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vendredi, 10 mars 2017

La restauration scolaire doit-être payée par les parents ou les contribuables ?

La restauration scolaire à St Julien est victime de son succès.

Depuis les élections municipales de nombreuses améliorations ont été apportées au service :

  • une centaine d'enfants déjeunent désormais sur place plutôt que de subir 40 minutes de transport par car (tous les enfants de l'école du Puy St Martin et une partie de ceux de François Buloz)
  • les taux d'encadrement ont été renforcés par rapport à ce qu'ils étaient en 2014 ce qui améliore à la fois la sécurité et la qualité de l'accueil,
  • les vacataires ont été recrutés sur des statuts pérennes, ce qui permet à la commune d'investir sur la formation et d'être plus attractive pour attirer du personnel compétent et motivé,
  • le prestataire des repas a été changé, sans augmentation de coût mais pour une qualité de repas largement améliorée comme nous le confirme les enfants, les parents... et la forte réduction des restes après les repas.

Cela a conduit à une augmentation importante du nombre d'enfants inscrits. Contrairement aux idées reçues, ces inscriptions supplémentaires ne permettent pas d'amortir les coûts. Bien au contraire, pour chaque enfant supplémentaire inscrit le surcoût s'élève à 1000 euros. 70 enfants supplémentaires inscrits coûtent donc 70 000 euros pour les contribuables : soit 10 euros supplémentaires d'impôts par famille dont 95% ne bénéficient pas du service.

Les contribuables de la commune apportent déjà un soutien massif aux familles : près de 450'000 euros pour la restauration scolaire, près de 900'000 euros pour l'enseignement primaire, sans compter les activités périscolaires et le centre de loisir. Avec la contribution communale sur la restauration scolaire, ce sont 75 euros qui sont transférés de la poche de toutes les familles de St Julien pour financer 1000 euros pour les familles qui inscrivent leur enfant à la restauration scolaire. Pourtant, parmi les contribuables, beaucoup ont du mal à faire face au coût de la vie dans le Genevois. Les parents d'élèves concernés bénéficient d'une prestation publique qui coûte plus du double de la totalité de leurs impôts locaux, par ailleurs, ils bénéficient pourtant également de l'ensemble des services municipaux de propreté, d'aménagement, d'entretien des espaces verts... Par ailleurs, les familles bénéficient également d'abattements sur la taxe d'habitation, de parts supplémentaires, d'allocations familiales.

Nous fixons à 500 000 euros par an, la limite de la contribution communale à la restauration scolaire. Les 70 000 euros supplémentaires liés aux inscriptions supplémentaires doit être financé autrement. Dès lors plusieurs alternatives se présentent :

  • Premier inscrit premier servit : cela conduit à favoriser les familles qui pourront faire 3 heures de queue lors de l'ouverture des inscriptions, aussi absurde que l'Union Soviétique
  • Tirage au sort : injuste et inique.
  • Prioriser les familles qui n'ont aucune autre alternative car les deux parents travaillent et limiter l'accueil des autres familles à une fois par semaine uniquement
  • Limiter à 3 ou 4 repas par semaine pour toutes les familles
  • Augmenter les tarifs d'environ 30% pour tous

Pour l'instant, nous avons fait le choix de limiter les inscriptions à une seule fois par semaine pour les enfants dont au moins l'un des deux parents ne travaille pas. Nous avons engagé les discussions avec les parents d'élèves qui ne sont pas opposés à considérer une augmentation des tarifs.. à l'exception bien sûr de la FCPE qui elle refuse toute limitation des inscriptions et toute augmentation des tarifs et ne se préoccupe pas de l'impact d'une augmentation des impôts pour les familles en difficulté.

Contrairement à ce qu'affirme la FCPE, les enfants de chômeurs sont les bienvenus à la cantine et leur repas subventionné, une fois par semaine, lors des formations et à chaque entretien d'embauche. Contrairement aux débilités véhiculées sur internet avec une étonnante mauvaise foi par la FCPE, les enfants des femmes enceintes ainsi que les enfants dont les parents sont à l'article de la mort sont accueillis à la restauration scolaire sur demande de dérogation.

Le débat n'est pas clos, il mérite que chacun se pose la question du financement du service de restauration scolaire et de la répartition des charges entre contribuables et usagers, et entre les habitants en fonction de leur niveau de revenus. Un débat qui mérite certainement des contributions plus intelligentes que les caricatures infantiles et partisanes véhiculées par la FCPE.

 

PS : La FCPE n'a jamais trouvé rien à redire à un tel règlement lorsqu'il a été adopté par la précédente municipalité socialiste. La FCPE nationale, qui pointe du doigt la commune de Saint Julien aux côté de celle de Toulon, n'a jamais trouvé rien à redire aux règlements exactement identiques adoptés par toutes les municipalités socialistes de France à commencer par la commune d'Annemasse. Pas plus que la FCPE n'a fait de remarques à l'absence de construction de salles de classes pendant 15 ans à St Julien ou au doublement de la contribution communale à l'établissement privé. A votre avis, pour quelle raison étrange la FCPE ne trouve jamais rien à redire aux actions des municipalités socialistes ? Est-ce dans "l'intérêt de l'enfant" comme ils le prétendent à la fin de chacun de leurs courriers, dans l'intérêt des parents, ou dans l'unique perspective de défendre des intérêts partisans dans une totale confusion des genres ?

13:49 | Commentaires (5) | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Monsieur le Maire,

Pourquoi ne pas donner la préférence à ceux dont les 2 parents travaillent en France, je précise quelque soit la nationalité, qui forcément ont des revenus plus modeste que ceux qui travaillent en Suisse, et faire supporter par les frontaliers la hausse du coût de la restauration.

Cordialement

Christophe DUCHOSAL

Écrit par : duchosal | vendredi, 10 mars 2017

Je ne suis pas d'accord pour politiser ce débat.
Bien que travaillant en Suisse voisine et bénéficiant de revenus corrects , je ne suis pas d'accord pour financer par mes impôts les repas de la cantine scolaire.
Quand mes enfants étaient scolarisés, nous vivions en France, avec un seul salaire en francs français et nous financions la cantine scolaire de nos enfants lorsque nous faisions ce choix.
Il faut arrêter de toujours se décharger sur la collectivité.

Écrit par : Durindel | dimanche, 12 mars 2017

@Duchosal : la commune de St Julien est au service de tous ses habitants qu'ils soient frontaliers ou non. Par ailleurs, il y a des frontaliers qui ont de faible revenus, en particulier lorsq'ils travaillent à temps partiel et des actifs en France qui gagnent très bien leur vie. Cependant, la contribution communale est différente en fonction du niveau de revenu. Le tarif appliqué varie de 1,30 pour les familles aux revenus les plus modestes (- de 2000 euros) et va jusqu'à 7,90 euros pour les familles qui gagnent plus de 8000 euros par mois.

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | mardi, 14 mars 2017

Bonjour Jean-Marie,

Je partage cet avis. A ce jour la dépense publique en France représente 55% du PIB. C'est à dire que plus de la moitié de nos choix sont des choix collectifs plutôt que des choix individuels.

Cela conduit à nous déresponsabiliser sur nos choix et leurs coûts au détriment de la collectivité.

Sur la restauration scolaire, l'exemple est frappant. Le coût réel pour la collectivité est de 12 euros par pause méridienne (3 euros pour les aliments, le reste étant la surveillance, le service et la préparation). Les parents estiment, sans doute à juste titre que 7,90 euros c'est déjà beaucoup et qu'ils ne paieraient pas 12 euros... mais ils paient bien 12 euros au travers de leurs impôts de toute façon. Si 12 euros c'est trop cher pour les parents aux revenu les plus élevés, pourquoi serait-ce acceptable pour les contribuables ?

Nous devons avoir une réflexion beaucoup plus générale sur ce qui doit relever de l'impôt, qui doit être payé par tous solidairement, et ce qui doit relevé du tarif pour les usagers.

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | mardi, 14 mars 2017

D'accord avec vous, il y a une part de solidarité qui doit être financée par le contribuable mais les usagers doivent également participer proportionnellement à leurs revenus.

Écrit par : Durindel | vendredi, 17 mars 2017

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