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mercredi, 03 décembre 2014

Départementales 2015 : orienter les moyens publics sur les priorités des habitants

Antoine Vielliard Mylène DuclosChaque matin les Haut-Savoyards se rendent à leur travail avec de plus en plus de difficultés. Chaque jour, ils s'interrogent sur la pérennité de leur emploi ou de celui d'un de leur proche. Lorsqu'ils rentrent chez eux, les Haut-Savoyards souhaiteraient pouvoir se loger dans de meilleures conditions à des prix plus abordables. Mobilité, emploi et logements sont les préoccupations premières des habitants.

Notre département a de nombreux atouts pour répondre à ces défis. Il lui faut les utiliser.

La Haute-Savoie doit rattraper ses 30 ans de retard dans le développement de solutions de mobilité qui correspondent à la croissance démographique exponentielle de la Haute-Savoie. Pour cela il faudra développer les réseaux de transport et les voies réservées. Il faudra développer des lignes avec des fréquences suffisantes et plus se contenter de couvrir les cars scolaires aux couleurs du transport interurbains.

La Haute-Savoie doit penser son aménagement pour construire des logements pour les jeunes actifs tout en préservant la qualité de notre cadre de vie. Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser notre département se transformer petit à petit en une gigantesque ville continue d'un million d'habitants faute d'avoir réfléchi à l'aménagement. Nous devons préserver nos territoires naturels et agricoles pour préserver nos terroirs. Cela suppose d'avoir une politique départementale d'aménagement du territoire.

La Haute-Savoie doit libérer son économie et renoncer aux augmentations d'impôts indirects qui ont été votés en mars dernier. Des impôts indirects qui pénalisent les jeunes ménages et l'économie.

Nous vous proposons pour cela de changer de méthodes de travail. Nous vous proposons de tourner la page du clientélisme et du saupoudrage qui ont cours depuis un quart de siècle. Nous vous proposons de concentrer les moyens publics sur les priorités des habitants. Nous vous proposons de travailler de manière plus transparente et plus collégiale pour construire des consensus fondés sur l'intérêt général plutôt que des intérêts particuliers. En concentrant les moyens publics sur les priorités des habitants nous pourrons mieux répondre à vos préoccupations de manière plus efficace pour les budgets publics.

C'est la raison pour laquelle Mylène Duclos et moi-même présentons notre candidature aux élections départementales des 22 et 29 mars prochain dans le nouveau canton de St Julien qui regroupe désormais les anciens cantons de St Julien, Frangy et Seyssel.

Mylène Duclos, 46 ans, est mère de famille, elle travaille dans l'entreprise familiale qui emploie 20 personnes. Elle est depuis longtemps bénévole à l'office du tourisme du Val des Usses qu'elle préside aujourd'hui. Elle est par ailleurs conseillère municipale de Frangy et vice-présidente de la communauté de communes du Val des Usses en charge de l'environnement, du tourisme et de la communication. Mylène connait bien à la fois les territoires ruraux de notre canton mais aussi les réalités quotidiennes des petites entreprises.

Pour ma part, j'ai 42 ans. Je suis aussi issu du secteur privé où j'ai exercé pendant 14 ans des responsabilités commerciales dans la banque et dans l'industrie. Je suis par ailleurs conseiller général de Haute-Savoie depuis 2011, membre du groupe d'Union du Centre et des Indépendants. Maire de Saint Julien et vice-président de la communauté de commune en charge des transports depuis mars 2014. Mylène est issue du secteur rural du canton, je suis issu du secteur urbain.

A nous deux, nous souhaitons en représenter toute sa diversité. Nous habitons dans le canton. Nous y travaillons. Nous y sommes confrontés aux réalités des élus locaux de terrain. Nous sommes tous deux issus du secteur privé.

Nous plaçons notre candidature à votre service. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez prendre contact avec nous dès aujourd'hui (Haute-Savoie@portevoix.fr). Vous pouvez compter sur notre détermination.

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mardi, 11 novembre 2014

Discours à l’occasion à l’occasion du 11 novembre 2014 à Saint-Julien-en-Genevois

 En 1911 il y avait 1400 habitants à St Julien dont environ 700 hommes. Parmi ces derniers environ 300 était en âge de partir au combat, « la fleur au fusil » comme dit l’expression.

 A chaque fois que je passe devant ce monument au mort, je suis frappé par cette liste de 47 St Juliennois, 13 habitants de Cervonnex et 26 habitants de Thairy qui n’en revinrent jamais et donnèrent leur vie pour la France. St Julien comme les 36 000 autres communes fut frappé dans sa chair par les combats. Lorsqu’une guerre frappe aussi profondément un peuple, cela signifie que nul n’est épargné : chacun avait forcément un parent, un ami ou un voisin mort au combat.

Après la guerre, les associations d’anciens combattants exigèrent que des monuments aux morts soient érigés dans toutes les communes du pays. Ces monuments furent dressés à la mémoire et à la gloire des combattants morts au combat. Mais surtout en souvenir des horreurs de la guerre pour que celle là soit la « der des der » !

 Ces monuments aux morts érigés dans toutes les communes de France doivent nous rappeler sans cesse la vertu du patriotisme, l'amour des siens, mais aussi l’absurdité du nationalisme, la haine des autres qui conduit à la guerre. C’est un rappel à l’ordre quotidien alors que l’Europe connait depuis 70 ans la plus longue période de paix de son histoire. Serons-nous à la hauteur de cette exigence des combattants ? Serons-nous capables de poursuivre l’œuvre des pères fondateurs de l’Europe et donner à ce continent son premier siècle de paix ?

D’ici là, rendons hommages à ces St Juliennois morts pour la France :

Maurice Allégret Bourdon

Francisque Athenon

Joseph Athenon

Louis Athenon

Fernand Bachet

François Boissier

Jean-Marie Boutheon

Marie Louis Carteron

Léon Daniel

Félix Derobert

Maurice Duchosal

Basil Alfred Duparc

Joanny Effrançais

Maurice Fillion-Robin

Marcel Flotard

Alexandre Fournier

Joseph Gaillard

François Godet

André Henri

Joseph Joulia

Paul De Launay

François Lugaz

Georges Madala

François Encrenaz

Félix Miazza

Charles Moret

Louis Armand Oberson

Jean Odonne

Eugène Ottavy

Paul Ottavy

Hippolyte Pissard

Joseph Rambosson

Marcel Rambosson

Jules Raphoz

Claude Rivet

Emile Robadin

Eloy Robadin

Célestin Sarazin

François Sarazin

Ernest Sauthier

Eugène Thibault

François Thévenet

Henri Alfred Vincent

Pierre Marius Vincent

Louis Henri Vincent

Marc Vincent

Jean Wolfhogel

 

A la mémoire des enfants de Thairy

Gustave Coex

Charles Blanc

Emile Blanc

Adoplhe Boymond

Jean Baptiste Boymond

Gustave Boymond

André Boymond

Charles Brun

Emile Verdan

Eugène Verdan

Emile Guilland

Alexis Chamay

Léon Charrat

Marcel Guilland

Victore Mouche

Joseph Piotton

Henri Vuagnat

Albert Dulac

Jean Boymond

Emile Boymond

André brun

Robert Chypre

Henri Cusin

Louis Vuagnat

Antoine Mottaz

Fernand Coex

 

A la mémoire des enfants du village de Cervonnex

Eugène Bouchet

Juste Bouchet

Cyrille Dubouloz

Etienne Henry

Achille Hennequin

Joseph Hauffman

François Mivel

Jean Mivelle

Jules Mivelle

Emile Perroton

Leon Picot

André Tagand

François Penard

 

Merci de votre attention.

 

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samedi, 08 novembre 2014

Le travail de terrain - principe d'action de l'équipe municipale de Saint-Julien

Nous valorisons particulièrement les actions de terrain au service des habitants et à leur écoute. Collectivement, les habitants sont les souverains de la commune, c’est à leur service que nous inscrivons notre action. Nous ne prétendons pas pouvoir être proche de chacun dans une commune qui est devenue une ville de 12 000 habitants, cependant nous allons autant que possible à la rencontre des habitants et priorisons les actions qui font la différence sur le terrain. Nous attachons beaucoup d’importance à la qualité du contact qu’ont les agents avec les habitants : voirie, vie publique, police municipale, petite enfance, espaces verts…

Exemples :

  • Actions de terrain pour expliquer le nouveau sens de circulation

  • Présence auprès des associations et des commerçants

  • Comités de quartier

  • Importance réaffirmée des espaces publics et de la voirie

  • Permanence dans les écoles lors de la rentrée

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vendredi, 07 novembre 2014

La collégialité : principe d'action de l'équipe municipale de Saint-Julien

Nous pensons que l’intelligence collective est supérieure à l’intelligence individuelle. Nous valorisons à la fois la diversité des points de vue et des parcours et la cohésion de notre équipe. Pour passer de cette diversité à cette cohésion, nous travaillons de manière collégiale. Par l’écoute des avis divergents nous recherchons des solutions nouvelles aux problèmes qui nous sont posés.

Exemples :

  • Municipalité ouverte à l’ensemble de l’équipe municipale

  • Importance accordée aux avis des commissions

  • Circuit de décision par commission, municipalité et conseil municipal

  • Mise en place des comités d’adjoints pour les affaires plus courantes

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jeudi, 06 novembre 2014

La transparence - principe d'action de l'équipe municipale de Saint-Julien

L'équipe municipale de Saint-Julien a souhaité formaliser les principes qui guident notre action. Il nous a semblé plus humble de parler de principes d'action pragmatiques plutôt que de valeurs qui pourraient sembler trop absolues et trop théoriques.

 

Nous souhaitons agir avec autant de transparence que possible afin de permettre à tous les habitants de s’informer sur les actions et les décisions de la commune et d’y contribuer chacun à leur mesure. Comme toute équipe, nous avons conscience que nous ferons des erreurs, cette transparence doit nous permettre de les identifier plus tôt et de les corriger plus vite. Cette transparence est une preuve de notre sincérité et de notre honnêteté au service de l’intérêt général. Elle est aussi une exigence. Elle doit permettre de renforcer la confiance des habitants dans leurs élus. La seule limite que nous posons à cette transparence est qu’elle ne doit pas nuire à l’intérêt communal (ex : affaires judiciaires en cours  impliquant les intérêts de la commune, questions personnelles, dossiers en cours de débat).

Exemples :

  • Nos décisions sont annoncées sur le site de la mairie – et par ailleurs sur le blog Portevoix.fr

  • Nous publions sur le site de la mairie toutes les études qui ont été présentées aux élus municipaux

  • Nous informons les habitants des projets de délibération avant les conseils sur le site de la mairie

  • Nous informons et associons les minorités AVANT de prendre des décisions au travers des commissions municipales

  • Nous impliquons les élus minoritaires au-delà des seules exigences légales

  • Nous informons la commission d’appel d’offre sur les marchés bien au-delà des exigences légales

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jeudi, 30 octobre 2014

La géothermie : une chance pour le Genevois

Lors de l'élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale du Genevois, nous avions conduit des études sur le potentiel énergétique dans le canton de St Julien. Il était alors clairement apparu que nous avions la chance de bénéficier d'un potentiel d'énergie géothermique équivalent à celui d'un barrage hydroélectrique.

La géothermie consiste à tirer parti de la chaleur des sols pour générer de l'énergie pour le chauffage et de la cogénération d'électricité. La géothermie existe déjà souvent dans de nombreuses constructions : comme à la MIEFF à St Julien. Cette note a pour objet la géothermie profonde qui permet d'aller chercher des températures plus élevées à des profondeurs plus importantes.

La question de l'énergie est au cœur de toute société. On ne soulignera jamais assez la pertinence du fameux slogan : "l'énergie est notre avenir, économisons la". L'énergie la plus propre et la moins chère est avant tout celle qu'on ne consomme pas. Mais cela ne peut suffire. Les habitants ont besoin d'énergie pour se déplacer, se chauffer, s'éclairer et pour leur travail.

Une énergie abordable est indispensable à une économie performante et compétitive nécessaire pour créer les 3 millions d'emplois qui manquent en France.

L'énergie abordable est déjà et sera de plus en plus une question sociale. Les ménages le plus modestes ont souvent une voiture et un logement, mais arrivent de moins en moins à payer les factures d'énergie. La précarité sociale est déjà et sera de plus en plus une précarité énergétique.

Mais surtout, nous avons l'obligation morale vis à vis des générations futures d'avoir des énergies plus durables que le nucléaire et les énergies fossiles.

Très peu de territoires dans le monde ont la chance de pouvoir bénéficier d'une énergie géothermique. Parmi ces rares territoires, beaucoup sont situés dans des pays chaud qui n'ont pas besoin d'énergie de chauffage. Nous bénéficions de cette double opportunité d'avoir un potentiel géothermique et d'avoir des températures hivernales qui nécessitent de chauffer.

Une enquête publique est en cours dans tout le Genevois. Le dossier est consultable en ligne depuis le mois de septembre. Il est à disposition de tous les citoyens dans les mairies concernées. Il ne s'agit pour l'instant que d'un permis de recherche. Si les recherches sont autorisées et confirmaient le potentiel, il devrait y avoir une étude d'impact soumis à une nouvelle enquête publique pour ouvrir la possibilité d'engager une exploitation qui serait soumise à la législation et aux contrôles en vigueur.

J'entends les critiques sur l'absence de communication et d'information. Il me semble pourtant que, pour une fois, coté transparence, le Genevois français peu se satisfaire d'avoir fait mieux qu'en pays de démocratie directe : les dossiers sont publics, en ligne, consultables dans les mairies et l'enquête publique ouverte aux commentaires de tous les habitants - les Genevois eux, n'ont à ce stade pas eu leur mot à dire. Les journalistes ont déjà commencer à informer. Le travail doit se poursuivre. L'entreprise aurait pu plus informer, mais à ce stade il ne s'agit que d'un permis de recherche et pas d'un permis d'exploitation. Pour ma part, j'estime qu'il ne revient pas aux communes d'informer : ce n'est ni notre expertise, ni nos responsabilités et une information émanant des communes serait forcément partielle et partiale. Les citoyens, pour rester libre et responsables, doivent s'informer directement aux travers de leurs médias et via l'enquête publique. Je salue l'excellente initiative de l'une des deux minorités municipales qui organise ce soir une réunion publique d'information à 20h30 à la Salle du Savoie dans les locaux mis à disposition par la commune et avec la participation du Président de la Communauté de Communes, Pierre-Jean Crastes.

Quels sont les avantages pour les habitants de la géothermie :

1) la possibilité pour plusieurs milliers d'habitants de bénéficier d'une énergie de chauffage moins chère, car l'exploitant aurait l'obligation physique de la vendre dans un rayon très proche, ce qui lui imposerait de la vendre moins chère.

2) la possibilité de bénéficier d'une source de production d'énergie locale ce qui réduit notre dépendance aux réseaux de haute tension. Rappelons que la moitié des coûts de l'électricité sont des coûts de transport et de distribution.

3) la satisfaction de contribuer de manière majeure à la réduction des déchets nucléaires et des émissions de CO2. La géothermie dans notre canton, contribuerait beaucoup plus à l'amélioration du climat que si nous changions tous toutes nos habitudes quotidiennes.

Alors bien sûr il faut rester vigilant sur les risques. Il faut les identifier et les maitriser. Il faut veiller à s'assurer que les retombées locales sont à la mesure de l'engagement des habitants. Si les recherches s'avéraient concluantes il faudrait consulter de près les dossiers d'enquête publique en cas de demande d'un permis d'exploitation.

A ce stade, s'agissant d'un permis de recherche, la question qui nous est posée à ce stade, en tant que citoyens, est de savoir si nous souhaitons en savoir plus sur ce potentiel de production d'une énergie locale, moins chère et durable.

A titre personnel, je souhaite en savoir plus, c'est la raison pour laquelle je suis favorable à ce que ces recherches soient entreprises !

 

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dimanche, 12 octobre 2014

Orienter les fonds publics sur les projets prioritaires

J'appartiens à une génération de citoyens qui consacrera l'intégralité de sa vie active à rembourser les dettes publiques accumulées depuis 40 ans. J'appartiens à une génération d'élus qui devra supprimer les services publics les moins nécessaires plutôt que de proposer de nouveaux services aux habitants afin de restaurer la compétitivité de la France et permettre à notre pays de retrouver son autonomie financière.

Cela nous impose de faire preuve d'un esprit de responsabilité. Cela nous impose d'orienter les moyens publics sur les projets qui sont strictement prioritaires. Nous n'avons plus les moyens de financer tous les projets utiles, mais seulement ceux qui le sont le plus. Ces choix là sont plus difficiles à faire. Ils nécessitent plus de concertation et de débats, tant pour s'assurer de leur pertinence que de leur légitimité.

C'est la raison pour laquelle depuis 3 ans, j'organise une large consultation des élus du canton sur l'affectation des fonds frontaliers cantonalisés. Pour ma part, j'estime que ces crédits doivent être orientés en priorité sur les préoccupations principales des habitants que sont la mobilité, le logement, l'aménagement et la création d'emplois. A en juger par les avis des élus du canton, ce point de vue est largement partagé dans les 17 communes. C'est pourtant un point de vue original dans le département puisque notre canton est le seul à consacrer depuis plusieurs années plus de la moitié des crédits cantonalisés sur des projets portés par l'intercommunalité.

Je pense que nous devons maintenant aller à l'étape suivante et consacrer la totalité des crédits aux projets intercommunaux en matière de transports, de logements, d'aménagement et d'emplois.

Mais je refuse de décider seul. Je reste convaincu que l'intelligence collective est toujours plus pertinente que l'intelligence individuelle. C'est la raison pour laquelle cette année encore j'organise une consultation des élus du canton sur les projets prioritaires. Déjà 54 élus du canton ont répondu. Les autres ont jusqu'à ce mercredi pour faire part de leur point de vue.

Voilà, l'enjeu : Notre canton a une dotation d'un peu moins de 1,5 millions d'euros de fonds frontaliers. 20 demandes de subventions ont été déposées pour un montant de plus de 5 millions. Il faut donc faire des choix drastiques. Pour vous, dans la liste suivante, quels sont les 5 projets qui vous semblent prioritaires pour notre canton ?

 

Commune Projet  Montant 
Dingy Extension de la mairie            640 000  
Chevrier Extension de l'école - 2ème tranche            600 000  
Collonges Construction de vestiaires  de foot            949 637  
Viry Nouveau groupe scolaire Viry        7 199 226  
Neydens Agrandissement groupe scolaire        2 179 976  
Neydens Extension du restaurant scolaire            628 810  
CCG Gymnase du Salève (suite et fin)        2 841 000  
CCG Réfection  sols  gymnase  St Ju. et Vuache            107 000  
CCG Logements aidés (PLH)            215 000  
CCG Village d'entreprise du Grand Châble        1 451 516  
CCG Aménagement ZAC de Cervonnex            500 000  
CCG Réseau  Très Haut Débit            522 000  
CCG Tramway de St Julien        1 791 324  
CCG Point mobilité à Bmont, Jzier et Prsilly               60 000  
CCG Pôle d'Echange Multimodal            275 752  
CCG Aménagement P+R Gare de St Julien            168 000  
CCG Diffuseur de Viry               39 000  
CCG Entrées de Ville de St Julien            104 000  
SIVU Enfance Micro Crèche de Savigny            119 100  
SIVU Enfance Micro Crèche de Présilly            266 976  

mercredi, 08 octobre 2014

3km/h entre Saint-Julien et Perly

Depuis la rentrée, des embouteillages monstres encombrent Saint-Julien tous les matins aux heures de pointes. Il faut 25 minutes pour parcourir les 2km qui séparent le centre de Saint-Julien à la sortie de Perly.

Ces embouteillages monstres ont pour effet de doubler le temps de parcours domicile-travail des actifs qui vont chaque matin contribuer à l'économie genevoise. Des trajets qui de nuit prennent 15 minutes, qui habituellement prenait 35 minutes aux heures de pointe, prennent désormais fréquemment 1h10 ou 1h15 ! Bloqués dans les cars scolaires, des centaines d'élèves arrivent fréquemment 20 à 25 minutes en retard en cours. La ligne D accumule les retard extrêmement coûteux pour les finances cantonales. La file de voiture remonte tout Saint-Julien et bouche jusqu'aux entrées de la commune bloquant l'accès aux actifs de Saint-Julien. Le trafic se reporte sur les axes secondaires.

A la sortie de Perly, les voies publiques sont au contraire désertes.

Cet embouteillage monstre est du aux travaux en cours sur la route de Certoux. Ces travaux ont réduit de moitié les voiries disponibles qui relient les actifs genevois résidant dans le secteur de Saint-Julien à leur lieu de travail.

Les services du canton travaillent à améliorer la situation. Nous leur avons fait hier la proposition de mettre en place un alternat qui permette un flux Saint-Julien => Genève aux heures de du matin sur la route de Certoux. Nous espérons que cette solution sera mise en œuvre le plus rapidement possible dans l'intérêt des usagers (mais aussi de l'économie genevoise et des finances cantonales).

Plus fondamentalement, cela illustre que la mobilité dans notre agglomération a atteint le point de rupture : les moindre travaux rende la situation inextricable, et nous devrons faire de nombreux travaux dans les années à venir. Le moindre accident aux heures de pointe bloque 200 000 personnes ! Les mardis et jeudis sont encore plus catastrophiques !

Comment en sommes nous arrivés là : par une déficience de l'aménagement de notre agglomération. En attirant 15 000 personnes par an à coup de privilèges fiscaux dans l'agglomération mais en ne construisant que 1500 logements par an à proximité des lieux d'emploi dans le canton, nous avons collectivement obligé des dizaines de milliers de personnes à s'installer loin de leur lieu de travail et à les obliger à se déplacer en voiture alors que la voirie publique ne peut accueillir autant de véhicules supplémentaires.

Il faudra d'abord corriger ce problème à la base. Si Genève veut poursuivre sa croissance économique, elle devra soit accélérer son urbanisation soit renoncer à sa mobilité et donc à son économie. Seul l'aménagement pertinent de notre agglomération pourra permettre d'éviter que la situation ne s'aggrave.

Pour corriger les errements du passé, il faudra qu'en moyenne, nous consommions moins d'espaces publics de voirie dans nos déplacements aux heures de pointe. Un déplacement en voiture consomme environ 10m2 d'espace de voirie. Un déplacement en covoiturage en consomme deux fois moins. Un déplacement en bus ou à pied ou à vélo consomme à peine 1m2 d'espace public. Pour que chacun puisse se déplacer, y compris ceux d'entre nous qui sont obligés de prendre la voiture, il faudra qu'une proportion plus importante d'entre nous utilise les transports en commun, le covoiturage, le vélo et la mobilité douce pour se déplacer.

Nous développons de manière considérable les transports en commun. Il y a 8 ans, il n'y avait que trois lignes de bus dans le canton de Saint Julien : la 11 entre Annemasse et Saint-Julien, la 72 et une ligne D avec peu de fréquences. Depuis 8 ans ces lignes ont doublé leur fréquence. Il y a depuis la M qui relie Collonges,Saint-Julien et Beaumont et la 13 qui relie Saint-Julien à Frangy. Nous avons désormais un réseau de transport en commun. Les dépenses publiques sur les transports en commun ont été multipliées par 8 en 8 ans. Nous n'aurons pas les moyens de faire plus. Sur les transports franco-français, désormais seule l'augmentation de la fréquentation pourra permettre d'augmenter les cadences. A charge pour chacun d'entre nous de promouvoir dans nos entourages respectifs l'usage des transports publics. Pour développer les transports en commun transfrontaliers, il faudra que les collectivités françaises (25%) et le canton de Genève (75%) consacrent une infime partie de l'imposition à la source des frontaliers pour le développement de la mobilité transfrontalière.

Le covoiturage est aussi une solution. Il suffit qu'un automobiliste sur 10 covoiture pour que nous retrouvions tous une bien meilleure mobilité. Déjà 5% des actifs de la Communauté de Communes du Genevois sont inscrits sur la plateforme de covoiturage. Des progrès encourageant que nous suivons de près.

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dimanche, 05 octobre 2014

Déjà 231 covoitureurs supplémentaires en un mois !

Il y avait à la fin du mois d'août un peu moins de 500 covoitureurs des 17 communes du canton inscrits sur la plateforme du Conseil Général de Haute-Savoie. Un mois plus tard, à l'instant ou j'écris, nous sommes 731 !

231 covoitureurs supplémentaires, cela peut représenter 231 voitures en moins sur les routes... soit plus d'un kilomètre de bouchon en moins chaque matin ! En réalité, le nombre de covoitureurs supplémentaires sera supérieur : certains se sont organisés directement sur leur lieu de travail et d'autres se sont inscrits sur d'autres sites de covoiturage. Si vous ne l'avez pas encore fait, inscrivez vous sur le site de covoiturage en cliquant ici.

Notre objectif est de parvenir à 1000 covoitureurs inscrits d'ici un an. Avec cette augmentation importante, nous assurons aux futurs covoitureurs qui s'inscriront dans les prochaines semaines de trouver plus facilement un autre covoitureur qui fait le même parcours. Le covoiturage peut désormais prendre son envol dans nos 17 communes.

Rapporté à la population, notre canton compte deux fois plus de covoitureurs que le reste du département. Nous sommes aujourd'hui pionniers, mais sur le point d'être suivis par d'autres territoires.

Pour rappel, pour un collaborateur des HUG résidant à St Julien, le covoiturage peut permettre d'économiser chaque année la moitié des 600 euros d'essence, des 600 euros de stationnement et des 600 euros d'entretien, assurance et amortissement du véhicule. Une économie globale de 900 euros qui est loin d'être négligeable.

Cette initiative en faveur du covoiturage est tombée à point alors que les travaux de Perly bloque la circulation transfrontalière de manière insupportable depuis la rentrée scolaire. Les remontées de file traversent tout Saint Julien et bloque les cars scolaires qui arrivent fréquement avec 10 à 20 minutes de retard. Nous avons demandé au canton de Genève de mettre en place un feu à alternat à Perly. D'autant que les travaux vont durer 15 mois !?!


Co-voiturage Conseil general de la Haute-Savoie par Departement-Haute-Savoie

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mardi, 30 septembre 2014

Pour en finir avec les occupations illégales des gens du voyage

Depuis le mois de mai, un groupe bien identifié de gens du voyage occupe de manière illicite des terrains agricoles, des terrains publics et des terrains dédiés à l'activité économique. Un groupe bien connu : ce sont des membres de ce groupe qui ont agressé le maire de St Cergues l'an dernier, qui ont agressé une policière d'Annemasse également. A chaque occupation illicite les dégâts s'élèvent à une dizaine de milliers d'euros : les agriculteurs estiment les pertes directes et indirectes d'une occupation à plus de 3000 euros à l'hectare. Les frais de prévention passive des sites s'élèvent à 35 000 euros pour la communauté de communes du Genevois l'an dernier, beaucoup plus si on y ajoute les investissements des communes. Les frais de remise en état s'élèvent à plusieurs milliers d'euros. Depuis 6 mois, ils ont changé de terrain environ une fois par semaine : ce sont donc plusieurs centaines de milliers d'euros de pertes de fonds publics et de dégradations privées.

La plupart des groupes respectent la loi : ils réservent leurs emplacements conformément à la loi et respectent leur environnement. Comme dans tout groupe social, il y a des délinquants : c'est le cas du groupe qui sévit actuellement sur le canton de Saint-Julien.

Il y a trois manières de répondre à ce défi à l'ordre public :

1) la procédure administrative d'expulsion : elle peut être mobilisée lorsqu'il y a un trouble à l'ordre public. Nous avons demandé l'expulsion lorsqu'il y a eu une occupation illicite au gymnase du Léman fin mai : à proximité directe du lieu de stockage des bulletins de vote des européennes avant leur acheminement dans les communes de l'arrondissement. A peu de choses près les élections européennes n'auraient pas pu se tenir dans l'arrondissement de Saint-Julien ! Nous avons demandé l'expulsion lorsque le groupe s'est installé à proximité directe du centre de loisir de Cervonnex car il y avait un trouble manifeste à l'ordre public en raison du passage des enfants. Mais ces expulsions coûtent cher aux finances publiques : plus de 30 000 euros lorsque les forces de l'ordre doivent intervenir ce qui arrive dans la moitié des cas. Elles ne sont pas une solution durable, puisqu'elles reportent le problème sur la commune d'à coté. Le groupe était installé à Valleiry et Chênex, puis il s'est déplacé à Cervonnex, puis Archamps et retour à Saint Julien à coté du Macumba ! Pour éviter ces saccages multiples, je n'avais en revanche pas demandé d'expulsion lorsqu'ils s'étaient installés Sous Lathoy : autant suivre la procédure pénale plutôt que de les pousser à saccager un autre terrain. La pluie les avaient finalement chassés.

Avec les agriculteurs de la commune et les services techniques, nous avions procédé au nettoyage du champ. Une expérience que je recommande vivement au Procureur de la République et aux juges qui devront juger de ces affaires. Elle a été pour moi mémorable : nous avions ramassé des centaines de sacs en plastique remplis de merde (un vocabulaire beaucoup moins cru que la réalité !) et lancé dans les buissons environnants. Jetés dans les buissons le long du cours de l'Arande, des déchets en tout genre qui révèlent une grande créativité . Il faut plusieurs jours pour s'en remettre et reprendre le rythme de ses repas !

2) La procédure pénale : La procédure pénale doit sanctionner par une amende, une peine de prison ou une saisie du véhicule toute infraction à la législation. Et il y en a de multiples en l'occurrence : occupation illicite en réunion, dégradations matérielles privées et publiques, menaces, atteinte à la pudeur, je passe sous silence les infractions à la législation environnementale. Pour une occupation illicite en réunion, l'article 322-4-1 du code pénal prévoit 6 mois d'emprisonnement, 3750 euros d'amende et la saisie du véhicule. Voilà plus d'un an qu'il n'y a eu aucune procédure pénale. Le parquet estimait jusqu'à présent qu'il y a des infractions plus graves sur lequel il doit concentrer ses ressources : atteintes aux biens et aux personnes, violences familiales. Certes, il y a des délits plus graves, mais il n'y a aucune atteinte à l'ordre public qui soit plus visible à l'ensemble de la société. Chaque occupation illégale est un affront à l'ordre public et à l'autorité de l'état. Chaque occupation illicite est une perte d'argent et de temps phénoménale : il faut y mettre un terme une bonne fois pour toute par des sanctions.

Nous sommes plusieurs Maires à avoir saisi le procureur au titre de l'article 40 du code de procédure pénale qui nous oblige, en tant qu'officiers publics à informer le procureur de toute infraction à la législation dont nous aurions connaissance. Un article qui a d'autant plus de portée qu'il est peu utilisé.

Seule l'application pleine et entière de l'article 322-4-1 du code pénal, jusqu'à la saisie des véhicules, permettra d'en finir une bonne fois pour toute avec les occupations illicites. C'est la demande que nous formulons auprès de la justice. Ce n'est que justice vis-à-vis de collectivités qui elles appliquent la loi et aménagent des aires d'accueil ! Ce n'est que justice vis-à-vis des groupes de gens du voyage qui eux respectent les lois !

3) La procédure fiscale : Le contrôle fiscal n'est pas réservé aux seuls habitants sédentaires. Il nous semble souhaitable que les services fiscaux prennent quelques renseignements sur l'origine des revenus qui ont permis d'acquérir ces véhicules et sur les impôts qui ont été acquittés en rapport à ces revenus.

Par ailleurs, j'en appelle aussi à la responsabilité individuelle de chacun à ne pas employer des personnes qui occupent de manière illicite des terrains.

Encore une fois, gardons nous de tout amalgame. La plupart des groupes respectent les lois. Je suis tout aussi scandalisé par les hués et les insultes adressées par des automobilistes aux groupes qui occupent légalement l'aire d'accueil de Viry.

Mais il faut être beaucoup plus ferme contre ce groupe de délinquants qui depuis 6 mois multiplient les ravages dans le Genevois et défient l'autorité de l'Etat ! Nous attendons de la justice qu'elle applique désormais la loi ! Pour marquer à quel point ces délits répétés nous exaspèrent, nous serons plusieurs élus à nous rendre au Tribunal de Thonon jeudi 9 octobre à 8h30 pour marquer notre soutien à un exploitant qui a fait l'objet de menaces par les personnes qui occupaient son terrain.

 

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mercredi, 24 septembre 2014

Votre point de vue sur la mobilité dans le Genevois franco-suisse

Le canton de Genève organise une grande consultation sur la mobilité dans le Genevois franco-suisse. En enquête qui tombe à pic après les graves problèmes de circulation rencontré ces deux derniers mardis.

A ce jour, seulement 14% des personnes qui ont répondu résident en dehors des frontières cantonales… alors que près de la moitié des actifs résident en France et dans le canton de Vaud.

Je vous engage vivement à répondre à cette enquête rapidement et à recommander à vos proches d’y répondre également.

Vous trouverez l’enquête en ligne à cette adresse :

 

http://ge.ch/mobilite/sondage/francais

 

 

 

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mardi, 23 septembre 2014

Dimanche, je voterai pour les centristes Loïc Hervé et Christine Burki

Dimanche 28 septembre auront lieu en Haute-Savoie les élections sénatoriales. Un peu plus de 1900 grands électeurs désigneront 3 sénateurs au scrutin proportionnel. J'ai lu les documents électoraux de chacun, je connais la plupart des candidats, j'ai eu l'occasion d'écouter pendant une heure chacun les 5 principaux candidats.

Je voterai pour les centristes Loïc Hervé et Christine Burki.

Bien sûr parce que nous partageons des valeurs communes sur la place de l'être humain dans la société, sur l'équilibre à retrouver et maintenir entre l'action sociale et le développement économique. Nous partageons la conviction qu'un pays doit s'organiser à l'échelle de ses territoires. Nous partageons la conviction que la construction Européenne est source d'efficacité pour défendre nos valeurs. Ce n'est pas un hasard si cette liste a choisi pour nom "la force des convictions" !

Et pourtant, ma décision va bien au delà de ces convictions communes. L'élection sénatoriale consiste à élire des parlementaires qui vont contribuer à décider des politiques publiques. La France a devant elle des enjeux majeurs pour préserver son futur : rétablir les équilibres budgétaires pour mettre un terme à une fuite en avant de 40 ans, rétablir les équilibres sociaux pour que notre protection sociale soit durable, rétablir la balance commerciale pour importer des emplois ! La plupart des autres candidats ont malheureusement fait une campagne de lobbyiste des élus locaux, plaçant le statut de l'élu et l'avenir des communes avant l'enjeu de l'avenir du pays ! Pour mettre un terme aux corporatismes en tout genre qui minent la France (pilotes d'Air France, marins de la SNCM, enseignants, cheminots..) les élus locaux seraient sages d'être exemplaires et de rappeler par l'exemple que personne ne tire son épingle d'un pays en faillite. C'est parce que la sauvegarde du pays me semble prioritaire que je voterai pour Loïc Hervé et Christine Burki.

Je voterai pour Loïc Hervé et Christine Burki parce que je pense qu'il est souhaitable que la représentation sénatoriale de la Haute-Savoie puisse être diverse : qu'elle compte une femme, et une élue du Genevois de surcroit ! Non pas pour défendre des intérêts ou représenter, mais simplement pour que forte de son expérience personnelle, elle puisse contribuer à élaborer des lois plus pertinentes pour les habitants.

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vendredi, 12 septembre 2014

La caisse unique suisse.. et la sécu française

Fin septembre, les citoyens suisses se prononceront sur une initiative visant à créer une caisse unique d'assurance maladie en lieu et place des multiples sociétés d'assurances qui se partagent le marché de l'assurance obligatoire.

A titre personnel, mon avis penche du côté de la caisse unique, mais sans y voir une solution miracle contre la hausse continue des coûts de la santé qui sont surtout liés au vieillissement plutôt qu'au mode de gestion.

Certains électeurs binationaux s'interrogent sur le risque de tomber dans les dérives de la sécurité sociale française dont les déficits chroniques montrent que ce n'est plus un système social mais une simple fuite en avant sur le dos des générations futures. Il faut aux Français une sacré dose d'immoralité et d'irresponsabilité pour demander aux générations suivantes de payer même le paracétamol des baby-boomers !

La caisse unique suisse conservera les avantages majeurs du système de santé suisse comparé au système de santé français.

D'abord la responsabilisation. Dans le système suisse, chaque patient est responsabilisé au travers des franchises. Franchises annuelles de 300 à 2500 francs et franchises proportionnelles (10% des frais de santé jusqu'à 10 000 francs). En France, les patients ne voient pratiquement plus rien du coût de leur santé. Les malades graves sont pris en charge à 100% quelques soit le montant. Pour le reste, pas de franchise. Seulement des reste à charge qui pour 60% des habitants sont pris en charge par des mutuelles. Le plus souvent, il n'y a aucune transaction financière car tout passe par voie électronique. Le système français, conçu avec l'intention louable de permettre aux plus démunis de se soigner, a pour effet de cacher les coûts aux patients. Ce qui n'a pas de coût n'a pas de valeur. C'est à une déresponsabilisation générale à laquelle on assiste. Pourtant ces coûts se traduisent en hausse de charges et en déficit qui tôt ou tard pénaliserons un peu plus la compétitivité du pays, l'emploi et donc le système social.

La votation sur la caisse unique ne modifie rien sur les franchises.

Le coût est visible et douloureux pour chaque citoyen suisse. En France, le coût exorbitant de l'assurance maladie est caché au milieu des dizaines de lignes d'une fiche de paie. En plus, comme il est à la charge de l'employeur, les rares personnes qui le lisent méconnaissent le fait que cela impacte le coût de son travail et son pouvoir d'achat. Dans les faits, on parle de 13,5% de la rémunération brut. Un chiffre exorbitant.... mais qui passe comme une lettre à la poste comme si personne ne le payait. En Suisse, chacun mesure le coût de la santé. Chacun y veille.

Enfin, le système suisse interdit les déficits. Ils se traduisent immédiatement par des hausses des primes... alors qu'en France les dérives des coûts de la santé sont remis sur le dos des générations futures !?!

Alors caisse unique ? ou concurrence entre assureurs privés ? D'un côté on économise la rémunération des actionnaires, les frais de commercialisation, la multiplication des systèmes de gestion, le lobbying et la chasse aux bons risques qui n'apporte aucune valeur ajoutée. De l'autre on bénéficie de l'effet bénéfique de la concurrence sur l'efficacité de la gestion. Personnellement, je penche plutôt du côté de la caisse unique.

Cependant, caisse unique ou pas. Le fond du problème des coûts de l'assurance maladie dans les pays développés c'est surtout le vieillissement de la population (et notre rapport à la mort et à la surenchère médicale). Au risque de sembler provocateur, l'immigration de masse semble être la seule solution durable pour limiter partiellement le vieillissement de la population et contenir les coûts de l'assurance maladie !

 

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jeudi, 11 septembre 2014

Engagez-vous dans les comités de quartier et de hameau

La ville de Saint-Julien-en-Genevois met en place des comités de quartier et de hameau.

La commune est répartie en quatre comités de quartier et trois comités de hameau. Ces comités seront composés de neuf personnes :

  1. 3 personnes tirées au sort parmi les volontaires
  2. 3 personnes volontaires parmi des citoyens tirés au sort sur les listes électorales
  3. 3 ou 4 conseillers municipaux de la majorité et des minorités

Pour que le comité soit le plus représentatif des générations et des genres, le tirage au sort sera fait parmi les habitants des classes d'âges et des sexes sous représentés parmi les volontaires... et sous la surveillance d'un agent assermenté.

Ces comités de quartier et de hameau auront pour responsabilité de recenser les besoins des habitants et d'établir des priorités du quartier et du hameau. Cela sera une instance de concertation, de dialogue et de responsabilité.

Ces comités de quartier auront aussi pour rôle de contribuer à la convivialité du quartier en organisant des rencontres festives entre les habitants.

Inscrivez-vous en ligne sur le site de la mairie :

http://www.st-julien-en-genevois.fr/inscription-comites-q...

 

Retrouvez la charte de comité de quartier en cliquant ici !

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mercredi, 10 septembre 2014

Grand Genève ou Petit Genève : une capitale régionale face à ses responsabilités

Il y a une dizaine d'année, Berne a fait le diagnostic que la paralysie généralisée de la mobilité dans les agglomérations suisses était une épée de Damoclès sur l'économie suisse. Elle lance des projets d'agglomération pour apporter des financements fédéraux aux infrastructures de mobilité.

Pour y prétendre, Genève doit travailler à l'échelle de l'agglomération réelle, c'est à dire avec ses partenaires vaudois et français. Coté Français les élus acceptent d'y participer à condition que Genève construise sa part des logements de l'agglomération.

Le travail commence. Le projet d'Agglomération Franco Valdo Genevois reçoit un prix d'urbanisme européen. Berne subventionne le projet d'agglomération au taux maximal de 40%. C'est ainsi que le tram de Bernex obtient des subventions fédérales.

Pourtant les années passent et les logements n'arrivent toujours pas. Genève ne tient pas ses engagements. Ultime insulte aux partenaires français, l'année même de l'inauguration du tram de Bernex financé à hauteur de 40% grâce au projet d'agglomération, le canton ne construit que 1018 logements : un record depuis la seconde guerre mondiale !?!

Berne lance un second projet d'agglomération. Sans illusion sur la capacité de Genève à tenir ses engagements sur la construction de logements, les partenaires français posent comme condition à leur participation que Genève assume sa part des charges publiques générées par les habitants chassés du canton par la pénurie de logements. Il est décidé de mettre en place une contribution genevoise limitée dans le temps, dont l'affectation est codécidée, d'un montant anecdotique de 24 millions à comparer aux 1037 millions de recettes fiscales perçues par Genève sur l'économie transfrontalière ! En contrepartie, les partenaires français s'engagent à mobiliser la quasi totalité de leur capacité de financement aux projets liés à l'agglomération.

Chaque projet doit être validé par le Grand Conseil. Le premier projet, sur les P+R passe mais échoue en votation. Depuis, silence radio de la part des autorités genevoises. Pourtant une simple rétrocession des recettes fiscales des fraudeurs genevois installés en France comblerait largement ce manque de financement ! Pour Genève l'effet levier est colossal, en reversant 24 de ses 1037 millions de recettes fiscales transfrontalières, Genève s'assure de mobiliser près d'un milliard sur les projets d'intérêt commun.

Dans quelques semaines, Berne va demander aux collectivités françaises de confirmer leur engagement sur la réalisation des projets de mobilité prévues par le projet d'agglomération. Coté français, nous attendons l'engagement des autorités cantonales sur leur contribution au financement de ces projets. Sans cofinancement Genevois, le financement n'est plus bouclé. Nous ne pouvons plus nous engager. Berne est abasourdi par ce rebondissement sur un projet d'agglomération qui semblait pourtant bien ficelé !

Genève est maintenant à la croisée des chemins :

- d'un coté le Grand Genève qui permettra au canton de poursuivre son développement économique en réglant ses problèmes de mobilité : trams, gares, couloirs de bus, P+R... Cela impliquera pour les collectivités françaises de mobiliser la quasi totalité de leurs moyens à l'aménagement de l'agglomération. Pour Genève, cela implique de partager la création de valeur générée par cette agglomération et d'assumer ses responsabilités de ville centre.

- de l'autre le Petit Genève. Sans coopération transfrontalière, il ne peut pas y avoir de solution à nos problèmes de mobilité. La paralysie généralisée des transports se transformera en décroissance : on ne travaille pas et on ne commerce pas dans une agglomération où l'on ne circule pas !

Coté Français, les collectivités sont prêtes. Pour préserver les cofinancements fédéraux, Genève n'a plus que quelques semaines pour répondre.

Sans projet d'agglomération, les collectivités françaises réorienterons leur capacité de financement sur les projets strictement communaux et attendront le jour où le canton, ses autorités et son peuple souverain souhaitera travailler ensemble à l'amélioration de notre qualité de vie commune... et tenir les engagements pris !

(J'interviendrai sur ce sujet à l'occasion d'une conférence à l'Institut National Genevois, mercredi 17 septembre à 18h30, au 1 promenade du pin)

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mercredi, 03 septembre 2014

Le frontalier, le beurre du frontalier et les insultes à la crémière

(Tribune libre parue dans la Tribune de Genève du mercredi 3 septembre 2014)

Le frontalier est un contribuable en or : il rapporte plus de 600 millions de francs d'impôts à la source pour le canton après rétrocession. A cela il faut ajouter 437 millions de francs d'impôts sur les entreprises puisque les frontaliers contribuent pour le tiers de la valeur ajoutée. Au total, chaque frontalier rapporte donc environ 15’000 francs par an à Genève. Une somme supérieure aux 11’000 francs de recettes cantonales par Genevois.

Non seulement le frontalier rapporte plus que le Genevois, mais par ailleurs, il coute moins cher au canton. Le Genevois coûte en moyenne 10’600 francs par an en formation, santé et aide sociale alors que celles des frontaliers et de leurs familles sont financées par la France au bénéfice de l’économie cantonale. Lorsqu’on ajoute les autres frais publics, chaque Genevois coute 18’000 francs par an au budget cantonal contre seulement environ 5'500 francs pour les frontaliers.

En résumé, le canton fait un déficit de -6300 francs par an et par Genevois résidant alors qu'il réalise un bénéfice de +9300 francs par an sur chaque frontalier. Les finances cantonales nous dit-on sont au bord du précipice. Elles y seraient au fond sans les milliards de contribution annuelle des frontaliers depuis plusieurs décennies.

Certes, à travail égal, les frontaliers ont un pouvoir d'achat bien supérieur à celui de leurs collègues et le double de celui de leur voisin. Cela crée des tensions. Bien sûr les revendications indécentes de quelques-uns sur l’assurance maladie ont choqué leurs collègues et leurs voisins. Oui, certains frontaliers manquent de discrétion et de prudence dans l’utilisation de leur pouvoir d'achat hors norme.

Pourtant, insulter les frontaliers de « mendiants » ne résoud pas la pénurie de logements. Siffler les frontaliers à un concert est sans effet sur les déficits cantonaux. Chaque pression sur une entreprise qui recoure à Pôle Emploi lorsqu’elle n’a pas trouvé de Genevois, est un auto-goal à l’économie. Discriminer les frontaliers dans le grand état est sans effet sur la réalisation d’infrastructures de mobilité nécessaires à une agglomération de 800’000 habitants.

En bloquant les infrastructures transfrontalières, en s’opposant à l’utilisation de l’impôt des frontaliers pour le financement de la mobilité transfrontalière, en insultant le tiers des actifs et en prônant la discrimination, le MCG a déjà bien scié la branche de l’économie transfrontalière qui fait la prospérité de notre région. Les décideurs vont-ils rester tétanisés par les succès électoraux du MCG jusqu’à ce que la branche tombe sur les Genevois ? Il serait préférable qu’ils expliquent les faits pour que le souverain genevois puisse décider de ses intérêts en connaissance de cause.

 

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dimanche, 31 août 2014

Sénatoriales : Elire des parlementaires plutôt que des syndicalistes d'élus locaux

En Haute-Savoie comme dans la moitié des départements de France, les grands électeurs éliront leurs sénateurs le dimanche 28 septembre prochain. Une élection déterminante pour une France qui a besoin de se reprendre rapidement.

Le Sénat est l'une des deux chambres législatives qui élaborent les lois : âge de la retraite, droit social, budget de la France, droit fiscal. Les sénateurs seront responsables de l'avenir du pays. Les principales questions qui se poseront à eux dans les prochaines années sera de rétablir les conditions qui vont permettre de supprimer le déficit commercial et le déficit budgétaire de la France. Comment créer des emplois ? Ils devront s'assurer que notre système de protection sociale ne soit plus une simple fuite en avant sur le dos des générations futures mais bien un système durable et donc financièrement équilibré.

Que proposent les candidats sur l'amélioration de l'efficacité de notre système de protection sociale ? Pour assurer la retraite des Français, les futurs sénateurs devront inévitablement se prononcer sur le report de l'âge de la retraite, la réduction des retraites ou l'augmentation des cotisations ? Quelles priorités établissent-ils ? Comment responsabiliser les assurés et les professionnels sur la maitrise des dépenses maladies ? L'assurance maladie doit elle assurer l'ordinaire ou l'exceptionnel ?

Sur les déficits publics, les futurs sénateurs devront inévitablement se prononcer sur des réductions de la dépense publique : quels services publics doivent être réduits selon eux ? Comment gagner de l'efficacité de la dépense publique ? Comment l'Europe peut nous y aider notamment en matière de défense ou d'affaires étrangères ?

Nos entreprises devront devenir au moins aussi compétitives que les entreprises des autres pays européens ? Comment les futurs sénateurs vont-ils créer un cadre législatif qui contribue à la compétitivité des entreprises ? Comment s'assurer que les employeurs qui le souhaitent puissent recruter facilement ? Comment orienter les formations vers les secteurs en tension ?

A ce jour, en tant que Grand Electeur, je n'ai pas encore reçu de propositions significatives sur ces questions. Les documents des candidats parlent au contraire beaucoup du statut de l'élu, de l'avenir des communes, des rythmes scolaires et de la réforme territoriale. Même la question de l'inflation réglementaire n'est abordée que sous l'angle des collectivités territoriales comme si elle ne se posait pas à l'ensemble du pays. Sont-ils candidats à une élection professionnelle des élus locaux ou sont ils candidats à devenir des parlementaires nationaux ?

Pour nous autres élus locaux, ces documents sont insultants : alors que la France sombre, que le chômage de masse frappe les Français, ces propositions renvoient l'image d'élus locaux qui ne seraient préoccupés que par leur nombril. Pourtant l'avenir des territoires est indissociable de l'avenir du pays : nos communes ne verraient pas leurs dotations baisser aussi fortement si les élus locaux avaient publiquement placé les parlementaires face à leur irresponsabilité au cours des 36 dernières années de déficit budgétaire.

J'espère qu'avant le 28 septembre, nous aurons des propositions plus significatives au service de la France plutôt que de ses seuls élus locaux. Dans le cas contraire, il serait grand temps de reléguer le sénat à la hauteur des propositions des candidats : à un rôle de représentation catégorielle des élus locaux plutôt que de parlement en charge de l'élaboration des lois et du contrôle du gouvernement.

 

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mercredi, 27 août 2014

Invitez dans votre voiture l'automobiliste qui vous bouche la route

Le covoiturage est en plein essor dans notre région. Petit à petit, de plus en plus d'habitants découvrent les vertus du covoiturage en particulier la réduction des frais de déplacement, d'entretien et de stationnement de -50% à -66% ! Chaque mois, les places de village se transforment de fait en parking de covoiturage. Le nombre d'utilisateurs de la plateforme de covoiturage du Conseil Général de Haute-Savoie augmente chaque mois. Il y a déjà 500 covoitureurs inscrits sur le territoire de la Communauté de Communes du Genevois.

Le covoiturage est financièrement très attractif pour les covoitureurs. Il est aussi très attractif pour les budgets publics puisqu'il coûte à peu près rien à la collectivité.

Le covoiturage est particulièrement adapté aux territoires où l'habitat est encore trop diffus pour permettre un développement des transports en commun budgétairement soutenable. C'est le cas de nombreuses communes du Genevois français.

Le covoiturage est aussi particulièrement adapté pour les personnes qui parcourent chaque jour de longues distances : la proportion de covoitureurs augmente fortement au delà de 30km de distance entre le domicile et le travail. C'est le cas de l'agglomération du Grand Genève où la pénurie de logement contraints chaque année des milliers d'habitants à aller se loger toujours plus loin de leur lieu de travail.

A ce jour, il y a encore peu de covoitureurs. On compte deux passager dans seulement 1 voiture sur 10 environ. Il suffirait que seulement 10% des automobilistes supplémentaires covoiturent pour que nous circulions tous, tous les jours, aussi facilement que les mercredi.

C'est la raison pour laquelle, la Communauté de Communes du Genevois lancera dès la semaine prochaine une grande campagne d'information et de sensibilisation sur le covoiturage : banderoles, dépliants d'information, affiches.

En vous inscrivant maintenant sur cette plateforme de covoiturage, vous invitez dans votre voiture l'automobiliste qui est chaque jour devant vous et qui vous bouche la route tous les matins. Emmenez le à votre destination commune et vous circulerez tous les deux beaucoup mieux, beaucoup moins cher !

 

PS : Le mardi 16 septembre de 7h00 à 9h00 nous conduirons une action de promotion du covoiturage auprès des pendulaires de la Communauté de Communes du Genevois. Si vous souhaitez participer à cette opération, contactez-moi.

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mardi, 26 août 2014

Les rêves de la Gauche française éclatent contre le mur du réel

Lorsque j'étais encore "jeunes UDF", à l'occasion d'une Université d'Eté nous arborions témérairement une fameuse citation de Jean Jaurès : "Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel."

La Gauche française s'est toujours distinguée en Europe par son manque de courage : l'incapacité à comprendre le réel. Etudiant j'ai côtoyé Arnaud Montebourg au sein de la Convention pour la 6ème République : un brillant avocat, un intellectuel des institutions mais qui n'a jamais eu l'opportunité d'expérimenter que la conquête de marchés ne se fait pas par de beaux discours. Depuis des années, la Gauche vend du rêve. Les dernières élections présidentielles ont dépassé tous les sommets. Les promesses étaient fondées sur des hypothèses de croissances irréalistes. La Gauche niait l'impérieuse nécessité pour la France de financer ses déficits et ses dettes monstrueuses : elle avait le culot certes mais aussi la naïveté, l'aveuglement et l'irresponsabilité d'insulter ceux qui la finance. La Gauche niait que notre système de protection sociale, par ses déficits successifs, n'est malheureusement plus un système mais une fuite en avant au détriment de la jeunesse de France. La Gauche continue de traiter les créateurs d'emplois comme des ennemis de la classe moyenne !?! La Gauche continue d'ériger des barrières réglementaires entre le marché du travail et les sans emplois : en voulant protéger les uns, elle exclue les autres.

Il faut ici immédiatement souligner que le programme de la droite était fondé sur les mêmes hypothèses de croissance absurdes. Que les augmentations d'impôts de ces derniers mois ne sont que la conséquence mécanique des déficits votés par la précédente majorité. Et que les réformes menées par la droite en particulier sur les retraites étaient si peu à la hauteur, que même la gauche a dû les reprendre !

Les programmes de la Gauche et de la Droite étaient fondées sur les mêmes hypothèses mensongères. On peut les condamner certes, pourtant ces mensonges étaient visibles de tous. Cela interpelle sur notre responsabilité collective. Quand cesserons-nous de nous laisser infantiliser ? Quand nous conduirons-nous comme des individus responsables capables d'entende la vérité aussi crue soit elle sur la situation du pays ?

La mondialisation est un fait technologique sur lequel nous ne reviendrons pas : nous ne "désinviterons" pas les avions, les bateaux et les nouvelles technologies de l'information. La Gauche de la Gauche et la Droite de la Droite n'ont pas su prendre ces nouvelles réalités en compte.

La Gauche explosera sans doute la première entre ceux qui veulent continuer de rêver et ceux qui veulent améliorer le monde et la vie des gens. La Droite n'est pas loin de la même conclusion entre ses nationalistes qui imaginent un monde où chaque pays pourrait revendiquer séparément une souveraineté bien illusoire et ceux qui savent que la souveraineté de demain pour être forte doit être partagée.

Ces recompositions seront nécessaires pour redresser le pays.

 

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lundi, 25 août 2014

Ebola : comme un seau d'eau glacé sur la tête du monde

On a rarement l'occasion d'observer un phénomène exponentiel... et heureusement parce que par nature, ils sont difficilement contrôlables ! Dans la "nature", il y a les avalanches et les explosions nucléaires qui sont des phénomènes exponentiels. Il y a aussi les épidémies. La grippe par exemple, comme la grippe espagnole qui en quelques mois en 1918, a fait entre 30 et 100 millions de morts (contre "seulement" 19 millions en quatre an pour la première guerre mondiale). Il y a en ce moment, deux phénomènes exponentiels dans le monde. Un que l'on observe facilement de Suisse ou de France : le défi du seau d'eau glacé sur la tête. Un défi de se mettre un seau d'eau glacé sur la tête et/ou de faire un don à une association contre la maladie de Charcot. En quelques semaines, ce défi s'est propagé à une vitesse fulgurante incitant des millions de personnes à faire un don à cette association. On a appelle cela un phénomène viral, car précisément c'est la vitesse à laquelle se propagent les épidémies, comme Ebola par exemple. Ebola, fait pour l'instant moins de bruit. Pourtant entre mardi et mercredi dernier, il y a eu +10% de personnes contaminées en plus. A ce rythme, Ebola est encore plus contagieux que le défi du seau d'eau glacé. Ebola est mortel. Pour l'instant, collectivement, l'humanité ne maitrise pas cette flambée épidémique. Il faudra une mobilisation de moyens humains et financiers colossale pour éviter que cette épidémie là ne se propage. Chaque jour qui passe et tant que l'épidémie progresse, il y a 10% de personnes contaminées supplémentaires et il faut donc 10% de moyens supplémentaires pour la maitriser. 10 euros ou 10 francs consacrés à la lutte contre Ebola aujourd'hui sont donc aussi efficaces que 1 euro ou 1 franc il y a 10 jours... et que 1000 euros ou 1000 francs dans 3 mois. Pour maitriser une épidémie, ce qui compte ce n'est pas seulement l'ampleur des moyens consacrés mais aussi la rapidité de la mobilisation de ces moyens. Tout cela me donne envie de vous défier de contribuer à la lutte de MSF contre Ebola : en France : https://soutenir.msf.fr/b/mon-don ou en Suisse : https://www.msf.ch/nous-soutenir/faire-un-don/

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mercredi, 20 août 2014

La reconquête du coeur de ville de Saint-Julien-en-Genevois

La Diligence décrit très bien ce qu'était Saint Julien : un arrêt pour les diligences entre Annecy et Genève. Mais depuis 40 ans le petit bourg du canton rural s'est transformé en ville d'une agglomération internationale. Cette ville a besoin d'un cœur de ville vivant pour ses habitants, ses usagers, ses commerces. Ce cœur de ville ne peut plus être une autoroute urbaine qui voit défiler 10 000 véhicules par jour sur sa place principale.

En mars dernier nous avons présenté notre projet municipal de doter Saint Julien d'un cœur de ville. Nous l'avons présenté à chaque réunion publique, nous l'avons présenté à l'oral, à l'écrit, sur papier et par voie électronique. Les habitants nous ont accordé majoritairement leur confiance. Nous nous sommes présenté pour le mettre en œuvre : Saint Julien est une ville à vivre ce n'est pas un raccourci.

La première étape de cette reconquête du cœur de ville c'est le changement de circulation dans la Grand Rue en service depuis hier. Ce changement de circulation facilite l'accès au cœur de ville pour les usagers et les habitants puisqu'il double les accès au cœur de ville. A l'opposé ce nouveau sens de circulation avec 3 stops successifs pour ceux qui transitent, incite ces derniers à utiliser la route départementale par la gare. Faciliter l'accès à la ville, dissuader le transit : c'est précisément notre objectif.

Bien sûr nous avons conscience qu'il faudra plusieurs semaines et plusieurs mois pour que les automobilistes qui ne font que du transit se reportent sur l'itinéraire par la gare. Il faudra plusieurs mois pour que les usagers et les habitants utilisent le nouvel accès par le bas de la Grand Rue. Il faudra plusieurs mois pour que les piétons, clients et habitants reprennent l'habitude de déambuler dans une Grand Rue et un cœur de ville devenue plus agréable.

D'ors et déjà, le bas de la Grand Rue est pacifié. La vitesse de circulation dans le haut de la Grand Rue s'est réduite. Et dans les prochains jours, les automobilistes vont se reporter petit à petit sur la voirie départementale et réduire le trafic sur la place de la libération. En aval, au rond point de l'Arande, ils pourront saluer amicalement ceux qui continueront de passer par la rue des contamines et qui les regarderont passer du stop.

Ce changement de sens de circulation s'inscrit dans la droite ligne du sens unique et des aménagements de la Grand Rue qui ont été introduits par la municipalité d'Henri Joubert dans les années 90. Depuis, le trafic au cœur de ville a doublé : il fallait depuis longtemps de nouvelles mesures pour pacifier à nouveau ce cœur de ville pour les gens.

Pour redonner un cœur de ville à Saint Julien, il faudra aller au delà de ce seul sens de circulation. D'autres décisions suivront sur le stationnement et sur les aménagements. Vous pouvez compter sur nous pour redonner un cœur de ville à Saint-Julien.

Retrouvez le plan de circulation en cliquant ici.

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samedi, 16 août 2014

70ème anniversaire de la Libération de Saint-Julien-en-Genevois

(Discours prononcé à l'occasion du 70ème anniversaire de la Libération de St Julien-en-Genevois et du dévoilement de la plaque de la rue Pierre Ruche, Commandant de l'Armée Secrète dans le secteur de St Julien)

Vous trouverez par ailleurs en lien ici le compte rendu de France 3 Alpes.

C’est le 15 août 1944 que les forces alliées entament la seconde partie du débarquement par la Provence. Ce second débarquement doit faciliter le lien logistique qui doit permettre aux armées alliées de poursuivre leur offensive jusqu’en Allemagne. Dès que les armées alliées prennent pieds sur les côtes, la résistance s’active et prend en main le soulèvement national.

Ce soulèvement national a des visées militaires bien sûres. Il désorganise les forces d’occupation et facilite l’avancée des alliés qui arrivent ainsi à Lyon le 3 septembre avec 70 jours d’avance sur les prévisions. Un mois seulement après le débarquement de Provence les hommes de la deuxième division blindée de Leclerc, rejoignent en Bourgogne ceux du Général de Lattre. Ce soulèvement national permet aussi de mettre la France à la table des vainqueurs de la seconde guerre mondiale.

C’est ainsi qu’en Haute-Savoie les combats sont planifiés pour le 17 août. Le 16 ce ne sont que des barrages qui doivent être mis en place dans le département. Un ordre absurde pour notre territoire frontalier maillé de postes frontières. Pierre Ruche, commandant de la résistance à St Julien, tente de le démontrer à son chef et demande l’autorisation de passer à l’attaque. Dans l’attente de la réponse, les préparatifs sont conduits. La réponse, négative, n’arrive qu’à 20h le soir du 15 août. Trop tard pour arrêter les opérations.

Ayant repéré les préparatifs de combat, les Allemands prennent l’initiative dès 7h du matin. Sur tous les points du secteur frontalier ce ne sont que fusillades et éclatement de grenades. Les forces d’occupation résistent. A midi aucun poste n’est tombé. Le commandant Ruche décide de concentrer les forces successivement sur chacun des postes.

Après de lourds combats qui feront 1 mort coté français et 2 morts coté Allemand c’est le poste de Perly qui tombe en premier sous les yeux des habitants de Perly massés à la frontière. Le poste de Valleiry suit avec 22 morts coté Allemand et 2 morts coté français. Et enfin le poste de commandement de St Julien. Les nazis reviennent à la charge de Fort l’Ecluse et incendient les villages de Bloux, Chevrier et Valleiry fusillant sept civils innocents. Ils sont finalement repoussés définitivement jusqu’au Pont Carnot. Le bilan de cette journée de libération s’élève à 9 morts coté français et 24 coté allemand.

Saint-Julien-en-Genevois est la première ville de Haute-Savoie libérée après combat, par elle-même, ou plutôt par ces hommes qui ont pris l’initiative de se battre pour notre liberté jusqu’à la mort. Ils ont vécu jusqu’au sacrifice suprême cette maxime de la résistance héritée de la révolution : Vivre Libre ou Mourir.

Ces hommes se sont battus pour la patrie. Il s’agissait de vaincre les forces d’occupation étrangère. Mais il s’agissait surtout de vaincre une idéologie de haine, de répression et de terreur bien plus étrangère à ce qu’est la France. Ils se sont battus pour les valeurs de notre république qui ornent le fronton de l’hôtel de ville devant nous : Liberté, Egalité, Fraternité.

Leur courage et leur abnégation au service de tous doivent être pour nous un exemple quotidien dans notre engagement au service de ces valeurs qui font la France et dont nous sommes fiers. C’est la raison pour laquelle le Conseil Municipal a souhaité honorer la mémoire de tous les résistants de la commune en donnant à une rue de la commune le nom de Pierre Ruche, responsable de l’Armée Secrète dans le secteur. Nous sommes réunis ce matin ici en leur honneur. Nous sommes ici pour les remercier. Nous sommes aussi ici pour que leur bravoure et leur sacrifice soit pour nous tous un exemple au quotidien.

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vendredi, 08 août 2014

Le coeur de ville de Saint-Julien pour les habitants et les usagers

Notre projet pour Saint-Julien consiste à rendre notre commune plus conviviale. Saint-Julien doit devenir plus agréable à vivre. Cela suppose des espaces publics plus accueillants et de "reconquérir" le cœur de ville pour les habitants et les usagers de la ville. Pour cela, nous introduirons au cours du mandat toute une série de mesures et d'aménagements destinés à réduire le trafic de transit (covoiturage et transports en commun) et à le reporter vers l'extérieur du centre ville (gare et autouroute). Cela commence dès le mardi 19 août prochain avec le changement de sens de circulation dans le bas de la Grand'rue. Concrètement, la Grand'rue de Saint-Julien restera descendante entre la poste et l'avenue de Ternier mais sera montante entre l'Arande et l'avenue de Ternier. Ainsi, Saint-Julien sera plus accessible pour les usagers de la ville qui viennent de tout le canton et qui bénéficierons ainsi d'un accès supplémentaire à la ville ou pour les habitants qui reviennent en provenance du sud. En revanche, avec un détour et deux stops sur l'avenue de Ternier, les automobilistes qui ne font que traverser Saint-Julien n'auront plus intérêt à passer par la Grand'Rue et le cœur de ville. Cela permettra de réduire le trafic de transit dans la Grand'rue et de rendre plus agréable le cœur de ville pour les habitants et les usagers. Nouveau plan de circulation dans la Grand'rue à partir du 19 août : http://minilien.fr/a0ohyh

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vendredi, 01 août 2014

Joyeuse fête nationale !

Je souhaite aux lecteurs Suisses une joyeuse fête nationale, avec une pensée particulière aux près de 2000 citoyens helvétiques qui sont par ailleurs Saint-Juliennois. Les fêtes nationales en disent long sur l'identité des nations. Le 14 juillet dernier, j'avais profité de l'occasion pour rappeler la symbolique de la fête nationale française : la prise de la bastille et la révolution. En France, l'identité nationale est celle de la révolution contre le pouvoir absolu. La résistance s'inscrit dans cette identité. Nous la commémorerons à St Julien le 16 août prochain à 9H30 à l'occasion du 70ème anniversaire de la libération de la commune. L'attitude toujours contestataire des français face au pouvoir s'inscrit dans cette identité. Plus de 200 ans après la révolution, il serait temps dépasser cette mythologie nationale : concevoir un pouvoir plus participatif et moins infantilisant. Un pouvoir qui permette un dialogue social constructif permanent qui ne nécessite plus de passer par des révolutions sous toutes leurs formes : grèves, bonnets rouges et autre démonstrations d'oppositions. Cette identité nationale qui consiste à se laisser infantiliser par un pouvoir centralisé trop fort et à geindre sans cesse nous empêche de changer le pays comme il en a besoin pour être à la hauteur du XXIème siècle. Les institutions suisses sont à ce titre exemplaires. Elles permettent un dialogue permanent entre le pouvoir et le peuple. Pourtant, il n'y a pas besoin de changer les institutions, il suffit simplement de changer la manière de les utiliser. Le 1er août s'inscrit lui aussi dans l'identité nationale. C'est la commémoration de l'acte fondateur de la confédération par les trois premiers cantons : Uri, Schwitz et Nidwald. L'objet de cet acte fondateur était un traité éternel de défense mutuelle contre les agresseurs extérieurs, en l'occurrence le Duc d'Autriche. C'est aussi une forme de révolution. Mais une révolution surtout orientée vers les tentations des pays voisins d'imposer leur loi et leur souveraineté aux cantons primitifs. Le vote du 9 février, ou les débats récents sur les P+R ou sur la convention de double imposition sur les successions peuvent se comprendre différemment à la lumière de cette identité nationale. Mais là encore, plus de 700 ans après le pacte fondateur, et alors que le monde change d'échelle, les ennemis d'hier sont devenus les partenaires d'aujourd'hui. En 1291, Uri, Schwitz et Nidwald on gagné leur souveraineté commune en renonçant très modestement à leur souveraineté cantonale. Les enjeux sont les mêmes aujourd'hui dans le dialogue constructif entre pays voisins. Les identités nationales contribuent à unir les nations. Elles sont aussi à utiliser avec modération.

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dimanche, 20 juillet 2014

Moins de collectivités pour moins d'impôts !

La France compte trop de collectivités. Trop de communes : près de la moitié des communes en Europe sont en France. Tous les autres pays Européens ont adapté leur découpage communal aux réalités d'aujourd'hui. Trop de régions : nos régions ne font pas le poids ni avec leurs concurrentes allemandes, espagnoles ou italiennes.

Mais surtout trop de collectivités superposées : les citoyens ignorent la répartition des tâches. Lors de ma première candidature aux élections cantonales, me présentant à un habitant, celui-ci me répond que je dois faire erreur, que j'ai passé la frontière, et qu'il n'y a pas de cantons en France ! Une partie importante des Français ignorent l'existence des Conseils Généraux et encore plus leurs responsabilités en matière de gestion sociale, de voirie ou de collège.. comment pourraient-ils demander des comptes à des élus d'une institution dont ils ignorent tout ?

Cela crée des surcoûts : surcoûts de décisions incohérentes, surenchères de communes qui veulent chacune leur équipement plutôt que de les penser à l'échelle des besoins des habitants. Surcoûts de l'absence de coordination comme le souligne l'exemple du CEVA : l'Etat, la Région, le Conseil Général, l'agglo d'Annemasse et le Bas Chablais ont chacun étudié le dossier, chacun validé sa pertinence, puis chacun discuté pendant 10 ans pour savoir celui qui en paierait le moins !?! Cela crée des surcoûts de décisions pas toujours pertinentes comme les 60 millions d'euros consacrés au pont de St Gervais qui n'est utile que les 4 samedis des vacances d'hiver !

Après 40 années de déficits publics, nous n'avons plus les moyens de nous offrir une telle gabegie sur le dos des générations futures comme l'a fait la génération qui nous a précédé !

Les communes ont été créées après la révolution française. A l'époque, alors que le tiers état avait du s'imposer face à la noblesse et au clergé, les révolutionnaires avait décidé de mettre un maire en face de chaque curé. Les communes reprenaient le découpage des paroisses. Les limites des paroisses ayant été fixées plusieurs siècles plus tôt. C'est ainsi qu'en mars dernier, nous avons une fois encore élu un maire à l'échelle de chaque paroisse du moyen-âge. Près d'un demi millénaire plus tard, nous continuons de décider des solutions aux problèmes des habitants à l'échelle des paroisses du moyen âge.

Les taux d'imposition : à l'échelle des paroisses. La politique culturelle, sportive : à l'échelle de paroisses du moyen âge. La carte scolaire, les rythmes scolaires, les cantines : elles aussi décidées à l'échelle des paroisses du moyen âge.

Cela n'a plus aucun sens. Les habitants bougent d'une commune à l'autre au cours d'un mandat : plus de la moitié des électeurs de St Julien quitteront la commune d'ici aux prochaines élections. Les habitants passent la majorité de leur temps en dehors de leur commune.

Le département, lui a été fixé du temps de Napoléon : il ne devait pas y avoir plus d'une journée de cheval entre tout point du département et la préfecture afin d'en assurer le contrôle par l'Etat. En 2014 encore, nous décidons des collèges, de la politique économique, de la gestion du RSA, de l'aide au handicap, de la petite enfance... à l'échelle de la journée de cheval. La caricature, c'est la gestion de la voirie... à l'échelle de la journée de cheval pour des véhicules motorisés qui comptent plusieurs chevaux dans le moteur.

Lorsqu'on se place au service des habitants, il doit y avoir deux échelles de réflexion : l'échelle des bassins de vie et l'échelle des bassins économiques.

C'est à l'échelle du bassin de vie qu'on doit prendre toutes les décisions relatives à la vie quotidienne des habitants : culture, sport, enseignement fondamental, solidarités locales, aménagement...

C'est à l'échelle des bassins économiques qu'on doit prendre les décisions relatives à la compétitivité économique : emploi, transports, formation professionnelle...

Les communautés de communes et d'agglo doivent se construire à l'échelle des bassins de vie.

Les régions doivent être à l'échelle des bassins économiques.

 

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lundi, 07 juillet 2014

Transports en communs : x8 en 8 ans à la Com Com du Genevois !

La semaine dernière nous avons lancé la prolongation de la ligne M, toutes les 30mn en heure de pointe entre St Julien et Beaumont. Désormais la ligne M relie Collonges, la douane de la Croix de Rozon, la technopôle d'Archamps, la Gare de St Julien, Vitam' et Beaumont... (et profitez-en, c'est gratuit pendant l'été) !

L'an dernier il y a eu 36 000 voyages sur la ligne M. La barre des 4000 voyages mensuels a été franchie en mars dernier. La progression est spectaculaire. Elle doit se poursuivre. Sur la ligne D également, on assiste à une progression de +14% an supérieur au taux de croissance des économies les plus dynamiques !

Le modèle économique et fiscal choisi par Genève impose à toute sa région un développement démographique et urbain à marche forcée. Cela conduit à une paralysie généralisée sur les axes de transport. Plus d'habitants et autant de voirie... la seule solution pour préserver ce qu'il reste de notre mobilité collective sera de mieux partager l'espace public de transport. Cela suppose un développement accéléré du covoiturage, de la mobilité douce et des transports en commun. Il n'en va pas seulement de l'intérêt des usagers des transports en commun, mais de notre intérêt collectif. Lorsqu'un habitant prend les transports en commun il s'astreint à des horaires, des trajets, des temps de parcours et un déplacement collectif. Il a certes un intérêt financier important puisque quelque soit le tarif le transport en commun est de très loin le mode de déplacement le plus économique, mais sa décision bénéficie à chacun d'entre nous : plus de mobilité et une meilleure qualité environnementale pour tous.

C'est la raison pour laquelle la Communauté de Communes du Genevois a multiplié par 8 en 8 ans ses dépenses de fonctionnement en faveur des transports en commun. De 150 000 euros par an en 2006 à plus d'1 million d'euros par an en 2014. Une évolution vertigineuse au regard des maigres moyens de la communauté. Une évolution qui ne pourra pas se poursuivre au même rythme dans les années à venir. C'est un pari sur l'avenir. Pour que cette offre de transport soit pérenne, il faudra que l'utilisation de ces transports continue de progresser au même rythme que ces dernières années.

Le département de la Haute-Savoie aussi a multiplié son engagement financier sur la mobilité transfrontalière : ligne LIHSA T72, T71, T74. La ligne T72 entre Annecy et Genève a la particularité d'être la ligne de bus dont les recettes commerciales sont les plus élevées en France en dehors de la région parisienne. Au total, l'engagement financier du département a été pratiquement décuplé en quelques années. Ce mois-ci le Conseil Général devrait voter l'ouverture d'une nouvelle ligne de bus entre Frangy et St Julien.

Le paradoxe c'est que les usagers de ces transports paient leurs impôts à Genève. La seule solution pour un développement pérenne des transports en commun transfrontalier c'est que les charges publiques transfrontalières soient prises en charge par les recettes publiques transfrontalières. A l'avenir, la répartition des charges publiques transfrontalières doit se faire selon les mêmes principes de proportionnalité que la répartition des recettes publiques transfrontalières.

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lundi, 30 juin 2014

J'ai discuté avec des électeurs du Front National

Dans le cadre de la préparation des élections municipales j'ai rencontré des milliers de St Juliennois. J'ai eu l'occasion d'échanger avec eux. Le Front National n'a pas pu présenter de listes aux élections municipales car rares sont les volontaires à assumer auprès de leurs collègues, de leurs employeurs et de leurs voisins de défendre les thèses du Front National. Mais au vue de mes discussions avec les St Juliennois, je m'attendais à ce que le FN soit en tête lors des européennes dans la commune.

Bien sûr, j'ai rencontré quelques personnes xénophobes, islamophobes ou racistes. Ca existe ! Certaines le sont surtout par la peur d'un monde qui change rapidement. D'autres le sont aussi par des généralisation et des amalgames qui naissent de la méconnaissance les uns des autres.

Mais, le vote pour le Front National va bien au delà. J'ai rencontré des électeurs de gauche qui craignent que le filet social français ne les aident pas : "Quand ça va mal pour nous, il n'y a personne pour nous aider". J'ai rencontré des notables qui accepteraient plus facilement de payer beaucoup d'impôts et de charges sociales s'ils avaient un peu plus confiance dans la bonne gestion de ces aides sociales.

J'ai rencontré des électeurs exaspérés de voir la gauche et la droite échanger de discours lorsqu'ils passent de majorité à opposition et réciproquement : sur la nécessaire réforme des retraites, sur la compétitivité de la France, sur l'assurance maladie des frontaliers, sur les équilibres financiers, sur la dépense publique...etc..etc... Ils attendent des élus responsables qui éclairent les enjeux de manière responsable.

J'ai rencontré des habitants qui ont du mal à comprendre ce que l'Europe leur apporte au quotidien. Qui leur à dit que s'ils peuvent acheter autant avec 1 euro aujourd'hui qu'il y a 1 an c'est grâce à l'Europe ? Qui leur a dit que sans l'Europe, leur facture de téléphone portable serait dictée par des cartels ? Qui leur a dit que si leurs ascenseurs, leurs bus, leurs espaces publics, les biens et services qu'ils achètent fonctionnent de manière générale à peu près correctement c'est grâce à des normes européennes drastiques qui s'imposent face aux lois du marché ? Qui leur a dit que s'ils ont la fierté d'être citoyens de pays moteurs dans la réduction des gaz à effet de serre, dans l'établissement d'un tribunal pénal international ou encore dans le traité contre les mines anti-personnelles c'est parce que leur pays est membre de l'Union et que sans cela aucun de ces sujets n'aurait avancé au cours des 10 dernières années ? Qui leur a dit que sans les règles imposées par l'Union et la vigilance de la commission, les Gouvernements Français avec la complicité des Parlementaires auraient conduit la dette publique française à des niveaux proches de ceux de la Grèce ?

Les électeurs que j'ai rencontré et qui auraient pu voter Front National se moquent des leçons de morale et d'histoire de la gauche. Souligner les liens et les similarités entre les thèses fascistes et celles défendues par le Front National n'est que modérément pertinent, mais surtout totalement inefficace. Pensez-vous convaincre un électeur de Mélenchon de changer d'idées en lui rappelant que Staline aussi était d'extrême gauche ?

La plupart des électeurs FN que j'ai rencontré veulent juste que nos systèmes sociaux soient gérés avec plus de rigueur. La plupart des électeurs que j'ai rencontré veulent juste comprendre en quoi l'Union Européenne est à leur service. Les électeurs que j'ai rencontré veulent juste qu'on se souvienne que lorsqu'on édicte des règles on les édicte pour tous de la même manière. Les électeurs que j'ai rencontré veulent juste que les élus soient au service du pays avant d'être au service de leur camp. Les électeurs que j'ai rencontré veulent que leurs élus soient des exemples. Les électeurs que j'ai rencontré aimeraient pouvoir à nouveau être fiers des performances de leur pays. Les électeurs que j'ai rencontré s'accrochent à l'illusion de la "grandeur de la France, phare du monde, mère des droits de l'homme, patrie des lumières", et tout le reste de la mythologie française, alors que nous ne pourrons défendre nos valeurs humanistes qu'à l'échelle du continent !

Si nous étions tous collectivement à la hauteur, les électeurs que j'ai rencontré ne devraient pas avoir besoin de voter pour un mouvement xénophobe, islamophobe et antisémite pour répondre à ces préoccupations. Ils ne devraient pas porter au parlement européen un vieil antisémite de 84 ans qui se distingue surtout par son absentéisme et ses élucubrations.

Maigre satisfaction, à St Julien, le centre est arrivé devant le Front National.

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mardi, 10 juin 2014

Accueillir les enfants des Genevois dans les écoles

La France va mal. Son commerce extérieur est largement déficitaire et depuis longtemps. Ses comptes publics sont largement déficitaires et depuis longtemps. Mais elle est encore en situation d'accueillir ses enfants dans les écoles de la République.

Il semble que Genève aille plus mal que la France à en juger par la décision du Conseil d'Etat de ne plus accepter automatiquement dans les écoles les enfants des citoyens et contribuables genevois contraints d'aller se loger en France en raison de la pénurie de logements. Des obstacles administratifs ont été imaginés pour refuser ces enfants genevois dans les écoles genevoises. Il faudrait d'abord une étude de dossier et ensuite déposer une demande avant le mois de mars !  Genève doit sans doute être la seule République au monde a imaginer des obstacles administratifs pour l'école obligatoire de ses citoyens et contribuables. Je doute qu'il y ait un autre pays développé au monde qui refuse l'inscription à l'école de ses propres enfants.

Déjà 50 enfants ont été "pris en otage" pour équilibrer le budget cantonal. Ce sont là les chiffres officiels et ce n'est qu'un début. Il y aura d'autres familles d'ici la fin de l'année... et il y en aurait des centaines d'autres l'an prochain et des milliers d'autres l'année suivante.

Alors pourquoi une telle mesure ! Par économie ! Une économie chiffrée à près de 10 millions de Francs suisses sur le dos des familles genevoises, des communes françaises et de l'Etat : soit pratiquement les coûts de 15 P+R ! Des communes Françaises qui devront assumer les coûts de la construction d'écoles et l'Etat les frais de scolarisation. Si véritablement le canton en est au point de n'avoir plus les moyens d'accueillir les enfants des Genevois dans les écoles, et dans un esprit de solidarité, on pourrait effectivement imaginer les accueillir dans les écoles Françaises. Il aurait été aimable d'en discuter auparavant plutôt que de le faire en douce, de le nier publiquement et de le faire discrètement en imaginant des obstacles administratifs. Peut-être aurait-on pu imaginer un financement : que Genève fasse des économies est louable, nous devons tous en faire, mais peut être pourrait-elle prendre à sa charge le surcoût généré en France ? Mais les familles dans tout cela. En particulier celles qui ne sont installés en France que pour quelques années et dont les enfants devront tôt ou tard revenir dans le système scolaire suisse : les enfants ne parleront pas l'Allemand, n'auront pas les mêmes niveaux dans les mêmes matières !

Au même moment, les autorités cantonales ont annoncé que moins de la moitié de l'objectif de 2500 logements avaient été construits en 2013. On comprend mieux pourquoi : les Genevois installés en France rapportent beaucoup au budget cantonal et coûtent peu. En particulier en terme de formation qui représente le quart du budget cantonal ou en terme de santé (ils paient le même tarif que les étrangers au HUG alors que le canton subventionne le séjour des résidents)...etc..etc..

Coté français, nous accueillons aussi dans nos écoles les enfants des Genevois non déclarés ! Des habitants dont Genève touche l'imposition à la source et ne fait aucune rétrocession. Une recette supplémentaire et indue estimée à 40 millions d'euros par an pour Genève.

Tôt ou tard, nous devrons mettre à plat les coûts publics transfrontaliers et les recettes publiques transfrontalières. Tôt ou tard, il faudra que les uns et les autres cessent de refiler en douce les charges d'aménagement, de transport et de formation. Tôt ou tard, le grand public, souverain de part et d'autre de la frontière devra mieux comprendre les enjeux financiers de l'agglomération.

Car tôt ou tard, il faudra bien que l'on gère de manière transfrontalière, une agglomération qui l'est depuis des siècles mais chaque jour un peu plus.

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lundi, 09 juin 2014

Réhabitat : le salon pour la rénovation énergétique votre logement

Samedi prochain, la Communauté de Communes du Genevois organise le salon Réhabitat. Un salon pour vous permettre de tout comprendre sur la rénovation énergétique de votre logement : les financements possibles, les fournisseurs, les économies réalisables. Tout en un même lieu au centre de convention d'Archamps samedi 14 juin de 9h à 18h.

La rénovation énergétique est un enjeu majeur pour les pays développés. La meilleure et la moins chères des énergie c'est toujours celle qu'on ne consomme pas. Or nous avons beaucoup de potentiel pour économiser les énergies. En particulier dans les transports et le logement. Dans les 17 communes de la communauté, près de 60% des logements ont un fort potentiel de réduction de consommation énergétique (étiquette énergétique E, F ou G!).

Le développement de pays très peuplés et la transition énergétique nécessaire pour préserver les générations futures conduiront à une poursuite de l'augmentation des prix de l'énergie. 15% des Français ont des difficultés à payer leurs factures de gaz ou d'électricité.

Le paradoxe de ces dernières années, c'est que les prix des biens comme les téléviseurs, les téléphones ou des voitures "low cost" mais de plus en plus de Français ont du mal à payer l'énergie pour les faire fonctionner.

La rénovation énergétique est un investissement pertinent : pertinent pour chacun puisqu'elle permet de réduire sa facture énergétique, mais pertinent aussi pour la collectivité. La réduction de la consommation énergétique réduit les émissions de gaz à effet de serre et/ou les déchets nucléaires. Elle réduit les coûts de réseau : savez vous que près de la moitié du coût de l'énergie est un coût de distribution ? Elle réduit aussi notre dépendance énergétique et notre déficit commercial.

A samedi prochain, 14 juin 2014 au salon Réhabitat, centre de convention d'Archamps de 9h à 18h !

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vendredi, 23 mai 2014

Dimanche, je vote pour les européens : Sylvie Goulard et Thierry Cornillet

Sylvie-Goulard.jpgDimanche, comme des centaines de milliers d'élus communaux à travers la France, je tiendrai un bureau de vote pour les élections européennes. Ces élections européennes déterminerons la composition du Parlement Européen qui vote les budgets et directives Européennes. Les enjeux de cette élection concernent le quotidien des habitants comme par exemple la valeur des pièces et billets qui sont dans vos poches ou encore les frais de roaming de votre téléphone. A plus long terme, cette élection détermine d'autres enjeux, notre capacité à faire valoir nos valeurs et nos modèles aux XXIème siècle, notre sécurité, la croissance de nos économies qui assure nos emplois, nos systèmes sociaux et l'avenir des jeunes.

Demain je voterai pour la liste UDI MODEM Les Européens conduite par Sylvie Goulard et Thierry Cornillet.

Je voterai pour les Européens car je suis convaincu que la plupart des enjeux qui se posent à la France devront être résolus par le renforcement de la cohésion européenne :

1) Notre capacité à développer nos emplois industriels dépend de notre capacité à mettre en place des politiques industrielles européennes comme le montre le succès d'Airbus. Pour cela nous avons besoin de plus d'Europe.

2) Notre capacité à assurer notre défense nationale dépend de notre capacité nous coordonner avec les autres pays européens. Nos armées nationales sont trop chères et insuffisamment équipées pour faire face aux menaces d'aujourd'hui. Pour cela nous avons besoin de plus d'Europe.

3) Notre capacité à faire face aux défis écologiques dépends de notre capacité à construire des politiques environnementales communes : Il est absurde de voir la moitié de l'Europe se satisfaire d'abandonner le nucléaire et l'autre moitié de l'Europe vendre à la première moitié une électricité nucléaire produite avec des centrales qui sont bien sur le continent. Les vents et les rivières se moquent éperdument de nos frontières du moyen-âge. Pour cela nous avons besoin de plus d'Europe.

4) Notre capacité à faire face aux flux migratoires dépend de notre capacité à contrôler ensemble les migrations en permettant aux migrants de vivre près de leurs proches. Les nations ne sont pas des parcs avec des murailles, et quand bien même ils le seraient, même les mers, les déserts et les océans sont des murailles insuffisantes face à la volonté de survie des migrants. Pour maitriser les flux migratoires nous avons besoin de plus d'Europe.

5) Notre capacité à imposer l'intérêt général face à la cupidité du monde moderne dépend de la force de l'union d'un continent. Nos pays lorsqu'ils sont divisés sont trop faibles face aux montages astucieux et immoraux des multinationales qui échappent au paiement de tout impôt. Nos pays lorsqu'ils sont divisés sont trop faibles face aux mafias et aux fraudeurs. Ce n'est que parce qu'ils se sont unis qu'ils commencent tout juste à enregistrer quelques succès face à la fraude et au crime organisé. Nos pays divisés sont faibles face aux banques, ce n'est que l'Union Européenne qui a su imposer un début de régulation nécessaire. Pour cela nous avons besoin de plus d'Europe.

6) Les contribuables français que nous sommes n'ont plus les moyens d'entretenir le plus grand réseau d'ambassades au monde. Pour que la voix de la France continue de porter, il faut que la France cesse de chanter toute seule et commence à chanter ses valeurs avec ses partenaires européens. Pour cela nous avons besoin de plus d'Europe.

7) Par ailleurs, nous avons aussi besoin d'une Europe plus forte pour contrôler le clientélisme des élus français incapables depuis 40 ans de maitriser les équilibres budgétaires et de préserver les générations futures d'une dette publique insupportable. Heureusement que nous avons eu l'Europe pour nous préserver un peu de nos propres dérives budgétaires. Il nous en faudra plus encore pour mettre un terme à cette escalade de la dépense publique qui se traduit par une escalade fiscale qui n'est plus maitrisée.

Bien sûr l'Europe doit être plus démocratique : c'est l'objet de ces élections européennes. Bien sûr l'Europe doit pouvoir décider plus facilement : pour cela, il faudra un jour faire baisser les seuils de décision pour empêcher les pays de bloquer l'Europe. Il faudra un Président de la Commission fort qui impose l'intérêt communautaire face aux volontés nationales. L'Europe ne doit pas être une Europe Allemande ou Franco-Allemande, elle doit être Européenne.

Oui, je suis convaincu que les enjeux majeurs du XXIème siècle pourront se résoudre à l'échelle des continents et pas à l'échelle des royaumes du moyen-âge.

Par ailleurs, je connais Sylvie Goulard et Thierry Cornillet. Ils ont été très actifs au Parlement Européen. Reconnus par leurs pairs. Sylvie Goulard est une femme d'une très grande valeur. Incisive, percutante, franche : voilà une député européenne comme on en a besoin. Je connais Thierry Cornillet depuis longtemps. Ancien maire de Montélimard, je l'avais invité il y a quelques années pour une conférence ici sur le traité constitutionnel européen. Je les connais et je leur fais confiance.

A demain, pour plus d'Europe !

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