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vendredi, 18 septembre 2020

Compte rendu d'un conseil municipal d'affaires courantes

Hier soir avait lieu le 4ème conseil municipal du mandat. Comme les précédents il a été marqué par la faiblesse de l'ordre du jour : peu de délibérations. La plupart des délibérations relèvent d'affaires courantes ou de mise en œuvre de projets que nous avons initiés. 184 jours après leur élection et 112 jours après leur entrée en fonction on ne voit encore aucune initiative significative de la nouvelle municipalité : près d'un dixième du mandat est déjà écoulé ! Les seules délibérations dont ils ont eu l'initiative a été de faire, aux frais des contribuables de St Julien, des cadeaux clientélistes à des usagers qui n'avaient rien demandé avec la suppression de la taxe locale sur la publicité extérieure ou encore avec le report de la gratuité du stationnement pour les abonnés. Ils objecteront qu'ils ont été pris par la crise sanitaire, mais même sur la crise sanitaire sur laquelle ils passent beaucoup de temps, ils ne font guère qu'appliquer les décisions prises par le Préfet. La crise sanitaire exigerait pourtant une relance économique par l'investissement et les projets.

Il semble indispensable que les habitants de St Julien viennent assister par eux-mêmes aux conseils municipaux pour mieux se rendre compte du désastre en œuvre.

L'autre chose qui a été frappante hier soir c'est l'absence de maitrise des sujets de la part des adjoints. A la notable exception de Michel de Smedt, aucun n'a été capable de décrocher du script préparé par les services communaux, même pour répondre à nos questions. Cela peut s'excuser pour des nouveaux venus au conseil municipal. Mais Christophe Bonnamour (LR), naguère si prolixe lorsqu'il était dans l'opposition, à intervenir systématiquement à chaque délibération sur des sujets futiles et anodins, et souvent particuliers, se révèle incapable de maitriser les quelques sujets dont il a désormais la responsabilité. Jean-Claude Guillon (syndicaliste et socialiste) qui en est à son 4ème mandat au conseil municipal et son second mandat d'adjoint ne décroche pas ses yeux du texte des services comme un comédien qui n'aurait pas appris son texte. Pourtant, l'un comme l'autre, ne semblent même pas embarrassés de voir Michel de Smedt venir publiquement à leur rescousse pour répondre à nos questions. Et ce dernier qui est manifestement le seul membre de l'exécutif à comprendre de quoi on parle au conseil municipal, ne semble lui-même pas embarrassé lorsque pour la seconde fois du mandat, après avoir jugé pertinentes et constructives nos propositions se voit déjugé publiquement par la maire qui refuse de les intégrer aux délibérations et mets aux voix la délibération initiale au détriment des habitants. Je regrette que Véronique Lecauchois soit manifestement plus guidée par la haine à mon égard (dont elle a témoigné publiquement en septembre 2019) que par le souci de faire au mieux au service de tous. Elle est manifestement dépassée par les responsabilités dont elle a la charge.

A nouveau, et contrairement aux usages à St Julien, la municipalité qui a obtenu son mandat en promettant plus de participation et d'implication a refusé de nous donner la parole suite à leur propre intervention. Curieuse conception de la démocratie qui consiste à bâillonner au sein même des instances démocratiques ceux qui pensent différemment et qui représentent 40% des habitants. Au passage on remarquera que la nouvelle municipalité n'a toujours pas procédé au renouvellement des comités de quartiers et de hameaux, principal outil de démocratie participative. Sans aller jusqu'à la participation, la démocratie tout court fonctionne mal au sein même de l'équipe municipale, puisqu'on remarque déjà un absentéisme de quelques conseillers municipaux de la majorité en conseil municipal, mais surtout en commission ! Manifestement les St Juliennois ont été trompés.

Nous avons adopté la quasi totalité des délibérations qui mettent en œuvre les projets que nous avons décidé. Nous avons en revanche refusé d'adopter deux délibérations : l'une qui étend la gratuité du stationnement pendant le confinement aux abonnés, un cadeau de plus de 12000 euros à des personnes qui n'ont rien demandé et qui pour la plupart ont utilisé leur abonnement ; et l'autre qui remplace le système de jours de gratuité de stationnement pour des manifestations par des contre-marques sans que la municipalité ne clarifie qui gérera ces contremarques, à qui elles seront données, sur quelles conditions. Une méthode qui manque de transparence et d'équité entre les habitants et permet toute sorte de copinage. Depuis que j'ai lu le rapport d'analyse des offres qui avait permis à la municipalité socialiste qui nous a précédé d'attribuer le marché du bulletin municipal aux militantes socialistes Véronique Lecauchois et Sylvie Durovic, j'estime que les municipalités doivent être particulièrement exigeantes sur la transparence et l'équité.

Même la mise en œuvre des projets que nous avons impulsé est médiocre :

  • le viager communal n'est toujours pas mis en œuvre alors qu'il répond à un besoin social de nombreux habitants et pourrait grandement contribué à l'économie locale
  • le marché de concession de mobilier urbain qui pourrait permettre de mieux diffuser les messages sanitaires et associatifs n'est toujours pas mis en œuvre
  • la procédure de PLU n'est toujours pas relancée
  • les comités de quartiers ne sont toujours pas renouvelés
  • aucune nouvelle du projet de tram (contre lequel Véronique Lecauchois s'était prononcé au conseil communautaire)
  • aucune nouvelle initiative sur la transition environnementale... le prétendu "fil vert" de la nouvelle municipalité.

De nombreux habitants nous font part de leurs inquiétudes pour l'avenir de notre commune avec la nouvelle municipalité. Les conseils municipaux confirment ces inquiétudes légitimes.

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mercredi, 02 septembre 2020

La municipalité vous a t-elle demandé votre avis ?

La nouvelle municipalité de St Julien a revendiqué deux prétentions pour convaincre les habitants : une liste apolitique et participative. 

Nous avons déjà vu que la liste apolitique a désigné un exécutif composé à 70% d'anciens candidats socialistes et LR-UMP... une proportion de candidats partisans 100 fois plus élevée que parmi les électeurs de la commune. La liste prétendument apolitique était au contraire une coalition très partisane de partage du pouvoir entre les socialistes et LR : aux socialistes la commune, à LR le canton et la circonscription, et aux St Juliennois les pots cassés.

Après 100 jours, il est maintenant possible de faire le point sur leurs prétentions participatives. 

Les habitants n'ont été consultés sur aucune décision.

Pourtant des décisions importantes ont été prises : l'interdiction du masque dans quelques rues arbitrairement définies du centre-ville, l'autorisation de Guitare en Scène en septembre puis sont interdiction quelques semaines plus tard, l'arrêt arbitraire du projet d'école de Cervonnex sur des motifs fallacieux, la scolarisation des élèves des prés de la fontaine à l'école François Buloz (en ne demandant qu'aux associations de parents d'élève, mais sans consulter les parents eux mêmes), la suppression de la taxe locale sur la publicité payée essentiellement par les grandes enseignes..etc..etc... Mais surtout c'est l'arrêt de la procédure juridique à l'encontre du canton de Genève sans aucune consultation qui est la plus scandaleuse. Cette décision va coûter à la commune plus de 3 millions d'euros sur les 10 prochaines années… soit 491 euros par contribuable de St Julien (cf estimation ici).

Pas de réunions publiques d'information, même à distance, comme nous avions l'habitude d'en organiser environ une fois par mois. Pas de nouvelles sur le renouvellement des comités de quartier. La seule réalisation participative est une enquête de lectorat sur le bulletin municipal dont nous avions pris l'initiative avant même les élections municipales.

Même dans son rapport à la minorité qui représente 40% des électeurs, la nouvelle municipalité est tout sauf participative : pas de délégation, pas de consultation, pas de considération. La nouvelle municipalité a mis un terme à toutes les pratiques d'inclusion de la minorité que nous avions mise en place. C'est un profond recul démocratique. La nouvelle municipalité entend chronométrer notre temps de parole alors qu'ils en abusait de manière systématique et que pour notre part nous n'intervenons que sur les sujets qui le mérite.

Sur ses prétentions participatives aussi la nouvelle municipalité s'est moquée des St Juliennois.

 

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