : les rendez-vous étaient même fixés en fonction des disponibilités de Madame David plutôt que de l'adjoint ou de l'architecte qui se déplaçait de Marseille. De nombreux courriers. Et comble du comble, la famille David est la seule famille de la commune qui ait pu désigner un représentant au comité consultatif créé pour la circonstance sur le projet d'écoles des jardins de l'Europe. La famille a fait des propositions que nous avons pratiquement toutes acceptées. En particulier sur la liaison entre l'école et le chemin de la ferme ou encore sur les aménagements du chemin de la ferme. A ce jour, je crois que les aménagements que nous avons prévus sur le chemin de la ferme en feront ou en feraient (selon qu'ils seront réalisés ou pas) la voirie la plus coûteuse de la commune en rapport avec le nombre de riverains concernés. Lorsque la famille a d'abord déposé un recours gracieux, nous l'avons rejeté en proposant une réunion de conciliation que Madame David a refusé. Puis nous avons mandaté notre avocat pour une conciliation avec l'avocat de Madame David, il nous a répondu que ce dernier a refusé en indiquant qu'il était mandaté pour déposer un recours contentieux. En refusant toute procédure de conciliation et en déposant un recours contentieux, la famille David a fait le choix de la procédure juridique.

Depuis la fin des privilèges et de la féodalité, je n'ai pas connaissance qu'une famille à Saint-Julien ait été autant écoutée et consultée sur un projet public. Sans doute trop au regard des moyens publics d'une petite ville telle que St Julien. Manifestement trop si l'on en juge par l'issue de cette consultation et le recours contentieux auquel elle aboutit.

Que reproche Madame David à la commune dans son recours :

  1. de s'assurer que la délégation de l'adjoint à l'urbanisme ait bien été transmise en Sous Préfecture ! Bref, un argument de simple forme qui montre l'absence de fond, ou l'utilisation détournée du code de l'urbanisme pour négocier des contreparties au détriment des contribuables.
  2. des pièces jointes d'un permis d'aménager qui ne concerne plus les parcelles en question.
  3. ou encore l'insuffisance de places de stationnement, alors même qu'aucun projet d'école n'a disposé d'autant de places de stationnement.. pour une école de quartier dont l'essentiel des enfants viendront d'un périmètre de 500m à la ronde.

Bref, le recours répond manifestement à la commande "trouvez moi une faille juridique dans leur permis tant que je n'ai pas obtenu tout ce que j'attends de la part de la municipalité" plutôt qu'à une véritable objection de fond.

Qu'attends Madame David ? A vrai dire, de son côté, rien n'a été écrit sur des exigences formelles. A l'oral, lors des rendez-vous elle se satisfaisait du projet. Evidemment, personne ne songe un instant à ce qu'elle souhaite une réévaluation du prix de vente de la parcelle : c'était un prix normal pour des équipements publics, et vu la plus value réalisée sur la vente des parcelles pour l'ensemble du quartier, personne ne songe un instant à ce que l'utilisation du droit de l'urbanisme soit liée à la volonté de la famille d'obtenir des concessions financières. Si c'était le cas, la famille ferait un recours civil et le tribunal pourrait juger que les écoles sont bien des écoles et elle n'utiliserait pas le code de l'urbanisme pour tenter d'obtenir des avantages particuliers. Pourtant, cette question du prix de vente de la parcelle a été évoquée par la famille lors du premier rendez-vous avec elle ou encore hier soir, au conseil municipal, par un conseiller municipal de droite qui a souhaité se faire leur porte-parole.

Personne ne songe un instant à ce que la famille souhaite interdire l'accès au parc scolaire ou au parvis de l'école aux habitants du quartier en dehors des horaires scolaires ? Ceux-là même qui au travers de leur loyer ou du coût de leur logement ont payé environ 1400 euros par familles pour l'acquisition des parcelles. Si c'est le cas, que la famille David l'écrive, et nous lui répondrons NON au non de l'intérêt général des habitants de la commune. Le fait qu'elle ait vendu la parcelle ne lui donne pas le droit de décider de son utilisation à la place du Conseil Municipal.

Les lois françaises étant si mal rédigées, changeantes et parfois contradictoires, la jurisprudence évoluant parfois de manière étonnante, nous ne pouvons pas exclure que toutes les virgules aient été placées aux bons endroits dans les centaines de page du permis de construire.

Les risques sont importants pour les enfants, les parents, les enseignants et les contribuables de la commune. Nous ne pouvons exclure une annulation temporaire du permis qui conduirait à un arrêt des travaux et à des dommages aux entreprises. Le cas échéant nous devrions redéposer un nouveau permis et recommencer les travaux avec des retards dommageables pour les contribuables, les enfants, les parents et les enseignants.

Nous réduirons ces risques au maximum par des permis modificatifs pour consolider notre permis de construire avant tout jugement. Nous avons lancé un audit du permis par 3 cabinets d'avocats en parallèle pour le consolider. Tout cela engendre des frais importants mais nécessaires pour protéger les habitants. Nous poursuivrons Madame David pour recours abusif et demanderons à ce que l'ensemble de ces frais soient portés au compte des requérants. Si le tribunal n'accédait pas à notre demande, pour protéger les contribuables de la commune, nous déduirons ces frais juridiques des travaux demandés par la famille David sur le chemin de la ferme.

Nous avons la responsabilité d'informer en toute transparence l'ensemble des parents, des enseignants, des riverains et des contribuables de l'atteinte qui est portée par une famille à leurs intérêts. Nous nous engagerons avec détermination à limiter tous les risques de retard sur le projet et les coûts induits à la charge des contribuables par ce recours que nous jugeons abusif.

 

Vous trouverez ici en lien le texte du recours de Madame David et de la SCI familiale.

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lundi, 12 juin 2017

Législatives : "le flux et le reflux me font marrer" Raymond Devos

En tant que centriste, je suis satisfait de voir autant de centristes en position d'être élus à l'Assemblée nationale. De nombreux amis de toujours, avec lesquels j'ai milité ou avec lesquels j'ai été en formation depuis 20 ans, seront élus députés un peu partout en France la semaine prochaine. La plupart sont de très grande qualité comme Christophe Grudler à Belfort, Marc Fesneau à Blois, Maud Gatel à Paris, Vincent Chauvet en Saône et Loire ou encore Daphné Ract Madoux dans l'Essone.

Pour autant, il convient de rester humble. Nous avons combattu des représentations nationales qui ne représentent pas du tout la nation, car elles sont sources d'illusions et des désillusions qui les accompagnent. Elles conduisent inévitablement au blocage des institutions. Lorsque les Français ne sont pas représentés dans les institutions démocratiques, ils éprouvent légitimement le besoin de s'exprimer par d'autres moyens. Il en découle les blocages dans l'application des lois.

7 millions d'électeurs permettent une majorité pour légiférer, mais ils ne suffisent pas pour gouverner un pays de 65 millions de personnes. Pas plus hier pour l'UMP et le PS qu'aujourd'hui avec le Centre.

Le couplage des élections présidentielles et législatives conduit à la disparition progressive de toute identité pour le pouvoir législatif qui se réduit petit à petit au seul rôle de chambre d'enregistrement. Pourtant, dans les démocraties adultes, c'est le pouvoir législatif qui est au cœur du dispositif institutionnel. En Suisse, les présidents des organes législatifs sont considérés comme les premiers citoyens des communes, cantons et confédération.

Le député n'a pas pour seul rôle de voter la confiance et les budgets, mais surtout de rédiger des lois et de les améliorer. Faute de parlement fort, en France, les lois sont rédigés dans des cabinets ministériels par des têtes bien faites, mais totalement déconnectées du terrain. Elles sont le plus souvent inapplicables, contradictoires et confuses. Elles sont instables. Pour avoir de meilleures lois, il nous faut de meilleurs législateurs.

Pour que les Français acceptent les changements si indispensable il faut qu'ils soient associés à ce changement par des institutions représentatives de la diversité du pays.

Depuis 2001, à chaque élection législative les électeurs se préoccupent d'abord de la constitution d'une majorité présidentielle au premier tour. Les perdants des présidentielles se démobilisent pour ne pas faire barrage. D'autres se mobilisent pour qu'une majorité se dégage. Cela fait des vagues de premier tour. Puis au second tour, ils se préoccupent d'avoir un peu plus de diversité, cela conduit à des reflux. Les perdants des présidentielles se remobilisent pour avoir voix au chapitre, et les autres se mobilisent un peu moins désormais que la majorité est acquise. Le parti arrivé en seconde position a fait +8% au second tour en 2002, +14% en 2007 et +10% en 2012. 

"Le flux et le reflux me font marrer" disait Raymond Devos. Effectivement, il ne s'agit là que de d'écume. D'ici quelques semaines, le fond va nécessairement arriver : la modification du code du travail, la lutte contre le terrorisme et la criminalité, le rééquilibrage des comptes publics, la construction européenne ou encore la difficile éradication du chômage de masse. L'essentiel sera dans la qualité du travail législatif plutôt que dans les postures de confiance ou de défiance. Il y a de bons députés minoritaires et de mauvais députés minoritaires, il y a de bon députés majoritaires et de mauvais députés majoritaires : nous avons besoin de bons députés et d'un bon parlement pour avoir de meilleures lois, plus efficaces, plus adaptées et plus stables.

Nos institutions, le mode de scrutin majoritaire et le couplage des présidentielles et des législatives conduisent à ces majorités pléthoriques illusoires qui se traduisent deux ans plus tard par des blocages. Pour mieux associer la diversité des français souverains, il faudra dissocier les élections du pouvoir exécutif de celles du législatif ou les associer complètement en les tenant le même jour. Il faudra par ailleurs changer le mode de scrutin pour permettre une représentation pluraliste des Français. Le PS et l'UMP paient aujourd'hui le prix de ne l'avoir pas compris à temps et de s'être réjouis trop vite de la disparition de toute représentation démocratique du centre et des extrêmes.

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jeudi, 08 juin 2017

Pour adapter les moyens de l'Etat en Haute-Savoie à la démographie croissante

Dans les domaines clefs de la justice, de la police et de la gendarmerie ou encore de la santé, l'Etat n'arrive pas non plus à suivre l'évolution démographique de la Haute-Savoie.

Les moyens alloués aux hôpitaux s'inscrivent dans une évolution fixée nationalement. Elle ne prend en compte que très modérément l'évolution démographique fulgurante de la Haute-Savoie en général et du Genevois français en particulier. Dans d'autres départements, la démographie est déclinante mais les moyens publics ne sont pas revus à la baisse proportionnellement. Il en découle une dégradation des soins plus importante dans les régions les plus dynamiques économiquement... et donc fiscalement.

Les forces de l'ordre voient leurs effectifs augmenter de manière bien plus faible que la population. Là encore, il en découle une baisse de moyens pour faire face à l'augmentation des cambriolages depuis plusieurs années.

Mais c'est dans le domaine de la justice que l'évolution est la plus criante. Les moyens humains de la justice n'ont pas évolués alors que la population a augmenté de manière vertigineuse. Bien naturellement, la criminalité a augmenté de relativement manière proportionnelle à la population. On se retrouve donc dans une situation ou des crimes commis par des auteurs identifiés ne peuvent pas être poursuivis en justice faute de moyens adéquats... pendant que la population et la criminalité a baissé dans des départements qui ont gardé les mêmes moyens judiciaires.

A vrai dire, seul l'éducation nationale s'adapte année après année à l'évolution des effectifs scolaires. Il est nécessaire que l'ensemble des services de l'Etat s'adapte à l'évolution démographique de la Haute-Savoie. Nous aurons pour cela besoin d'un bon député pendant 5 ans pour sensibiliser les ministères à cette question et veillé ce que les moyens humains et matériels soient transférés des départements en déclin démographique vers les départements en croissance démographique. Les moyens publics de l'Etat doivent suivre les déplacements de population.

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mardi, 06 juin 2017

Pour rééquilibrer les comptes publics, un bon député c'est important

Le déficit public de la France s'élève encore à près de 70 milliards d'euros. 70 milliards de déficit annuel qui viennent s'ajouter aux 2170 milliards de dette. Des chiffres tellement astronomiques que les Français en ont perdu la mesure. Pour en comprendre l'ampleur il est toujours utile d'en comprendre notre quote-part individuelle. Il s'agit de près de 2000 euros par famille et par an de déficit public qui s'ajoutent à 62000 euros de dettes publique par famille !?!

Ces déficits menacent la pérennité du pays, sa solvabilité, sa crédibilité, sa stature, sa souveraineté. Ils sont un poids insupportable laissé aux générations futures. Ils rendent notre pays dépendant de ses créanciers comme c'est le cas de la Grèce actuellement.

Il nous faut un bon député pour restaurer l'équilibre des comptes publics. Réparti sur chaque circonscription, il faut que chaque député imagine environ 200 millions de réduction des dépenses publiques pour contribuer à restaurer les comptes publics.

Il y a beaucoup de choses à faire : déjà récupérer les 40 millions d'euros que nous doit le canton de Genève en rétrocession des l'impôts à la source des résidents non déclarés. Récupérer encore les 200 millions d'allocation chômage versées par les employeurs français pour le chômage des frontaliers alors que ceux-ci cotisent au système d'assurance suisse. De nombreuses idées petites et grandes doivent être mises en œuvre à l'image de ce qui s'est fait à Saint Julien où nous avons pu restaurer l'équilibre des comptes de la commune alors que celle-ci était au bord de la cessation de paiement en mai 2014 et qu'elle a aujourd'hui les moyens d'investir.

Il faut pour cela de bon député qui comprennent dans le détail la dépense publique et son utilité pour remettre en question les dépenses inutiles. C'est aussi l'un des enjeux des élections législatives de dimanche prochain.

 

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samedi, 03 juin 2017

Pour la gratuité de l'autoroute Annemasse-Saint-Julien, il nous faut un bon député

Les Haut Savoyards ont déjà payé la réalisation de l'autoroute entre Annemasse et St Julien. L'ATMB qui semble ne pas se satisfaire de ses 30% de marge nette, pourtant supérieures aux profits de LVMH, souhaiterait que la section entre Annemasse et St Julien devienne payante. Une décision illégale, injuste et surtout absurde en l'absence d'alternative de capacité suffisante. Non le Genevois ne sera pas le seul territoire de France où les seules infrastructures de circulation de capacité suffisante serait une autoroute payante. Les Haut-Savoyards refuseront cet impôt masqué destiné à financer les sinécures de la République et des postes d'administrateurs au travers d'un impôt déguisé en péage.

L'enfer des occupations illicites des voyous du voyage n'est qu'une petite plaisanterie à côté de l'instauration d'un péage sur la section Saint-Julien-Annemasse. Voilà ce qui nous guète : un engorgement continue de toutes les communes du pied du Salève, des reports de trafic qui s'étendront à des dizaines de kilomètres alentours et une embolie totale de l'ensemble de l'agglomération Annemassienne et du Genevois, des pertes massives d'emplois en découleront. A ce jour, notre député n'a pris aucune initiative pour combattre ce projet absurde. Elle semble même le cautionner alors même que le Conseil Départemental dont elle est Vice Présidente est actionnaire de l'ATMB. Loin de combattre l'ATMB dans ce projet fou, elle en vante les dérives.

J'attends des candidats aux législatives qu'ils nous expliquent comment ils comptent s'opposer efficacement à l'instauration d'un péage entre Annemasse et Saint-Julien pour que cette idée folle ne soit jamais mise en oeuvre.

Pour ma part, avec toutes les collectivités qui souhaiteront s'y associer, j'engagerai la commune de St Julien dans un combat juridique contre toutes les décisions qui seront prises à ce sujet, jusqu'à ce que les tribunaux disent le droit contre un projet aussi absurde et contraire à l'intérêt général.

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vendredi, 02 juin 2017

Contre les discriminations des frontaliers, un député c'est important

Il nous faut un bon député pour nous assurer que Genève applique pleinement les accords bilatéraux et cessent de n'en appliquer que les clauses qui l'arrange.

Les libertés de circulation des marchandises, des étudiants ou de l'énergie sont INDISSOCIABLES de la liberté de circulation des personnes. Il est inacceptable de voir Genève appliquer une politique de zéro recrutement de frontaliers tout en candidatant à des marchés publics français.

La France doit faire pression sur l'Union Européenne pour s'assurer que les traités avec la Suisse soient correctement appliqués. A défaut, que la justice se prononce ou que la clause guillotine soit appliquée.

Il faudra pour cela rassembler tous les éléments de preuve multiples qui s'accumulent sur les cas de discrimination active de frontalier. Il faudra remonter ces éléments de preuve auprès du ministère des affaires étrangères aussi bien que du comité de suivi Suisse-UE. Il faudra ensuite militer auprès du Gouvernement, du Parlement français et du Parlement Européen afin que soit adopté une attitude aussi respectueuse que ferme sur l'application des traités par la Suisse.

Il faudra pour cela un très bon député. C'est à cela que servent les élections législatives : s'assurer que les problèmes du Genevois français soient pris en compte à l'échelle nationale et qu'il y soit apporté des solutions.

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jeudi, 01 juin 2017

Pour résoudre la pénurie de médecins, un député c'est important

Les communes et intercommunalités se démènent face à la pénurie de médecins. Pour notre part, nous avons alerté l'ensemble des pouvoirs publics et réaffirmé auprès des médecins qui souhaiteraient porter un projet de maison pluridisciplinaire de santé notre volonté de solliciter les subventions prévues. Tout ce qui peut raisonnablement être fait à notre échelle est fait. Cependant, il nous faut un bon député pour résoudre le problème de pénurie de médecins.

Il faut un député qui se batte pour que les tarifs des consultations soient baissés dans les zones largement dotés et augmentés dans les déserts médicaux. Il faut un député qui se batte pour s'assurer que l'assurance maladie rembourse les soins effectués en Suisse lorsqu'aucun professionnel n'est disponible en France. Il faut un député compétent pour s'assurer que le numérus clausus des fac de médecine soit adapté aux temps de consultation nécessaire face à l'augmentation des charges administratives et au vieillissement de la population.

Il faut un député créatif pour imaginer des solutions qui permettent aux jeunes médecins qui s'installent dans la zone frontalière de pouvoir faire face au coût de la vie.

Il faudra non seulement comprendre les facteurs qui conduisent à la désertification médicale en allant à la rencontre des professionnels de terrain, des élus, des patients, des assureurs, puis imaginer des propositions et ensuite les défendre avec force au Gouvernement et au reste du Parlement.

J'espère que les candidats aux élections législatives nous expliquerons comment ils comptent contribuer à la résorption des déserts médicaux du Genevois français.

 

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mercredi, 31 mai 2017

Contre les occupations illicites des voyous du voyage, un député c'est important

Les Français se passionnent pour les élections présidentielles. Ils sont habituellement beaucoup moins intéressés par les élections législatives. Ils ont tort. En France, comme aux Etats-Unis, c'est bien le parlement qui vote les lois.

S'agissant des occupations illicites des voyous du voyage, il nous faut un parlementaire compétent, pour travailler avec les élus locaux, les juges, le parquet et les gendarmes afin d'identifier tous les points de blocages qui empêchent d'appliquer des sanctions suffisamment dissuasives pour que ces infractions cessent une bonne fois pour toute.

Il nous faut un bon député pour veiller à ce que le tribunal de Thonon soit enfin doté des moyens adéquats pour poursuivre les crimes et délits qui ont lieu dans le Genevois. A ce jour, les moyens de la justice ne lui permettent de ne poursuivre que moins du quarts des auteurs lorsqu'ils sont identifiés !?!

Il nous faut un bon député pour s'assurer que le code pénal évolue et délègue aux tribunaux de police le jugement des infractions les moins graves afin de concentrer les tribunaux correctionnels sur les fautes les plus lourdes.

Il nous faut un bon député pour s'assurer que les occupations illicites et surtout les récidives soient sanctionnés par des peines à la mesure de la répétition des troubles.

C'est précisément le rôle d'un parlementaire que d'aller à la rencontre des forces vives du pays pour bien diagnostiquer les problèmes, imaginer des solutions, les proposer et ensuite s'assurer qu'elles sont transcrites dans la loi. Se montrer à des manifestations officielles ne suffit pas à comprendre les problèmes de terrain. Déposer des proposition de loi sans lendemain ne suffit pas à changer la loi. Il faut obtenir le soutien du gouvernement et convaincre une majorité de collègues.

Pour mettre un terme aux occupations illicites à répétition, un député c'est important.

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mercredi, 10 mai 2017

Des tickets de bus pour payer des bus supplémentaires

Les citoyens Genevois, résidant à Genève ou dans le Genevois français, décideront le 21 mai prochain de valider ou non une légère augmentation des tarifs. Ce débat est important pour la mobilité dans le Grand Genève. Nous avons les mêmes questions dans le Genevois français.

Les transports en commun sont financés partiellement par les tickets de bus et partiellement par les impôts. Depuis de nombreuses années tant côté français que côté suisse, les subventions publiques consacrées aux transports en commun n'ont fait qu'augmenter. Cela a permis d'augmenter le nombre de lignes, les cadences et les amplitudes horaires. L'augmentation continuera probablement vu le retard accumulé et le besoin croissant. Cependant, la question des recettes est aussi décisive dans l'augmentation de l'offre. Plus les recettes sont importantes, plus il y a de moyens pour augmenter les cadences de bus.

C'est la raison pour laquelle, côté français nous avons nettement intensifié les contrôles, augmenté les amendes et que nous mettons en place la montée par l'avant sur la N et la M. La baisse de la fraude a eu un effet sur les recettes qui nous a permis de financer l'augmentation des fréquences. C'est la raison pour laquelle j'engage chacun d'entre vous à contribuer à cette lutte contre la fraude dans les transports en commun. Ou encore à inciter vos amis, voisins et collègues à emprunter également les transports en commun.

Par ailleurs, nous n'avons pas suivi le canton de Genève dans la dramatique décision de baisse des tarifs prise en votation il y a deux ans. Cette baisse a été catastrophique pour notre mobilité à tous. AUCUN usager supplémentaire sur le réseau genevois et au contraire une croissance importante des usagers sur la partie française qui n'avait pas eu de baisse de tarif. Faute d'usagers supplémentaires la baisse des tarifs s'est traduite par une baisse de recette de 12 millions de francs qui s'est traduite par des baisses d'offre de transport. Le tarif n'est JAMAIS un critère pour prendre les transports en commun : car c'est toujours déjà le plus compétitif des modes de transport. Les critères principaux sont la fréquence, la vitesse et la régularité. Or pour améliorer la fréquence, la vitesse et la régularité il faut plus de recettes.

Les votations sur les tarifs le 21 mai auront une influence importante sur notre mobilité à TOUS :

 Plus de recettes = Plus de bus = Moins de voitures = Moins de bouchons

Parce que ces votations sont importantes aussi pour le Genevois français, parce que 15% des habitants originaires de St Julien sont doubles nationaux et que des milliers d'autres sont citoyens suisses, parce que des milliers de Genevois viennent chaque semaine à St Julien et parce que ces débats publics sont les mêmes des deux côtés de la frontière nous avons proposé aux partis genevois d'utiliser les panneaux d'affichage de St Julien pour expliquer leur position.

Il y a une autre raison également. Les votations dites sur l'immigration de masse ou sur le cofinancement des P+R en France ont été adoptées de justesse. Les citoyens genevois et double nationaux qui vivent en France s'étaient peu mobilisés. Leur participation aurait pu faire basculer le résultat. Nous souhaitons contribuer à une mobilisation massive et systématique des genevois vivant en France afin que le souverain Genevois puisse mieux prendre en compte la réalité binationale de notre agglomération.

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lundi, 08 mai 2017

8 mai 1945 : La France est grande quand elle est unie

Cérémonie du 8 mai 2017 à Saint Julien en Genevois.JPG(Vous trouverez ci-dessous le texte de mon allocution à l'occasion de la cérémonie de commémoration de l'armistice du 8 mai 1945)

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes rassemblés ici aujourd’hui autour du monument aux morts pour commémorer l’armistice du 8 mai 1945 qui mit fin non seulement aux combats meurtriers de la seconde guerre mondiale, mais également au plus grand génocide de l’histoire de l’humanité et qui consacra la victoire des forces démocratiques sur les mouvements nazis et pétainistes.

Depuis quelques années maintenant, nous commémorons en ce jour l’ensemble des événements de la seconde guerre mondiale de l’appel du 18 juin 1940 jusqu’à l’armistice du 8 mai 1945. Nous honorons également la mémoire des déportés. Janine Chaléat, Conseillère Municipale dont la famille a été décimée par la déportation lira dans quelques instants le message des associations de déportés.

L’actualité du moment nous rappelle que la victoire du 8 mai 1945 ne fut une victoire définitive que pour la seconde guerre mondiale. Les idées qui avaient conduit à l’émergence du nazisme et du pétainisme sont toujours présentent et exigent que le combat des idées se poursuive. En particulier la haine de l’étranger ou de celui qui a une autre foi, la haine de ceux qui sont différent, le repli d’une nation sur elle-même, l’illusion des boucs émissaires dans la résolution des problèmes socio-économiques. Tout cela existe encore aujourd’hui. Tout cela nécessite d’y opposer l’espoir, la détermination, l’unité nationale.

La seconde guerre mondiale nous donne les clefs de ce combat qui se poursuit contre des idées si éloignées de l’idéal républicain de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Lorsque le 18 juin, en pleine débâcle, le Général de Gaulle en appel à l’espérance de chacun, il en appelle autant aux officiers qu’aux soldats, autant aux ingénieurs qu’aux ouvriers.

C’est ainsi que grâce à la cohésion nationale, la victoire s’est construite. Les gaullistes, les démocrates-chrétiens et les communistes se sont alliés dans les ombres de la résistance. Ils ont souffert et sont morts côte à côtes, parfois pour se protéger les uns les autres. Car lorsque l’idéal de la République française est menacée, il n’y a plus de divergences, plus d’hésitations, plus de divisions possible, seule l’unité nationale au service du pays compte.

C’est ainsi que furent jetées les bases de la reconstruction française grâce au programme établi par le Conseil National de la Résistance. Des bases qui doivent sans doute être actualisées aux temps d’aujourd’hui mais qui assurent le fondement de ce qu’est la France moderne.

Cet exemple que nous ont légué les combattants des Forces Françaises de l’Intérieure comme ceux des Forces Françaises Libres est toujours d’actualité : lorsque la France est menacée, cette France, d’ordinaire si prompte à la révolte, est aussi capable de communion nationale au service du pays.

Parce qu’ils ont libéré les camps de concentration, parce qu’ils ont libéré la France et l’Europe, parce qu’ils ont vaincu les nazis, mais aussi parce qu’ils nous ont donné cet exemple si fort d’unité nationale, il est juste d’honorer aujourd’hui la mémoire de tous ceux qui ont combattu.

 

 

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mercredi, 03 mai 2017

Le front républicain : l'unique espoir de la droite conservatrice et de l'extrême gauche

Il peut se passer encore beaucoup de choses d'ici dimanche et les faits me donneront peut être tort, mais je pense irréaliste une victoire de Marine Le Pen cette fois-ci. Rien n'est gagné, les électeurs décideront. Cependant, il est à mes yeux irrespectueux des Français de prétendre qu'il y aurait une majorité d'électeurs ce dimanche pour soutenir un parti xénophobe et héritier des fascistes et des pétainistes. Je pense que l'enjeu va bien au delà des seules élections de ce dimanche.

Si on commence à admettre collectivement que le Front National est une hypothèse envisageable qui ne mérite pas notre mobilisation collective, alors comment se passeront à l'avenir les seconds tours qui opposeront ici ou là le FN à l'extrême gauche ou à la droite conservatrice ? Sans front républicain, comment la droite conservatrice pourrait elle un jour remporter un second tour face à Marine Le Pen ? Sans front républicain, comment l'extrême gauche pourrait elle opposer un barrage à l'élection de Marine Le Pen ? Sans front républicain, le FN gagnera ses seconds tours face à Wauquiez, Baroin et à Mélenchon. Quand je vois toutes les questions que posent cet entre deux tours avec un centriste, je frissonne à l'idée de ce qu'aurait pu être un second tour avec Fillon ou Mélenchon auquel nous avons échappé de peu... et ce qu'un tel second tour serait à l'avenir.

L'enjeu de l'élection de dimanche, à mes yeux n'est que partiellement l'élection du Président de la République des 5 prochaines années, mais surtout la consolidation des fondations de la République pour les prochaines élections à venir.

Il y a un autre enjeu. C'est un message clair, unanime, fort et massif à tous ceux qui ont voté pour Marine Le Pen et la soutiennent : la haine, l'exclusion, le populisme ne passera pas par la France. Avec un score de plus de 40%, l'espoir leur serait permis de victoires futures et nourrirait leur détermination. Seul un soutien massif à la République peut clairement exprimer l'idée que l'extrême droite n'aura jamais d'avenir en France. Par un rejet massif, faisons en sorte que les opportunistes ne rejoignent pas les rangs des pétainistes.

Il suffit de 50% des voix pour assurer l'élection du prochain Président de la République, mais il faut plus de 60% des voix pour consolider les fondations de la République et des valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui font la France plutôt que celles de Travail, Famille, Patrie des pétainistes.

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mardi, 02 mai 2017

A mes amis qui ont du mal avec le second tour

Je compatis. En tant que centriste, depuis que j'ai le droit de vote, à chaque élection (à part les municipales et une cantonale), je me suis retrouvé dans la situation dans laquelle vous êtes : mes idées sont exclues du second tour. Comme si j'étais privé de mon droit de vote et de ma citoyenneté.

En fait, pour moi, cela n'a pas duré que lors des seconds tours, mais durant toutes les législatures : aucun député ou presque pour représenter les idées qui me tiennent à cœur : pas des idées extrêmes ni marginales, celle d'un centre constructif et indépendant. Passionné par le débat public, j'en étais réduit à devoir éteindre toute émission de radio ou de télé française dès qu'il y avait un débat politique, tant il se limitait à des invectives attendues et stériles entre opposition et majorité. Mes convictions n'était pas seulement exclues du second tour, mais du débat public. Depuis 30 ans j'appartiens à une famille politique traitée comme des citoyens de seconde zone.

Aux dernières élections cantonales, alors qu'il me revenait la responsabilité de proclamer les résultats du premier tour qui nous éliminaient, les soutiens de Duby-Muller et Monteil se sont même permis de nous siffler et de nous huer : il nous restait alors le choix entre une extrême droite xénophobe et des saupoudreurs clientélistes qui avaient méprisé les 20% des habitants que nous représentions ! Depuis, ils saupoudrent leurs clientèles à coup de fonds publics.

Je n'ai jamais entendu ni l'extrême gauche, ni la droite républicaine, exprimer des regrets sur l'absence du centre indépendant de toute représentation politique. Et à ma connaissance, si Fillon ou Mélenchon avait été désignés pour le second tour, je doute qu'ils se seraient alors révoltés contre la violence des seconds tours et contre l'absence de l'un des deux candidats actuellement désignés. Ils connaissaient les règles lorsqu'ils ont présenté leur candidature... ce sont eux qui les ont voté.

Si les élections fonctionnent ainsi en France, un pays, lui ne peut pas fonctionner de cette manière. En France, depuis 15 ans, les lois sont adoptées par des mouvements politiques qui ne représentent qu'un quart des Français, il faut une légitimité beaucoup plus large pour changer en profondeur un pays. L'absence de représentativité populaire de nos institutions est l'une des causes du blocage de la France.

Pour autant, comment pourrions-nous nous priver d'un système majoritaire lorsque toute idée de compromis est si étrangère au débat public français. Sans scrutin majoritaire, avec un Mélenchon qui souhaite imposer la vision  de 19% des électeurs sur le droit du travail aux 81% restants, et avec une droite qui préfère voter contre la loi El Khomri car elle n'irait pas assez loin, comment pourrions nous adopter des lois ? A ce stade de notre incapacité à dialoguer pour parvenir à des consensus nationaux comme le conseil national de la résistance, le scrutin majoritaire à deux tours est nécessaire pour gouverner le pays.

Pendant ce temps là, dimanche dernier, à Lausanne, à l'occasion de l'élection de l'exécutif au suffrage majoritaire, un candidat de droite à obtenu près de 60% des suffrages et un candidat de gauche autant : preuve que la droite et la gauche peuvent se soutenir et travailler ensemble au service de tous.

Je pense qu'un jour nous devrons abandonner la violence et l'injustice du scrutin majoritaire, mais il faudra au préalable montrer que nous sommes capables de nous écouter les uns les autres pour échafauder des solutions de compromis collectif. Parce que quelques soient nos convictions, elles sont moins importante que le pays et la république.

Il y a cependant une grande différence entre tous les seconds tours auxquels j'ai du voter à contre cœur et celui-là. Celui-ci est pour toute la France. Il ne s'agit pas d'une simple représentation du Front National dans une instance délibérative. Une représentation dont les effets seraient limités par la diversité d'une instance délibérative. Non, cette fois ci, il s'agit d'élire un seul Président de la République Française, pour TOUT le pays et pour 5 ans.

Que vous soyez de gauche ou que vous soyez de droite, ayez conscience que des millions de Français au cours des 30 dernières années ont du voter pour VOS candidats aux seconds tours. Et qu'ils pourraient devoir le faire à nouveau au cours des prochaines semaines, des prochains mois et des prochaines années... si la République prévaut dimanche.

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mardi, 18 avril 2017

A mes amis qui pensent ne pas voter

Tous pourris, tous les mêmes ? Sans doute, tous humains, tous imparfaits. Ne le sommes nous pas tous ? Mais pour autant peut-on mettre toutes ces imperfections au même niveau ou est-ce que certains se sont rendus coupables d'infractions punies par les lois ? Cette campagne ne te fait pas rêver, tant mieux, la situation de la France et surtout des Français n'appelle pas aux revassements mais bien à la mobilisation générale.

Tu ne sais pas pour qui voter, peut être, mais au moins sais tu pour qui ne pas voter. Tu peux au minimum exclure un, deux ou trois candidats, peut être plus. Alors finira tu comme l'ane de Buridan, mort de faim faute de n'avoir jamais su de laquelle de ses deux auges se nourrir ? Au pire, tire au sort parmi les candidats qui te répulse le moins afin de contribuer à éliminer les risques pour la France et pour toi.

Tu crois sans doute que la politique ne te concerne pas. La politique est compliquée... autant que la situation du pays. Peut être es tu de ceux qui pensent qu'on peut s'en sortir dans un pays qui s'effondre et que tu t'en sortira toujours. Pour avoir vécu plus de la moitié de ma vie à proximité d'une frontière, je mesure à quel point la situation de chacun d'entre nous dépends beaucoup plus des lois du pays que de ses propres efforts : santé, emploi, sécurité individuelle dépendent des choix politiques d'un pays.

Tu es dégouté par ces affaires et révolté de l'absence de débats sur les propositions. Au moins pour une fois les affaires sortent, c'est bon signe. Si les média en ont tant parlé, c'est d'abord parce que nous avons tous tant lu les articles et vu les sujets télé sur les affaires. Libre à toi de lire les programme et de te faire ta propre idée comme un adulte.

A St Julien, la moitié des habitants ont moins de 40 ans. Les électeurs ont en moyenne 10 ans de plus... et les votants 20 ans de plus que les habitants. Alors viens voter si tu souhaites qu'à l'avenir on accorde en France plus d'importance au financement de la formation qu'aux remboursements des prothèses de hanche. Viens voter si tu estimes que les retraites d'aujourd'hui ne doivent pas se faire au détriment de la tienne. Viens voter si tu souhaites que les dépenses publiques d'aujourd'hui ne soient plus des impôts supplémentaires demain.

Pour ma part, je te recommande de voter pour Emmanuel Macron. Une majorité nouvelle en France. Une majorité qui rassemble tous les Français de bonne volonté au delà des clivages partisans au service de la France.

A ta disposition pour en discuter.

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lundi, 17 avril 2017

A mes amis qui pensent voter pour Emmanuel Macron

On est d'accord. Mais ça ne suffit pas. Tant que les bulletins ne sont pas dans les urnes il faut se bouger. Jusqu'à la dernière minute le 7 mai au soir.

Voter c'est bien. Mobiliser c'est mieux. Il faut appeler tes amis. En parler à tes collègues. Proposé de recevoir une procuration. Expliquer ton choix à ta famille.

On n'a chacun qu'une seule voix, mais on à tous la capacité à doubler cela en parvenant à convaincre une personne, à le tripler en parvenant à en convaincre deux, peut être trois, peut être quatre d'allee voter et de le faire pour Emmanuel Macron.

J'ai apporté mon parrainage à Emmanuel Macron. J'ai recommandé et argumenté le vote pour Emmanuel Macron. J'ai tracté. J'ai travaillé à convaincre mes proches. Mais il y a deux semaines, j'ai fait un cauchemard. On était le 23 avril au soir et il y avait un second tour Le Pen-Fillon ou Le Pen-Mélenchon. Le Pen était élue. Je me suis senti responsable de n'en avoir pas fait assez à temps. Depuis, j'ai écrit ces lettres à mes amis et j'ai redoublé d'efforts. J'en appelle à toi pour faire également ce travail, pour que l'avenir de la France et des Français ne soit pas un cauchemard.

Plus que quelques jours pour convaincre nos proches qu'il est temps que les Français de droite, de gauche et du centre mettent de côté leurs divergences pour travailler ensemble au service des Français.

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samedi, 15 avril 2017

A mes amis qui pensent voter pour Jean Lassalle

Salut. Il est sympa Jean. On l'aime bien. On l'apprécie. Mais franchement t'es sérieux ? T'as conscience de la situation de la France ? Tu sais qu'on a plus de 3 millions de chômeurs, des déficits publics records, une Europe en danger, un monde incertain. Et toi tu penses voter pour Jean Lassalle ?

Il est sympa, il est amusant. Mais rare sont ses phrases qui ont un sens et on élit un président de la République.

Tu as conscience des conséquences qu'aurait pour la France un second tour Melenchon-Le Pen ou Fillon-Le Pen ? Tu es prêt à prendre ce risque pour le plaisir d'un coup d'épée dans l'eau.

Emmanuel Macron est sans doute ton second choix. Dans une élection on n'est jamais d'accord sur tout avec le candidat qu'on choisit. Mais quand on vit en communauté, on doit aussi faire des compromis avec les gens avec lesquels on vit. Il en va de même dans la communauté nationale. Et désormais, la communauté nationale concentre son choix sur quatre candidats. Souhaites tu participer à ce choix ou te faire plaisir à pisser dans un violon et prendre la responsabilité des risques de ton refus de choisir ? Quant à voter, votes vraiment.

A ta disposition pour en parler de vive voix.

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vendredi, 14 avril 2017

A mes amis qui pensent voter pour Benoit Hamon

Tu as toujours été un idéaliste. C'est bien. Mais poussé à l'extrême c'est dangereux. La politique n'est pas affaire de marchand de rêves. Est ce que tu réalise que tes rêves d'hier sont tes désillusions d'aujourd'hui. Cesse de rêver en politique et tu cesseras d'être déçu. Garde le rêve pour tes nuits et vote avec le courage de changer le monde réel.

Comment par exemple la France pourrait elle se permettre de ne pas rembourser ses créanciers alors qu'elle en a besoin chaque jour pour payer ses factures ? Il ne suffit pas de raconter des trucs qui font plaisir, il faut avoir le courage de réfléchir aux conséquences de ses actes.

Tu es attaché au service public. Tu y a consacré ta vie. Moi aussi, j'y suis profondément attaché et je m'y consacre désormais. Mais regarde en face : il n'y a pas de service public sans impôts et pas d'impôts sans création de valeur privée. Avec une dépense publique qui dépasse largement la moitié de la production française, le service public se retrouve dans la situation des insectes parasites qui tuent la bête de laquelle ils dépendent. Les services publics doivent au contraire vivrent en symbiose avec le privé pour oeuvrer ensemble à la prospérité d'un pays libre et régulé.

Toi qui es si attaché à l'éthique et la morale, aux belles valeurs de solidarités, comment peux tu ignorer que nos dépenses d'aujourd'hui sont des charges insupportables pour tes propres enfants mais aussi pour leurs enfants et petits enfants. Ton vote pour Hamon serait un coup de poignard dans leur berceau.

Je sais à quel point le vote utile est un vote sans convictions. Je sais que l'appel au vote utile est un appel à se renier soit même. Je le sais d'autant mieux que toi, mes amis PS autant que mes amis UMP me font le coup à chaque élection. Mais quand même, es tu prêt à prendre le risque d'un second tour Fillon Le Pen ? Ou même Mélenchon Le Pen ? Des seconds tours de tous les dangers pour la France, l'Europe et le monde ? Réveille toi, le PS est mort de ses propres contradictions. C'est la France qu'il s'agit désormais de sauver !

A ta disposition pour en parler de vive voix.

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mercredi, 12 avril 2017

#15 On l'a dit, on le fait : Soutenir le développement de l'Ecoparc de Cervonnex

Ces dernières années, le développement économique dans le Genevois français a surtout été concentré sur l'économie dite présentielle : c'est à dire l'économie liée aux habitants en nombre croissant, tel que le logement ou le commerce par exemple. Pour atténuer notre dépendance économique vis à vis de Genève et pour favoriser la création d'emplois, il est important de réserver des zones de développement pour les entreprises.

Le projet d'Ecoparc de Cervonnex remplis cet objectif. Il a été repris par la Communauté de Communes du Genevois qui le conduit. Les prospects se présentent en nombre. Les travaux commenceront dans les prochains mois.

La commune de St Julien accompagne ce développement, en particulier en ajustant son Plan Local d'Urbanisme pour rendre possible l'Ecoparc du Genevois.

Soutenir le développement de l'Ecoparc du Genevois, on l'a dit, on le fait.

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mardi, 11 avril 2017

A mes amis qui pensent voter pour François Fillon

Tu crois vraiment qu'au XXIème siècle le changement se décrète à une population adulte et diplômée ? Crois tu sincèrement qu'une droite, même si elle réunissait par miracle un quart des votants, pourrait sans heurts imposer ses lois aux trois quarts restants sans écouter, sans respecter, sans dialoguer, sans négocier ? La France de la chasse à courre et de St Nicolas du Chardonnet fait partie de la France, mais elle ne peut pas gouverner la France sans susciter une profonde révolte populaire ? Crois tu qu'un homme qui demande autant d'efforts aux autres pourrait être écouté après que chacun ait pu constater qu'il s'est imposé si peu d'éthique à lui même ? 

Veux tu voir le retour de la clique de Sarkozy ? Penses tu que le Premier Ministre qui a conduit la politique de la France de 2007 à 2012, avec l'explosion des déficits publics, la perte de compétitivité, les affaires, le chômage, pourrait faire beaucoup mieux aujourd'hui ?

Jusqu'où laissera tu la droite aller dans ses dérives, dans son absence totale de remise en question des années Sarkozy, dans son arrogance à vouloir gouverner seule et contre tous, sans que jamais tu ne remettes en question ta fidélité à ces dérives ?

Penses tu sincèrement que les moyens si nécessaires à la police et à la justice seraient accordés par une majorité dont les pratiques historiques feraient qu'elle aurait tant à en craindre ? Comment peux-tu imaginer une justice forte tant qu'elle ne s'applique pas à tous ? Imagines tu les dégats qu'auraient sur la crédibilité de nos institutions d'avoir une première dame condamnée pour des faits commis par son conjoint sans que celui ci ne puisse être poursuivi ? 

Pour la France, pour l'Europe et même pour l'humanité, es tu prêt à prendre le risque d'un second tour de tous les dangers entre Mélenchon et Le Pen ? L'avenir de la France ne se joue pas à pile ou face !

Oui, je sais ce que tu ressens à l'idée que la droite soit exclu du pouvoir après avoir passé autant de temps dans l'opposition : je suis centriste je te le rappelle. Je sais ce que tu ressens à l'idée que la droite, qui est sans doute le courant de pensée le plus important en ce moment en France, puisse ne pas être associée au pouvoir : mais sache que nous autres centristes, savons mieux que quiconque qu'un pays se gouverne efficacement dans l'union et pas dans l'exclusion. Nous avons trop subit cette exclusion stérile qui a conduit la France là où elle en est aujourd'hui.

Reviens sur terre et avec moi, vote pour Emmanuel Macron le 23 avril. Vote pour une coalition nouvelle, des méthodes nouvelles, une génération nouvelle. Vote pour que les Français de bonne volonté s'unissent et se rassemblent au service du pays. Non pas droite contre gauche, mais tous ensemble, parce qu'il y a des moments dans l'histoire de France, lorsque l'essentiel est en jeu, nous sommes tous d'abord Français.

 

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#14 On l'a dit, on l'a fait : le marché de producteurs

Favoriser les circuits courts, contribuer au développement des productions locales et bio, créer un lieu de convivialité qui anime le cœur de ville remplis de nombreux objectifs de notre projet de ville. C'est la raison pour laquelle nous avons souhaiter créer un marché de producteur. Par ailleurs, de nombreux habitants de la ville, en raison de leur activité professionnelle, n'ont pas accès au marché du vendredi matin.

C'est pourquoi nous avons mis en œuvre un marché de producteurs les mardis soirs en lien avec la Chambre d'Agriculture.

Ce marché se développe semaine après semaine. Il accueillera prochainement des artisans et est appelé à se développer petit à petit.

Parce qu'un marché de producteurs locaux et de producteurs bio c'est important pour nous, on l'a dit, et on l'a fait.

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lundi, 10 avril 2017

A mes amis qui pensent voter pour Marine Le Pen

Tu m'as dit que tu voulais voter pour Marine Le Pen. Tu m'as expliqué tes raisons. Tu ne te reconnais plus dans cette droite qui devrait travailler à la compétitivité des entreprises, à la simplification des normes et des lois, qui aurait du simplifier le droit du travail et baisser les charges pour créer des emplois pour tous...et qui au lieu de tout cela s'est comportée comme un clan dont on passerait toutes les dérives, parce qu'on n'aurait pas le choix.

Tu n'es ni raciste, ni xénophobe, ni antisémite, et sans doute tu n'accordes pas trop d'importances à ces "valeurs" familiales des Le Pen. Pourtant, cette haine de l'autre ce n'est pas la France.

Je veux te dire que pour la compétitivité de la France, pour la simplification de ses lois et la baisse des charges, il vaut mieux faire confiance à un candidat qui a travaillé en entreprise et une majorité issue de la société civile plutôt qu'à une clique d'héritiers et de professionnels du détournement de financements politiques. Il vaut mieux faire confiance à un candidat qui propose de remplacer l'usine à gaz du CICE par une baisse des charges équivalente et généralisée et qui propose d'inciter fiscalement à l'investissement dans les entreprises créatrices d'emplois plutôt que l'immobilier. Je voulais te dire qu'avec la sortie de l'Euro telle que la propose Le Pen, les taux d'intérêts retrouveraient leurs niveaux d'avant, ceux de la livre britannique. Avec des taux d'intérêts deux fois plus élevés, les entreprises, les particuliers et les administrations devront renoncer à la moitié de leurs projets d'investissements et renoncer à créer des emplois.

Un vote pour Le Pen menace la capacité de la France à négocier des traités avec les grandes puissances commerciales avec lesquelles nous commerçons. Elle menace le place de la France dans le monde. Et crois tu sincèrement que Le Pen et sa clique sont capable d'améliorer l'efficacité de la gestion publique pour économiser les 100 milliards de déficits publics annuels ? Soit 200 millions d'économies par an et par circonscription ! 200 millions par an à l'échelle d'Annemasse et St Julien !?!

Comme toi, je pense qu'en France on devrait assumer la loi et l'autorité beaucoup mieux qu'on le fait aujourd'hui. Les lois de la démocratie doivent être appliquées à tous avec fermeté : la loi est dure, mais c'est la loi. Je suis convaincu qu'il s'agit avant tout d'une évolution de génération plutôt que d'une orientation politique liée à l'extrême droite.

Tu veux dire merde à ce système UMP-PS qui depuis 20 ans s'invective plutôt que de proposer des solutions. Attend son tour avec paresse plutôt que de travailler à l'avenir de la France. Et parfois même conclût de petits arrangements électoraux comme à St Julien en 2008 et 2014 pour préserver leur confortable alternance. Moi aussi. Mais pas seulement pour les deux semaines d'un entre deux tours, pas seulement dans un vote Le Pen sans lendemain, mais en votant pour Emmanuel Macron pour que ces deux partis sectaires disparaissent une fois pour toute, pour donner lieu à une recomposition beaucoup moins partisane et beaucoup moins sectaire, dans laquelle les propositions de droite et de gauche peuvent trouver leur place, mais sans le sectarisme.

Pour toutes ces raisons, je te recommande vivement de voter le dimanche 23 avril pour Emmanuel Macron que je soutiens. Je te recommande de participer à ce changement profond de la vie politique française : un changement qui permettra à chacun, quelque soit ses opinions et convictions, de proposer et contribuer au redressement de la France. Un peu comme nous le faisons à St Julien en impliquant les minorités, les associations et les habitants. Un changement qui permet que les lois de la république soient appliquées sans aucune hésitation comme lorsque nous mettons en place la vidéoprotection, le recensement des frontaliers ou que nous accordons plus de moyens à la police municipale. Un changement qui permet de rétablir l'équilibre des comptes publics en responsabilisant tout le monde plutôt qu'en infantilisant comme nous l'avons fait à St Julien.

A ta disposition pour en parler de vive voix.

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#13 On l'a dit, on l'a fait : un stationnement adapté au commerce

La question du stationnement est essentiel pour le développement de l'activité commerciale.

Nous avons étendu la zone bleue derrière la mairie en supprimant le parking réservé à la mairie. Nous avons harmonisé les durées de stationnement pour les rendre plus lisible pour les usagers. Nous avons renforcé les contrôles et veillé au respect des durées de stationnement pour une meilleure rotation. 

Nous avons baissé les tarifs des parking de l'Atrium et de l'Hôpital à l'occasion du passage au quart d'heure. Nous avons créé des formules d'abonnement.

Au travers de la tarification, nous avons veillé à ce que les pendulaires frontaliers stationnent en amont et en aval de la ville afin de libérer des places pour les usagers et les actifs de la ville. Cette tarification a également permis d'écarter le stationnement ventouse du cœur de ville. Nous avons créé des formules d'abonnement sur la place du marché pour les actifs de St Julien afin de libérer des places pour les clients des commerces et les usagers de la ville dans la zone bleue. En concertation avec les commerçants nous avons créé des places dépose minute, livraison et 30 minutes adaptées aux besoins des commerces.

Un stationnement adapté au besoin de la ville et de ses usagers pour plus de rotations et un meilleur partage de l'espace public c'est important pour le développement commercial. On l'a dit, on l'a fait.

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dimanche, 09 avril 2017

#12 On l'a dit, on va le faire : la rénovation de l'arrière de l'Espace Jules Ferry

De nombreux bâtiments communaux sont mal entretenus. En particulier l'aile arrière de l'Espace Jules Ferry qui à ce jour ne permet pas d'accueillir du public. Nous souhaitons la rénover afin de disposer d'espaces accrus pour les activités de l'Ecole Municipale de Musique et de Danse, en particulier pour l'activité de danse.

A ce jour, en raison des contraintes financières qui pèsent sur la commune ce projet n'a pas encore pu être lancé. Les premières études sont planifiées pour la fin de l'année pour une programmation prochaine.

La rénovation de l'arrière de l'Espace Jules Ferry est importante pour nous. On l'a dit, on va le faire.

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samedi, 08 avril 2017

#11 On l'a dit, on l'a fait : la préservation du patrimoine

Dans une ville qui se transforme rapidement, il est décisif de ne pas couper le lien avec ses racines. Pour préserver l'identité et l'histoire de la ville, nous avons souhaité recenser le patrimoine bâti pour mieux le préserver.

En lien avec la communauté de communes du Genevois une étude a été conduire sur la patrimoine bâti. Le Plan Local d'Urbanisme a doublé les zones reconnues pour leur patrimoine bâti et a renforcé les règles de protection. Dans ces zones, le permis de démolir préalable est nécessaire. Les projets de rénovation devront se faire dans le respect du patrimoine ancien.

Par ailleurs, deux parcours patrimoines ont été lancé qui permettent aux habitants de se promener dans la commune et d'en découvrir son histoire.

La Croix de Mission de Thairy a été récupérée et installée en concertation avec le comité de quartier.

L'ancienne Boulangerie Lavorel, dans le quartier de la ferronnerie, a été vendue pour un projet de rénovation qui est en cours. Un appel à projet a été lancé pour la rénovation de la maison Hoo-Paris sur la place de la Libération.

Toutes les alternatives à une déconstruction du pont Manéra ont été étudiées. Dès lors que le seul itinéraire possible supposait une déconstruction du Pont Manéra, et en lien avec le service archéologique du département, nous avons mis en œuvre toutes les mesures de protection du patrimoine possible : radiographie en trois dimensions pour un archivage historique, déconstruction soignée, reconstruction d'une arche de mémoire, valorisation patrimoniale sur site et en lien avec les écoles. Ces mesures exceptionnelles ont été soulignées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles présidée par le Préfet de Région lorsqu'elle a rejeté le recours déposé par une association.

Nous vous avons dit que la préservation du patrimoine était importante à nos yeux. Nous le faisons.

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vendredi, 07 avril 2017

#10 On l'a dit, on le fait : les cultures pour se rencontrer

Nous souhaitons une programmation culturelle qui reflète la diversité des cultures dans la commune. Une politique culturelle qui permette l'échange et les rencontres. A nos yeux, la culture ne doit pas être exclusive, elle ne doit pas s'adresser à une minorité d'initié. Nous préférons une politique culturelle ouverte à tous plutôt qu'une culture politisée qui ne s'adresse qu'à quelques uns.

La programmation culturelle a été développée dans ses aspects de médiation sociale. Elle s'attache à fédérer des publics diverses de la ville. A de nombreuses occasions, la culture a pu sortir des salles pour aller dans la rue.

Le projet Hip-Hop et la valorisation des murs du gymnase du Léman a permis de couvrir aussi la culture urbaine d'une commune qui précisément se transforme d'un bourg en ville.

Le Festival Couleur d'Enfance en collaboration avec les communes voisines a permis de favoriser les échanges au delà des frontières communales et nationales.

Nous pensons que la culture doit faciliter les échanges, doit permettre aux uns et aux autres de connaitre leurs différences culturelles. Nous l'avons dit, nous le faisons.

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