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samedi, 21 septembre 2019

Le patrimoine d'aujourd'hui et celui de demain

A l'occasion des journées du patrimoine, la commune propose de nombreuses activités que vous trouverez en lien ici : portes ouvertes, projection, promenade contée..

C'est aussi l'occasion pour notre équipe de vous rendre des comptes sur la préservation du patrimoine.

Tout d'abord la plus grande partie du patrimoine historique de la commune demeure le patrimoine bâti dont l'essentiel sont des propriétés privées. Les nouvelles règles du plan local d'urbanisme adoptées en 2017 ont permis d'éviter de nouvelles destructions telles que la villa Tapponnier. Depuis juillet 2017, le bâti ancien dans les périmètres de protection patrimoniale ne peuvent plus être détruits pour y construire des immeubles. L'effet est immédiat : le château de Crache ou encore la Villa Mary dans la rue de la gare sont en vente. Si ces bâtiments remarquables n'étaient pas dans le périmètre de protection patrimoniale du nouveau Plan Local d'Urbanisme, ils auraient été achetés par des promoteurs qui les auraient détruit pour y construire des immeubles. En l'absence de surenchère de promoteurs, ce sont des particuliers qui pourront les acquérir pour y vivre et les entretenir. Ainsi, au fil des ans, les bâtiments anciens de St Julien pourront être restaurés.

Nous avons également vendu ce que la commune ne pouvait pas entretenir et ce sont des particuliers qui ont assumé les frais de rénovation. Ainsi, la Boulangerie Lavorel à la ferronerie en contre-bas de la Grand'Rue, qui était une ruine occupée par des chats, a pu être rénovée. Sur le même principe, la maison Hoo-Paris et l'école de Lathoy font l'objet de promesses de vente, validées par le conseil municipal et signées devant notaire.

L'église de Thairy a fait l'objet de travaux d'entretien pour assurer sa pérennité. Le périmètre de protection a pu être supprimé. La commune assume les coûts de son maintien. Une association aimerait que la commune finance les travaux qui permettrait sa réouverture au public - des travaux estimés à près de 1,5 millions d'euros. La commune pourrait l'envisager si l'église était déconsacrée et qu'il pourrait être fait un usage public du bâtiment, mais la même association s'y oppose : elle souhaite que l'église de Thairy reste un lieu de culte. Une position difficile à comprendre sachant que l'évêché a souligné qu'il n'y aurait pas de prêtre pour y célébrer des cultes. De toute évidence aucun contribuable ne paie des impôts pour financer l'ouverture d'un lieu de culte sans prêtre. Imbroglio supplémentaire, la minorité de gauche, pourtant opposée au financement de l'école privée, et qui a exprimé de fortes réserves à la vente d'une parcelle pour un lieu de culte musulman financé par une association locale, défend en revanche l'idée d'un financement public pour rouvrir un lieu de culte catholique sans prêtre. Puisque l'association souhaite que l'église reste un lieu de culte, nous lui avons proposé d'assumer son choix et donc les coûts de rénovation. Nous lui avons même proposer de lui donner le bâtiment gratuitement. A ce jour, ceux qui demandent que l'église reste un lieu de culte, n'ont pas de solution pour financer leur demande. La situation est bloquée puisque la déconsécration de l'église doit être faite en accord avec l'évêché qui attend l'accord des habitants qui s'y opposent : en attendant, la commune garantit que le bâtiment reste debout, mais fermé ! La seule chose qui menace l'église de Thairy aujourd'hui est le refus de l'association Thairoyr de la voire déconsacrée et qui empêche que le bâtiment ait une utilité publique. Mon ami Christian Monteil, Président du Conseil Départemental vient sur site ce jour pour apporter son soutien à l'association du Thairoyr. J'espère qu'il pourra contribuer à une solution concrète et pragmatique.

Nous avons également restauré et installé les croix de mission de Thairy et de Ternier. Le lavoir de Thérens a été rénové. Une arche de mémoire en souvenir du Pont Manéra a été réalisée. Les magnifiques portes en bois de l'Hôtel de Ville ont été restaurées. Nous avons restauré le monument aux morts à l'occasion du centième anniversaire de l'armistice. Nous avons rénové la plaque de l'appel du 18 juin sur le mur de la mairie. Des carto-guides des sentiers patrimoniaux ont été réalisés par le service culturel sur le centre ville ou encore sur les hameaux. Nous avons lancé une rénovation de l'hôtel de ville qui permettra de rendre ce bâtiment historique plus accueillant et plus fonctionnel. Je profite de l'occasion pour remercier les agents qui ont pu mettre en oeuvre tous ces projets.

Il reste encore beaucoup à faire : la restauration du monument des engagés volontaires dans les armées de la république au bout de la promenade du Crêt et qui sera rénovée avec les travaux prévus sur la promenade du Crêt. Les monuments à la mémoire de Fernand David et de César Duval seront réalisés en même temps que les travaux prévus à ces différents sites. La fontaine qui se trouve sur la place de la Libération sera rénovée et mise en valeur dans le cadre des travaux de la place de la Libération.

Au delà de la préservation du patrimoine ancien, nous estimons que notre responsabilité consiste aussi à créer du patrimoine d'aujourd'hui pour demain. Avec l'expérience et la concurrence des promoteurs, nous sommes de plus en plus exigeants sur la qualité architecturale des constructions nouvelles. Cela s'applique aussi et d'abord sur les bâtiments publics : l'école Nelson Mandela sera l'un des bâtiments les plus remarquable de la commune. C'est du patrimoine pour demain. Les fresques urbaines contribuent aussi à créer du patrimoine en ville.

Les associations de défense du patrimoine estiment que nous n'en faisons pas assez. Elles estiment que cela n'est pas notre priorité. 

Elles ont raison ! Lorsqu'on écoute les habitants, les principaux sujets de préoccupation sont la sécurité, la propreté, le coût de la vie et des logements, les déplacements, la maîtrise de l'urbanisation et la qualité des aménagements... mais pas la protection du patrimoine. La protection du patrimoine est importante. Très importante. C'est précisément la raison pour laquelle la municipalité a pris autant d'initiatives pour y œuvrer. De mémoire, je ne pense pas que les précédentes municipalité aient accordé autant d'importance à la préservation du patrimoine. Mais ce n'est certainement pas aussi important que les préoccupations quotidiennes des habitants citées plus haut.

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