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mercredi, 29 mars 2017

Sur l'enfance et le scolaire, on en a même fait plus !

Au delà de nos engagements de campagne électorale, nous avons également mis en place un projet éducatif de territoire qui a permis de mieux nous coordonner avec l'ensemble des partenaires éducatifs.

Nous avons veillé à améliorer la mixité sociale dans les écoles. Nous avons refusé d'être spectateurs devant ce que certains appellent à St Julien "l'école des riches et l'école des pauvres". Nous avons modifié la carte scolaire pour que les enfants de St Julien puisse grandir les uns avec les autres et pas coupé de la société française, ni dans un sens ni dans l'autre. Les premiers effets très positifs et très encourageants de cette mixité sociale se font déjà sentir et s'étaleront progressivement sur les 6 prochaines années.

Nous avons également mis en place une nouvelle convention avec la Présentation de Marie afin d'améliorer également la mixité sociale dans le privé avec un effet induit positif sur les établissements publics.

Nous avons ouvert le centre de loisir de Cervonnex le mercredi matin pour accueillir les enfants de la Présentation de Marie qui n'ont pas cours. Nous avons ouvert un accueil de loisir pour les plus jeunes au mois de juillet.

Nous avons mis en place un accompagnement à la scolarité pour 90 enfants et nous mettons en place actuellement un Programme de Réussite Educative pour les enfants les plus en difficulté.

Au delà de nos engagements, ces réalisations s'inscrivent dans notre projet et sont fidèles à nos valeurs.

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mardi, 28 mars 2017

#3 On l'a dit, on l'a fait : améliorer les activités périscolaires

Il y a trois ans, les habitants de Saint-Julien ont confié à notre équipe la responsabilité de gérer la ville. Je ferai ici chaque jour un point l'état d'avancement de nos 33 engagements.

Le démarrage des activités périscolaires à St Julien-en-Genevois s'est fait dans la confusion. Plusieurs fois, des enfants ont été égarés, les animateurs avaient un nombre trop important d'enfants confiés, les activités laissaient parfois à désirer. Nous nous sommes engagés à améliorer la qualité des activités périscolaires.

D'abord nous avons pérennisé les postes d'animateurs afin d'attirer des animateurs motivés. Nous avons investit dans leur formation. Nous avons amélioré les taux d'encadrement afin de garantir la sécurité des enfants et de leur donner les moyens d'améliorer la qualité des activités.

Nous avons impliqué les partenaires associatifs dans les activités. Nous avons favorisé l'autonomisation des enfants dans le choix des activités conformément au Projet Educatif Territorial (PEDT) élaboré avec les partenaires.

Par ailleurs, comme nous nous y étions engagés, nous avons mis en place le portail famille pour faciliter les inscriptions. Qui se souvient qu'il y a seulement trois ans, à St Julien les parents devaient prendre une demi journée de vacances toutes les 6 semaines pour faire la queue pour inscrire les enfants au centre aéré ? Une préhistoire qui date d'il y a seulement 3 ans !

Parce que notre parole compte, nous avons fait ce que nous avons dit.

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lundi, 27 mars 2017

#2 On l'a dit, on le fait : ouvrir des classes pour rattraper le retard

Il y a trois ans, les habitants de Saint-Julien ont confié à notre équipe la responsabilité de gérer la ville. Je ferai ici chaque jour un point l'état d'avancement de nos 33 engagements.

Le nombre d'habitants a augmenté de 30% de 2001 à 2014, et pourtant en 15 ans, la commune n'a pas construit une seule salle de classe. Petit à petit, des salles de classes ont été installées dans des salles de science, des salles informatiques et des bibliothèques. "Les nouveaux habitants n'ont pas d'enfants" affirmait sans rire mon prédécesseur qui utilisait l'intégralité des capacités de financement de la commune à la construction d'équipements publics moins indispensables que les écoles. Depuis 2014, ce sont 5 classes supplémentaires qui ont du être ouvertes !?!

Nous avons lancé les marchés et la construction de l'extension modeste de l'Ecole du Puy St Martin et nous avons en parallèle lancé le jury pour la construction de deux nouvelles écoles dans le quartier des jardins de l'Europe. Les trois salles de classe supplémentaire de l'école du Puy St Martin ont pu être livrées en janvier 2016.

Nous avons réalisé une étude détaillée pour prévoir les effectifs scolaires précisément année après année sur des fondement plus solide que les anticipations passées.

Le concours a été lancé avec une première rencontre avec les habitants du quartier, et fait extrêmement rare sur ce type de projet, le conseil municipal a mis en place un comité consultatif rassemblant les riverains, les enseignants, les parents d'élèves et la famille David. Le comité consultatif a pu faire des propositions d'amélioration qui ont été pris en compte à chaque fois que c'était possible.

Le permis de construire des nouvelles écoles a été déposé en juillet 2016, accordé en janvier 2017. Les appels d'offres ont été lancés ce mois-ci. Les marchés seront attribués en juin pour un démarrage des travaux en juillet et une mise en service planifiée pour septembre 2019 (sauf en cas de recours contentieux, indépendant de notre volonté, qui pourrait retarder le démarrage des travaux et donc la livraison de l'école, de la cantine, de la bibliothèque, du jardin scolaire et de la salle de sport).

Parce que notre parole compte, nous faisons ce que nous avons dit !

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dimanche, 26 mars 2017

#1 On l'a dit, on le fait : ouvrir des cantines dans les écoles

Il y a trois ans, les habitants de Saint-Julien ont confié à notre équipe la responsabilité de gérer la ville. Je ferai ici chaque jour un point l'état d'avancement de nos 33 engagements.

Le transport par car jusqu'au restaurant scolaire de Cervonnex prend du temps de pause aux enfants, coûte cher au contribuable, et se traduisait à l'époque par des retards importants en cours l'après midi. Nous nous sommes engagés à instaurer la restauration scolaire dans les écoles pour les maternelles.

La restauration scolaire dans les écoles a été étendue à l'école du Puy St Martin en augmentant le nombre d'enfants qui déjeunent au collège (septembre 2014), en ouvrant la restauration scolaire sur place (janvier 2016) et en mettant en œuvre un double service (septembre 2016). Par ailleurs, nous avons mis en place une convention avec le lycée pour l'accueil d'enfants de l'école François Buloz au lycée (septembre 2015). Au total, 134 enfants peuvent désormais déjeuner sur place sans avoir à subir le transport par car jusqu'à Cervonnex.

Cela a permis de passer à un service continu à Cervonnex plutôt que deux services : les enfants ont désormais le temps de déjeuner correctement, de profiter du temps de midi et ne sont plus en retard en classe l'après midi.

Cela va progresser encore avec l'ouverture des deux nouvelles écoles des jardins de l'Europe en septembre 2019 (si les travaux peuvent démarrer à temps et s'il n'y a pas de recours contentieux). Nous étudions aussi la possibilité pratique d'ouvrir une restauration scolaire à l'école des Prés de la Fontaine.

Par ailleurs, nous avons renforcé l'encadrement lors de la pause méridienne, et nous avons changé de prestataire pour une qualité de repas bien supérieure - au même prix -.

Le service de restauration scolaire est même victime de sont succès puisque la proportion de parents qui s'inscrivent a augmenté de 25% !

Parce que notre parole compte, nous faisons ce qu'on a dit !

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mercredi, 22 mars 2017

St Julien a commencé à supprimer la taxe d'habitation pour rendre la fiscalité locale plus juste

L'Association des Maires de France a organisé la bousculade d'un candidat à la présidentielle : Pas étonnant lorsqu'on sait que cette association est contrôlée dans un savant jeu de pouvoir par une coalition PS-UMP matérialisée par le duo Laignel (PS) Baroin (UMP). Le PS et l'UMP lorsqu'ils sont au pouvoir et en situation de responsabilité préconisent toujours la baisse des dotations d'état aux collectivités et la baisse de la dépense publique. Le rapport Balladur le préconisait très clairement du temps de Sarkozy, cela faisait partie intégrante des projets des candidats en 2012... et ne peut que faire partie des projets des candidats sérieux en 2017. Mais les mêmes personnes, lorsqu'elles sont à l'AMF conspuent les baisses de dotation de l'état : comme si on pouvait être responsable à mi-temps. Bref, huer un candidat qui menace le duopole UMP-PS, on n'en attend pas moins de la part d'une association des maires qui symbolise à elle seule ce duopole et cette irresponsabilité face aux enjeux d'intérêt général.

A St Julien, nous avons commencé à supprimer la taxe d'habitation : 10% l'an dernier, 3% cette année. Et pour ma part, j'étais précisément en train de réfléchir à la suppression progressive et totale de la taxe d'habitation échelonnée sur plusieurs années.

La fiscalité locale est injuste. Elle ne prend pas en compte la situation contributive des familles. La taxe foncière qui pèse sur les propriétaires est fondée sur une valeur locative deux fois plus faible que la taxe d'habitation qui s'impose aux locataires. Pour un même logement, dans une même commune et avec des taux de taxe d'habitation et de taxe foncière identique, le locataire paie deux fois d'impôts plus que le propriétaire bailleur !?! Dans notre territoire, parmi les plus riches et les plus inégalitaires de France, cela pose forcément question. C'est la raison pour laquelle l'an dernier, nous avons basculé 300 000 euros d'impôts de la taxe d'habitation vers la taxe foncière : des locataires vers les propriétaires bailleurs. Cette décision a été neutre pour les propriétaires occupants qui payait en moins sur la taxe d'habitation ce qu'ils payait en plus sur la taxe foncière. Cela s'est traduit par une baisse d'impôts de 50 euros environ pour les locataires et une augmentation d'impôts de 50 euros environ pour les propriétaires.

L'injustice de la fiscalité locale nuit à la légitimité de l'impôts communal lui même. A St Julien, la FCPE-PS a beau jeu d'argumenter que la limitation de l'accueil à la restauration scolaire en stigmatisant des chômeurs qu'ils n'ont pas encore trouvé et qui le cas échéant composerait une minorité des familles concernées... mais elle oublie bien sûr que les impôts locaux qui financent la restauration scolaire pèsent plus sur les locataires que sur les propriétaires bailleurs, autant sur les familles à haut revenu que les familles à bas revenu, pèse plus sur les familles nombreuses que les célibataires, pèse beaucoup plus sur les ménages occupant un logement récent que ceux qui occupent un logement ancien, pèse souvent moins sur les propriétaires de fermes rénovées avec jardin que sur les propriétaires d'appartements !?! Face à une telle injustice, les communes tôt ou tard devront réduire l'impôt et en conséquence réduire le champ de leurs interventions. C'est pour réduire cette injustice que cette année nous avons réduit la taxe d'habitation de 3% à St Julien.

Cette injustice n'est pas seulement à l'échelle de la commune. Elle pèse aussi à l'échelle nationale : les impôts sont souvent plus élevés dans les communes les plus pauvres et plus faibles dans les communes les plus riches. A Saint-Julien, commune dont les habitants ont les revenus parmi les plus élevés de France, notre taux d'imposition est particulièrement faible. La péréquation intercommunale pallie à ces déséquilibres et, aussi douloureux que cela soit à Saint-Julien, elle pourrait être accrue.

Cependant, tout cela appelle à une remise à plat de l'ensemble de nos dispositifs sociaux qui se sont multipliés et s'enchevêtrent. Veillons à ne pas non plus multiplier les dispositifs qui sont aveugles les uns par rapport aux autres et qui du coup conduisent à des situations absurdes telles qu'observées à Saint Julien où des parents ont des enfants placés et continuent de percevoir des allocations familiales qui s'ajoutent à d'autres dispositifs sociaux et conduisent à des niveaux de revenus absurdes. Veillons aussi à ne pas inciter au travail au noir au travers de tous ces dispositifs fondés sur les revenus déclarés.

La suppression de la taxe d'habitation telle que proposée par Emmanuel Macron appelle à un travail législatif de précision. Pour ma part, il me semble déjà souhaitable que les bases qui servent au calcul des taxes d'habitation (TH) et de taxe foncière (TF) soient revues, équilibrées ou inversées pour introduire une répartition de la charge locale plus juste entre locataires (TH), propriétaires occupants (TH+TF) et propriétaires bailleurs (TF).

Une fiscalité locale plus juste est nécessaire pour la pérennité des communes et pour que leur liberté d'administration reste intacte.

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jeudi, 16 mars 2017

Pourquoi nous refusons d'augmenter les impôts

En France la dépense publique s'élève à 55% du PIB !?! Les prélèvements obligatoires à 45% !?! J'ignore quel était le montant des prélèvements obligatoires en ex-URSS, mais même dans un pays communiste il y avait des revenus individuels. Au delà de 55% on n'est plus vraiment dans la sociale démocratie et on se rapproche plus du communisme. La collectivité c'est très bien, j'ai même décidé d'y consacrer ma vie. Mais elle ne peut pas tout régenter efficacement.

Lorsque j'ai été élu pour la première fois et que j'ai commencé à participer aux débats budgétaires locaux, j'ai constaté comment se construisaient trop souvent les budgets : on additionnait les projets pendant toute l'année, et à la fin de l'année on faisait l'addition qu'on envoyait aux contribuables sous la forme d'une augmentation d'impôts. Une méthode effarante qui conduit à augmenter la dépense sans aucune restriction, sans jamais se poser la question de la pertinence de l'intervention publique, de l'efficacité ou de la priorité par rapport à des décisions privées.

Cette augmentation infinie de la dépense publique est déresponsabilisante. Les parents d'élèves, si soucieux du prix de la restauration scolaire, refusent de payer le coût réel de 12 euros par jour. On peut les comprendre.. mais ils ignorent que c'est le coût qu'ils paient réellement au travers de leurs impôts. C'est moins visible, moins immédiatement douloureux... mais pourtant tout aussi cher et tout aussi douloureux sur la durée. Si le tarif était fixé à 12 euros, sans doute les parents réfléchiraient à des solutions alternatives. Sans doute une offre plus efficace se mettrait-elle en place. L'action sociale de la commune qui subventionne les repas des familles les plus modestes pourrait tout à fait être maintenue sous une autre forme et sans s'occuper uniquement des familles qui ont des enfants à la cantine.

De la même manière, le stationnement résidentiel n'est jamais gratuit. La voirie publique coûte chère à entretenir. Lorsque la gratuité est appliquée, chacun est déresponsabilisé du coût qu'il engendre à la collectivité. Lorsque chacun participe au coût qu'il engendre chacun peut adapter ses comportements.

Lorsque le transport scolaire était quasi gratuit, des centaines de familles inscrivaient leur enfant sans utiliser le service qui pourtant coûtait 1000 euros par enfant et par an aux contribuables. Il résultait de cette gratuité un gâchis annuel de 200 000 euros de cars sous occupés au frais des contribuables. A ce jour encore, les familles ne paient que 10% du coût réel, mais au moins elles s'inscrivent pour un service qu'elles utilisent.

Le niveau exorbitant des prélèvements obligatoires en France détruit la liberté individuelle et la liberté d'entreprendre.

Par ailleurs, les impôts locaux sont actuellement injustes. Ils ne prennent pas véritablement en compte la situation des contribuables mais uniquement la taille, le confort et l'âge du logement ! Les impôts locaux pourraient être plus justes en régulant plus précisément les niveaux de la taxe foncière et de la taxe d'habitation pour mieux répartir la charge communale entre locataires, propriétaires occupants et propriétaires bailleurs. C'est ce que nous avons fait cette année en basculant 300 000 euros de contribution des locataires vers les propriétaires bailleurs, mais c'est modeste au regard de la fiscalité locale.

Aujourd'hui la taxe d'habitation est payée aussi par de nombreux travailleurs pauvres, par des retraités aux rentes modestes, par des familles monoparentales. C'est à eux que nous pensons lorsque nous leur redistribuons une partie de la recette de la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires sous la forme d'une baisse d'impôts de plus de 3% cette année.

Bien sûr, pour beaucoup en France, l'argent public c'est l'argent de personne. Il suffit de demander des subventions publiques, il suffit que l'état ou la commune paie. Il suffit que... et bien non, les contribuables ne veulent plus payer, et pour notre part, on les comprend !

 

PS : lors du dernier conseil municipal, la minorité de gauche s'est abstenue au sujet de la baisse des impôts - ce qui a le mérite de la cohérence. En revanche, on était plus étonné de voir la minorité de droite s'abstenir également... et même un conseiller municipal de droite voter contre la baisse des impôts !?!

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mercredi, 15 mars 2017

Circulation à Saint-Julien : 3 ans de purgatoire

Les travaux sur la route des vignes et la route de Thairy compliquent grandement la circulation aux heures de pointe. Ce n'est malheureusement qu'un début.

Nous avons toute une ville à refaire. La commune a mal entretenu ses routes. "Aucune route n'est digne de ce nom à St Julien" affirmait il y a quelques années à son départ un ancien Sous-Préfet. Forcément, puisque la commune ne se donnait pas les moyens d'investir dans l'entretien de son patrimoine de voirie et de bâtiments. Les routes coûtent aujourd'hui si chères à entretenir, qu'il est moins cher pour la commune de les refaire complètement. Le programme de rénovation de la voirie commencé en 2015 sera poursuivi de manière importante cette année.

Les travaux continueront sur l'entrée ouest jusqu'à fin 2018 : après la route des vignes et le nouveau barreau entre la départementale et la route de Lyon, les travaux se poursuivront sur la rue des sardes et sur la route de Lyon.

Du côté du quartier des jardins de l'Europe, après la route de Thairy, les travaux se poursuivront sur le chemin du crêt millet, la rue du belvédère, le rond point des acacias et sur le chemin de la ferme si les travaux de l'école commencent comme prévu.

Bien sûr les travaux des nouvelles écoles des jardins de l'Europe auront également un impact sur la circulation dans le quartier. En l'absence de recours, les travaux pourraient commencer dès l'été prochain.

Pour dissuader le trafic de transit par le cœur de ville en provenance de l'entrée ouest, des travaux de pacification et de réfection de voirie seront lancés sur la rue du Dr Palluel, sur la place César Duval et sur la rue du Jura. Ces travaux se prolongeront par des travaux sur le chemin du loup.

En parallèle des travaux destinés à prioriser le transit des bus seront lancés sur l'avenue de Genève entre le rond point de Mössingen et la Sous Préfecture. A terme ils seront prolongés par des travaux sur l'avenue Bertholet et la rue de la gare. Enfin, dans le cadre du projet pôle gare, des travaux seront lancés sur l'avenue Louis Armand et sur la route d'Annemasse.

Tout cela sera réalisé dans les trois prochaines années. Nous travaillons en ce moment au séquençage des travaux pour organiser au mieux leur planification. Un planning détaillé de tous ces travaux sera communiqué dans les prochains mois.

La circulation est déjà un enfer aux heures de pointe en raison d'une politique économique genevoise de croissance dynamique et d'attractivité fiscale incohérente avec le conservatisme sur la construction de logements. Tout cela reporte la croissance urbaine loin des centres économiques et augmente les besoins en déplacements de 15 voitures de plus chaque jour sur nos routes. Nous subissons cela et nous plaçons Genève face à ses responsabilités à chaque fois que nous le pouvons. Cet enfer sera temporairement aggravé par l'ensemble de ces travaux rendus nécessaires pour remettre à niveau la ville de St Julien.

C'est le moment pour chacun d'entre nous de tester toutes les alternatives de mobilité. En particulier, les moyens de se déplacer qui réduisent l'encombrement de la voirie publique aux heures de pointe :

  • La marche : la moitié des déplacements font moins de 3km. Pour notre santé, il est recommandé de marcher 10'000 pas par jour, soit 8 à 9km par jour. C'est le moment de s'y mettre. Si ensemble, nous marchons plus, nous roulerons mieux lorsque nous en avons besoin.
  • Le vélo : les stationnement se multiplient, les limitations de vitesse se réduisent, les voies cyclables se développent (en particulier dans tous les projets listés). C'est le moment de se mettre au vélo.
  • Les transports en commun : dès le 24 avril, les fréquences de la ligne D seront doublées. Il y aura un bus toutes les 360 secondes : des bus aussi fréquents que des trams. C'est le moment de se mettre aux transports en commun.
  • Le covoiturage : à ce jour, seulement une voiture sur 10 transporte un passager. Prenez un passager de plus et vous aurez une voiture de moins sur la route devant vous. Si on passait de 1 sur 10 à seulement 2 sur 10, toute le monde circulerait aussi bien que les mercredi. C'est le moment de se mettre au covoiturage.

Par ailleurs, pour ceux qui peuvent se déplacer à pied, en vélo, en transports en commun ou en covoiturage, vendez votre voiture, vous pourrez, lorsque vous en avez besoin utiliser les voitures Citiz en autopartage.

A terme, ces travaux amélioreront la situation, en particulier l'entrée ouest, les couloirs de bus, la priorisation des modes doux. Mais aussi les grands projets d'infrastructures tels que le LémanExpress ou le diffuseur de Viry amélioreront la situation. D'ici là, temporairement, ça va être l'enfer : l'enfer temporaire, c'est le purgatoire !

 

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mardi, 14 mars 2017

Voyous du voyage : la faillite de l'Etat de droit

Depuis plusieurs années une bande de voyous sévit dans le Genevois. Ils multiplient les occupations illicites, violent les propriétés, dégradent des équipements publics, volent de l'eau et de l'électricité, saccagent les récoltes et polluent les champs, refusent de scolariser leurs enfants, portent atteinte aux lois sur l'environnement, polluent et vandalisent, volent à la tir...etc...etc... sans jamais être sanctionnés par la loi.

Ces voyous là se déplacent en caravane. Ce groupe là, ne mérite pas l'appellation de gens du voyage, car ils ne voyagent pas. Ils sont la honte de la communauté : la communauté du genevois français autant que celle des gens du voyage. Tels des cowboys, ils ont élu résidence dans ce Far Est qu'est le Genevois.

Nous avons tiré toutes les sonnettes d'alarme auprès des autorités ministérielles, préfectorales, parlementaires, judiciaires... mais les voilà à nouveau installés comme si tout espace était le leur, comme s'il leur revenait de rédiger nos lois. La police municipale et la gendarmerie sont mobilisés, mais à quoi bon tant que les législateurs rédigent des lois qui ne sanctionnent pas, et que la justice laisse passer ces délits à récidive sans y porter attention ?

Nous continuons de le faire, je saisi ce jour à la fois le conseil départemental et le procureur pour que les enfants qui ne sont pas scolarisés et qui sont élevés dans des conditions sanitaires déplorables, soient placés dans des familles d'accueil.

Etre incapable de sanctionner 120 délinquants illustre l'ampleur de la faillite de l'état de droit. Pourtant la vie en communauté, la république autant que la démocratie exigent que la loi soit la même pour tous et que les violations des lois soient sanctionnées.

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vendredi, 10 mars 2017

La restauration scolaire doit-être payée par les parents ou les contribuables ?

La restauration scolaire à St Julien est victime de son succès.

Depuis les élections municipales de nombreuses améliorations ont été apportées au service :

  • une centaine d'enfants déjeunent désormais sur place plutôt que de subir 40 minutes de transport par car (tous les enfants de l'école du Puy St Martin et une partie de ceux de François Buloz)
  • les taux d'encadrement ont été renforcés par rapport à ce qu'ils étaient en 2014 ce qui améliore à la fois la sécurité et la qualité de l'accueil,
  • les vacataires ont été recrutés sur des statuts pérennes, ce qui permet à la commune d'investir sur la formation et d'être plus attractive pour attirer du personnel compétent et motivé,
  • le prestataire des repas a été changé, sans augmentation de coût mais pour une qualité de repas largement améliorée comme nous le confirme les enfants, les parents... et la forte réduction des restes après les repas.

Cela a conduit à une augmentation importante du nombre d'enfants inscrits. Contrairement aux idées reçues, ces inscriptions supplémentaires ne permettent pas d'amortir les coûts. Bien au contraire, pour chaque enfant supplémentaire inscrit le surcoût s'élève à 1000 euros. 70 enfants supplémentaires inscrits coûtent donc 70 000 euros pour les contribuables : soit 10 euros supplémentaires d'impôts par famille dont 95% ne bénéficient pas du service.

Les contribuables de la commune apportent déjà un soutien massif aux familles : près de 450'000 euros pour la restauration scolaire, près de 900'000 euros pour l'enseignement primaire, sans compter les activités périscolaires et le centre de loisir. Avec la contribution communale sur la restauration scolaire, ce sont 75 euros qui sont transférés de la poche de toutes les familles de St Julien pour financer 1000 euros pour les familles qui inscrivent leur enfant à la restauration scolaire. Pourtant, parmi les contribuables, beaucoup ont du mal à faire face au coût de la vie dans le Genevois. Les parents d'élèves concernés bénéficient d'une prestation publique qui coûte plus du double de la totalité de leurs impôts locaux, par ailleurs, ils bénéficient pourtant également de l'ensemble des services municipaux de propreté, d'aménagement, d'entretien des espaces verts... Par ailleurs, les familles bénéficient également d'abattements sur la taxe d'habitation, de parts supplémentaires, d'allocations familiales.

Nous fixons à 500 000 euros par an, la limite de la contribution communale à la restauration scolaire. Les 70 000 euros supplémentaires liés aux inscriptions supplémentaires doit être financé autrement. Dès lors plusieurs alternatives se présentent :

  • Premier inscrit premier servit : cela conduit à favoriser les familles qui pourront faire 3 heures de queue lors de l'ouverture des inscriptions, aussi absurde que l'Union Soviétique
  • Tirage au sort : injuste et inique.
  • Prioriser les familles qui n'ont aucune autre alternative car les deux parents travaillent et limiter l'accueil des autres familles à une fois par semaine uniquement
  • Limiter à 3 ou 4 repas par semaine pour toutes les familles
  • Augmenter les tarifs d'environ 30% pour tous

Pour l'instant, nous avons fait le choix de limiter les inscriptions à une seule fois par semaine pour les enfants dont au moins l'un des deux parents ne travaille pas. Nous avons engagé les discussions avec les parents d'élèves qui ne sont pas opposés à considérer une augmentation des tarifs.. à l'exception bien sûr de la FCPE qui elle refuse toute limitation des inscriptions et toute augmentation des tarifs et ne se préoccupe pas de l'impact d'une augmentation des impôts pour les familles en difficulté.

Contrairement à ce qu'affirme la FCPE, les enfants de chômeurs sont les bienvenus à la cantine et leur repas subventionné, une fois par semaine, lors des formations et à chaque entretien d'embauche. Contrairement aux débilités véhiculées sur internet avec une étonnante mauvaise foi par la FCPE, les enfants des femmes enceintes ainsi que les enfants dont les parents sont à l'article de la mort sont accueillis à la restauration scolaire sur demande de dérogation.

Le débat n'est pas clos, il mérite que chacun se pose la question du financement du service de restauration scolaire et de la répartition des charges entre contribuables et usagers, et entre les habitants en fonction de leur niveau de revenus. Un débat qui mérite certainement des contributions plus intelligentes que les caricatures infantiles et partisanes véhiculées par la FCPE.

 

PS : La FCPE n'a jamais trouvé rien à redire à un tel règlement lorsqu'il a été adopté par la précédente municipalité socialiste. La FCPE nationale, qui pointe du doigt la commune de Saint Julien aux côté de celle de Toulon, n'a jamais trouvé rien à redire aux règlements exactement identiques adoptés par toutes les municipalités socialistes de France à commencer par la commune d'Annemasse. Pas plus que la FCPE n'a fait de remarques à l'absence de construction de salles de classes pendant 15 ans à St Julien ou au doublement de la contribution communale à l'établissement privé. A votre avis, pour quelle raison étrange la FCPE ne trouve jamais rien à redire aux actions des municipalités socialistes ? Est-ce dans "l'intérêt de l'enfant" comme ils le prétendent à la fin de chacun de leurs courriers, dans l'intérêt des parents, ou dans l'unique perspective de défendre des intérêts partisans dans une totale confusion des genres ?

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jeudi, 09 mars 2017

Joyeux anniversaire l'Europe !

antoine vielliard europeLes 60 ans de la signature du traité de Rome sont une bonne occasion pour faire le bilan de la construction européenne et de ce qu'elle nous apporte au quotidien. Tout particulièrement à l'approche d'une élection présidentielle française qui peut conduire l'Europe à son développement ou à sa disparition.

Je remercie l'Union Européenne d'avoir garanti près d'un siècle de paix. Evidemment lorsqu'on n'a pas connu la guerre, on prend cela pour acquit. Pourtant, il suffit de voir qu'un monde dans lequel chaque peuple revendique le "moi d'abord" des populistes est un monde qui s'achemine vers la guerre. Ce simple graphique montre à quel point un débat et un vote démocratique est beaucoup plus légitime et beaucoup moins mortel que la résolution des différents par les armes.

europe et paix

Je remercie l'Europe d'avoir contribué, sans doute insuffisamment, à préserver la souveraineté populaire face aux intérêts privés. Grâce à l'union des pays européens, ce sont des pouvoirs démocratiques qui brisent petit à petit des cartels, mis à bas le secret bancaire et sa fraude fiscale, les montages complexes qui exonèrent encore quelques multinationales de l'impôt commun ou mis un terme au racket des frais de roaming. Isolément, les royaumes du moyen âge aurait été aussi impuissants que des barques de papier au milieu d'un océan déchainé.

Je remercie l'Europe d'avoir assis la souveraineté monétaire Européenne. Une souveraineté monétaire qui a permis de diviser par 5 les taux d'intérêts. Les habitants paient 5 fois moins cher leurs crédits immobiliers. Parce que désormais l'Euro est une monnaie de réserve internationale, nos états, nos entreprises, nos collectivités empruntent 5 fois moins chers pour financer leurs investissements. A la seule échelle de la commune de St Julien, ce sont 50 000 euros supplémentaires par année de baisse de nos intérêts d'emprunts.

Je remercie l'Union Européenne parce qu'ici, grâce au Parlement Européen, nos décisions politiques sont prises par des parlementaires puissants plutôt que par des intérêts privés. Ruppert Murdoch ne dicte pas les lois européennes aussi facilement que les lois britanniques à travers quelques tabloïds, même si nous devons faire mieux en matière d'indépendance financière des médias. Les multinationales ne dictent pas nos taux d'imposition comme cela peut être le cas dans les pays plus petits et plus isolés. Nos dirigeants décident seuls et ne vont pas prendre leurs ordres et leurs financements auprès de Trump et Poutine comme le font les prétendus souverainistes d'extrême droite.

Je remercie l'Union Européenne d'avoir tenu bon pour préserver, voir même d'avoir imposé au monde les normes de qualité européenne dans une économie globalisée. Je remercie l'Union Européenne d'avoir été moteur dans l'établissement de normes juridiques et environnementales internationales. Des normes qui n'auraient jamais vu le jour sans le leadership européen.

Je remercie l'Union Européenne d'avoir su protégé le citoyen des dérives autoritaires de certains états membres ou d'avoir su nous préserver de nos faiblesses. Où en serait notre dette nationale ? Où en serait la France si l'Union Européenne ne contrôlait pas chaque année nos déficits budgétaire devant l'irresponsabilité des parlementaires depuis 40 ans ?

Bien sûr il reste encore beaucoup à faire pour les 60 prochaines années. Nous devons mieux investir dans nos infrastructures. Nous devons mieux coordonner nos politiques budgétaires, financières et économiques. Nous devons mieux former. Nous pouvons faire beaucoup plus, beaucoup mieux et beaucoup moins cher pour assurer notre défense ensemble plutôt que séparément et sous couvert d'un pays tiers. Nous pouvons faire mieux et moins cher en coordonnant nos politiques étrangères.

Nous avons besoin de plus d'Europe.

 

 

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samedi, 04 mars 2017

Le naufrage de la droite dépasse la seule candidature de François Fillon

La campagne de la droite fait naufrage. Un naufrage électoral, un naufrage intellectuel et programmatique à l'encontre des juges, mais d'abord un naufrage moral. Un naufrage qui ne pourra être évité avec un simple changement de candidat.

Pourtant, les racines de ce naufrage vont bien au delà de la seule candidature de François Fillon. Est-ce que les soutiens qui l'abandonnent aujourd'hui, l'aurait effectivement abandonné s'il était encore en tête dans les sondages ? Posé la question c'est y répondre : ils ne l'ont pas fait, début février lorsque tous les faits étaient déjà connus et l'enquête ouverte... mais que François Fillon était encore favori des sondages. Pourquoi un tel changement de comportement à quelques semaines de différence sur la base des mêmes faits, car à ce jour, François Fillon n'est pas plus mis en examen qu'il y a trois semaines ? La seule différence depuis, c'est que les centristes ont apporté leur soutien à Emmanuel Macron qui est désormais favori. Leur lâchage n'est pas lié à la France, n'est pas lié aux valeurs, mais simplement à la perspective de "gagner pour leur camp" comme ils le disent : les valeurs et la France n'ont pourtant pas de camp !

Ces soutiens n'ont pas abandonné leur candidat durant les primaires alors même que nécessairement, les faits et les pratiques étaient vraisemblablement connus des principaux responsables politiques en charge de la gestion de l'Assemblée nationale et du Sénat. Pas plus qu'ils n'avaient abandonné leur candidat en 2012 alors même que ce dernier se rendait coupable de multiples violations des lois sur le financement politique.

Ce naufrage moral c'est la simple résultante d'une loi du silence qui a interdit toute remise en question du bilan de Nicolas Sarkozy avec l'explosion de la dépense publique dès 2007, le conflit social permanent, les violations des lois plutôt que l'exemplarité et surtout le déclin économique français.

Ce naufrage moral c'est la résultante de cette loi du silence qui impose de taire toutes ces dérives étalées sur la place publique aujourd'hui, comme en Haute-Savoie on ne parle pas du clientélisme et du saupoudrage malgré les ravages qu'ils produisent chaque jour à l'encontre de la mobilité des habitants.

La naufrage politique de la droite, c'est le résultat de cette arrogance qui depuis 30 ans consiste à détourner le scrutin majoritaire pour imposer ses lois par une minorité politique. Les centristes, entre autre, étant considérés comme des faire-valoir au mieux, comme des marches pieds au pire. Un naufrage qui a même conduit la droite de Saint Julien à appeler à voter pour la gauche aux municipales de 2008 et à envisager publiquement une fusion des deux listes entre les deux tours en 2014.

Un changement de candidat à la dernière minute ne permettra pas de mettre un terme à cette loi du silence. Un changement de candidat de dernière minute ne permettra pas de revoir un projet autoritaire et infantilisant.

Depuis 30 ans, la gauche et la droite s'affrontent dans des invectives stériles qui ne sont plus qu'un théâtre d'ombre. Il n'y a plus aucun travail de réflexion politique, plus aucune construction programmatique, la gauche et la droite étant assurés de leurs victoires par alternance, et les autres étant assurés de leur échec.

L'union nationale devient indispensable pour changer les institutions et remettre le pays sur les rails.

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jeudi, 02 mars 2017

La crise de régime de la Vème république

La crise de régime, nous y sommes. Depuis le 21 avril 2001, la Vème république ne tourne plus rond. Deux partis minoritaires ont détourné le suffrage majoritaire pour imposer leurs lois à la majorité de la population. Les Français se sentent de plus en plus impuissants face à une représentation nationale qui n'en a plus que le nom.

Le copinage et la loi du silence ont remplacé le contrôle démocratique et à la transparence. Des pratiques politiques d'un autre temps ont pu ainsi perdurer à travers le changement de millénaire.

Le duopole alternant à remplacer la construction de coalition de gouvernement. Le débat public sur l'intérêt général a été remplacé par un cirque d'invectives partisanes sectaires qui n'accouche d'aucune proposition constructive au service du pays. A force de se détruire, la gauche et la droite ont finit par détruire la république.

Accroché au rêve d'une alternance promise, le candidat de droite part à la dérive et prépare un report des voix de droite sur une extrême droite en position de force pour le second tour.

Voilà maintenant 16 ans que la Vème république est à bout. Voilà 15 ans que, contre toute apparence, elle résiste. Les institutions sont surprenantes parfois. Mais là les fissures apparaissent de partout en même temps. La droite et la gauche voit l'échéance électorale approcher comme un condamné regarde la potence. D'ors et déjà, un quart des parlementaires renonce à poursuivre leur engagement, un sauve qui peut historique qui sera sans doute complété lors des élections législatives.

D'ors et déjà, le prochain président de la république, quel qu'il soit, sera affaiblit. Il aura la légalité pour lui, mais il lui faudra une légitimité populaire plus grande que cette campagne pour gouverner la France.

Il est temps de sauver les murs de la République. Il est temps de sauver la France et ses valeurs qu'elle porte pour le monde. Il est temps de sauver la fierté nationale mise à mal. Il est temps de s'unir tous ensemble au service du pays pour le redresser. L'union nationale doit désormais devenir réalité.

 

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La méthode brutale de Fillon n'aurait pas permis à St Julien de rééquilibrer ses comptes publics

saint julien en genevoisDans un mois seront présentés au conseil municipal les comptes administratifs de St Julien pour 2016. Il permettront de vérifier en monnaie sonnante et trébuchante l'ampleur des économies réalisées par la commune. Ces économies permettent aujourd'hui à la commune d'investir : de construire les écoles qu'elle aurait du construire depuis longtemps, de commencer, petit à petit, à remettre à niveau ses bâtiments, ses équipements sportifs et culturels, sa voirie, son matériel, les outils de travail des agents et ses espaces publics.

Le devoir est accompli. La semaine dernière nous avons présenté à six banques le résultat de ces efforts. Au vue de ces résultats, les partenaires financiers de la commune sont très intéressés à financer nos investissements. Au total, la commune de Saint Julien dépensera plus, mais elle dépensera surtout beaucoup mieux : elle dépensera moins en fonctionnement et beaucoup plus en investissement pour préparer son avenir.

Ces économies ont été possibles grâce à la participation de chacun. Il a d'abord fallu partager le diagnostic : la commune avait laissé filer ses dépenses et était dans une situation où elle risquait de ne plus pouvoir rembourser ses emprunts et donc encore moins ses investissements futurs. Ce diagnostic a été partagé avec les agents, avec les habitants et avec tous les partenaires. Il a été fait par un cabinet indépendant, utilisé par la précédente équipe municipale, dont le diagnostic était incontestable.

Nous avons chercher à responsabiliser tout le monde dans cette démarche : car l'argent public c'est l'argent de tous et pas l'argent de personne. Les agents ont été sollicités : ils voient au jour le jour les actions de la commune et ont proposé de nombreuses idées d'économies. Les habitants ont été sollicités. Tous les conseillers municipaux ont été sollicités dans cette démarche y compris les minorités et en toute transparence.

Toutes les idées ont été prises en considération. Il a été répondu à chacune. La majorité des idées étaient pertinentes et ont été prises en compte. D'autres étaient irréalistes mais ont pu inspirer d'autres idées. Certaines étaient impossibles à mettre en œuvre au quel cas il a été expliqué pourquoi.

Si nous avions fait comme François Fillon le propose des économies brutales et autoritaires simplement parce que nous avions remporté les élections, l'une ou l'autre des minorités auraient critiqué chacune de nos mesures d'économies comme l'a fait la minorité de gauche, mais nous n'aurions pas pu les placer face à leurs propres responsabilités "quelles économies alternative proposez vous ?". Si nous avions fait comme François Fillon, chacun aurait pu estimer être ciblé, avec notre démarche, les associations, la MJC, la Présentation de Marie, les agents, les élus, les automobilistes, les résidents secondaires, les propriétaires bailleurs, les fournisseurs avaient tous conscience qu'ils participaient à un effort collectif et que personne n'était particulièrement ciblé.

C'est parce que nous avons responsabilisé chacun, que chacun a pu contribuer à l'amélioration de l'efficience de la dépense publique communale, au quotidien, dans son travail pour les agents, ou dans les commissions pour les élus, dans le cadre des marchés publics pour les fournisseurs. Avec la méthode brutale et autoritaire de François Fillon, nous n'aurions pas pu bénéficier de cet engagement collectif.

Bien sûr avec la méthode de François Fillon, nous aurions pu avoir des grèves, des pétitions, des manifestations, nous aurions pu renoncer à restaurer l'équilibre des comptes publics communaux et nous aurions pu ensuite nous plaindre en prétendant que la France est ingouvernable.

Plutôt que l'infantilisation d'une méthode autoritaire, nous avons fait au contraire le choix de la responsabilisation collective. Nous avons fait le choix d'y arriver tous ensemble. Bien naturellement, nous remercions toutes les personnes qui ont contribuées à ce succès. Cette démarche d'économie a été une chance pour la commune car elle nous a permis d'améliorer l'efficacité de nos dépenses et de mieux investir pour l'avenir.

 

PS : bien sûr, je ne parle ici même pas de la méthode de Benoit Hamon, qui consiste à refuser d'améliorer l'efficacité de la dépense publique et à refuser de rembourser les emprunts passés. Avec la méthode de Benoit Hamon, nous n'aurions pas gagné en efficacité, et nous n'aurions pas pu financer les écoles, car nous n'aurions pas pu emprunter pour les payer.

 

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vendredi, 24 février 2017

Je ferai tout pour aider #Macron

image.jpegJ'ai souhaité la candidature de François Bayrou. Maintenant que le paysage se clarifie, en tant qu'européen, libéral et social, je soutiens résolument la candidature d'Emmanuel Macron. L'apport des valeurs, des convictions, de l'histoire et de l'expérience de François Bayrou complètent utilement la modernité et les idées iconoclastes d'Emmanuel Macron.

Je suis avant tout en faveur d'une grande coalition à même de mettre un terme définitif aux ruines d'une UMP qui se nombrilise et d'un PS qui se marginalise et qui ont ensemble tant handicapé le débat public français ces 30 dernières années. Faut-il rappeler que ces deux partis incapables de travailler ensemble à l'avenir de la France ont pourtant été capables à Saint Julien de s'entendre à plusieurs reprises pour préserver leurs intérêts électoraux communs. A St Julien, comme un peu partout en France.

Je suis favorable à ce qu'il soit mis un gigantesque coup de ménage à une classe politique nationale qui a cautionné les dérives illégales de Nicolas Sarkozy comme celles de François Fillon, sans parler de tout ce qui se passe à l'échelle départementale et que je dénonce régulièrement depuis plusieurs années.

Je suis favorable à ce qu'une large coalition au service de l'intérêt général succède à ce duopole préoccupé exclusivement de ses invectives sectaires partisanes. Il me semble qu'il est préférable que ce gigantesque coup de balai soit fait par des démocrates plutôt que par des national-socialistes. C'est sans doute pour nous démocrates notre dernière chance pour mettre ce coup de balai avant qu'il ne soit pas mis par d'autres.

Ma détermination et ma conviction sont sans bornes. J'aurai dans cette campagne beaucoup plus de détermination que ceux qui se sont battus contre les fraudes de Sarkozy et qui aujourd'hui cautionnent sans vergogne celles de Fillon ; qui ont défendu l'idée d'un effort national partagé et qui aujourd'hui défendent sans sourciller l'idée que cet effort ne serait pas partagé par ceux qui la préconisent. J'aurai beaucoup plus de détermination que ceux qui ont défendu l'alliance nationale pour la France préconisée par Juppé et se résolvent aujourd'hui à défendre l'idée d'un affrontement national par une réforme imposée d'autorité par une petite minorité. Je serai beaucoup plus déterminé que ces sarkozistes jusqu'au bout de leur verni à ongle qui ont enduré la dénonciation constante des fraudes, des conférences payées, des crimes et des délits du sarkozisme et qui aujourd'hui soutiennent sans états d'âme les emplois fictifs et les honoraires d'AXA et de FIMALAC.

Ma détermination sera incomparable par rapport à ceux qui ont passé cinq ans à lutter contre les frondeurs du PS et du jour au lendemain les cautionnent. Ma détermination sera sans commune mesure par rapport à ceux qui ont défendu l'idée d'une sociale démocratie réformiste et qui aujourd'hui défendent l'idée des lendemains qui chantent ou plutôt déchantent.

Ma détermination sera sans limite comparée à tous ces européens et ces humanistes de gauche et de droite qui aujourd'hui soutiennent des candidats frileux sur la construction européenne et sur la nécessité de mieux préparer la France à l'ouverture au monde.

Oui, comme François Bayrou, je ferai tout pour aider Emmanuel Macron et pour notre avenir à tous, je vous engage à en faire de même. Je ferai tout pour contribuer à cette nouvelle majorité présidentielle à même de remettre la France d'aplomb.

J'en appelle aux centristes et aux humanistes de droite qui se sont reconnus dans les discours de Juppé et de NKM pour qu'ils cessent de servir de force d'appoint à un projet rétrograde et rejoignent cette nouvelle future majorité. J'en appelle aux sociaux démocrates réformateurs qui se sont reconnus dans les discours de Valls pour qu'ils cessent de servir de force d'appoint pour des rêves utopiques et dangereux qu'ils ne partagent pas, afin qu'ils rejoignent cette majorité nouvelle, suffisamment large pour changer le pays et le remettre sur les rails.

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lundi, 20 février 2017

St Julien-en-Genevois adhère à l'Agence France Locale

Après la crise financière de 2008, la réglementation bancaire a été durcie pour garantir une plus grande solidité du système bancaire. En particulier, les banques devaient s'assurer de ratio de solvabilité. Cela les incitait à privilégier des catégories de clients dont les dépôts et les emprunts étaient en rapport. Ce n'est pas le cas des collectivités locales qui empruntent aux banques mais déposent leurs liquidités au Trésor Public, afin de les mutualiser et d'en garantir la disponibilité.

Pendant plusieurs années, les communes ont eu le plus grand mal à emprunter pour financer leurs projets. Une seule banque acceptait alors de financer St Julien et à ses propres conditions. C'est ainsi que la commune a du s'endetter à des taux fixes moyens de 4,58%. Des emprunts qui coûtent près de 500'000 euros par an à la commune comparés aux taux variables qui se situent à 0,065%. Ces emprunts ont de telles clauses, que pour les renégocier la commune devrait d'abord payer l'intégralité des intérêts restants dus. La dépendance de St Julien au banques pour ses financements nous coûte cher en taux d'intérêts.

Elle coûte cher également en terme de risque de liquidité. En mai 2014, à peine 5 semaines après les élections, la commune ne disposait pas des liquidités nécessaires pour payer les agents à la fin du mois. Une situation due à une ligne de trésorerie gigantesque de 5 millions souscrite juste avant les élections afin de limiter au maximum l'endettement communal avant les élections municipales.

Nous avons alors fait appel à la banque traditionnelle de la commune, mais qui n'a pas souhaité ouvrir une nouvelle ligne de trésorerie après celle de 5 millions qui venait d'être ouverte quelques mois auparavant. La commune a donc frisé le défaut de paiement. Nous avons pu nous sortir de cette situation grâce à la SEMCODA qui a, en urgence, accéléré l'achat de l'ancienne gendarmerie. Le notaire a donné l'instruction de virement à la commune par téléphone depuis mon bureau immédiatement après la signature de l'acte. Les salaires ont ainsi pu être versés aux agents deux jours plus tard. Les trois mois de répits que cela a apporté à la commune ont permis entre temps de négocier une nouvelle ligne de crédit avec une autre banque. On appelle cela le risque de liquidité : c'est le risque pour une commune de ne pas obtenir les financements nécessaires au moment où elle en a besoin, alors même qu'elle travaille sur des projets depuis de longues années.

Pour améliorer notre pouvoir de négociation vis-à-vis des banques et pour réduire le risque de liquidité pour la commune, nous avons proposé au conseil municipal d'adhérer à l'Agence France Locale pour un coût de souscription du capital de 122 000 euros sur trois ans. L'Agence France Locale est une banque dont les seuls actionnaires sont des collectivités locales. L'Agence France Locale emprunte directement sur les marchés financiers comme le ferait une banque et prête aux collectivités adhérentes.

A tout moment, la commune peut demander à l'Agence France Locale une quotation d'un emprunt ou d'une ligne de trésorerie. Cela augmente favorablement notre position de négociation et notre indépendance vis-à-vis des banques. Une collectivité adhérente m'indiquait qu'ils étaient en pleine négociation d'un nouvel emprunt lorsqu'ils ont adhéré et que les propositions des banques ont été réduite de 0,26% dès qu'elles ont appris l'adhésion de la collectivité à l'Agence France Locale. D'après mes calculs il suffit de 0,20% de baisse sur les taux pour couvrir le coût de la souscription au capital de l'Agence France Locale.

Au delà, du coût des emprunts, la couverture du risque de liquidité est importante également. St Julien est engagée dans la réalisation de deux nouvelles écoles. Nous avons déjà neuf classes de retard, et les enfants et les enseignants ont besoin de ces nouvelles écoles au plus vite. Les appels d'offre seront lancés début mars. Il est sain que ces écoles soient financées en partie par de l'emprunt afin que les habitants des 30 prochaines années contribuent aussi au financement de cet équipement public. Mais d'ici à la souscription d'un emprunt, l'actualité politique et financière nationale et mondiale nous réservera de nombreuses surprises. Il est probable que nous n'ayons pas de difficulté à emprunter, mais il est également possible que les banques aient d'autres contraintes à gérer lorsque la commune aura besoin d'emprunter. La commune a besoin d'une solution de financement alternative si les banques ne souhaitaient à nouveau plus prêter aux communes. Grâce à l'adhésion à l'Agence France Locale, la commune pourra toujours emprunter directement sur les marchés financiers pour financer les écoles.

Cette adhésion intervient à un moment important pour la commune. Le programme d'économies étant désormais bouclé, St Julien a retrouvé des capacités d'autofinancement importantes. La commune est désormais en ordre de marche pour pouvoir investir pour remettre ses bâtiments, sa voirie et ses infrastructures à niveau, tout en finançant les deux projets les plus importants de son histoire : l'accès ouest et les deux écoles des Jardins de l'Europe. Nous estimons que la commune devra emprunter entre 6 et 8 millions d'euros pour financer les écoles sans réduire ses investissements courants. Autant que ces emprunts soient bien négociés.

 

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dimanche, 19 février 2017

Quand les postures prennent le pas sur les valeurs, la politique n'a plus aucun sens

A quelques jours d'intervalle, les conseils municipaux de St Julien et d'Annemasse ont adopté la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires. Des délibérations dénoncées à St Julien par la gauche et à Annemasse par la droite !?!

J'ignore les motivations de la municipalité d'Annemasse, mais elles sont sans doute proches de celles de St Julien :

  1. lutter contre la fraude massive à la résidence secondaire qui concerne près de 10% des habitants et conduit à une perte de recettes communales d'environ 1 million d'euros par an,
  2. améliorer la comptabilisation des résidents dans la commune afin d'assurer une dotation de moyens publics adéquate (une famille de résident secondaire étant comptabilisé comme un seul et unique habitant),
  3. inciter les propriétaires de résidences secondaires à remettre sur le marché leur logement sous occupé afin de réduire la pression sur les prix.

A St Julien, cette majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires se couple d'une baisse des taux pour les résidents principaux. Enfin, avec la majoration, les résidents secondaires de St Julien paieront un taux similaire au taux moyen constaté en France dans les communes de taille comparable. Bref une décision de bon sens. Une décision soutenue autant par les citoyens soucieux de l'application des lois et d'équilibre des finances publiques, que ceux soucieux de justice sociale.

Prétendant défendre des valeurs différentes, la gauche de St Julien et la droite d'Annemasse ont défendu les mêmes positions avec les mêmes arguments. Elles ont toutes deux reproché aux municipalités en place de s'en prendre aux fraudeurs, de stigmatiser les résidents secondaires et d'utiliser l'impôts pour les inciter à se régulariser. (Oui et alors quel est le problème d'inciter fiscalement au respect des lois ?). Paresseusement engoncés dans leurs postures d'opposition, elles en oublient les valeurs qu'elles sont censées défendre.

Dans un argumentaire loufoque, travaillé ostensiblement avec mon prédécesseur qui semble s'ennuyer, l'opposition de gauche de St Julien nous a reproché de baisser les impôts pour les habitants, et de dépenser par cette baisse d'impôts une recette susceptible de disparaitre avec la réduction de la fraude... en proposant aussi sec, qu'elle soit dépensée par une augmentation du budget de subvention aux associations pour accorder des subventions à des associations qui n'en avait pas fait la demande ! Décidément, l'opposition de gauche ne s'est pas beaucoup préoccupée de logique et de cohérence dans son argumentation. Manifestement, ce qui ennuyait le plus l'opposition de gauche de St Julien était la possibilité que les habitants soient reconnaissants d'une baisse d'impôts de 15 euros par famille à laquelle elle craignait de n'être pas associée. Montrant ainsi qu'elle se préoccupe plus de ses propres intérêts électoraux que de l'intérêt général des habitants.

La politique en France n'a décidément plus aucun sens lorsque les uns et les autres cessent de réfléchir en fonction de leurs valeurs et se contentent de s'opposer. Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors des vœux aux habitants, lorsque la droite se contente de critiquer la gauche et la gauche se contente de critiquer la droite, c'est la République qu'elles détruisent, manifestement avec grand succès !

Bien sûr certains citoyens comprennent plus facilement ces postures absurdes d'opposition stériles que des réflexions fondées à l'aune des valeurs.

Mais sur la durée, nous aurons besoin d'un débat public à nouveau fondé sur les valeurs au service de l'intérêt général.

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mardi, 14 février 2017

Libres et responsables de nettoyer les écuries d'augias de la République

Depuis quelques semaines, nous autres élus locaux sommes en colère. Nous consacrons énormément de temps au service de l'intérêt général. A titre personnel, je passe environ entre 45 à 65 heures par semaines au service des collectivités. Depuis que je me suis engagé dans l'action publique, mes revenus ont été divisés environ par trois. Je ne m'en plains pas, c'est un choix, que j'assume car je préfère travailler au service des gens qu'à des intérêts privés. Cependant, nous sommes interpellés par les affaires, comme l'affaire Fillon. Nous savons bien que sous couvert de "tous pourris", nous sommes inclus dans le même panier. La semaine dernière de passage sur un marché, un commerçant m'a interpelé "vous avez du courage à vous montrer aujourd'hui", pourtant qu'ai-je à voir avec l'affaire Fillon ?

Beaucoup de mes collègues affirment que nous n'avons rien à voir avec ces dérives. Je pense au contraire que nous les avons trop longtemps cautionnées par nos silences. Pas seulement nous élus locaux, mais aussi nous citoyens, journalistes et procureurs.

Je considère que nous sommes tous collectivement responsables de l'affaire Fillon et de nombreuses autres dérives. Faute d'avoir utilisé de notre liberté de nous informer, nous portons aussi une part de la responsabilité de ces dérives.

Qui parmi nous lis avec attention les rapports des cours des comptes et interpelle ses élus ? Qui parmi nous épluchent les comptes administratifs ? Qui adhère à une association de contribuables et demandes des comptes sur l'utilisation des fonds publics ? Qui exprime l'exigence de la transparence et veille à son application ? Qui parmi nous saisi la Commission d'Accès aux Documents Administratifs lorsque des documents qui devraient être publics ne le sont pas ? Qui demande à voir les rapports d'analyse des offres des marchés publics accessibles à tout citoyen ? Qui s'assure que les subventions sont attribuées en fonction d'intérêts généraux ? Qui milite pour la suppression des enveloppes parlementaires, héritage de pratiques féodales ?

Nous autres citoyens, élus locaux, journalistes, avons tous fait preuve de complaisance face à ces dérives.

Il est d'ailleurs hallucinant de constater que les errements de François Fillon qui datent d'il y a longtemps, n'avait fait l'objet d'aucune enquête, d'aucun citoyen, d'aucun parti politique, d'aucun média... et je dirai même d'aucune agence de services secrets français ou étranger qui aurait voulu vérifier les leviers de pression sur un premier ministre en exercice. Cela en dit long sur notre incapacité collective à contrôler l'utilisation des fonds publics.

Sommes nous réellement curieux et intéressés à faire table rase de ces dérives lorsque la presse s'en fait l'écho ? Ou comme les militants LR ces jours-ci, préférons-nous ne pas nous salir les mains dans le cambouis des écuries d'Augias de la République ?

A titre personnel, au sujet des marchés publics du Conseil Général ou de l'utilisation d'emplois publics pour la campagne, j'ai pu constater l'embarras de mes collègues Conseiller Généraux, d'élus locaux, du parquet et même de la presse locale qui préférais ignorer les faits plutôt que de s'en saisir. "Cachez ces dérives que je ne saurai voir". Je considère que nous sommes tous co-responsables de ces dérives lorsque, collectivement, élus, citoyens, procureurs, nous les tolérons par notre silence collectif gêné.

Pour ma part, je considère qu'un citoyen qui n'a jamais lu un rapport de la cour des comptes est aussi partiellement responsable de l'affaire Fillon. Un élu local qui n'a jamais demandé de comptes à ses sénateurs sur ses permanences, ses revenus et ses assistants parlementaires est aussi partiellement responsable de l'affaire Fillon. Un journaliste et un procureur qui n'ont jamais donné suite aux informations transmises sont aussi partiellement responsables de ces dérives.

Bien sûr, cette responsabilité collective partagée, n'exonère en rien ceux qui se sont rendus coupables de ces dérives.

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jeudi, 09 février 2017

Il est nécessaire que François Bayrou soit Président de la République

J'ignore quelle sera sa décision. Je ne l'appelle pas à se présenter tant il s'agit d'une décision personnelle. Je n'ai jamais cru à l'homme providentiel. Cependant, au vu du marasme politique actuel, je suis chaque jour un peu plus convaincu que la candidature de François Bayrou et son élection sont nécessaires pour la France.

Nous avons besoin d'un Président de la République qui a une colonne vertébrale de valeurs. Les valeurs, ça ne se proclame pas en six mois, cela s'éprouve au travers d'un chemin de vie fait de sacrifices personnels : chacune des défaites de François Bayrou a été l'occasion pour les Français de mesurer qu'il a, à chaque fois, choisi la vérité pour le France plutôt que le confort d'une élection. Pendant que François Bayrou énonçait des vérités aujourd'hui confirmés par tous, Macron était au service d'un Hollande dont il dénonce aujourd'hui les limites, et Fillon au service d'un Sarkozy dont il dénonce aujourd'hui toutes les dérives.

J'ignore où était Emmanuel Macron lorsqu'il a fallu convaincre pour la monnaie unique, pour le traité constitutionnel européen ou lorsqu'il fallait dénoncer les dérives de Nicolas Sarkozy et les mensonges électoraux de François Hollande. Chez Rothschild ou dans des cabinets ministériels ? Je sais que François Bayrou était au front.

Nous avons besoin d'un homme qui rassemble. Pas uniquement, et avec tout le respect que je leur porte, pas uniquement les désespérés d'un parti socialiste à la dérive ou les ambitieux attirés par la vague, rassemblés par l'instinct grégaire comme les gouttes d'eau forment des flaques après la pluie. Il nous faut un candidat qui rassemble des hommes et des femmes forts de valeurs, plein d'espoirs et de détermination à œuvrer ensemble à l'intérêt général dans le respect des valeurs respectives. La politique est affaire de valeurs, ce ne sont pas les valeurs des affaires.

Par les temps qui courent, il nous faut un homme d'expérience, solide, près à affronter le gros temps qui s'annonce de San Francisco à Pyongyang, de Moscou à Pékin, de Londres à Ankara. Un homme d'expérience qui a observé de côté un système qu'il dénonce apportera bien plus de renouveau que ceux qui se sont complus à en fouler les tapis et les salons dorés.

Il nous faut un homme qui ne dépende que du peuple. Comment faire confiance à un candidat qui devra tout à Axa ou Fimalac ? Comment faire confiance à un autre dont la candidature telle une bulle, a été lancée par une avalanche de Une d'hebdomadaire comme l'ont été avant lui Royal et Sarkozy ? Un candidat ce n'est pas un lancement de produit ! Un Président de la République est là pour servir le peuple et pas pour servir des intérêts médiatiques ou économiques.

Il nous faut un homme capable de repenser les institutions pour en avoir dénoncé tous les travers depuis 20 ans, plutôt que des candidats qui les ont acceptées, servies et confortées. La République est à bout de souffle, seul François Bayrou peut la changer avant qu'elle ne s'effondre. Est-ce notre dernière chance de sauver la République ?

Il nous faut un candidat qui ne s'est jamais targué d'être parfait, mais qui n'a jamais été pris en défaut malgré son courage et les ennemis que sa liberté de parole lui à apporter. Depuis le temps qu'il emmerde les Bouygues, les Dassault et les Lagardère qui nous ont infligé Sarkozy pour mieux en vivre, s'il avait quelque chose à se reprocher, tout le monde le saurait.

Il nous faut un candidat qui soit capable de dire la vérité sur la situation de la France et puisse porter un projet d'espoir de s'en sortir. Nous n'avons pas besoin d'un candidat qui se contente de proposer des évidences "contre le gaz de schiste", "contre la guerre" ou "pour l'emploi". Coppé pour une fois a raison : "c'est du niveau la pluie ça mouille". La situation du pays nécessite autre chose qu'un apprenti météorologue.

Il nous faut un candidat qui puisse gouverner la France avec le peuple et pas contre lui ou sans lui !

Pour toutes ces raisons, je souhaite la candidature et l'élection de François Bayrou.

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mercredi, 08 février 2017

Penelope et l'agenda de Laura Vachez au Conseil Général de Haute-Savoie

Dans les affaires d'emplois fictifs, il est difficile de prouver qu'une personne payée par une collectivité sur fonds publics a travaillé à des intérêts privés. Il faut pour cela pouvoir disposer de son agenda.

Il se trouve qu'il y a deux ans, je suis tombé par hasard, ouvert sur un bureau lui-même ouvert, sur l'agenda d'un agent du conseil général de Haute-Savoie sur lequel était indiqué tout le temps occupé par la campagne électorale du Président du Conseil Général. J'ai fait une copie de l'agenda que j'ai transmise au procureur de la république d'Annecy.

L'agent concerné, Laura Vachez, a porté plainte contre moi pour vol d'agenda. Une plainte plutôt curieuse puisque la dernière fois que j'ai vu cet agenda, précisément, je le lui remettais en main propre, et qu'une des moindres responsabilité d'un élu c'est précisément le contrôle des administrations. J'aurai pu porter plainte en diffamation, mais j'ai estimé que les forces de l'ordre et la justice avaient des affaires plus sérieuses que de régler des questions d'amour propre des élus.

A posteriori, je pense avoir eu tort. Il n'était pas question de mon amour propre, mais bien de la perception de la probité des institutions publiques par les habitants. A force d'être répétés par un Président de Conseil Général et une Député, et aussi absurde que soit l'accusation, j'ai constaté a posteriori que de nombreux habitants ont réellement cru que j'avais volé un agenda. La prochaine fois que je ferai l'objet d'une telle attaque, je porterai plainte en diffamation - je m'en excuse par avance auprès des forces de l'ordre et de tous ceux qui essaient tant bien que mal de faire fonctionner la justice en France.

Je n'ai jamais eu aucune nouvelle de la plainte pour vol d'agenda qui n'a donné lieu à aucune procédure. Je suis innocent de l'accusation de vol d'agenda.

S'agissant du contenu de l'agenda, une enquête était en cours. Laura Vachez a été entendue. Un collègue de Laura Vachez m'a affirmé qu'elle-même avait indiqué avoir confirmé sur procès verbal le contenu de l'agenda, c'est à dire d'avoir travaillé de manière très importante à l'organisation de la campagne électorale au frais du contribuable.

Si un tel procès verbal existe, et si ce procès verbal avait été communiqué par le parquet à la commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques, l'élection aurait été annulée et le Président du Conseil Départemental ainsi que la Député aurait été déchus de leurs mandats et condamnés à des peines d'inéligibilité. Il aurait fallu pour cela que je dépose un recours contre l'élection ou que le parquet d'Annecy transmette cette pièce à la commission des comptes de campagne ou encore diligente une enquête pour financement illégal d'une campagne électorale. Je n'ai pas déposé de recours car je faisais confiance dans nos institutions publiques. J'adopterai sans doute une autre approche à l'avenir.

A ce jour, je n'ai pas eu de nouvelles de l'enquête sur l'utilisation des moyens publics à des fins électorales. Je demeure convaincu que notre exigence collective doit être renforcée à tous les niveaux et à tout moment, pas seulement lorsqu'il y a des scandales pendant les élections présidentielles.

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mardi, 07 février 2017

A St Julien-en-Genevois, même quand on achète du PQ on fait attention à vos impôts

L'an dernier le service de la commande publique a passé une quarantaine de marchés publics.

La commande publique est soumise au code des marchés publics. Loin d'être lourd, le code des marchés publics est plein de bon sens : il impose de faire connaitre les marchés par de la publicité, d'être clair sur les critères de jugement des offres et de soumettre le rapport d'analyse des offres à une commission d'élus représentative de toutes les listes du conseil municipal.

En 2016, les marchés publics de la commune nous ont permis d'améliorer significativement l'efficacité de la dépense publique : c'est à dire l'efficacité de l'utilisation de vos impôts.

- Le renouvellement du marché de restauration scolaire nous a permis d'améliorer considérablement la qualité des repas pour le même coût pour les contribuables. Depuis la rentrée, les repas servis sont principalement mangés par les enfants qui les apprécient plutôt que de finir largement dans les poubelles. Les enfants mangent mieux et nous économisons sur les déchets. Les contribuables paient le même prix.

- Nous avons renouvelé le marché de transport scolaire. Pour la même prestation, nous avons fait 16 000 euros d'économies annuelles pour le contribuable. Soit un peu plus de 2 euros par famille et par an.

- Dans le cadre d'un groupement de commande avec Viry, nous avons renouvelé le marché d'entretien des espaces verts - l'entretien des espaces verts est partiellement sous traité - ce qui nous a permis de bénéficier d'une baisse des prix unitaires de 4%.

- Nous avons renouvelé les délégations de service public pour le cinéma et le stationnement. Pour le cinéma, l'économie s'élève à 15'000 euros par an pour les contribuables, pour le stationnement, l'économie s'élève déjà à plus de 50'000 euros.

- Nous avons renouvelé les marchés de plantes annuelles et bisannuelles et de produits phytosanitaires. L'économie pour les contribuables s'élève à 7'000 euros.

- En groupement de commande avec les communes de Valleiry, Collonges sous Salève et la CCG, nous avons passé un marché de fournitures administratives, scolaires et de consommables informatiques qui nous a permis d'obtenir des prix inférieurs de 30% par rapport à ce qui se pratiquait dans le passé, lorsque nous passions des commandes au coup par coup. Cela représente environ 50'000 euros d'économies !

- Nous avons passé un marché de fourniture d'essuie-mains et de papier hygiénique sur quatre années qui nous a permis de réduire les coûts de 7'000 euros... sans rien compromettre à la qualité !

A chaque fois nous veillons à annoncer le plus largement possible aux entreprises sur nos marchés publics. Nos critères de jugement sont transparents dans les règlements de consultation. Les attributions sont décidées collégialement avec les minorités dans le cadre de la commission d'appel d'offres ou de la commission d'attribution.

Nous rejetons les pratiques que j'ai pu observées au conseil général de Haute Savoie où les formules de prix changent de manière très "opportunes" et ont pour effet de favoriser des entreprises dirigées par des amis, où les élus sont associés de manière sélective, mais jamais pour les marchés de la communication, où les rapports d'analyse des offres de sont parfois très surprenants !

Nous pensons qu'une bonne commande publique doit être précisément publique, transparente et juste pour garantir une meilleure utilisation de vos impôts.

Depuis le 1er janvier, le service de la commande publique de la ville est mutualisé avec la communauté de communes et la commune de Collonges-sous-Salève. Il est ouvert aux autres communes. Nous espérons ainsi multiplier les groupements de commande entre les communes et améliorer encore l'efficacité de la commande publique dans le Genevois. Chaque euro ainsi économisé pourra être investi au service des habitants.

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dimanche, 05 février 2017

St-Julien-en-Genevois porte à 60% la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires

Mercredi, nous proposons au conseil municipal de porter à 60% la majoration de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires. En moyenne, cela représente une majoration supplémentaire de près de 200 euros par famille concernée. Il est par ailleurs proposé de redistribuer aux résidents principaux les deux tiers des recettes supplémentaires générées, soit une baisse d'impôts d'environ 15 euros en moyenne pour les habitants. Le supplément de recettes pour la commune s'élève ainsi à 70 000 euros (à comparer à 5,8 millions d'euros de recettes fiscales).

Il y a actuellement environ 800 foyers de résidents secondaires à St Julien, soit près de 10% des logements. Une situation difficilement compréhensible au vue de la pression foncière.

Cette majoration a pour objectif d'inciter les résidents secondaires à choisir St Julien comme résidence principale ou remettre leur bien sur le marché pour des résidents principaux.

Cela permettra :

1) d'accroitre les recettes de fonds frontaliers. Bien que 400 nouveaux frontaliers se soient déclarés au cours des deux dernières années, nous estimons qu'il y a encore plusieurs centaines de frontaliers non déclarés dans la commune. La proportion de plaques suisses aux douanes le matin est passée de 30% à 20% mais il en reste encore 20% (dont probablement environ la moitié de voitures professionnelles).

2) d'améliorer la fiabilité des données démographiques à la base du calcul des moyens publics. Dans les données démographiques, les résidents secondaires sont comptabilisés comme une seule personne quelques soit le nombre de personnes dans la famille. En moyenne, on compte pourtant 2 personnes par familles. Avec 800 résidents secondaires, il y a donc environ 800 habitants qui ne sont pas comptabilisés à St Julien. Cela a un impact considérables sur les moyens publics alloués à la commune : gendarmes, pompiers, dotations de fonctionnement. En incitant les résidents secondaires à se déclarer en résidents principaux, nous permettrons que St Julien soit doté des moyens publics correspondant à sa population réelle.

3) d'inciter des propriétaires de résidences secondaires à mettre leur bien sur le marché pour des résidents principaux. Alors que la pression foncière conduit les promoteurs à multiplier les chantiers, il semble plus pertinent de veiller à ce que les logements secondaires sous occupés ainsi que les logements vacants soient utilisés avant de construire des logements supplémentaires. Or à ce jour, à St Julien on compte près de 10% de logements vacants et près de 10% de logements secondaires !

Concrètement, pour échapper à cette majoration, il suffira aux résidents secondaires de déclarer leur logement à St Julien comme lieu de leur résidence principale lors de leur déclaration d'impôt (et de se déclarer en tant que frontalier auprès de la commune), ou de louer leur logement.

Certaines personnes seront exonérées de cette majoration lorsque la résidence secondaire est rendue obligatoire pour des raisons extérieures à la volonté de la personne : résidence professionnelle, résidence en EHPAD... Il faudra qu'ils en fasse la demande auprès des services fiscaux avant le 31 décembre 2017.

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mercredi, 01 février 2017

La lutte contre les déchets sauvages à Saint-Julien

Depuis septembre, nous sommes confrontés à une multiplication des déchets sur la voie publique, en particulier aux abords des logements nouvellement livrés et aux abords des points d'apport volontaires.

Les agents de la voirie ont été particulièrement sollicités et le sont encore. Cela leur prend énormément de temps, pour une tâche qui ne leur revient pas. Du coup, ils sont moins disponibles pour les missions qui sont les leurs d'entretien de la voirie et des espaces verts. Il est de la responsabilité individuelle de chacun de déposer ses déchets dans des containers. Les agents n'ont pas pour mission de ramasser les déchets abandonnés. Pour vivre dans une ville propre, nous devons collectivement refuser de laisser certains d'entre nous abandonner leurs déchets sur la voie publique.

Nous avons également été confrontés à la défaillance d'une entreprise pendant les fêtes de noël. Un congé de fin d'année couplé à un arrêt maladie dû à la grippe a empêché une entreprise de mettre en œuvre les collectes habituelles en pleine période de fête propice aux déchets. Il a fallu plusieurs semaines pour rattraper le travail.

Aux abords des nouveaux logements, certaines entreprises et certains habitants peu scrupuleux abandonnent des déchets volumineux sur la voie publique plutôt que de les amener en déchetterie à Neydens comme il est de leur responsabilité. N'hésitez pas à signaler ces comportements auprès de la police municipale. Nous veillerons à l'avenir avec les promoteurs à ce que des bennes soient laissées à disposition des nouveaux résidents jusqu'à la livraison des derniers logements.

Nous sommes aussi confrontés à des infractions au stationnement qui empêchent les camions de relever les déchets. En particulier chemin du loup, avenue de Ternier jusqu'à récemment, au hameau de Ternier, dans le quartier des jardins de l'Europe ou encore à la résidence sociale avenue de l'industrie. Si vous observez un automobiliste stationner devant un point de tri, dites-lui amicalement que son stationnement empêche l'enlèvement des ordures et dégrade tout le quartier. Pour notre part, nous multiplierons les dispositifs empêchant ce stationnement comme cela a été fait avenue de Ternier et un arrêté prévoira des amendes à 135 euros pour ces infractions.

Il arrive souvent que les déchets soient amoncelés aux abords des containers alors que ces derniers sont vides ou presque. Il suffit qu'un habitant laisse une poubelle à côté et les suivants pensent que le container est plein. Les déchets se multiplient aux abords et ne sont pas ramassés. Il faut veiller à mettre vos déchets dans les containers. Avenue de Ternier, il n'est jamais arrivé que les containers soient pleins lors du ramassage ! Si cela arrivait un jour, il faut aller à un autre point de collecte. Le plus souvent c'est une simple difficulté à ouvrir le container ou un sac qui obstrue qui incite un premier habitant à laisser un sac à côté... Si vous voyez une ou deux premières poubelles posées à côté, mettez les dans les containers avant que l'épidémie ne commence. Ainsi elles seront ramassées lors du passage du camion.

La commune avec la communauté de communes va multiplier les points d'apports volontaires afin de réduire la pression sur les sites existants et d'améliorer la performance du tri. Nous travaillons avec la Communauté de Communes en charge de l'enlèvement des ordures ménagères et du SIDEFAGE en charge de l'enlèvement des déchets triés et du traitement pour résoudre un à un les problèmes.

Depuis plusieurs mois, la police municipale inflige des contraventions aux personnes qui laissent leurs déchets sur la voie publique.

Nous continuerons ce travail. Cependant, soyons clairs, les agents communaux ont besoin de notre soutien à tous. C'est notre responsabilité collective d'interpeller les habitants qui laissent leurs déchets sur la voie publique. C'est notre responsabilité à tous de veiller à ce qu'aucun déchet ne soit abandonné. C'est notre responsabilité à tous de trier. Pour ma part, je les remercie de leur engagement quotidien à notre service dans la lutte contre les déchets sauvages.

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lundi, 30 janvier 2017

Les 3 malédictions françaises

On pourrait croire qu'un peuple apprend de ses erreurs. C'est possible, mais il faut pour cela qu'il ait une mémoire. Lorsque la mémoire publique et médiatique se limite à deux semaines d'actualités, la capacité à apprendre de ses erreurs en devient tout particulièrement limitée. Et c'est ainsi qu'année après année le peuple français refait inlassablement les mêmes erreurs. Pour tous ceux d'entre nous qui se passionnent de débat public et qui avons à cœur l'avenir du pays, cela est désespérant.

La première malédiction c'est l'erreur des rêves et des illusions. Il y a eu le marchand de pommes, bonimenteur de la fracture sociale. L'homme des ruptures, dont la première des ruptures aura été d'aller fêter sa victoire au Fouquet's. Celui qui prétendait que son ennemi était la finance alors même que c'est la finance qui prête chaque jour ce qu'il lui faut pour vivre à ce pays qui s'endette depuis 40 ans. J'ai écris ici même il y a 5 ans que c'était une promesse aussi crédible que la révolte d'un cocaïnomane contre son dealer !

On aurait pu penser que le peuple de France, si prompt à rejeter une classe politique qui ferait des promesses en l'air, finirait par se lasser du rêve et des illusions. Mais voilà que la droite se choisit un candidat qui leur promet le sang et les larmes des employés et des ouvriers, et la gauche se choisit un candidat qui lui promet les grands soirs d'un monde qui n'existe pas.

Les rêves et les illusions sont tellement confortables. Les Français ont besoin d'élus menteurs pour pouvoir continuer de les détester. Le problèmes des rêves c'est qu'ils conduisent à des lendemains qui déchantent.

Même a posteriori, même lorsqu'ils admettent s'être fait bernés, les Français n'éprouvent pas plus de reconnaissance pour les Barre et les Bayrou qui ont eu l'honnêteté de décrire la situation et de proposer des solutions pragmatiques plutôt que des illusions.

La seconde malédiction française est l'illusion du pouvoir que confère le système majoritaire. Les gagnants des primaires s'y croient : la majorité des primaires légitimerait leurs aspirations. Pour eux, nul besoin de prendre en compte les idées défendues par ceux qui ont perdu. Ils sont pourtant toujours là. Rassembler une majorité électorale ne suffit pas à gouverner un pays. Donald Trump en fait l'amère expérience. Il faut ensuite fédérer une majorité populaire bien plus large que les majorités électorales. Cela nécessite d'écouter, de dialoguer, de rassembler. Cela nécessite de la patience pour être beaucoup plus efficace ensuite dans l'application des décisions et leur pérennité. Ainsi, une fraction de la gauche et de la droite ont-elles pris le pouvoir et par des systèmes de majorités gigognes dignes de Bolloré, ils pensent pouvoir contrôler le pays tout entier. Qui peu raisonnablement croire que les 1 million de personnes qui viennent de voter pour Benoit Hamon ou les 2 millions qui ont voté pour François Fillon, pourraient imposer tel quel leur programme et leur point de vue aux 63 millions de Français qui ne se reconnaissent pas dans ces programmes et ces idées !?! Une telle prise de pouvoir ne peut susciter qu'au mieux la passivité au pire la révolte, mais certainement pas l'adhésion nécessaire au redressement d'un pays.

La troisième malédiction française, c'est l'illusion de penser qu'une république n'a pas besoin d'un parlement. Nous n'avons plus d'élections législatives. Nous nous contentons de désigner des petits larbins d'une majorité présidentielle ou des petits larbins d'une opposition systématique. Les uns comme les autres n'ayant pas l'indépendance nécessaire à un véritable travail législatif de qualité ou à un contrôle rigoureux et indépendant du gouvernement. Ils critiquent systématiquement pour les uns. Soutiennent aveuglément pour les autres. Leurs amendements constructifs aux lois sont rares car rarement pris en compte, car rarement dénués d'arrières pensées politiciennes. Faute d'un vrai travail parlementaire, nos lois sont absurdes, pléthoriques, inapplicables, coûteuses, changeantes et déconnectées du terrain.

A chaque fois, je me dis que la démocratie a le mérite de permettre au peuple d'assumer pleinement les conséquences de ses erreurs. Au moins, les peuples démocratiques ont-ils l'obligation d'assumer leurs propres erreurs. En France, à force d'assumer le chômage de masse, le déclin économique, la perte de pouvoir d'achat, la perte d'influence, on pourrait penser que nous aurions une capacité collective à nous remettre en question. A cesser de regarder l'élection présidentielle comme une petite course de chevaux, amusante car pleine de surprises et de rebondissement comme une saison sur Netflix, plutôt que passionnantes car les orientations politiques discutées mettent en jeu notre avenir à chacun.

Mais à chaque fois les malédictions reviennent irrémédiablement. On rejette une illusion pour se rejeter dans une autre. On abandonne un prétendu homme providentiel pour s'en choisir un autre. Et dans quelques mois, on votera sans doute pour une nouvelle génération de parlementaires faire-valoir d'une hypothétique majorité présidentielle ou de son opposition.

Ou peut être pas ! Puisque les temps changent parfois. Maintenant que le PS a choisi de disparaitre, est-ce que LR est encore utile ? Et maintenant que LR commence à disparaitre, est-ce que le PS est encore nécessaire ? Peut-être pourrons nous enfin rassembler le pays et veiller à ce qu'il travail collectivement à son redressement général.

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vendredi, 27 janvier 2017

Choisir d'investir dans la mobilité plutôt que de saupoudrer les fonds publics

Les fonds publics sont limités. Les besoins des habitants eux sont quasi illimités. La politique consiste à faire les choix les plus utiles pour le plus grand nombre. Il faut pour cela identifier les problèmes les plus importants à résoudre, puis orienter l’utilisation de vos impôts sur ces priorités. Cette décision vous revient au travers des élections.

Les habitants du Genevois sont unanimes à souligner les trois enjeux majeurs :

  1. Améliorer la mobilité dont la dégradation détériore chaque année un peu plus la qualité de vie des habitants et la compétitivité des entreprises,
  2. Contribuer à la réalisation de logements abordables pour que les personnes qui font vivre nos communes et qui ont des revenus en euros puissent continuer à y vivre correctement,
  3. Favoriser la création d’emplois afin de limiter la dépendance économique à Genève.

C’est ce qui a été fait entre 2011 et 2014. Les fonds frontaliers ont été concentrés sur les projets utiles au plus grand nombre. C’est ainsi que les financements du rond-point du pont de combe à Archamps et du carrefour des mouilles à Neydens ont pu être bouclés rapidement. C’est ainsi également que le fond départemental des investissements structurants a été créé et a permis de boucler rapidement le financement de l’entrée ouest de St Julie et du diffuseur de Viry - deux projets dont la contribution départementale est financée quasi exclusivement par les fonds frontaliers. Des projets majeurs qui ont déjà permis d’améliorer la situation et qui continueront de le faire jusque dans les années 2020.

De nombreux logements aidés avaient pu être financés dans toutes les communes du canton au travers du programme local de l’habitat. Les aménagements de la zone d’activité du Grand Châble avaient ainsi pu être réalisés avec les fonds frontaliers cantonaux.

Tout cela avait été fait en associant tous les élus du canton aux décisions au travers de consultations et dans la plus grande transparence.

Bien sûr, cela a été difficile. Créer le fond départemental des investissements structurants nécessitait de réduire l’augmentation des fonds frontaliers communaux et de réduire de près de la moitié les fonds cantonaux. C’était une décision difficile. Il fallait également décider de ne financer les projets d’école qu’avec les fonds communaux, sans quoi l’intégralité des fonds cantonaux aurait été consommés et n’aurait pas pu financer les projets de mobilité. Comme toute orientation qui ne se contente pas du statu quo, cela a été largement critiqué. Tant mieux, le débat est utile et les choix politiques importants ne peuvent faire l’unanimité.

Depuis 2015, les fonds frontaliers communaux servent à nouveau à financer des projets de fontaines, de rénovation de mairie ou d’écoles communales. Ils sont saupoudrés proportionnellement aux résultats électoraux, plutôt qu’en relation avec le nombre d’usagers, d’habitants et contribuables concernés.

Le fond départemental des investissements structurants ne finance plus les investissements structurants de la Haute-Savoie mais quasi exclusivement les dépenses obligatoires du conseil départemental : en particulier les routes et les collèges quand ce ne sont pas carrément des bâtiments du conseil départemental. Il est contraire à la lettre des accords de 1973 que le Conseil Départemental s'approprie les fonds frontaliers, le tribunal administratif pourrait être conduit à en juger. Par ailleurs, si les fonds frontaliers financent les investissements obligatoires du département dans le Genevois, alors à quoi servent nos impôts départementaux ? En particulier les droits de mutation les plus élevés de France.

Alors que les financements de nombreux investissements structurants avaient pu être bouclés en seulement trois ans entre 2011 et 2014, aucun financement d'un investissement structurant sur la mobilité durable, le logement ou l’emploi n’a été bouclé depuis deux ans dans le Genevois.

Nous devrons ensemble faire des choix : améliorer la situation déplorable de la mobilité, des coûts des logements et de l’emploi nécessitera de mettre un terme au saupoudrage et au clientélisme pour orienter les moyens publics sur les projets qui amélioreront le quotidien des habitants.

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mercredi, 18 janvier 2017

Excellente année 2017

(vous trouverez ci-dessous le discours prononcé à l'occasion des vœux aux habitants 2017 ce mardi 17 janvier)

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Ce début d’année est l’occasion de nous retrouver tous ensemble pour nous adresser les uns aux autres nos vœux de santé, de bonheur et de prospérité. Je tâcherai d’être bref pour laisser la place à ce qui à nos yeux est beaucoup plus important : un moment de convivialité qui nous permette à tous de nous retrouver. Vous aurez ainsi l’occasion ce soir de faire des photos en groupe pour cette nouvelle année, de voir les expositions sur les projets de pôle gare et de l’entrée sud et de gouter au buffet dinatoire composés de soupes et de galettes avant de poursuivre la soirée, pour ceux qui le souhaitent, au concert de nouvel an à 20h30 avec un programme époustouflant autour de pièce de Mozart, Fauré et l’oratorio de la nativité de Gossec.

Pour St Julien, 2017 sera une année particulière car les trois chantiers publics les plus importants de l’histoire de la commune seront conduit en même temps :

  1. la seconde partie des travaux de l’accès ouest qui revitalisera la moitié la plus habitée de la commune,
  2. le démarrage du chantier des deux nouvelles écoles des jardins de l’Europe et du parc scolaire qui l’accompagne,
  3. ainsi que sous l’égide du Centre Hospitalier, le démarrage des travaux de la future nouvelle maison de retraite tant attendue.

Avec une nouvelle école et une nouvelle maison de retraite, St Julien se préoccupe de ses habitants les plus jeunes autant que des plus sages.

Le programme d’économies de fonctionnement est sur le point d’être bouclé et permet désormais à la commune de s’engager dans un programme important d’investissements à la mesure de ce que la ville devient.  Au-delà des grands projets que je viens de lister, pour la première fois depuis longtemps, la commune va investir près d’un million et demi d’euros dans l’entretien de son patrimoine de bâtiments publics, culturels et sportifs, de voiries et d’espaces publics. Elle le fait certes pour 2017, mais s’engage aussi dans des programmes pluriannuels d’investissements qui nous permettront en quelques années de remettre à niveau les routes, les bâtiments ou encore l’éclairage public de la commune. Petit à petit le bourg devient ville. Dès cette année, vous pourrez observer qu’il y aura moins de nids de poules, moins de pannes d’éclairage ou moins de bâtiments mal entretenus. Il faudra cependant plusieurs années pour que cette remise à niveau soit complète.

Ces investissements seront financés d’une part par les ventes d’actifs qui n’avaient pas d’utilité publique, mais aussi par une augmentation de l’endettement rendue possible grâce au programme d’économies mis en œuvre depuis 2 ans.

Bien sûr, en 2017, l’urbanisme restera un sujet de préoccupation quotidien de l’équipe municipale avec la mise en œuvre du nouveau PLU qui obligera l’ensemble des promoteurs immobiliers à renforcer l’aspect qualitatif et l’intégration urbaine de leurs projets, tout en permettant à la commune de mieux maitriser le rythme des constructions. Je vous invite d’ors et déjà aux réunions publiques d’information qui se tiendront mardi prochain, le 24 janvier, ainsi que le 2 février pour la présentation des projets de l’entrée sud et du pôle gare. L’entrée sud et le pôle gare façonneront l’avenir de St Julien au cours des 10 à 15 prochaines années. Nous avons besoin de votre avis lors de cette concertation pour améliorer encore ces projets.

2017 sera bien sûr aussi l’année des élections présidentielles. Ces élections ne sont pas de simples courses de chevaux dont nous ne serions que des spectateurs amusés. Il s’agira bien de déterminer l’avenir de notre pays alors que celui-ci perd de sa compétitivité, ne résorbe pas son chômage, rejette une partie importante de sa jeunesse dans le désœuvrement, bref, perd la place et le rang qui est le sien. L’avenir du pays c’est l’avenir de chacun d’entre nous.

A cette occasion, j’attire votre attention sur les menaces qui pèsent sur les démocraties, de San Francisco à Séoul, en passant, ici même, par St Julien en Genevois. La démocratie c’est ce qui nous permet à chacun de pouvoir prendre part aux décisions publiques. C’est ce qui nous assure que d’une manière ou d’une autre, les habitants contrôlent et influencent les décisions publiques en fonction de l’intérêt général plutôt qu’ils ne soient guidés par des intérêts particuliers.

Véhiculer des rumeurs non-vérifiées affaiblit notre démocratie, s’informer auprès de journalistes indépendants et débattre la renforce. Lorsque la Gauche se contente d’attaquer la Droite et la Droite se contente d’attaquer la Gauche, c’est la république qu’elles détruisent.  Lorsqu’au contraire chacun énonce ses propositions dans le respect des valeurs des autres c’est la démocratie qui s’en trouve renforcée. Lorsque nous critiquons, insultons, méprisons nos institutions publiques, nous insultons l’ensemble du corps électoral français, nous décrédibilisons notre pays et ses institutions qui nous défendent. La démocratie s’affaiblit lorsque les élus et les médias, devenus trop faibles politiquement et économiquement, colportent les préjugés et les caricatures. La démocratie au contraire se renforce lorsque les élus et les médias animent le débat public avec des faits confirmés. La démocratie est en danger lorsqu’elle se laisse influencer par l’utilisation détournée des fonds publics, les référencements sur internet, les fils d’actualités des réseaux sociaux ou le clientélisme. La démocratie au contraire se renforce lorsque chacun participe aux décisions publiques sur le fondement de projets collectifs porteurs d’avenir.

La démocratie c’est le pouvoir de chacun. Ce pouvoir s’amenuise faute d’être utilisé à bon escient. Cette démocratie au contraire se renforcera avec des médias qui dépendront de plus en plus de leurs lectorats et de moins en moins de leurs annonceurs et de leurs actionnaires. Elle se renforcera par la qualité des débats que nous aurons les uns avec les autres qui doivent être des débats sur les orientations publiques qui nous concernent tous plutôt que sur les personnes. Bref, participez activement et constructivement au débat public qui s’ouvre car il détermine notre avenir à chacun autant que celui de la commune de St Julien en Genevois. Participez à ce débat en vous informant auprès de sources crédibles et en débattant avec vos proches. La politique ne doit pas se limiter à des échanges d’invectives mais être la discussion publique sur notre avenir commun. J’attire votre attention sur le fait que la démocratie doit être défendue chaque jour, non seulement en Corée du Sud, en Allemagne ou aux Etats Unis, mais également en France et même localement.

Enfin, et pour terminer, notre proximité avec la Suisse nous rappelle chaque jour que les nations qui progressent le plus sont celles qui travaillent ensemble. Non pas une moitié contre l’autre. Non pas en défaisant tous les cinq ans ce que les précédentes majorités ont fait, mais en prenant le temps de prendre des décisions concertées, partagées et utiles à tous afin qu’elles soient réellement définitives.

Le changement ne se décrète pas, il ne s’impose pas. Le changement se construit avec tous par l’écoute et le dialogue qui nous font tant défaut dans nos institutions de la 5ième république au scrutin majoritaire.

Si à Saint Julien en Genevois aucune délibération n’est présentée à l’ordre du jour du conseil municipal sans que les minorités n’aient pu donner leur point de vue, ce n’est pas pour leur faire plaisir, mais parce que nous avons la conviction que les délibérations sont forcément meilleures lorsque le point de vue des minorités peut y être intégré. Si nous avons passé autant de temps à travailler avec les comités de quartier ou encore si nous avons constitué un comité consultatif sur les écoles des jardins de l’Europe, c’est parce que nous avons la conviction que les projets sont meilleurs et vos impôts mieux utilisés lorsque chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice. Si nous avons mis en place un conseil municipal des enfants c’est pour que cette ville se construise en veillant aux préoccupations de ses habitants les plus jeunes. Je leur laisserai la parole dans quelques instants afin qu’ils vous présentent eux-mêmes leurs vœux.

Nous avons la conviction que le pays aussi peut être gouverné dans le respect mutuel. Nous avons même la conviction que seul ce respect mutuel et cette unité nationale peut permettre à la France de retrouver sa grandeur, comme elle a su le faire à tous les moments importants de son histoire.

Mesdames, Messieurs, chers amis, que la soirée commence. Profitons de ces retrouvailles annuelles pour nous adresser les uns les autres tous nos vœux de santé, de bonheur et de réussite. Car ensemble, nous rendrons St Julien plus agréable à vivre pour chacun. Je vous souhaite une excellente année 2017.

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dimanche, 18 décembre 2016

L'autoroute Annemasse-St-Julien restera gratuite

Contrairement à ce qui se dit parfois, même dans des journaux, la section d'autoroute entre Annemasse et Saint-Julien restera gratuite. La rendre payante serait illégal, et dans un état de droit, ce qui est illégal est interdit.

C'est ce que m'a affirmé le Président du Conseil Général le 28 mars 2011 à 9 heures du matin. C'était mon premier rendez-vous avez lui quelques heures après avoir été élu conseiller général. Le sujet de l'échéance de 2015 était déjà un sujet de préoccupation. Je l'ai donc interrogé à ce sujet. Il m'a répondu que l'analyse juridique du Conseil Général de Haute-Savoie était très claire : la gratuité de l'autoroute avait été achetée en 1987 jusqu'à la fin de la concession et le fait que cette concession ait été prolongée de 2015 à 2050 de fait, portait le rachat jusqu'à 2050. Même après 2050, la concession prenant fin, c'est la gratuité qui prévaudra. Je lui ai fait confiance, d'autant qu'il connaissait bien le sujet étant par ailleurs administrateur de l'ATMB. J'ai toujours confiance aujourd'hui dans la réponse qu'il m'a faite ce jour là.

Lors des élections au conseil départemental, il y a 18 mois aucun candidat n'a défendu une autre idée que le maintien de la gratuité. Aucun des 6 conseillers départementaux d'Annemasse et de Saint-Julien ne peut défendre une autre position que le maintien de la gratuité par une société dont le Conseil Départemental est le second actionnaire. Aucune autre analyse rendue publique, ni aucun jugement d'aucun tribunal ne justifie un changement de position. Qui serait assez stupide pour payer deux fois une même infrastructure ?

La meilleure preuve de cette illégalité, c'est précisément que depuis 2015, elle est gratuite. Pensez-vous un seul instant que l'ATMB aurait renoncé à ces recettes de péage si la loi lui permettait réellement de les percevoir ?

Si la concession autoroutière a été prolongée de 2015 à 2050, c'était pour financer les travaux de rénovation du tunnel du Mont Blanc. La concession a été prolongée telle quelle, c'est à dire avec cette section gratuite. Les travaux du tunnel sont financés et archi-financés si l'on en juge par le compte de résultat exorbitant de l'ATMB.  Avec un taux de résultat net de 30% du chiffre d'affaire, elle pourrait même baisser ses tarifs d'un tiers et toujours être en capacité de rembourser ses emprunts sans faire de déficit. A ma connaissance, aucune société privée du CAC40 n'affiche de telles marges, pas même LVMH. Même en terme de retour sur investissement, avec une rentabilité du capital qui s'élève à 18,7%, les actionnaires infligent aux usagers des tarifs exorbitants qui seraient déjà insupportables venant d'une société privée, mais qui deviennent tout à fait choquants lorsque cela est le fruit de collectivités publiques actionnaires. A ces niveaux de rentabilité on ne peut plus parler de péage mais bien d'impôts déguisés. Cette rentabilité confiscatoire ne peut pas s'expliquer par une gestion saine, puisque chacun peut observer que les abords des autoroutes sont aujourd'hui entretenus aussi soigneusement que des terrains de golf pendant que les communes se mettent à la gestion différenciée des espaces et aux prairies fleuries dans leurs cœurs de ville.

Au delà de ces considérations juridiques et financières, la section Annemasse-St Julien ne peut pas devenir payante pour des raisons de mobilité. C'est aujourd'hui la section routière qui connait le plus important trafic de tout le département avec 49 000 véhicules par jour. Il n'existe à ce jour aucune alternative pour accueillir un tel trafic. La mise en péage d'un telle section ne pourrait se concevoir que lorsque le département et l'état auraient réalisé une route nationale à deux fois deux voix pour répondre à un tel besoin de mobilité. A ce jour, aucun projet n'est lancé. Il n'y a donc pas d'alternative à la gratuité de la section Annemasse-St Julien.

Quelques élus de Bonneville, qui côtoient sans doute un peu trop les dirigeants de l'ATMB, s'émeuvent que les habitants de la vallée de l'Arve seraient les seuls à payer les frais d'entretien de la section Annemasse-St Julien. Ils militent donc pour la rendre payante : ils oublient que la mise en péage de cette section conduit à faire payer deux fois à tous les haut-savoyards l'infrastructure elle-même qui est bien plus coûteuse que les frais d'entretien. Ils n'ont manifestement pas fait leurs calculs jusqu'au bout, contrairement aux dirigeants de l'ATMB. Ils oublient également que la mise au péage de cette section suppose également la mise en péage des sections de La Roche-Vallée Verte ou encore celle de Sallanches-St Gervais ou encore, pourquoi pas, la RN 205 gérée par l'ATMB.

J'ai informé le précédent Préfet de mon opposition absolue à une mise en péage de cette section que je considère illégale depuis ma discussion avec le Président du Conseil Général le 28 mars 2011. Je lui ai souhaité bien du courage pour appliquer une mesure absurde décidée unilatéralement par un "jardinier" (1) de Bercy qui ne connait manifestement pas l'historique de la gratuité Annemasse-Saint-Julien. Je l'ai informé que la commune prendrait toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter le droit et lui ai demandé conformément au droit, de me communiquer l'ensemble des contrats de concession de l'ATMB ainsi que l'ensemble des pièces du dossier. A ce jour, je n'ai encore rien reçu des services de la préfecture. Je vais donc renouveler ma demande auprès du nouveau Préfet. D'autres collectivités concernées ont la même position. Je suis certains que les usagers au travers de leurs associations sauront également se mobiliser le cas échéant.

 

(1) dans le jargon préfectoral, un "jardinier" est un haut fonctionnaire qui plante les dossiers qu'on lui confie

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mercredi, 07 décembre 2016

L'église de Thairy sauvegardée

L'église de Thairy a été fermée au public en 2007. Elle menaçait de s'effondrer alors qu'elle est un bâtiment important du patrimoine communal.

Dès les élections municipales, le nouvel adjoint aux Culture(s) s'est attelé à cette question patrimoniale en créant un groupe de travail composé des différents groupes du conseil municipal. Le groupe de travail a défini un cahier des charges précisant le devenir possible de ce bâtiment historique de la commune. Suite à ce groupe de travail un appel à projet a été lancé faisant l'objet de plusieurs annonces dans les journaux.

D'après les informations dont nous disposions, le bâtiment menaçait de s'effondrer. Nous avons donc mandaté un bureau d'étude pour avoir un diagnostic plus précis de la menace et pour chiffrer de manière plus précise également l'ampleur des travaux à réaliser.

Le bureau d'étude nous a rendu ses conclusions dans le courant de l'automne. Il préconise des travaux d'entretien de la toiture qui ont été réalisés afin de stopper les écoulements d'eau sur la charpente, la mise en place de chéneaux pour éviter les écoulements sur les murs, ce qui a également été fait, ainsi que le renforcement de la charpente par des pièces métalliques qui doit être fait très prochainement. L'ensemble de ces travaux permets de stabiliser durablement le bâtiment, mais pas de le rouvrir au public. Ils permettent de régler la question patrimoniale en veillant à la préservation d'une église et de son clocher à bulbe qui s'inscrit dans le paysage.

Il reste encore à régler la question de la fonction de ce bâtiment et de son utilisation. La réouverture du bâtiment nécessite des travaux beaucoup plus importants estimés entre 500 000 et 1 millions d'euros. Depuis le début du projet, la commune a clairement indiqué aux habitants que financer la rénovation de l'église devrait se faire au détriment d'autres projets : un tel choix n'est concevable que si l'intérêt général d'une telle rénovation était supérieur à l'intérêt général des autres projets. Pour rappel, nous avons déjà 9 classes de retard pour accueillir les enfants dans les écoles et n'avons pas encore finalisé le financement des écoles !

Un tel arbitrage pourrait être envisageable si l'église devenait un lieu culturel ouvert à tous, utilisé de manière intensive et régulière par de nombreux habitants.

Les habitants, réunis dans l'association Thairoyr, on fait un autre choix. Ils souhaitent garder à l'église sa vocation cultuel. Nous respectons ce choix. Mais une telle utilisation concernerait une minorité de contribuables. Elle ne justifierait pas qu'il soit imposé aux contribuables de Saint Julien de financer la rénovation d'une église que pour la quasi totalité d'entre eux ils n'utiliseraient pas. La municipalité accepterait tout à fait que le bâtiment reste dévolu au culte, mais à la condition que les fidèles financent sa rénovation et pas les contribuables.

On peut également envisager un lieu mixte : culturel et cultuel. Cependant, la paroisse rappelle que dans le cas d'un lieu mixte, elle serait seule décisionnaire des manifestations culturelles qui pourraient y avoir lieu. Une position tout à fait légitime de la part de la paroisse, mais qui limite considérablement l'ampleur de l'utilisation culturelle qui pourrait être faite du bâtiment, et donc par conséquent cela limite la capacité de la commune à mobiliser les fonds publics pour une fonction dont les habitants n'auraient pas l'utilité.

Le projet présenté par l'association Thairoyr demande de nombreuses précisions sur la solidité de ses prévisions de financement, sur la réalité de ses prévisions d'événements culturels. L'association demande une contribution de la commune à hauteur de 200 000 euros, une somme qui n'est pas à la mesure de l'utilisation culturelle qui pourra être faite du bâtiment dans le projet présenté. Le travail doit donc se poursuivre. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé de nombreuses précisions à l'association.

Heureusement, désormais le bâtiment est préservé durablement grâce aux travaux réalisés ces derniers mois et le sera encore mieux avec ceux qui restent encore à faire dans les prochaines semaines. Des travaux qui auraient sans doute du être réalisés depuis 2007. Maintenant qu'ils sont terminés, cela laissera donc le temps aux fidèles attachés à la préservation de l'église en lieu de culte de finaliser leur tour de table ou de renoncer à maintenir à l'église une fonction cultuelle. Et le cas échéant, si les fidèles renonçaient au maintien de l'église en lieu de culte, cela laisserait encore le temps de travailler à un projet purement culturel.

 

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samedi, 03 décembre 2016

Grand Genève : résoudre ensemble nos problèmes plutôt que chacun chez soi

La semaine prochaine sera signé en grande pompe le troisième projet d'agglomération. Sans aucun doute, le plus mauvais des trois projets d'agglomération du Grand Genève malgré la création en 2013 d'une instance de gouvernance commune. A vrai dire, le terme même de "projet" semble excessif pour ce qui n'est tout au plus qu'une simple demande conjointe de subventions à Berne. Est-ce que les photos qui seront prises jeudi parviendront à masquer l'absence de vision commune ?

Cela est le résultat de l'influence croissante des populistes et des nationalistes, partisans de politiques nombrilistes. Une influence qui excède de très loin leurs résultats électoraux. Contrairement à ce qui était affirmé dans le discours de Saint Pierre, force est de constater que ces dernières années Genève a érigé de nouvelles murailles telles que la préférence cantonale, le refus de participation aux infrastructures transfrontalières ou encore le refus d'engagement de construction de logements.

Mettre en œuvre des projets de mobilité dans le Grand Genève est indispensable à l'amélioration du quotidien des habitants. Obtenir des financements de Berne pour lancer les travaux est également absolument nécessaire. Mais ces investissements seront faits en pure perte tant qu'ils ne s'accompagneront pas d'un projet d'aménagement cohérent.

Au cours des 15 dernières années, Genève a créé et importé des emplois à un rythme 5 fois plus rapide que les constructions de logements. Cette incohérence entre la politique économique et la politique urbaine a conduit à ce qu'on compte aujourd'hui 80 000 emplois de plus que le nombre de logements livrés dans la même période. Physiquement, pratiquement, ces 80 000 actifs sont contraints de se loger au delà des limites cantonales. Les réseaux de transports et nos finances publiques, aux uns comme aux autres, ne peuvent pas suivre et ne suivront jamais une telle fuite en avant de notre aménagement.

Depuis le premier vote par le Grand Conseil sur le CEVA en 2001, selon l'OCSTAT, le solde migratoire des citoyens suisses du canton de Genève s'élève déjà à 33612 départs ! D'ici à ce que le Léman Express soit terminé puis mis en service, le nombre de ses usagers correspondra environ au nombre de citoyens suisses qui auront dû quitter le canton de Genève faute de logements.

Les voitures qui traversent chaque matin les villages de Certoux et de Soral ne sont que les fantômes des logements qui n'ont pas été construits pendant que les emplois étaient créés.

Pour ma modeste part, je travaille à l'émergence de cette conscience commune. J'ai placé les autorités cantonales face à ses responsabilités sur la construction de logements à l'hiver 2010. Le rythme des constructions commence à augmenter, toujours pas à des niveaux suffisants, mais des progrès sont faits. Nous développons la mobilité alternative : les transports en communs transfrontaliers augmentent au rythme de 10% par an environ, nous favorisons le covoiturage, nous veillons à regrouper les nouveaux logements à proximité des réseaux de transport. Nous travaillons à la régularisation des 20 000 citoyens suisses installés dans le Genevois français afin qu'ils participent activement à ce débat plutôt que d'avoir honte de la situation qu'ils subissent. Mais tout cela reste bien insuffisant tant qu'il y aura une telle distorsion entre les créations d'emplois et les constructions de logements.

A titre individuel, j'ai défendu au sein de l'ARC l'idée que les partenaires français ne s'associent pas à ce troisième projet d'agglomération afin de régler les problèmes à la base de l'aménagement, avant d'en corriger illusoirement les effets en terme de mobilité. Pour l'instant, au sein de l'ARC, je suis encore seul à défendre l'idée que la volonté commune d'aménager efficacement le Grand Genève est plus importante que les demandes communes de subventions à Berne.

Oui, il faut impérativement des infrastructures de transports et des financements pour les réaliser. Il faut aussi des modalités de financement des déficits de transport. Mais il faut surtout une vision commune de l'aménagement pour régler les problèmes à la base : créer des emplois au plus proche des logements et des logements au plus proche des emplois tout en préservant la qualité de notre cadre de vie commun et en maitrisant la dépense publique. Ce troisième projet d'agglomération évite ces questions faute de consensus politique à Genève.

C'est la raison pour laquelle il revient à chacun d'entre nous de contribuer à la prise de conscience généralisée que les problèmes commun du Grand Genève seront réglés ensemble et pas chacun chez soi.

 

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samedi, 26 novembre 2016

Un président de droite pour la France plutôt qu'un président juste pour la droite

Alain Juppé.jpgLes primaires sont là pour désigner le meilleur candidat pour devenir Président de la République Française. Un Président pour toute la France. Un Président qui unit le pays pour qu'il se réforme.

Depuis trop longtemps, la gauche ne désigne qu'un candidat pour la gauche et la droite qu'un candidat pour la droite. Nous en connaissons le résultat : blocages, manifestations, alternances à répétition qui conduisent à détricoter tous les cinq ans ce qui a été fait auparavant. A terme, les réformes trop radicales conduisent toujours à des contre-réformes. Aucun pays n'avance à coup de godilles. Les pays qui se modernisent et s'adaptent le font par le débat, l'union, le diagnostic partagé, une forme de consensus : bref toutes les méthodes de gestion du changement. C'est plus long au départ, mais tellement plus rapide ensuite. C'est plus tenable sur la durée. La mise en œuvre est plus facile.

Je fais le choix de l'union nationale lorsque, en tant que centriste, je vote pour Alain Juppé plutôt que pour un candidat centriste. Je suis convaincu qu'il vaut mieux un candidat qui fédère le plus grand nombre de Français. D'abord pour s'assurer de sa victoire en mai prochain. Les temps sont beaucoup trop incertains pour risquer de diviser aujourd'hui les Français de la droite et ceux du centre par une candidature trop droitière. Ensuite, parce qu'il faudra fédérer bien au delà de la droite et du centre pour mener à bien les réformes radicales dont la France a besoin. Enfin, parce que je sais trop que le pouvoir ne se limite pas à la victoire à une élection mais bien à la capacité de mobiliser tout un pays. Les promesses trop radicales sont des promesses illusoires car elles ne peuvent pas être mises en œuvre faute de soutien large dans la société française.

J'en appelle à chacun d'entre vous : prenez en main VOTRE avenir. VOTRE avenir se décide dimanche, car votre avenir est indissociable de celui de la France. Les effets de la primaire de dimanche se feront sentir jusqu'à St Julien au travers des baisses de dotations annoncées par un candidat plutôt que l'autre, au travers des déficits publics annoncés par un candidat plutôt que l'autre, au travers de votre couverture de santé, au travers de la compétitivité, mais surtout au travers des troubles sociaux, économiques et politiques que conduirait la désignation d'un candidat plutôt que l'autre. Enfin, parce que l'un de ces candidats à tout simplement plus de chance de rassembler largement face à Marine Le Pen que l'autre.

4 millions d'électeurs français ont voté dimanche dernier. 41 millions n'ont pas encore donné leur point de vue sur leur propre avenir dont tout particulièrement environ 8 millions d'électeurs de la droite et du centre. Il revient à ces 8 millions d'électeurs de participer au choix du candidat pour lequel ils voteront probablement en avril et mai prochain. 8 millions d'électeurs qui ont beaucoup plus de pouvoirs que les 670 000 qui départageaient les deux candidats au premier tour. C'est pour leur accorder ce pouvoir que ces primaires sont organisées.

Alors votez, faites voter, mobilisez vos proches, venez en famille et entre amis : dimanche, dites l'avenir que vous souhaitez pour vous-mêmes, pour vos proches, pour St Julien et pour la France.

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mercredi, 23 novembre 2016

La France a besoin de moyens de police, de justice, de santé et d'éducation

L'Etat français et les collectivités doivent se réorganiser. Elles peuvent travailler plus efficacement en clarifiant les rôles, en supprimant les producteurs de normes et les instances de supervision, en supprimant les doublons. Oui, il est possible de se concentrer sur les principales missions publiques et de réduire petit à petit le nombre de postes et donc la compétitivité des entreprises qui créent des emplois. Mais encore faut-il le faire avec un peu de bon sens.

La proposition de François Fillon de supprimer brutalement 500 000 postes de la fonction publique, conduira inévitablement à la suppression de postes de gendarmes, de policiers, de procureurs et de juges, comme il les a supprimé lorsqu'il était premier ministre de 2007 à 2012. Dans le contexte actuel, nous avons besoin de renforts. Savez vous que proportionnellement à la population il y a 10 fois moins de procureurs dans le Genevois que dans le canton de Genève ?!?

Dans le Genevois en particulier nous devons renforcer la lutte contre les cambriolages et contre les gens du voyage. Pour cela, il nous faut des renforts plutôt que des suppressions de postes. Il nous faut Alain Juppé plutôt que François Fillon.

En matière de santé, avec le vieillissement de la population, nous aurons également besoin de renfort. Bien sûr des économies sont possibles sur les coûts, sur les prescriptions excessives ou sur les arrêts maladies accordés parfois à la légère. Mais une suppression brutale du nombre de poste dans la santé conduirait à des prises en charges insuffisantes ou tardives de maladies mortelles.

La globalisation nous oblige à nous améliorer en terme de formation. Nous devons investir dans l'éducation. Là encore des gains d'efficacité significatifs sont possibles. Si des postes doivent être supprimés c'est avec de nouvelles organisations, avec de la réflexion, avec de nouvelles technologies... et pas à coup de haches et de slogans.

J'en appelle à chacun d'entre vous pour voter dimanche pour Alain Juppé... mais aussi de mobiliser les personnes de votre entourage, votre familles, vos collègues et vos amis.

A Saint-Julien les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 19h à l'Espace Jules Ferry ce dimanche 27 novembre.

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