Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2019-03 | Page d'accueil

dimanche, 07 avril 2019

Ne vous laissez pas cambrioler !

cambriolage st julien en genevoisA St Julien, le premier problème d'insécurité ce sont les cambriolages. Le niveau de revenu moyen y est parmi les plus élevés de France. Cela attise les convoitises.

Dans le même temps, les usages sont souvent resté ceux d'un petit bourg. Les St Juliennois se protègent peu contre les cambriolages.

Certains groupes organisés en profitent. Il s'agit de professionnels qui repèrent les habitations de leurs futures victimes, qui agissent très rapidement en quelques minutes. Ils changent d'intervenant après quelques semaines pour compliquer le travail des enquêteurs.

Le résultat se constate chaque semaine avec de nouvelles victimes de nouveaux cambriolages.

Face à temps de professionnalisme, il devient de plus en plus nécessaire de mieux se protéger. En simulant des présences, en veillant à ses valeurs, en rendant plus difficile les effractions, en sécurisant ses biens, en signalant ses absences, ou encore en contribuant à protéger ses propres voisins.

La gendarmerie, la police pluricommunale et les communes, vous proposent une réunion d'information pour mieux vous prémunir contre les cambriolages ce mardi 9 avril à 18h30 à l'espace Jules Ferry au 2 avenue de Genève.

18:22 | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

jeudi, 04 avril 2019

Une carrière à Lathoy ? Vraiment ?

Depuis plusieurs mois la commune et la communauté de communes sont engagées dans une procédure destinée à identifier des lieux de stockages de terres de remblais. Ce travail se fait en lien avec les professionnels du BTP. En effet, la construction de logements et en particulier de parking sous-terrains et la réalisation d'équipements publics conduit à la nécessité d'identifier des lieux de stockage de remblais. A ce jour, faute de lieu de stockage, nos remblais sont transportés loin : cela a un coût considérable pour l'environnement et pour les budgets publics. Cela renchérit également les coûts des logements pour les habitants.

Dans le cadre de ce travail, les professionnels du BTP nous ont informé qu'il existait à la limite entre les communes de St Julien et d'Archamps, à proximité du chemin du crêt d'acier, un gisement de matériaux de construction. Ce gisement était exploité il y a quelques années. L'exploitation avait dû être abandonnée car trop coûteuse. L'augmentation des coûts des matériaux rend à nouveau pertinente une exploitation potentielle sur ce qu'il reste du gisement. L'exploitation de ce gisement de matériaux pourrait être utile pour l'économie locale mais aussi permettre à terme la gestion des terres de remblais pour combler le trou. Après quelques années d'exploitation, les parcelles pourraient être rendues à leurs propriétaires et exploitants dans le même état, voir même en améliorant l'état initial. Il faudra vérifier le potentiel, mais d'après les premiers schémas que j'ai pu voir il s'agit d'un périmètre limité, situé sur les emplacements identifiés pour la future extension de la technopole d'Archamps.

Les entreprises nous ont demandé si nous étions opposés ou favorables. A ce stade, aucun projet précis ne nous a été présenté. Notre position dépendra de l'ampleur du projet, des conditions d'exploitation, des garanties apportées autant que des conditions de la remise en état. On ne peut pas être défavorable à toute exploitation d'un gisement de matériaux : en tout cas pas si on vit dans un logement ou si on utilise des routes qui sont faits avec ces matériaux. Si on utilise des matériaux dans sa vie quotidienne on ne peut pas a priori s'opposer à ce que des matériaux soient exploités. Ou sinon c'est se comporter comme un enfant irresponsable mais pas comme un citoyen. On peut estimer que les garanties apportées par un projet sont insuffisantes, que les conditions d'exploitation ne préservent pas assez les riverains et les exploitants agricoles.. mais on ne peut pas dire non a priori sans avoir rien vu.

Les entreprises ont donc démarché les propriétaires et les exploitants. Certains ont signé des promesses... avec une entreprise, d'autres avec une autre, d'autres encore avec aucune. Des promesses qui à ce stade ne sont que des promesses. Elles ne pourront se concrétiser que si le projet va de l'avant. Pour cela il faudra de nombreuses conditions. Tout d'abord, il faudra que tous les propriétaires et tous les exploitants soient d'accord avec le projet. Ce n'est pas le cas à ce jour. Il faudra également qu'ils soient d'accord de traiter avec la même entreprise. Ce n'est pas le cas pour l'instant.

Il faudra également que le projet soit possible selon le Plan Local d'Urbanisme. Ce n'est pas le cas pour l'instant, dans le PLU actuel. Une modification du PLU est en cours et doit être adoptée avant l'été, mais même cette modification ne permettra pas l'exploitation d'une carrière. Il faudra encore qu'une entreprise après avoir eu tous les accords nécessaires, présente un projet. Que ce projet ait un avis favorable de la commune. Que la commune modifie ensuite son PLU après enquête publique. Que des enquêtes environnementales soient conduites. Que les services compétents de l'état y soit favorables. Qu'un commissaire enquêteur soit nommé et qu'il donne un avis favorable au projet de carrière après une enquête publique. Que le projet soit validé.

Avant qu'il y ait un jour une carrière à Lathoy, il faudra de solides garanties sur la qualité du projet et de très nombreuses années de patience. Loin de l'agitation de quelques individus, de leurs approximations et de leur dénigrement de l'action publique. J'espère qu'un jour ils s'engageront eux aussi au service de l'intérêt général au service de tous.