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lundi, 12 septembre 2016

Cimetière pour tous : Saint-Julien applique la circulaire Sarkozy

Voilà bien longtemps que les Français de confession musulmane sont confrontés à la difficulté d'un lieu de sépulture. Très peu de cimetières en France permettent l'inhumation conformément aux règles cultuelles musulmanes. Dès lors, ces habitants sont contraints de devoir choisir entre les règles de leur foi et la terre de leur pays : la France. Cela n'est pas conforme au principe républicain de laïcité qui garantit à chacun la liberté de conscience.

A Saint-Julien cela se traduit aussi par de grandes difficultés économiques pour les familles, lorsqu'il faut organiser en urgence le rapatriement du corps du défunt et le déplacement de toute une famille. Tôt ou tard, cela se traduit par des difficultés financières et sociales. Parfois même par des expulsions d'un logement.

Mais surtout, l'intégration républicaine passe nécessairement par l'inhumation de ses proches sur la terre de la République.

J'ai toujours défendu cette position, et publiquement. Vous pourrez la retrouver sur ce blog, publiée à la date du 26 novembre 2007, en lien ici. Il se trouve que quelques mois plus tard, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, défendait la même position dans une circulaire signée par Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, une circulaire qui recommande aux maires de prévoir des emplacements permettant une inhumation selon les règles confessionnelles.

Depuis, Nicolas Sarkozy a défendu tout et son contraire, au gré de ses intérêts électoraux et sans aucune consistance, avec beaucoup de mise en scène, mais avec l'absence de crédibilité de ceux qui changent sans cesse d'avis faute d'avoir des convictions et des valeurs. Pour ma part, fidèle à mes convictions, j'estime que les lois de la République s'appliquent à tous, quelques soient ses croyances, conformément à la devise qui résume si bien ce qu'est la France : Liberté, Egalité, Fraternité.

A Saint-Julien, des travaux ont été engagés au cimetière : il est désormais possible de vivre et de mourir quelque soit sa confession.

dimanche, 29 novembre 2015

Economisez à la fois de l'énergie et des impôts à St Julien

La commune de St Julien est engagée dans un vaste programme d'économies. Pour autant la commune doit continuer d'investir et en particulier dans les économies d'énergies. C'est la raison pour laquelle le Conseil Municipal a voté la semaine dernière une exonération de 50% de la taxe foncière pendant 5 ans pour les propriétaires qui feront des travaux de rénovation énergétique en 2016.

Il y a de multiples raisons qui nous ont conduit à prendre cette décision :

D'abord le climat mondial est de notre responsabilité collective. Cela passe par des économies d'énergie : la plus propre, la moins chère et la plus renouvelable des énergies c'est d'abord celle qu'on ne consomme pas. Les économies d'énergies nous permettent celà. Cette délibération est une modeste contribution de la commune de St Julien à cette effort conjoint de toute l'humanité. Rappelons nous que la plupart des conflits qui conduisent aux migrations et aux guerres actuelles ont lieu dans des pays qui ont été confrontés aux sécheresses et aux famines liées aux dérêglements climatiques. A mes yeux cet argument à lui tout seul serait suffisant.

Il en est un second qui est important pour moi. Il est d'ordre patriotique, culturel et démocratique. Il est lié à nos valeurs. Les travaux de rénovation énergétique sont des travaux effectués localement, par des ouvriers et des entrepreneurs qui vivent parmi nous et qui, chacun à leur manière se reconnaissent dans les valeurs de la République. Ces travaux font tourner notre économie, notre pays et notre système social. A l'opposé les importations de mazout ou de gaz contribuent à nos déficits économiques et enrichissent des pays qui ont aujourd'hui d'autres valeurs que les nôtres. A chaque fois que je fais un plein d'essence, je n'oublie pas qu'une partie de ma consommation arrive dans les caisses de l'Arabie Saoudite et de la Russie. Je préfère contribuer à l'emploi local.

Il en est un troisième qui est fondamental. La précarité sociale est aujourd'hui d'abord une précarité énergétique. On peut avoir des voitures, des téléphones et des logements plus ou moins chers et confortables, mais les personnes en situation de précarité ont de plus en plus de mal à payer l'essence, l'électricité et le chauffage nécessaires pour les utiliser. Investir dans les économies d'énergies permet de réduire les dépenses sociales de demain en permettant à chacun de se chauffer moins cher.

Bien sûr il existe déjà de nombreuses aides : subvention de l'ADEME, de la Communauté de Communes, du département, de l'Etat au travers d'une déduction fiscale... Bien sûr les travaux sont déjà rentables pour les popriétaires au travers des économies d'énergies ou de la valorisation de leur bien. Mais à St Julien en 2014, seulement 63 propriétaires sur 7000 ont fait des travaux de rénovation énergétique suffisants pour bénéficier de déductions fiscales: seulement 1 propriétaire sur 100 !!! A ce rythme, il faudrait un siècle pour rénover le parc immobilier de St Julien. Il est donc important de lancer la machine de la rénovation thermique à St Julien. D'inciter les pionniers à se lever pour que tout le monde les suivent ensuite. De faciliter le développement des entreprises locales dans ce domaine. Il serait souhaitable que d'ici quelques années ce soit 5% des logements qui soient rénovés chaque année plutôt que seulement 1%. Pour faciliter cette accélération la commune s'engage par cette délibération à prendre à sa charge près de 10% des coûts des travaux au travers de cette exonération partielle de taxe foncière pendant 5 ans pour les propriétaires qui feront leur travaux en 2016.

Faites faire vos devis de rénovation énergétique dès demain !

vendredi, 13 septembre 2013

St-Julien-en-Genevois : l'histoire d'une ville qui a grandi trop vite

Vous trouverez ci-dessous une présentation des résultats de notre enquête sur l'urbanisme à St-Julien-en-Genevois. Ces résultats sont riches d'enseignements, je vous les laisse les découvrir par vous même.

De manière plus générale, cette enquête révèle que St Julien-en-Genevois est une ville qui a grandi trop vite. De petit bourg d'un peu plus de 3000 habitants il y a 40 ans, elle est devenue à marche forcée une ville de 12 000 habitants qui sert un territoire de près de 50 000 âmes. Une croissance deux fois plus rapide que la croissance fulgurante de la population mondiale depuis 40 ans.

Mais voilà, une ville a besoin d'organes dont un bourg n'avait pas forcément besoin. La croissance de la ville a été si rapide que ces organes ne se sont pas développés tout seul :

1) un cœur de ville pour que la ville soit conviviale et agréable à vivre,

2) des artères piétonnières et cyclables pour que la circulation soit fluide,

3) des poumons verts dans les quartiers pour que la ville puisse respirer,

4) une mémoire pour que la ville puisse préserver son histoire et son identité.

Cette enquête montre également que la ville a besoin d'une municipalité qui ait des oreilles pour écouter.

 

Vous trouverez ci-dessous un diaporama avec un commentaire oral (ouvrir le document avec Powerpoint et lancer le diaporama pour avoir les commentaires)

présentation questionnaire diaporama.ppsx

Ou la présentation sans le son :

présentation questionnaire.pptx

vendredi, 28 juin 2013

Les espaces verts à proximité des immeubles de St Julien sont-ils suffisants ?

Les espaces verts à proximité des immeubles construits avant la municipalité actuelle disposent de larges espaces verts. Ces espaces verts donnent à la ville un peu d'aération. Ils permettent aux enfants de jouer, aux parents nouveaux venus dans la ville de faire mieux connaissance.

A l'opposé dans les nouveaux programmes construits récemment, la densité est excessive et ne prévoit plus d'espaces de respiration, de socialisation et de jeu pour les enfants.

Cette différence est particulièrement flagrante entre la résidence du Favernay juste derrière l'hôpital et ses larges pelouse... et le nouveau quartier de Paisy, juste à côté et ses larges espaces goudronnés, ses jeux pour enfants en plein soleil. Cette configuration du quartier a un impact sur les relations de bon voisinage. La volonté publique de construire les nouveaux logements dans les villes sera couronnée de succès seulement si les villes sont agréables à vivre. A Paisy, on observe une rotation importante des habitants qui après quelques années déménagent pour des communes plus rurales.

J'ai pu observer la semaine dernière à quel point ces espaces verts régulent aussi les températures : on suffoquait dans le nouveau quartier de Chabloux, tous les volets étaient fermés alors que les nombreuses zones ombragées du quartier du Puy St Martin rendaient les températures supportables.

Qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que les espaces verts dans les nouveaux quartiers et les nouvelles copropriétés sont suffisants ou faut-il au contraire revenir à des proportions d'espaces verts que l'on observe dans les anciennes copropriétés ?

Habitants de St Julien, faites-nous part de votre avis et proposez à vos proches d'y répondre également avec notre grande enquête en ligne à l'adresse suivante :

http://www.mon-enquete-enligne.fr/index.php?sid=25276&...

Nous informerons le commissaire enquêteur de votre point de vue. Votre avis nous permettra de construire un meilleur projet de ville à votre service pour les élections municipales de mars 2014.

Vous pouvez aussi retrouver une version Pdf à imprimer ou faire suivre :

http://www.vive-saint-julien-en-genevois.fr/media/01/00/4...

 

vendredi, 21 juin 2013

Souhaitez-vous des sentiers piétonniers à St Julien en Genevois ?

Il y a encore quelques années, il y avait dans la commune des chemins piétonniers et des sentiers ruraux. Petit à petit certains ont été obstrués par des constructions ou ont été laissés à l'abandon. Ils se sont refermés ou ont été cédés. Ils n'existent plus.

D'autre au contraire se sont élargis et sont devenus des routes. Les piétons y sont acceptés sur le côté, sur des trottoirs urbains. Des trottoirs qui permettent de sécuriser les piétons mais qui leur rappelle que la ville n'a pas été concue pour eux.

Dans les nouveaux quartiers, il y a peu de cheminement pensés pour les piétons. Aucun parent n'oserait laisser ses enfants aller à pieds de Cervonnex à l'école.

Il est temps de repenser la place des piétons dans la commune. Se déplacer à pieds améliore notablement la qualité de vie des habitants. Par ailleurs, plus les petits déplacements pourront se faire à pied plus la circulation sera fluidifiée.

Nous estimons que des aménagements pour les déplacements piétonniers doivent être développés. C'est notre point de vue, quel est le votre ? C'est l'objet de la première question à notre grande enquête sur l'urbanisme à laquelle déjà 1% des habitants ont répondu en seulement 24 heures. Vous pouvez y répondre en ligne en cliquant ici.

mercredi, 19 juin 2013

Quel est votre avis sur l'urbanisation à St Julien ?

urbanisme à st julien en genevoisLe groupe "Vive St Julien" lance aujourd'hui une grande enquête auprès des habitants sur l'urbanisme de la commune. Si vous résidez à St Julien, vous pouvez répondre en ligne en cliquant ici. Vous pouvez aussi télécharger la version PDF en bas de ce message.

Cette grande enquête a pour objet de recueillir votre point de vue sur les enjeux d'urbanisation. L'urbanisation est un sujet de préoccupation majeur des habitants : "trop de constructions", "les équipements publics ne suivent pas", "comment on pourra encore circuler", "les prix des logements sont inabordables", "il n'y a plus d'espaces verts", "que vont devenir l'agriculture et les paysages agricoles ?".

Nous avons donc travaillé à identifier les enjeux d'urbanisme de la commune en excluant les questions évidentes ou celles sur lesquelles la commune n'a pas d'influence. Nous avons intégré le fait que St Julien se situe dans une agglomération qui voit sa population s'accroitre rapidement. Nous avons supprimé tout jargon technique qui empêche les habitants de pouvoir influencer les décisions qui les concernent.

Bien sûr nous avons notre point de vue, sur la nécessité de mieux préserver les espaces agricoles, sur l'importance des mobilités douces dans la ville, sur l'urgence du développement des transports en commun ou encore sur la mixité sociale et le logement pour tous. Mais nous voulons connaitre votre point de vue.

Nous informerons le commissaire enquêteur des résultats de cette enquête lorsqu'il devra se prononcer en septembre sur le Plan Local d'Urbanisme de la commune. Votre point de vue nous permettra aussi de construire un meilleur projet communal à votre service pour les élections municipales de mars 2014. Au delà de son utilité, cette enquête a aussi pour but de rappeler que l'urbanisation d'une commune doit et peut se décider avec ses habitants et pas simplement par un expert en urbanisme entre les quatre murs d'un bureau.

Maintenant, la parole est à vous :

répondez en ligne à l'adresse ici

Ou téléchargez la version PDF ci-dessous :

Grande enquête sur l'urbanisation à St Julien en Genevois.pdf 

jeudi, 16 mai 2013

Impôts : une augmentation injuste et inutile a été évitée

(vous trouverez ci-dessous en avant première le texte du groupe "Mieux Vivre à St Julien" pour le bulletin municipal du mois de juin)

Depuis 10 ans les recettes de la commune ont doublé ! Cette hausse est le résultat cumulé de l’augmentation des fonds frontaliers (+2,9 millions d’euros) (1), des recettes du casino (+1,9 millions) (2), de l’augmentation des impôts communaux (+2,2 millions d’euros) (3) et des dotations de l’Etat (+0,5 million d’euros) (4). Au total, il s’agit d’une augmentation des recettes communales de plus de 1200 euros par famille et par an!?!

En parallèle à l’augmentation phénoménale de ces recettes, la dette a augmenté de +9,7 millions d’euros (5). Elle s’élève à 2000 euros par famille ! La commune a donc tout à fait les moyens d’assumer ses missions. L’an dernier l’excédent du budget de fonctionnement était de +4,8 millions d’euros.

A l’opposé, de nombreuses familles de la commune ont du mal à boucler leur budget mensuel. Il devient de plus en plus difficile pour les familles qui ont des revenus en euros de vivre à St Julien. Pourtant, ces familles permettent à la commune, à l’hôpital, aux douanes, aux écoles et à la gendarmerie d’assurer leurs missions au service de tous. Ces familles permettent aux entreprises d’être au service des habitants. Elles contribuent à une relative autonomie économique de notre commune. Elles subissent aussi les augmentations d’impôts.

D’autres habitants qui disposent de revenus plus importants seraient près à augmenter leur contribution, mais à la condition que les dépenses soient nécessaires et utiles à tous, et certainement pas pour que la commune constitue des réserves.

Dans ce contexte, nous avons été abasourdis par l’augmentation d’impôt proposée par la municipalité lors du conseil municipal du 21 mars dernier. Depuis 10 ans, la municipalité a déjà augmenté la taxe d’habitation de +8% et la taxe foncière de +27% ! Alors que de plus en plus de familles et d’entreprises font face aux difficultés de la crise économique, la majorité municipale augmente les impôts avec une déconcertante désinvolture. Commençons donc par améliorer l’efficacité de la gestion municipale pour rendre du pouvoir d’achat aux familles et de la compétitivité aux entreprises.

Fidèles à notre conception de la transparence, nous avons décidé de vous alerter sur cette augmentation d’impôts avant qu’elle ne soit définitive. Vous avez été plusieurs centaines à vous exprimer avant le Conseil Municipal. Grâce à ces interventions, le Maire s’est résolu à retirer cette proposition d’augmentation d’impôts. Aucune dépense n’a été annulée dans le projet de budget, preuve de l’inutilité de l’augmentation d’impôts proposée.

Lors de ce même Conseil Municipal, la municipalité demandait de ratifier une augmentation des coûts de la « maison intergénérationnelle de l’enfance et de la famille » de près d’1 million d’euros (le coût total est de 9,5 millions). Nous avons demandé des précisions sur les raisons de ce surcoût. Incapable d’apporter les précisions demandées, le Maire a proposé de reporter la délibération au conseil municipal suivant. Un mois plus tard, les précisions ont été finalement apportées et nous avons accepté cette augmentation des coûts. Cependant, il est inquiétant que 1) les marchés aient été attribués aux entreprises avant que le Conseil Municipal n’ait approuvé l’autorisation de programme et 2) que le Maire soit incapable de donner des explications au pied levé sur une augmentation de crédits d’1 million d’euros.

Enfin, nous avons délibéré sur les subventions aux associations. Le montant total des subventions aux associations s’élève à 1,1 millions d’euros. Nous soutenons cet engagement très fort en faveur des associations et avons milité pour que cet engagement se fasse sur la base de conventions portant sur la formation des jeunes. Nous avons relevé de multiples erreurs de calcul dans la délibération proposée qui auraient déstabilisé les principales associations de la commune (foot, rugby et vélo club en particulier). Grâce à notre vigilance, ces erreurs ont été corrigées en séance. Par respect pour les bénévoles qui s’engagent et pour les contribuables, nous souhaitons que des délibérations aussi importantes soient revues et corrigées attentivement avant d’être portées à l’ordre du jour du Conseil Municipal.

  • (1) Fonds frontaliers : 1'063’969,64 euros en 2001, 3'944'510,00 euros en 2012, source Conseil Général de Haute-Savoie
  • (2) Recettes municipales du casino : aucune recette en 2001, 1'922'568 euros en 2012, source : budget de la commune
  • (3) Impôts communaux : 2'845'000 euros en 2001, 5'047'000 euros en 2011, source ministère de l’économie
  • (4) Dotation de l’Etat : 1'105'000 euros en 2001, 1'852'000 euros en 2011, source ministère de l’économie
  • (5) Dette de la commune : 2'649'000 euros en 2001, 12'376'000 euros en 2011, source ministère de l’économie 

 

vendredi, 20 juillet 2012

Une villa construite par Alphonse Laverrière sera prochainement détruite à St Julien en Genevois

Photo de la maison tapponier.jpgDans quelques semaines sera détruite la villa Taponier au 1 avenue de ternier à St Julien-en-Genevois. Une villa construite en 1939 par l'architecte Alphonse Laverrière. Un architecte de renomée internationale connu pour la conception du tribunal fédéral de Lausanne, de la gare de Lausanne ou encore du mur des réformateurs au parc des bastions à Genève.

Cette villa est remarquable par son architecture sobre et allongée. Elle appartient au patrimoine architectural de la commune. Elle sera réduite à un tas de pierre dans quelques semaines. Allez la voir avant qu'il ne soit trop tard ! Faites des photos ! Une nouvelle promotion immobilière la remplacera : "Venez vivre l'exception" prétend la publicité ! En l'occurence il s'agit surtout de détruire l'exception.

Petit à petit le patrimoine architectural de la commune disparait tout comme les espaces naturels de respiration. La commune aurait pu protéger ce patrimoine en définissant une zone de bâti remarquable ou en fixant des règles d'urbanisme qui correspondent au bâti actuel. Loin de faire cela, le Plan Local d'Urbanisme a fixé des densités d'habitations modernes. En raison des règles d'urbanisme de la commune, les propriétaires et les promoteurs vont toucher le jackpot pour la destruction de cette villa.

Il y a 50 ans, St Julien en Genevois et Carouge avait beaucoup de similarités : deux communes qui ont longtemps été du même côté de la frontière. Mais depuis 50 ans Carouge a préservé son coeur de ville et construit des tours espacées par des espaces verts pour loger ses nouveaux habitants. St Julien a détruit son patrimoine et construit maintenant des immeubles qui se font face, séparés par des rangées de parking et sans espaces verts pour que le regard s'échappe et les enfants jouent. Ces quartiers vieilliront mal, leurs habitants aussi.

Oui ! Il faut construire des logements ! Oui ! Il faut densifier : c'est à dire construire dans les villes. Mais cela n'autorise pas tout. Cela ne doit plus autoriser de détruire le patrimoine architectural qui fait l'identité des villes. Les habitants ont besoin de savoir où ils habitent : ils ne vivent pas sur une partition de musique ni dans des îles grecques comme le nom des promotions pourrait le faire croire. Ils vivent en Haute-Savoie dans le Genevois français. Ils ont le droit de vivre dans des logements qui ont du caractère et une identité et pas dans des rectangles incipides concus par milliers aux quatre coins de la France comme d'autres produisent des pots de yaourts.

Les habitants ont le droit aussi d'avoir des espaces de respiration naturels. Il y a 40 ans lorsque le Favernay a été construit à côté de l'hôpital on avait prévu des espaces verts pour les enfants. Des espaces qui servent maintenant aussi aux voisins du nouveau quartier de Paisy pour lesquels les documents d'urbanisme de la commune n'ont rien prévu. Les enfants ont toujours besoin de jouer sur l'herbe et pas seulement sur des aires de jeu construites au milieu d'un carrefour sur les délaissés existants.

La densification prévue dans le projet d'agglomération doit être une densification de qualité pour être une réussite. Nous en sommes loin. Dans certaines communes le seul paysage que l'on voit ce sont des immeubles séparés par des parkings. Des cités nouvelles si inhumaines que des extraterrestres pourraient penser en arrivant que les habitants de ces communes sont les voitures qui décident de l'urbanisation et qui, la nuit venue, rangent leurs conducteurs dans les logements attenants.

Les promoteurs, avec des marges qui dépassent les 50%, ont largement les moyens d'assumer les coûts de règles d'urbanisme plus strictes qui préservent les espaces naturels et le bâti remarquable.

mercredi, 10 août 2011

Avec nous, faites de St Julien en Genevois une ville à vivre

(vous trouverez ci-dessous en avant première le texte qui sera publié dans la page que la loi réserve à la minorité dans l'édition de septembre du bulletin municipal de St Julien en Genevois).

Vous êtes nombreux à nous interpeller sur l’avenir de St Julien en Genevois. Comme nous, vous êtes inquiets par l’indécision et la confusion de l’équipe municipale, par les erreurs et les ratés, par les décisions autoritaires d’un maire isolé. La « fin de règne » sera longue et pénible pour notre commune, coûteuse pour ses habitants. Inutile de répéter ici ce que vous constatez chaque jour, il est temps au contraire de vous proposer un espoir nouveau.

Dans une édition récente, le journal « Le Monde » a qualifié notre commune de « BOOMBURBS » : parmi les villes moyennes françaises située en périphérie d’agglomération, notre commune compte parmi les 50 premières communes de France dont la croissance urbaine a été la moins maitrisée. Les spécialistes qualifient ces communes de l’anglicisme « Boomburbs » par analogie avec l’urbanisation extensive des agglomérations américaines.

La croissance de notre commune ne relève pas de notre décision mais de notre voisinage avec Genève qui refuse de construire assez de logements. Nous ne pouvons pas stopper cette croissance mais nous pouvons l’influencer et la maitriser. On peut l’accompagner d’une amélioration du cadre de vie en développant les espaces naturels en ville. On devrait être en train d’aménager le cœur de cette ville en construction. On devrait faire des choix d’investissement plutôt que des catalogues d’idées qui ne verront pas le jour.

Le temps est venu de préparer l’avenir de St Julien en Genevois en 2030 : une ville qui devra être agréable à vivre malgré les 6000 habitants supplémentaires qui s’y installeront. Une ville qui ne sera pas faite qu’avec le minéral des promoteurs mais aussi d’espaces végétalisés et de lieux de socialisation. Il faudra à cette ville des parcs publics et un cœur de ville. Une ville de laquelle on pourra circuler en transport en commun, à pied et à vélo plutôt que de la voir engorgée par des files continues de voitures perdues dans un labyrinthe. Une ville qui accueillera chaleureusement ses nombreux nouveaux habitants et facilitera leur intégration plutôt qu’une ville qui les ignore. Une ville qui entretiendra ses bâtiments publics avec autant d’ardeur qu’elle les inaugure. Une ville qui sera animée par une équipe diverse qui fédérera tous les âges, tous les quartiers, tous les hameaux et tous les milieux de la commune plutôt qu’une bande d’anciens copains ! Une ville qui par ses projets saura attirer et garder les meilleurs talents plutôt que de les décourager par les hésitations d’une équipe.

Notre ville devra se montrer plus solidaire avec ceux qui font vivre nos communes et qui ont des revenus en euros : elle devra à nouveau, comme elle le faisait jusqu’en 2001, s’engager résolument dans l’effort de construction de logements sociaux. Alors que des bâtiments nouveaux se construisent sans cesse, nous devrons mieux préserver notre patrimoine et nos espaces naturels et agricoles. Notre urbanisation devra être guidée par des principes et du bon sens plutôt que par des intérêts patrimoniaux clientélistes.

Nous devons commencer à composer une équipe nouvelle aux méthodes nouvelles. Une équipe présente et engagée. Une équipe qui utilisera les nouvelles technologies pour trouver les modalités d’une concertation continue avec chacun d’entre vous. Une équipe qui travaillera en toute transparence et rendra compte. Une équipe qui n’effacera plus les points de vue de la minorité des procès verbaux municipaux mais qui verra dans la minorité une chance pour les habitants plutôt qu’une menace pour la majorité.

Nous devons commencer à bâtir une ville bien intégrée dans son département et sa communauté de communes. Une ville qui assume ses responsabilités de ville centre… et sache aussi placer ses partenaires devant leurs propres responsabilités dans le cadre de contrats de centralité. Avec la réforme territoriale, St Julien verra le nombre de ses délégués communautaires augmenter considérablement : nous aurons des responsabilités nouvelles, ce qui signifie des devoirs nouveaux.

En tant que citoyen de cette commune, qui que vous soyez, vous avez la responsabilité de construire avec nous cet avenir pour notre commune. Je vous engage à prendre contact avec nous dans les prochains mois afin de commencer à faire connaissance. Venez vous familiariser avec le fonctionnement de la commune en assistant aux séances publiques mensuelles du conseil. Nous en appelons à chacun d’entre vous pour commencer à bâtir avec nous un nouvel avenir pour St Julien : une ville à vivre.

Antoine Vielliard pour l’équipe Mieux Vivre à St Julien en Genevois

antoine.vielliard@sfr.fr – 04.50.49.18.07

mercredi, 20 juillet 2011

Agglo genevoise : les députés Vaudois veulent une présidence tournante

La Confédération Helvétique exige une structure unique de gouvernance de l'agglomération genevoise pour recueillir les fonds d'agglomération. Cette structure sera de droit suisse et prendra la forme d'un Groupement Local de Coopération Transfrontalière : une structure qui permet à des collectivités locales de s'organiser par delà les frontières. Dans notre région il y a déjà un GLCT qui régit les questions de transport en commun transfrontalier.

La mise en place de ce GLCT pour l'agglo genevoise a fait l'objet d'âpres négociations sur de nombreux points. Dans la version finale soumise aux instances délibératives la répartition des sièges s'est faite de la manière suivante :

  • Canton de Genève : 7 sièges
  • Canton de Vaud : 1 siège
  • District de Nyon : 3 sièges
  • Ville de Genève : 1 siège
  • Région Rhône-Alpes : 3 sièges
  • Conseil Général de l'Ain : 2 sièges
  • Conseil Général de Haute-Savoie : 2 sièges
  • ARC Syndicat Mixte : 5 sièges

A ce jour la France et la Suisse ne sont pas parties prenantes de ce GLCT car comme son nom l'indique il s'agit de groupement local desquels les Etats ne peuvent pas être membres. Il existera bientôt la possibilité de créer un Groupement Eurorégional de Coopération qui permettra aux Etats de s'associer.

L'une des clauses prévoit que le canton de Genève assure la présidence de ce GLCT. C'est avec cette clause que les statuts ont été adoptés par le Conseil Général de la Haute-Savoie en juin dernier, par l'ARC Syndicat Mixte et sauf erreur de ma part, également par la Région Rhône Alpes et par le département de l'Ain. Dans toute agglomération normale, il semble légitime qu'un coeur d'agglomération qui se comporte de manière responsable vis-à-vis de sa périphérie puisse assurer la Présidence de l'agglomération.

Les Députés vaudois sont en train de refuser de voter les statuts en l'état en raison de la présidence genevoise. Suite à une réunion des assises transfrontalières, ils ont pu constater avec quel mépris et quel dédain les députés genevois au travers de leur Président en particulier, Renaud Gauthier, ont traité le reste des partenaires. Alors que tous les participants voulaient traiter le problème central du logement, le Président du Grand Conseil Genevois a imposé qu'on ne traite que de la question de la culture, menaçant d'annuler tout s'il n'obtenait pas gain de cause - acceptant tout juste qu'on parle de logement dans des réunions à huis clos. Les députés vaudois se sont alors rendu compte qu'une Présidence genevoise de l'agglomération n'était pas forcément pertinente dans une agglomération comme la nôtre où le coeur de l'agglomération exporte les nuisances de son modèle de développement à ses voisins. Ils veulent une Présidence tournante comme c'est habituellement le cas dans les institutions suisses, ou sinon des pouvoirs de contrôle accrus des Vice Présidents sur le Président Genevois.

Les statuts ont déjà été votés par tous les partenaires français... mais la modification souhaitée par le Canton de Vaud seraient bien entendu très facilement acceptée par les parties françaises. Membre de l'ARC et du Conseil Général, j'encourage nos partenaires Vaudois dans leur initiative : seul l'équilibre des pouvoirs garantie l'équilibre des politiques et de l'aménagement de notre agglomération.

La question n'est pas anodine. Lors du dernier comité de pilotage du projet d'agglo du mois de juin, il a été opposé une fin de non recevoir aux présentations des bureaux d'études qui imposaient comme condition de départ que Genève ne construise pas plus de 50 000 logements, passaient par pertes et profits les retards dans les constructions de logements depuis 2007.. et expliquait aux partenaires français et vaudois les politiques d'urbanisme qu'ils devaient conduire pour compenser les insuffisances genevoises. Lors d'une récente réunion technique les cabinets d'études ont représenté aux fonctionnaires la même présentation estimant qu'ils avaient été mal compris par les élus. Manifestement, ces bureaux d'études comblent le vide politique laissé par le Conseil d'Etat en général et Mark Muller en particulier. En France et dans le canton de Vaud ce sont les élus qui dirigent et les bureaux d'études qui exécutent ! L'agglomération n'est pas qu'une question technique pour urbanistes : il y a aussi des enjeux sociaux et politiques que seuls les élus peuvent apporter.. et qu'ils n'apportent pas à Genève.

Ce refus des députés Vaudois de ratifier les statuts du GLCT montre que les problèmes de l'agglomération genevoise n'oppose pas les Français contre les Suisses comme beaucoup aiment à le caricaturer, mais bien le coeur d'agglomération qui refuse d'assumer les conséquences urbaines de son modèle de développement contre sa périphérie qui en subit les nuisances.